Publié le 9 Septembre 2026

 
Atelier
Associations d'idées, histoire par touches.
 
Sujet
Les cabines téléphoniques ont disparu sauf celle de la rue de l’Atelier. Dotée d’une grande mémoire et d’une belle empathie, elle possède un drôle de téléphone. Si vous décrochez le combiné, il vous raconte des bribes d’histoires, relate quelques mots d’une vieille conversation, des morceaux de bonheurs, des débris de chagrins qui lui ont été confiés autrefois. En cette rentrée de septembre, glissez-vous dans la cabine et ressuscitez quelques-uns de ces moments de vie oubliés…
Écrivez d'abord, sur cinq petits papiers, des bribes de phrases, quelques mots que la cabine vous confie, puis, tirez au sort trois de ces éléments et rédigez un texte en y intégrant ces trois fragments.

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 9 Septembre 2026

 
Les trois éléments chuchotés par la cabine téléphonique, tirés au sort :
- C'est fou le nombre de gens qui entrent sans savoir pourquoi... (La cabine)
- Tu pars, je suis si triste. Quelle idée de vouloir tout recommencer.
- Oui oui bien sûr... tu es comme tu es et moi je suis comme je suis.
 
 
La vieille cabine téléphonique en a trop entendu. Ça déborde du combiné. Si vous passez à proximité, n'hésitez pas à y entrer, décrochez, écoutez. Une histoire oubliée va se déverser dans votre oreille.
Dans la mienne, l'autre jour, c'est celle-ci que le téléphone a racontée :
 
" C'est fou le nombre de gens qui entrent sans savoir pourquoi dans cette cabine. Mais la dernière personne qui a utilisé ce téléphone a laissé une empreinte vocale indélébile.
Au bout du fil, une voix masculine juvénile tentait de retenir une belle jeune femme décidée. La voix disait :
- Je ne comprends pas. On est bien tous les deux. Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi veux-tu me quitter ?
- Parce que tu ne me fais plus chavirer. Moi, je veux de l'émotion, de la passion, de l'aventure. Tu es trop plan plan, ta vie est déjà toute tracée, aucune place pour l'imprévu, le truc hors des clous. Je connais des vieux plus intrépides !
Un soupir, ou peut-être un sanglot, traverse le combiné. La voix masculine juvénile répond :
- Tu parles ! C'est fastoche pour les vieux, ils n'ont plus rien à perdre ! Moi, j'ai tout à construire, et c'est avec toi que je veux le faire. Tu ne crois pas que c'est une belle aventure de vie, ça ?
- Une aventure de vie ?! S'endetter pour un appart, s'emmerder pour des gamins - que je n'aurai jamais de toute façon, tu le sais, je ne veux pas d'enfant - aller bosser tous les jours pour payer les factures et la cantine ! Non merci. Que veux-tu, j'ai besoin de voir autre chose, de voyager, d'inventer ma vie ailleurs, au soleil, dans une île, loin des fracas de ce monde qui m'épuise. Je veux partir, je ne peux pas rester. Viens avec moi si tu m'aimes. Plaque tout et suis-moi.
- Tu sais bien que c'est impossible pour moi. Je ne peux pas quitter ma famille, mes amis, j'ai besoin d'eux, je suis comme ça, trop  sentimental sans doute...
- Oui, oui, bien sûr... tu es comme tu es et moi je suis comme je suis, une nomade. Avec toujours l'envie de recommencer ailleurs, c'est comme ça. Je vais partir, j'ai déjà mes billets. 
- Alors, c'est vrai, c'est vraiment fini ? Tu pars, je suis si triste. Quelle idée de vouloir tout recommencer.
Soupir agacé de la jeune femme :
- Ce n'est pas une idée, c'est un besoin vital. Je m'étiole ici, à remplir ma vie d'insignifiance, je pars, je ne sais pas vraiment où je vais, mais au moins, j'avance. Toi, tu stagnes, je n'en peux plus, je...
 
Quelques grésillements interrompent la conversation. La vieille cabine téléphonique reprend son souffle. Ça crachote, ça sifflote... Bientôt, elle nous racontera une autre vieille histoire oubliée...
 
Mado
 
 

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Rédigé par Mado

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Publié le 8 Septembre 2026

  

 
LE PROGRAMME
 
Voici le programme, modifiable au gré de nos envies, bien sûr !
Pour cette saison 2026-2027, nous explorerons deux grands thèmes :
- L'écriture, suggérée par Letizia, de l'atelier Pasteur
- La mort, suggérée par Louis, de l'atelier du Ray.
Mais nous irons aussi vagabonder parmi les peintres, les fleurs séchées, les arbres généalogiques ou porteurs d'idées, flemmarder sur la plage, oublier les verbes, rédiger textos et mails, écrire du théâtre, plonger dans l'euphonie, s'envoler en poésie, en optimisme, en pessimisme, devenir gardien de phare et morosophe, établir notre carte d'identité cosmique, écouter le téléphone et terminer l'année par des jeux.
 

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Publié le 8 Septembre 2026

L'éloignement dans un trou oublié au fin fond de la campagne, ne pouvait me convenir
phrase sans pause trop longue.
 
 
absence, silence, distance
 
je me retrouve perdue au beau milieu de rien. Des cultures à perte de vue. Comment avoir un
bon moral pour venir à bout de ma dépression ?
 
On dit : me mettre au vert, m'éloigner de la foule, mais là... c'est pire que le cimetière, je ne vois
personne, pas âme qui vive. Ma vie sociale se fracture.
Si j'étais dans un gouffre, je pourrais, être émerveillée là rien, juste une pie, un corbeau noir,
qui croasse trois fois pour annoncer la mort.
Un choucas mâle , lui peut choisir sa femelle, la plus jolie «  pas bête la guêpe »
Toi, tu m'offres la prison de la liberté
 
Arlette
 

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Rédigé par Arlette

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Publié le 8 Septembre 2026

L’atelier « Carte postale clandestine »

On détourne le grand classique des vacances pour en faire un exercice de micro-fiction narrative et ironique.
Imaginez une carte postale et écrivez le texte au dos. Mais pas n’importe quel texte ! Ce n'est pas une correspondance normale.
C'est :
- soit le message codé d'un espion en couverture
- soit celui d'un voyageur temporel coincé au XXIe siècle
- soit celui d'un extraterrestre qui découvre les joies du camping.
 
Le format : Très court (maximum 100 mots, la taille d'une vraie carte).

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Publié le 8 Septembre 2026

Lors de votre visite, le maître des lieux vous propose :


Sa MOSAÏQUE DE COULEURS

*Terrine sur assiette d'argile émaillée au four
*Oiseaux flambés -voire flamboyants- sur plat de terre chamottée dans leur jus oxydé
*Palette cuite au four à bois façonnée à l'estesque
*Soliflore de salade mâchefer et son coulis Céladon
*Farandole de girelles en filets  coupées sur tournette
*Biscuit sur tour et sa glaçure satinée aux 3 tons mousseux

Le tout accompagné d'un Tournage épicé aux pigments rouges servi au verre
 
                  BON APPÉTIT

LE CRITIQUE
"Ambiance nature prometteuse : grange les pieds dans l'herbe,
arrière cour jonchée de pots et ferronneries diverses (de bon ton à l'instar de salons de thé au décor improbable). Pourquoi pas ?...
Accueil familial à la bonne franquette.
Jusque-là 5/10
Mais "en se mettant à table", la cuisine des lieux révèle sa véritable vocation : exhorter le client à ne pas revenir !
Mieux vaut n'avoir rien à se mettre sous la dent plutôt que risquer de se la péter ! La tendreté, on ne connait pas. Sous des noms de plats alléchants, la triste indigestion d'ingrédients tout droit sortis d'un catalogue de céramiste.
Note salée, estomac fragilisé, digestion compromise.

NOTE FINALE : 3/10 (pour la seule poésie du menu)

Adresse à oublier, gourmet s'abstenir...sauf amateur d'art renouveau Nouvelle Vague,  mais à cent lieues du culinaire !"
(Le Bouffe Bourguignon)
 
Letizia
 
 

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Publié le 8 Septembre 2026

(Elle représente un paysage de l’Estérel)


 

Salut E.T.

Regarde, c’est là que j’ai posé mon vaisseau spatial. Des roches rouges comme sur Mars et de la poussière orangée qui pique les yeux quand le vent se lève.

Mais que d’eau ici ! Peut-être comme chez nous il y a plusieurs millions d’années ?

Je voulais planter mon tipi au calme mais c’est impossible. La Terre est peuplée d’êtres bizarres qui cachent certaines parties de leur corps sous des bouts de tissus. Ils gesticulent, émettent des sons étranges, boivent et mangent sans retenue. Ils appellent cet endroit un camping et y passent leurs vacances. Il fait chaud, il y a du bruit et des bestioles qui piquent quand ils veulent dormir. On est quand même plus tranquilles sur notre planète !

Tu ne m’avais pas prévenu E.T. Je croyais que les terriens s’appelaient tous Elliott et qu’ils étaient sympas comme lui. Je n’ai pas envie de rester ici. Je vais vite reprendre mon vélo, trouver un téléphone et rentrer sans tarder à la maison avec mon vaisseau.

Petit homme vert


Mireille

 

 

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Rédigé par Mireille

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Publié le 4 Septembre 2026

 

CONFINS TEMPORELS SOMMES COINCES

DESSUS TERRE

ESPOIR CONTRIBUER EN FAVEUR

AGRICULTURE ADAPTEE CHANGEMENT CLIM

Y COMPISSONS FERME

 

COLLECTIF UNIV AZOTEMOI

 

Marie-Thérèse

 

 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 3 Septembre 2026

 
Cher 1170, on t'envoie un bonjour de la planète terre
 
Après diverses pannes techniques, du vaisseau N 117, nous nous sommes
enfin posés sans encombre.
Ici tout est différent de chez nous, ils ne travaillent pas beaucoup.
Il y a de l'eau autour de nous, ça s'appelle l'océan, c'est immense, et parfois
en colère. Le sol est fait de particules fines blanches, où l'on se déplace très
mal, on s'enfonce, on se sent lourd.
Près de l'océan, nous voyons des abris de couleurs, alignés en garde à vous
prêt à se battre, mais rien ne se passe. C'est le calme.
Des terriens assis avalent de l'énergie, certains s'allongent sur le sol, tous nus
et se recouvrent d'une substance en couche épaisse et restent immobile c'est bizarre., sans doute pour recharger leur batterie.
Tous semblent joyeux, ils rigolent, ils ont l'air de s'amuser beaucoup avec
des balles en métal qui doivent peser, ils les lancent en l'air et retombent au
sol, ils poussent des cris de joie, ou bien ils grimacent.
On ne comprend pas bien pourquoi ! Pourtant ils ne sont pas en colère. Les femmes et les enfants ne font rien, ils s'allongent sur un linge, ils ont un
objet en papier dans les mains et lorsque les rayons du type G2V les ont
bien brûlés, ils s'enduisent tout le corps d'une graisse parfumée qui sent très
bon. Nous essayons d'en savoir un peu plus sur leurs habitudes un peu
spéciales. Pour l'instant, nous nous faisons discrets
A bientôt, si notre vaisseau pourra dépasser les étoiles lointaines et rentrer
un jour dans notre belle galaxie qui nous manque
 
Ené et Ram
 
Arlette
 
 

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Rédigé par Arlette

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Publié le 3 Septembre 2026

 
Message de Zorglum- Soucoupe 7
Secteur Terre
 
Humains grotesques, une espèce absurde.
Vacances : Ils quittent leurs habitations en béton pour s’enfermer dans des carrés de tissu. Ils s’entassent sous des « tentes » pour faire du « camping ».
Essai pourtant concluant, la vie sous les toiles a du bon. La promiscuité nocturne offre des rapprochements thermiques...surprenants.
L’absence de vêtements dans un sac de couchage optimise le transfert d’énergie.
Leurs rites de séduction dans la pénombre sont d’une efficacité redoutable.
Bref, leur confort est nul, mais leurs jeux de corps méritent une analyse approfondie.
Mission prolongée.
 
Josiane
 

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Rédigé par Josiane

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