Publié le 4 Septembre 2026

L’atelier « Carte postale clandestine »

On détourne le grand classique des vacances pour en faire un exercice de micro-fiction narrative et ironique.
Imaginez une carte postale et écrivez le texte au dos. Mais pas n’importe quel texte ! Ce n'est pas une correspondance normale.
C'est :
- soit le message codé d'un espion en couverture
- soit celui d'un voyageur temporel coincé au XXIe siècle
- soit celui d'un extraterrestre qui découvre les joies du camping.
 
Le format : Très court (maximum 100 mots, la taille d'une vraie carte).

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 4 Septembre 2026

 

CONFINS TEMPORELS SOMMES COINCES

DESSUS TERRE

ESPOIR CONTRIBUER EN FAVEUR

AGRICULTURE ADAPTEE CHANGEMENT CLIM

Y COMPISSONS FERME

 

COLLECTIF UNIV AZOTEMOI

 

Marie-Thérèse

 

 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 3 Septembre 2026

 
Cher 1170, on t'envoie un bonjour de la planète terre
 
Après diverses pannes techniques, du vaisseau N 117, nous nous sommes
enfin posés sans encombre.
Ici tout est différent de chez nous, ils ne travaillent pas beaucoup.
Il y a de l'eau autour de nous, ça s'appelle l'océan, c'est immense, et parfois
en colère. Le sol est fait de particules fines blanches, où l'on se déplace très
mal, on s'enfonce, on se sent lourd.
Près de l'océan, nous voyons des abris de couleurs, alignés en garde à vous
prêt à se battre, mais rien ne se passe. C'est le calme.
Des terriens assis avalent de l'énergie, certains s'allongent sur le sol, tous nus
et se recouvrent d'une substance en couche épaisse et restent immobile c'est bizarre., sans doute pour recharger leur batterie.
Tous semblent joyeux, ils rigolent, ils ont l'air de s'amuser beaucoup avec
des balles en métal qui doivent peser, ils les lancent en l'air et retombent au
sol, ils poussent des cris de joie, ou bien ils grimacent.
On ne comprend pas bien pourquoi ! Pourtant ils ne sont pas en colère. Les femmes et les enfants ne font rien, ils s'allongent sur un linge, ils ont un
objet en papier dans les mains et lorsque les rayons du type G2V les ont
bien brûlés, ils s'enduisent tout le corps d'une graisse parfumée qui sent très
bon. Nous essayons d'en savoir un peu plus sur leurs habitudes un peu
spéciales. Pour l'instant, nous nous faisons discrets
A bientôt, si notre vaisseau pourra dépasser les étoiles lointaines et rentrer
un jour dans notre belle galaxie qui nous manque
 
Ené et Ram
 
Arlette
 
 

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Rédigé par Arlette

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Publié le 3 Septembre 2026

 
Message de Zorglum- Soucoupe 7
Secteur Terre
 
Humains grotesques, une espèce absurde.
Vacances : Ils quittent leurs habitations en béton pour s’enfermer dans des carrés de tissu. Ils s’entassent sous des « tentes » pour faire du « camping ».
Essai pourtant concluant, la vie sous les toiles a du bon. La promiscuité nocturne offre des rapprochements thermiques...surprenants.
L’absence de vêtements dans un sac de couchage optimise le transfert d’énergie.
Leurs rites de séduction dans la pénombre sont d’une efficacité redoutable.
Bref, leur confort est nul, mais leurs jeux de corps méritent une analyse approfondie.
Mission prolongée.
 
Josiane
 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 3 Septembre 2026

MON AMOUR
Le sable est doux, enfouis tes doigts ici ou là
Ferme les yeux, ressens-tu ma bague amie de la tienne
Je suis près de toi en pensée.
La poste est mon alliée, reçois un souffle d'amour ensablé
Nos cœurs dansent, je souris, tu es l'amour de ma vie.
 
CUPIDON
 
 
Dominique
 
 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 2 Septembre 2026

 
Imaginez une carte postale et écrivez le texte au dos. Mais pas n’importe quel texte ! Ce n'est pas une correspondance normale.
C'est :
- soit le message codé d'un espion en couverture
- soit celui d'un voyageur temporel coincé au XXIe siècle
- soit celui d'un extraterrestre qui découvre les joies du camping.
 
Le format : Très court (maximum 100 mots, la taille d'une vraie carte).
 
Message : carte postale envoyée du front en 1916 aux officiers supérieurs
 
Cher Père
 
Les cousins germains sont arrivés hier matin, ils ont laissé sur le chemin les dames leur paquetage qui contenaient de nombreux doryphores qui ont envahi nos champs de pomme de terre aux abords de notre village C’est une catastrophe car les insectes ont crée de nombreux nids qu’il faudra éliminer si l’on veut récupérer la récolte sans trop de perte
Que dois-je faire j’attends votre décision avant d’agir
Votre fils respectueux
 
Message décodé :
 
Les allemands sont sur le chemin des dames. Effectif nombreux dans notre village ils ont installés de nombreux nids de mitrailleuse qu’il faudra éliminer pour reprendre le secteur sans trop de perte
J’attends vos ordres pour agir
 
Bernard
 
 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 1 Septembre 2026

Image créée par IA pour l'atelier
 
 
Des sujets par mail tout au long de l'été, tous les 15 jours environ.
Qui en a envie, écrit !
Aucune obligation ni de le faire, ni de l'envoyer. C'est absolument libre, vous faites comme vous voulez.

🌴🌴🌴🌴🌴

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 1 Septembre 2026

 
J’en ai marre !
Je n’en peux plus.
Depuis un mois, tu ne parles que d’elle !
Oui tu m’as très bien compris, je te parle de ton « intelligence artificielle. »
Oui celle qui se cache derrière un nom barbare Chatgpt ou d’un prénom androgyne Claude comme si elle avait peur de dévoiler son identité.
Elle qui s’initie dans l’intimité de nos relations
Je ne peux plus te poser une question, sans que tu me répondes : attends, je demande à Chat... oui maintenant tu es devenue intime, tu l’appelles Chat.
 
Alors oui je suis jaloux !
Et pourtant je ne le devrais pas, car vois-tu ton « Chat ou ton Claude » jamais, il ou elle ne pourra remplacer « l’intelligence silencieuse ».
 
Oui, celle qui s’écrit avec les mots de mon regard lorsqu’il se pose sur toi pour te dire je t’aime.
 
Bernard
 
 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 30 Août 2026

Le soir chemine lentement, suivi de prés par une nuit complice de toujours. Les nuages qui se sont rapprochés des hommes en ce début d’automne, donnent en silence, une pluie fine et continue qui dessine des flaques sur le sol. Quelques feuilles, pas encore mortes, y finissent leurs vies. Un réverbère, échappé d’un autre temps, les honore d’un vague halo jaunâtre, ne reflétant certainement plus ce que l’on attend de lui. Tout est figé. Cette ruelle semble avoir échappé à la vie trépidante de la citée. Les vieilles maisons qui s’y entassent, appartiennent à la même époque. Elles sont aussi décrépies les unes que les autres. Elles n’inspirent que le désespoir et la résignation... Pourtant…

Sous la faible lueur du réverbère, un violoniste, les yeux mi-clos, laisse traîner son archet sur le corps d’un vieil instrument. Il n’est ni vieux ni jeune. Vêtu d’une ancienne redingote de laine et d’un pantalon de velours élimé, il commence à ressentir les effets de la pluie. Ce drôle de chapeau qui trône sur sa tête n’empêche pas les gouttes de ruisseler sur son visage. Ses vêtements se font lourds, mais le froid qui transperce sa poitrine n’est pas son premier souci. Il joue pour les habitants de la rue. Mais aujourd’hui ces gens ont laissé leurs fenêtres fermées. Au début de sa prestation il leur a donné une musique douce et reposante. Le temps passant il a donné à son violon des coups d’archet que n’aurait pas renié PAGANINI. Son instrument a crié, hurlé, vociféré...Il a dit à ceux qui ne l’écoutaient pas leurs quatre vérités, jusqu’à les insulter. Mais les fenêtres allumées dans la nuit se sont éteintes. Puis, les volets ont claqué, les uns après les autres, et la rue s’est tue. L’homme est déçu. Pour manger, il doit se contenter du coin de pain sec qu’il a eu la précaution de garder dans une poche de son habit. Il regarde son violon. Les fines gouttes d’eau font briller ce qui reste de son verni. Il sort de la poche de son pantalon un mouchoir dont le seul avantage est d’être sec. Il essuie son instrument et le glisse sous sa redingote. La nuit a gagné la bataille. Mais demain sera un autre jour. Demain ils mangeront à leur faim. Le soleil séchera les flaques. Les fenêtres s’ouvriront sur des sourires. Des pièces tinteront gaiement sur le sol. Quelques compliments mettront du baume au cœur du violon car lui aussi est sensible au bonheur. Il vient de si loin...D’ailleurs il y a si longtemps que des notes s’échappent de son âme...S’en souvient-il ?

Va savoir...

 

Fernand

 

 

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Rédigé par Fernand

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Publié le 25 Août 2026

 

Le poids d’un soir, ou d’une nuit qui n’en était pas encore une, pesait tellement lourd sur la balance du temps passé, qu’il écrasait impitoyablement le présent que j’essayais de vivre malgré moi. Le pardon me tournait le dos… La porte de la rédemption était verrouillée par une énorme serrure… Et je n’avais pas la clef.

Recroquevillé sur moi-même, assis sur une vieille souche d’arbre qui n’en finit pas de mourir, je regarde madame la Lune venir prendre possession du firmament, escortée par des milliers de points scintillants. Sa lumière, confidentielle et modeste, ne tardera pas à honorer de son éclat sa complice de toujours... L’obscurité. A mes cotés, une feuille blanche, vierge d’une confession passant son temps à chercher ses mots et une plume que l’encre n’a pas encore déniaisée.

J’ai demandé à mon courage de ne plus se cacher et de venir m’aider. Ne pas fuir, affronter les souvenirs...Être, après avoir été, reconnaître que certains chemins ont été décevants et ont aboutis à des impasses. D’autres auraient pu être des avenues majestueuses, bordées d’arbres merveilleux élancés vers un ciel sans nuage...Mais le sort ou le destin peuvent distribuer, comme ils le désirent, des routes épuisantes où le ciel ne distribue que des orages. Sombres noirceurs que seuls les éclairs illuminent, un court instant, en offrant aux hommes la foudre qui brûle, brise et tue.

Mais, même l’audace la plus folle, associée à la repentance la plus sincère, ne parvient pas à me faire écrire le premier mot de cette histoire. Roman d’une vie, distribuée au hasard des circonstances. La vie ne propose pas, elle décide de l’époque et de l’endroit où je dois subir mon sort. Je peux crier, pleurer, contester... Je vais apprendre qu’elle est sourde et aveugle, et que le chant de mes plaintes est voué à être éparpillé et emporté par la tempête qui brise mes élans. D’autres hommes dirigent et agissent pour moi. En mon nom, ils décident. Ils désigneront ceux ou celles qu’ils vont offrir en sacrifice aux Dieux qu’ils ont créés. La mort attend... Il ne faut pas la faire attendre...Elle n’est pas patiente. Elle collecte les offrandes avec gourmandise avant de les déposer aux pieds de ceux qui vont se contenter de jeter un regard dédaigneux sur cette avalanche de cadeaux. Ils vont les offrir en grande pompe au soleil, à la lune ou à une étoile. Qu’importe ! Après tout le ciel est grand, chacun d’eux trouvera un Dieu à qui faire plaisir et tous y trouveront leur compte… Les vivants...Eux ??? Les vivants, oui, les vivants ! Sans cesse survivants, chacun à leur tour. Et moi, pauvre innocent qui passe mon temps à me poser des questions, j’en fait partie et je ne le savais pas. Ma feuille restera blanche et ma plume se déniaisera le moment venu. Certainement sans moi ! Je vais vivre ! Rire ! Éviter de regarder derrière… Oublier de regarder devant… Me foutre de tout… Regarder les Dieux dans les yeux. Et leur dire : Le jour où on ne prononcera plus vos noms vous n’existerez plus… D’ailleurs, avez-vous vraiment eu une existence en dehors de la pensée des hommes ? Va savoir ?

 

Fernand

 

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Rédigé par Fernand

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