Publié le 31 Octobre 2026
Atelier hors les murs, chez Josiane
Sujets au choix :
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Un atelier d'écriture, des thèmes variés, les textes des membres de l'atelier.
Publié le 31 Octobre 2026
Atelier hors les murs, chez Josiane
Sujets au choix :
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Publié le 31 Octobre 2026
Les ténèbres les plus opaques et la noirceur ambiante de mon environnement, n’ont put faire obstacle à cette douce étincelle. Tel un rayon de soleil faisant naître un matin de printemps, l’éclat de sa beauté redonnât à mon œil l’intensité du regard de l’homme éperdu d’amour. Si un rat ne s’était pas régalé de mon œil droit, sale bestiole, j’aurais pu lui faire un clin d’œil. Hélas ! Le gauche est chapeauté d’une paupière qui ignore le pouvoir subtil d’une caresse virtuelle...
Elle est très belle et je la sent fraîche comme la rosée des prés. A peine sortie de sa tombe, les senteurs de toutes les fleurs qui ont imprégnées son cercueil, l’auréolent d’un nuage vaporeux et envoûtant. Elle vient vers moi, d’un pas hésitant, en s’aidant de ses douces mains, appuyées sur un mur de pierres mal taillées suintant d’humidité. Je voulu lever mon bras et lui faire un signe quand ma main, fatiguée de me servir s’en détachât, provoquant la ruée de tous ceux, qui tapis dans l’ombre, attendent que la nourriture vienne à eux. Attention ! Il faut que je sois attentif à sauvegarder ce que je peux encore proposer, car ces charognards sont friand des meilleurs morceaux et ne les quittent pas des yeux. Je ne supporterais pas que l’on porte atteinte à ce qui reste de ma dignité.
Elle s’approche toujours, pas à pas. Ses petits pieds chaussés de fines sandales survolent ce chemin visqueux et nauséabond qui la rapproche de mon désir . . Mon œil, bien accroché à son orbite, distingue maintenant, sa jolie robe encore intacte et constate que rien n’est venu la souiller. Mon cœur s’affole, je me sent renaître, va t’elle me parler ? Si oui, pourrais-je répondre ? Ma langue, du moins ce qu’il en reste, s’est un peu perdue au fond de mon gosier, et des grognements sans distinction n’arrangeraient pas mes affaires. Je pourrais sourire, mais il ne me reste que deux dents, dont une molaire, perdue loin dans le fond de ma mâchoire. L’autre est bien devant, mais ce n’est pas mieux. L’obscurité me rendrai service, mais l’aube, impitoyable, vient à ma rencontre. Pendant ce temps, une chauve souris, profitant de mon inattention et sans faire de bruit, est venu me becter une oreille. Celle qui me restait. Je pourrais essayer de m’échapper, mais mes deux pieds sont rangés dans mes chaussures, et celles-ci sont trop loin maintenant de la main qui me reste… Allons, réfléchissons ! Surtout ne pas faire le malin… Je connais trois de mes amis qui ont voulu aller jouer un sale tour à un atelier d’écriture animé par des dames.
Ils n’en sont pas revenus intacts. Après des HOUUUs et des HAAAs destinés à effrayer des femmes supposées impressionnables, ils se sont pris une fourre de coups. La météo ayant annoncée de la pluie, ces dames étaient pourvues de parapluies, et savaient s’en servir. Ma timidité naturelle et la pudeur de bon aloi que vous me connaissez, m’interdisent de vous préciser l’usage qu’elles en ont fait…Encore que... Bref ! Toujours est-il que je n’ai pas résolu mon problème, et elle est là :
-Bonjour ! Me dit-elle. Ou bien bonsoir ? Ou sommes nous ? Quel est votre nom ? Êtes vous mort... Vivant ? Vous avez perdu, me semble-il, des morceaux…
- Mais j’en ai encore, et des beaux...Faites moi confiance. Lui dis-je, avec un enthousiasme délirant… Avant de répondre à vos questions, il faut que vous sachiez que vous avez rejoint un endroit peuplé d’êtres qui ne sont pas morts mais qui ne seront jamais plus vivants. Mais parlons plutôt de ce jour, béni des dieux, où votre arrivé fait battre bien des cœurs qui avaient oubliés leur vocation... Dont le mien. Je suis pressé de le mettre à vos pieds. Acceptez le, je vous prie. Ici, l’occasion de faire un cadeau est rare, et procure, à celui qui le fait, un bonheur inespéré… Demandez et je serais votre serviteur !
Vous m’offrez votre aide, monsieur, mais je vous voie bien en peine pour donner à une dame tout ce qu’elle est en droit d’attendre d’un homme. J’aimerais comprendre ! Mon âme se perd dans les dédales de mon esprit, j’ai peur ! Dites moi la vérité. Sommes nous ou ne sommes nous pas ? Répondez ! Par pitié.
Chère amie, un Anglais a un jour, posé cette question. Elle lui a apporté une certaine gloire, et beaucoup de notoriété. Mais il n’a jamais répondu à son interrogation. Mais moi, je sais. C’est nous qui sommes les réponses. Elles sont autour de nous. Toutes ces ombres qui se traînent sans but sont des Zombies, des vampires et autres personnages néfastes qui rendent compte de leurs méfaits. Je suis, ils sont, nous sommes et...Vous êtes, pour l’instant, la lumière que j’attendais et qui m’éclairera tant que votre beauté resplendira. Après… Celui qui voit et entend, mais qui parfois est aveugle et sourd, décidera de votre sort...Le paradis ou bien...
Penchée sur moi, ses deux yeux grands ouverts, elle me regarde en silence et après une brève réflexion, se redresse et reprend son chemin… Mon désespoir crache la question qui ressemble à une mauvaise certitude. Reviendrez vous ?
Sans se retourner, elle répond...VA SAVOIR !
Comment çà VA SAVOIR ? C’est moi qui dit ça à la fin de mon texte...Décidément, aujourd’hui j’ai tout perdu.
Fernand
Publié le 31 Octobre 2026
Publié le 31 Octobre 2026
TOC...TOC...TOC TROIS SOMBREROS FLAMBOYANTS - UNE VOIX - TROIS GUITARES
C'est '' El Dia de los muertos '' à la couleur âcre du Mexique : hellO-O c'est moi la Catrina celle de José Posada mon graveur préféré c'est moi la terreur dans le monde de Zorro c'est moi la Catrina de Diégo Rivera honorant ainsi ma muse Frida ; est-elle bien terrible cette calavera en dentelles et chapeau à fleurettes, cette calavera à plumes et cliquetis multiples qui crache sur un air de casseroles d'argent quelques vers poussiéreux d' où s'échappe prose tintinnabulante; en ce jour béni de retrouvailles outre-tombe allons grignoter nos fantômes préférés en sucreries mortelles, crânes ou pains des morts aux remugles puissants dressés en bataillons dans les coins les plus sombres de la planète allons saluer au '' Très de Mayo '' les fusillades nourries des sabbats de sorcières allons rejoindre les exploits sanglants où Zapato et Pancho Villa mènent la cadence tous ensemble mélangés qui les os qui la langue depuis longtemps déjà
VIVA REVOLUCION !!!
dans ce mémento explosif de ces cadavres exotiques, monte vers nos âmes l'encens safrané de la poudre de rose d'Inde où flottent au vent guirlandes ciselées de figures fulgurantes revenues des batailles orbite révulsée sous une cocarde fardée de peintures noires et blanches, ils sont venus ces fanfarons bras menaçant, l'ardeur convaincante et l’œillet au fusil...une seule voix pourtant dans ce cri... ….....POESIE
VIVA LA MUERTE !!!
Me voilà jeune de la mort fraîche et sans passé sorti de terre que le linceul recouvre décemment pour fleurir la parade des trépassés, et comme d'autres ondoyant d'une vie distincte sur l'odeur forte du souci et d' œillet éclatant je reviens titiller les lanternes du néant. arracher ces consciences pour les peurs pressenties en quelconque pérennité ; O chair marmoréenne tu es seulement putrescible mais
MAIS MOI JE CRANE !!!
Cynique humain ! la mort n'est que démocratique, au plus transition écologique cela est-il mesurable ? aussi pour la relève dans ce salon littéraire ou vendeurs de pois chiches et cadavres exquis cliquettent, de ses cloches débiles la Mort coule d'argent quelques rimes euphoriques sur son sillage, des vers sans appel que son destin abandonne avec joie ; elle, buvant la pulque magique au cœur même de l'agave...ondoie et poursuit
LA ROBE FENDUE
FENDUE SUR UNE CUISSE MINCE
LA JAMBE TENDUE
TENDUE POUR QUELQUE PRINCE
!OLE !
MAIS SOUVIENS-TOI
TOI QUE TU MOURRAS
QUAND DANS MES BRAS
MES BRAS TU RENAITRAS
!OLE !
VIENS DANS MA DANSE
DANSE JOYEUX MORTEL
SUIS LA CADENCE
CADENCE DU GRAND SOMMEIL
DU GRAND SOMMEIL
inspiré de ( Memento mori, poème de D-Venturini )
Marie-Thérèse
Publié le 31 Octobre 2026
Pourquoi l'homme n'a-t-il pas des ailes en plus des bras et des jambes ?
D'ailleurs, une autre interrogation existentielle : qui peut bien être l'auteur morosophe de cette suggestion ?...
Publié le 30 Octobre 2026
Publié le 30 Octobre 2026
Publié le 30 Octobre 2026
Chères concitoyennes, chers concitoyens, habitantes et habitants des campagnes et des forêts,
L’heure du changement est venu ! Halloween approche et, comme chaque année, grand nombre d’entre nous seront sacrifiées, tailladées, ridiculisées, découpées d’horribles sourires aux dents pointues, brûlées dans notre chair par d’hideux lumignons.
Révolte !
Criez au monde votre raz-le-bol, votez pour moi !
Ensemble nous abolirons ces pratiques d’un autre âge, nous montrerons au monde entier que nous ne méritons pas tous ces qualificatifs péjoratifs dont on nous affuble. Nous bâtirons un monde plus juste, où le mot légume ne désignera plus les apathiques de tout poil, où le mot courge ne sera plus synonyme de blonde. Nous donnerons à tous les végétaux, à tous les animaux, les mêmes droits que s’octroie aujourd’hui la race dominante, l’Homme, ce prédateur féroce.
Unissons nos forces, peuple opprimé de la flore et la faune, renversons ce pouvoir dictatorial qui nous méprise et nous exploite.
Et vous, mes semblables, mes frères, sœurs, cousines, cousins, les potirons, courges, courgettes, cougourdes, cougourdons, melons et pastèques, sautez des champs, franchissez les enclos, les barrières, les cageots et les brouettes.
En calan, li cougourda rigoualoun !
Roulez, entraînez avec vous les haricots dont ce n’est pas la fin, mais bien le début d’une ère nouvelle, car nous abolirons aussi cette expression débile, ainsi que les carottes qui ne se seront plus cuites. De même, on ne se racontera plus de salades, on ne s’occupera pas que des ses oignons, mais des oignons de tous, même de ceux qui poussent sur les orteils des femmes mûres. On n’est pas des cœurs d’artichaut, on ne fera pas chou blanc, on aura plein de radis. On aura la pêche, on se fendra la poire. On ramène sa fraise sans avoir le melon et on vient voter pour moi !
Un avenir radieux, de l’arrosage à volonté, du fumier bio, des champs sans pesticides et des potirons exemptés d’Halloween sont au programme. Le conseil municipal sélectionnera des graines de paysans respectueux, des plants de chasseurs sans fusil, des semis de bouchers sans couteau.
Votez pour moi chers concitoyennes, concitoyens, habitantes et habitants des campagnes et des forêts, et ce programme deviendra votre nouvelle vie !
Mado
Publié le 26 Octobre 2026
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Publié le 26 Octobre 2026