Publié le 13 Septembre 2026

 
Atelier
Associations d'idées, histoire par touches.
 
Sujet
Les cabines téléphoniques ont disparu sauf celle de la rue de l’Atelier. Dotée d’une grande mémoire et d’une belle empathie, elle possède un drôle de téléphone. Si vous décrochez le combiné, il vous raconte des bribes d’histoires, relate quelques mots d’une vieille conversation, des morceaux de bonheurs, des débris de chagrins qui lui ont été confiés autrefois. En cette rentrée de septembre, glissez-vous dans la cabine et ressuscitez quelques-uns de ces moments de vie oubliés…
Écrivez d'abord, sur cinq petits papiers, des bribes de phrases, quelques mots que la cabine vous confie, puis, tirez au sort trois de ces éléments et rédigez un texte en y intégrant ces trois fragments.

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 13 Septembre 2026

 
En deux ateliers, deux questions tirées du livre "L’Étrange Questionnaire d'Eric POINDRON".
 
Les Venterniers. Le Castor Astral

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 13 Septembre 2026

  

 
LE PROGRAMME
 
Voici le programme, modifiable au gré de nos envies, bien sûr !
Pour cette saison 2026-2027, nous explorerons deux grands thèmes :
- L'écriture, suggérée par Letizia, de l'atelier Pasteur
- La mort, suggérée par Louis, de l'atelier du Ray.
Mais nous irons aussi vagabonder parmi les peintres, les fleurs séchées, les arbres généalogiques ou porteurs d'idées, flemmarder sur la plage, oublier les verbes, rédiger textos et mails, écrire du théâtre, plonger dans l'euphonie, s'envoler en poésie, en optimisme, en pessimisme, devenir gardien de phare et morosophe, établir notre carte d'identité cosmique, écouter le téléphone et terminer l'année par des jeux.
 

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Publié le 13 Septembre 2026

Mots à introduire : 
 
moustique, coup de soleil, tongs, embouteillages, rosé-pamplemousse, ventilateur, sable dans le lit, merguez
 

ACCOMPLISSEMENT

La cymbalisation des cigales couvrait désormais la voix de la divine Callas s'échappant du phonographe, signe que la fournaise gagnait en amplitude.
Même le ventilateur n' assurait plus sa fonction en s'agitant à corps perdu.
Quitter le smog et ses embouteillages pour atterrir dans ce pays à moustiques...
Cindy ne supportait plus ses vêtements engonçants que la bienséance lui interdisait d'ôter pour une tenue plus adéquate.
Que n'eût-elle vingt ans un siècle  plus tard quand, corsets et colifichets, ennemis de l'été, seraient tombés en désuétude !
"Pour être belle il faut souffrir ", lui répétait sa mère; mais elle n' en avait que faire ; elle, le garçon manqué, qui n'avait de cesse d'égaler le sexe opposé en sport, en études, en aventures. Son rêve : explorer les contrées lointaines, exotiques, tongs aux pieds.
Seul David la comprenait, l'acceptait. Sa différence avec les autres jeunes filles trouvait auprès de lui le nom de "charme".
Ils étaient tellement opposés et pourtant si proches ...
Elle, chignon brun, nez aquilin, faciès prononcé, trahissait une sévérité masculine.
Lui, teint rosé pamplemousse, encadré de mèches blondes qui le faisait passer pour un pupo, chérubin des toiles italiennes.
Ils étaient faits l'un pour l'autre, complémentaires mais de la même trempe.
Trêve de rêveries : le majordome finissait d' apprêter la table; méchoui et merguez dispensaient leurs généreux effluves : l'heure du dîner pointait son nez.
Celui-ci serait succulent, comme à l'accoutumée, mais son estomac ne pourrait ce soir se substanter d'aucune victuailles. Ce jour serait à marquer d'une pierre blanche pour David et Cindy. Leur dernier et définitif rendez-vous, au coucher de la maisonnée, sonnerait l'heure de  l'émancipation et de la liberté.
Ce soir le Zéphyr, loin de souffler le sable dans le lit, emporterait les deux amoureux vers le bonheur.
Finis les coups de soleil, seuls les coups de " je t'aime" ponctueront désormais leur avenir. 
 
 
Letizia

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Publié le 11 Septembre 2026

Aujourd’hui en descendant de la montée, vers dix huit heures, à l ‘endroit habituel du rendez-vous, il a laissé un oubli.
 
Ce quelqu’un n‘aurait jamais pensé perdre autant, tellement il mettait toujours à nu chacune de ses évidences à leurs places respectives.
 
Il n’avait pas dans l’idée non plus, le fait de damer le pion et de découvrir qu’il était vraiment démesuré que la chose lui reproche quelque chose.
 
A dix-huit heures trente, Il dû malheureusement remonter la descente avec, sous le bras, le devoir de chercher sa chose à son emplacement mais l’objet avait disparu.
 
En désespoir de cause, il se tourna vers la cabine téléphonique, plantée là, à l’angle du croisement et au carrefour des intersections.
 
Eu égard à ces circonstances aggravées, d’un air hagard-hagard, il finit par feuilleter la presque fin du bottin et à la page quatre cent quatre-vingt-deux, là, il trouva le sésame espéré. Il ne restait plus qu’à refermer l’annuaire et à bien placer son annulaire dans les numéros du cadran.
 
De sa main gauche, il décocha le combiné pour aller directement au coup de fil.
-Allo les objets trouvés ? Le propos de mon appel, c’est au sujet de ma chose.
Je l’ai égarée aujourd’hui, à dix-huit heures à l ‘endroit habituel où je sieste, toujours au rendez-vous et… jamais accompagné…
Mademoiselle…Mademoiselle, ne soyez pas aussi désagréable avec moi, s’il vous plaît !
 
Elle raccrocha le téléphone juste avec un peu de désolé dans la voix.
 
 
Dany-L
 
 
A caser :
Aujourd’hui, rendez-vous à 18 H à l endroit habituel
Tu n’as pas besoin d’être aussi désagréable avec moi.
Allo, les objets trouvés ?
 
 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 10 Septembre 2026

 
SUJET : vous passez près d’une ancienne cabine téléphonique apparemment hors d’usage. Par jeu, vous décrochez le combiné : vous entendez des mots, des phrases qui, on ne sait comment, subsistent de vieilles conversations !
  • «  Des fraises…des abricots… la tapisserie…
  • Une voiture arrive…des phares… au secours !
  • Police secours, allo ! Ne raccrochez pas ! Venez vite ! Boum boum boum ! au coin du Square R…»
Imaginez une conversation cohérente, un récit en employant les paroles entendues.

 
Soirée cauchemardesque
  • Allo, Marcel ! Je suis passée chez Bricorama, cet après-midi. J’en ai profité pour regarder ce qu’ils ont comme tapisseries, pour notre cuisine.
  • Ce serait bien qu’on trouve quelque chose avec des dessins de fruits, par exemple, des fraises, des abricots, c’est gai, coloré, pour une cuisine, non ?
  • Bof ! J’aimerais mieux des motifs plus discrets, ou des lignes géométriques, sur un fond clair, pour illuminer un peu la pièce… On retournera ensemble samedi… Mais qu’est-ce qu’ils font, ces deux –là ?
  • Allo ! Qu’est-ce que tu racontes, je n’ai pas compris ?
  • Marcel, je suis dans la cabine au coin du Square Raimbaldi. Il y a deux types bizarres à l’extérieur ! Ils me font des signes, je ne suis pas rassurée…Ah ! maintenant, ils donnent des coups de poing sur la porte. Tu entends ! Boum Boum…Elle s’est bloquée ! Au secours ! Mon dieu, aidez-moi ! Ils ont dû me voir retirer des sous à ma banque tout-à-l’heure… J’ai peur…
  • Raccroche, appelle le 17 ! Et si tu vois quelqu’un passer, crie, appelle-le pour attirer son attention…
  • Allo, Police Secours ! ne raccrochez pas, on veut m’agresser, deux hommes essaient de forcer la cabine téléphonique, j’ai retiré de l’argent, ils ont dû me suivre…Une voiture fonce droit sur la cabine, je vois ses phares…Qu’est-ce qu’ils font, ceux-là, ils sont ensemble…Au secours !
Dans le téléphone, un grand bruit de verre brisé, un crissement de freins, des cris de femme, un grand boum…puis le silence… La cabine téléphonique vient d’être témoin d’un drame !

 
Annie TIBERIO

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Rédigé par Annie

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Publié le 9 Septembre 2026

 
Les trois éléments chuchotés par la cabine téléphonique, tirés au sort :
- C'est fou le nombre de gens qui entrent sans savoir pourquoi... (La cabine)
- Tu pars, je suis si triste. Quelle idée de vouloir tout recommencer.
- Oui oui bien sûr... tu es comme tu es et moi je suis comme je suis.
 
 
La vieille cabine téléphonique en a trop entendu. Ça déborde du combiné. Si vous passez à proximité, n'hésitez pas à y entrer, décrochez, écoutez. Une histoire oubliée va se déverser dans votre oreille.
Dans la mienne, l'autre jour, c'est celle-ci que le téléphone a racontée :
 
" C'est fou le nombre de gens qui entrent sans savoir pourquoi dans cette cabine. Mais la dernière personne qui a utilisé ce téléphone a laissé une empreinte vocale indélébile.
Au bout du fil, une voix masculine juvénile tentait de retenir une belle jeune femme décidée. La voix disait :
- Je ne comprends pas. On est bien tous les deux. Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi veux-tu me quitter ?
- Parce que tu ne me fais plus chavirer. Moi, je veux de l'émotion, de la passion, de l'aventure. Tu es trop plan plan, ta vie est déjà toute tracée, aucune place pour l'imprévu, le truc hors des clous. Je connais des vieux plus intrépides !
Un soupir, ou peut-être un sanglot, traverse le combiné. La voix masculine juvénile répond :
- Tu parles ! C'est fastoche pour les vieux, ils n'ont plus rien à perdre ! Moi, j'ai tout à construire, et c'est avec toi que je veux le faire. Tu ne crois pas que c'est une belle aventure de vie, ça ?
- Une aventure de vie ?! S'endetter pour un appart, s'emmerder pour des gamins - que je n'aurai jamais de toute façon, tu le sais, je ne veux pas d'enfant - aller bosser tous les jours pour payer les factures et la cantine ! Non merci. Que veux-tu, j'ai besoin de voir autre chose, de voyager, d'inventer ma vie ailleurs, au soleil, dans une île, loin des fracas de ce monde qui m'épuise. Je veux partir, je ne peux pas rester. Viens avec moi si tu m'aimes. Plaque tout et suis-moi.
- Tu sais bien que c'est impossible pour moi. Je ne peux pas quitter ma famille, mes amis, j'ai besoin d'eux, je suis comme ça, trop  sentimental sans doute...
- Oui, oui, bien sûr... tu es comme tu es et moi je suis comme je suis, une nomade. Avec toujours l'envie de recommencer ailleurs, c'est comme ça. Je vais partir, j'ai déjà mes billets. 
- Alors, c'est vrai, c'est vraiment fini ? Tu pars, je suis si triste. Quelle idée de vouloir tout recommencer.
Soupir agacé de la jeune femme :
- Ce n'est pas une idée, c'est un besoin vital. Je m'étiole ici, à remplir ma vie d'insignifiance, je pars, je ne sais pas vraiment où je vais, mais au moins, j'avance. Toi, tu stagnes, je n'en peux plus, je...
 
Quelques grésillements interrompent la conversation. La vieille cabine téléphonique reprend son souffle. Ça crachote, ça sifflote... Bientôt, elle nous racontera une autre vieille histoire oubliée...
 
Mado
 
 

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Rédigé par Mado

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Publié le 8 Septembre 2026

L'éloignement dans un trou oublié au fin fond de la campagne, ne pouvait me convenir
phrase sans pause trop longue.
 
 
absence, silence, distance
 
je me retrouve perdue au beau milieu de rien. Des cultures à perte de vue. Comment avoir un
bon moral pour venir à bout de ma dépression ?
 
On dit : me mettre au vert, m'éloigner de la foule, mais là... c'est pire que le cimetière, je ne vois
personne, pas âme qui vive. Ma vie sociale se fracture.
Si j'étais dans un gouffre, je pourrais, être émerveillée là rien, juste une pie, un corbeau noir,
qui croasse trois fois pour annoncer la mort.
Un choucas mâle , lui peut choisir sa femelle, la plus jolie «  pas bête la guêpe »
Toi, tu m'offres la prison de la liberté
 
Arlette
 

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Rédigé par Arlette

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Publié le 8 Septembre 2026

L’atelier « Carte postale clandestine »

On détourne le grand classique des vacances pour en faire un exercice de micro-fiction narrative et ironique.
Imaginez une carte postale et écrivez le texte au dos. Mais pas n’importe quel texte ! Ce n'est pas une correspondance normale.
C'est :
- soit le message codé d'un espion en couverture
- soit celui d'un voyageur temporel coincé au XXIe siècle
- soit celui d'un extraterrestre qui découvre les joies du camping.
 
Le format : Très court (maximum 100 mots, la taille d'une vraie carte).

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 8 Septembre 2026

Lors de votre visite, le maître des lieux vous propose :


Sa MOSAÏQUE DE COULEURS

*Terrine sur assiette d'argile émaillée au four
*Oiseaux flambés -voire flamboyants- sur plat de terre chamottée dans leur jus oxydé
*Palette cuite au four à bois façonnée à l'estesque
*Soliflore de salade mâchefer et son coulis Céladon
*Farandole de girelles en filets  coupées sur tournette
*Biscuit sur tour et sa glaçure satinée aux 3 tons mousseux

Le tout accompagné d'un Tournage épicé aux pigments rouges servi au verre
 
                  BON APPÉTIT

LE CRITIQUE
"Ambiance nature prometteuse : grange les pieds dans l'herbe,
arrière cour jonchée de pots et ferronneries diverses (de bon ton à l'instar de salons de thé au décor improbable). Pourquoi pas ?...
Accueil familial à la bonne franquette.
Jusque-là 5/10
Mais "en se mettant à table", la cuisine des lieux révèle sa véritable vocation : exhorter le client à ne pas revenir !
Mieux vaut n'avoir rien à se mettre sous la dent plutôt que risquer de se la péter ! La tendreté, on ne connait pas. Sous des noms de plats alléchants, la triste indigestion d'ingrédients tout droit sortis d'un catalogue de céramiste.
Note salée, estomac fragilisé, digestion compromise.

NOTE FINALE : 3/10 (pour la seule poésie du menu)

Adresse à oublier, gourmet s'abstenir...sauf amateur d'art renouveau Nouvelle Vague,  mais à cent lieues du culinaire !"
(Le Bouffe Bourguignon)
 
Letizia
 
 

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Rédigé par Letizia

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