Publié le 4 Septembre 2026
L’atelier « Carte postale clandestine »
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Un atelier d'écriture, des thèmes variés, les textes des membres de l'atelier.
Publié le 4 Septembre 2026
L’atelier « Carte postale clandestine »
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Publié le 4 Septembre 2026
CONFINS TEMPORELS SOMMES COINCES
DESSUS TERRE
ESPOIR CONTRIBUER EN FAVEUR
AGRICULTURE ADAPTEE CHANGEMENT CLIM
Y COMPISSONS FERME
COLLECTIF UNIV AZOTEMOI
Marie-Thérèse
Publié le 3 Septembre 2026
Publié le 3 Septembre 2026
Publié le 3 Septembre 2026
Publié le 2 Septembre 2026
Publié le 1 Septembre 2026
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Publié le 1 Septembre 2026
Publié le 30 Août 2026
Le soir chemine lentement, suivi de prés par une nuit complice de toujours. Les nuages qui se sont rapprochés des hommes en ce début d’automne, donnent en silence, une pluie fine et continue qui dessine des flaques sur le sol. Quelques feuilles, pas encore mortes, y finissent leurs vies. Un réverbère, échappé d’un autre temps, les honore d’un vague halo jaunâtre, ne reflétant certainement plus ce que l’on attend de lui. Tout est figé. Cette ruelle semble avoir échappé à la vie trépidante de la citée. Les vieilles maisons qui s’y entassent, appartiennent à la même époque. Elles sont aussi décrépies les unes que les autres. Elles n’inspirent que le désespoir et la résignation... Pourtant…
Sous la faible lueur du réverbère, un violoniste, les yeux mi-clos, laisse traîner son archet sur le corps d’un vieil instrument. Il n’est ni vieux ni jeune. Vêtu d’une ancienne redingote de laine et d’un pantalon de velours élimé, il commence à ressentir les effets de la pluie. Ce drôle de chapeau qui trône sur sa tête n’empêche pas les gouttes de ruisseler sur son visage. Ses vêtements se font lourds, mais le froid qui transperce sa poitrine n’est pas son premier souci. Il joue pour les habitants de la rue. Mais aujourd’hui ces gens ont laissé leurs fenêtres fermées. Au début de sa prestation il leur a donné une musique douce et reposante. Le temps passant il a donné à son violon des coups d’archet que n’aurait pas renié PAGANINI. Son instrument a crié, hurlé, vociféré...Il a dit à ceux qui ne l’écoutaient pas leurs quatre vérités, jusqu’à les insulter. Mais les fenêtres allumées dans la nuit se sont éteintes. Puis, les volets ont claqué, les uns après les autres, et la rue s’est tue. L’homme est déçu. Pour manger, il doit se contenter du coin de pain sec qu’il a eu la précaution de garder dans une poche de son habit. Il regarde son violon. Les fines gouttes d’eau font briller ce qui reste de son verni. Il sort de la poche de son pantalon un mouchoir dont le seul avantage est d’être sec. Il essuie son instrument et le glisse sous sa redingote. La nuit a gagné la bataille. Mais demain sera un autre jour. Demain ils mangeront à leur faim. Le soleil séchera les flaques. Les fenêtres s’ouvriront sur des sourires. Des pièces tinteront gaiement sur le sol. Quelques compliments mettront du baume au cœur du violon car lui aussi est sensible au bonheur. Il vient de si loin...D’ailleurs il y a si longtemps que des notes s’échappent de son âme...S’en souvient-il ?
Va savoir...
Fernand
Publié le 25 Août 2026
Le poids d’un soir, ou d’une nuit qui n’en était pas encore une, pesait tellement lourd sur la balance du temps passé, qu’il écrasait impitoyablement le présent que j’essayais de vivre malgré moi. Le pardon me tournait le dos… La porte de la rédemption était verrouillée par une énorme serrure… Et je n’avais pas la clef.
Recroquevillé sur moi-même, assis sur une vieille souche d’arbre qui n’en finit pas de mourir, je regarde madame la Lune venir prendre possession du firmament, escortée par des milliers de points scintillants. Sa lumière, confidentielle et modeste, ne tardera pas à honorer de son éclat sa complice de toujours... L’obscurité. A mes cotés, une feuille blanche, vierge d’une confession passant son temps à chercher ses mots et une plume que l’encre n’a pas encore déniaisée.
J’ai demandé à mon courage de ne plus se cacher et de venir m’aider. Ne pas fuir, affronter les souvenirs...Être, après avoir été, reconnaître que certains chemins ont été décevants et ont aboutis à des impasses. D’autres auraient pu être des avenues majestueuses, bordées d’arbres merveilleux élancés vers un ciel sans nuage...Mais le sort ou le destin peuvent distribuer, comme ils le désirent, des routes épuisantes où le ciel ne distribue que des orages. Sombres noirceurs que seuls les éclairs illuminent, un court instant, en offrant aux hommes la foudre qui brûle, brise et tue.
Mais, même l’audace la plus folle, associée à la repentance la plus sincère, ne parvient pas à me faire écrire le premier mot de cette histoire. Roman d’une vie, distribuée au hasard des circonstances. La vie ne propose pas, elle décide de l’époque et de l’endroit où je dois subir mon sort. Je peux crier, pleurer, contester... Je vais apprendre qu’elle est sourde et aveugle, et que le chant de mes plaintes est voué à être éparpillé et emporté par la tempête qui brise mes élans. D’autres hommes dirigent et agissent pour moi. En mon nom, ils décident. Ils désigneront ceux ou celles qu’ils vont offrir en sacrifice aux Dieux qu’ils ont créés. La mort attend... Il ne faut pas la faire attendre...Elle n’est pas patiente. Elle collecte les offrandes avec gourmandise avant de les déposer aux pieds de ceux qui vont se contenter de jeter un regard dédaigneux sur cette avalanche de cadeaux. Ils vont les offrir en grande pompe au soleil, à la lune ou à une étoile. Qu’importe ! Après tout le ciel est grand, chacun d’eux trouvera un Dieu à qui faire plaisir et tous y trouveront leur compte… Les vivants...Eux ??? Les vivants, oui, les vivants ! Sans cesse survivants, chacun à leur tour. Et moi, pauvre innocent qui passe mon temps à me poser des questions, j’en fait partie et je ne le savais pas. Ma feuille restera blanche et ma plume se déniaisera le moment venu. Certainement sans moi ! Je vais vivre ! Rire ! Éviter de regarder derrière… Oublier de regarder devant… Me foutre de tout… Regarder les Dieux dans les yeux. Et leur dire : Le jour où on ne prononcera plus vos noms vous n’existerez plus… D’ailleurs, avez-vous vraiment eu une existence en dehors de la pensée des hommes ? Va savoir ?
Fernand