Publié le 31 Octobre 2026

 

Atelier hors les murs, chez Josiane

 

Sujets au choix :

1/ Discours électoral d'une citrouille aux élections municipales.
 
2/ Un monstre qui voulait devenir influenceur : comment un zombie, un monstre où un sorcier devient-il célèbre sur internet ?
 
3/ Le journal intime d'un zombie amoureux qui veut séduire sa voisine, mais il perd régulièrement un morceau de lui même.
 
4/ Ce soir là, nous avions décidé de fêter Halloween. Nous avions préparé déguisements, bonbons, gâteaux, boissons quand on frappa à la porte.
Trois monstres entrèrent en hurlant : "nous sommes là pour vous terrifier" !
Mais ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire...
Inventez la suite...

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 31 Octobre 2026

 

 Les ténèbres les plus opaques et la noirceur ambiante de mon environnement, n’ont put faire obstacle à cette douce étincelle. Tel un rayon de soleil faisant naître un matin de printemps, l’éclat de sa beauté redonnât à mon œil l’intensité du regard de l’homme éperdu d’amour. Si un rat ne s’était pas régalé de mon œil droit, sale bestiole, j’aurais pu lui faire un clin d’œil. Hélas ! Le gauche est chapeauté d’une paupière qui ignore le pouvoir subtil d’une caresse virtuelle... 

Elle est très belle et je la sent fraîche comme la rosée des prés. A peine sortie de sa tombe, les senteurs de toutes les fleurs qui ont imprégnées son cercueil, l’auréolent d’un nuage vaporeux et envoûtant. Elle vient vers moi, d’un pas hésitant, en s’aidant de ses douces mains, appuyées sur un mur de pierres mal taillées suintant d’humidité. Je voulu lever mon bras et lui faire un signe quand ma main, fatiguée de me servir s’en détachât, provoquant la ruée de tous ceux, qui tapis dans l’ombre, attendent que la nourriture vienne à eux. Attention ! Il faut que je sois attentif à sauvegarder ce que je peux encore proposer, car ces charognards sont friand des meilleurs morceaux et ne les quittent pas des yeux. Je ne supporterais pas que l’on porte atteinte à ce qui reste de ma dignité.

Elle s’approche toujours, pas à pas. Ses petits pieds chaussés de fines sandales survolent ce chemin visqueux et nauséabond qui la rapproche de mon désir . . Mon œil, bien accroché à son orbite, distingue maintenant, sa jolie robe encore intacte et constate que rien n’est venu la souiller. Mon cœur s’affole, je me sent renaître, va t’elle me parler ? Si oui, pourrais-je répondre ? Ma langue, du moins ce qu’il en reste, s’est un peu perdue au fond de mon gosier, et des grognements sans distinction n’arrangeraient pas mes affaires. Je pourrais sourire, mais il ne me reste que deux dents, dont une molaire, perdue loin dans le fond de ma mâchoire. L’autre est bien devant, mais ce n’est pas mieux. L’obscurité me rendrai service, mais l’aube, impitoyable, vient à ma rencontre. Pendant ce temps, une chauve souris, profitant de mon inattention et sans faire de bruit, est venu me becter une oreille. Celle qui me restait. Je pourrais essayer de m’échapper, mais mes deux pieds sont rangés dans mes chaussures, et celles-ci sont trop loin maintenant de la main qui me reste… Allons, réfléchissons ! Surtout ne pas faire le malin… Je connais trois de mes amis qui ont voulu aller jouer un sale tour à un atelier d’écriture animé par des dames.

Ils n’en sont pas revenus intacts. Après des HOUUUs et des HAAAs destinés à effrayer des femmes supposées impressionnables, ils se sont pris une fourre de coups. La météo ayant annoncée de la pluie, ces dames étaient pourvues de parapluies, et savaient s’en servir. Ma timidité naturelle et la pudeur de bon aloi que vous me connaissez, m’interdisent de vous préciser l’usage qu’elles en ont fait…Encore que... Bref ! Toujours est-il que je n’ai pas résolu mon problème, et elle est là :

-Bonjour ! Me dit-elle. Ou bien bonsoir ? Ou sommes nous ? Quel est votre nom ? Êtes vous mort... Vivant ? Vous avez perdu, me semble-il, des morceaux…

- Mais j’en ai encore, et des beaux...Faites moi confiance. Lui dis-je, avec un enthousiasme délirant… Avant de répondre à vos questions, il faut que vous sachiez que vous avez rejoint un endroit peuplé d’êtres qui ne sont pas morts mais qui ne seront jamais plus vivants. Mais parlons plutôt de ce jour, béni des dieux, où votre arrivé fait battre bien des cœurs qui avaient oubliés leur vocation... Dont le mien. Je suis pressé de le mettre à vos pieds. Acceptez le, je vous prie. Ici, l’occasion de faire un cadeau est rare, et procure, à celui qui le fait, un bonheur inespéré… Demandez et je serais votre serviteur !

Vous m’offrez votre aide, monsieur, mais je vous voie bien en peine pour donner à une dame tout ce qu’elle est en droit d’attendre d’un homme. J’aimerais comprendre ! Mon âme se perd dans les dédales de mon esprit, j’ai peur ! Dites moi la vérité. Sommes nous ou ne sommes nous pas ? Répondez ! Par pitié.

Chère amie, un Anglais a un jour, posé cette question. Elle lui a apporté une certaine gloire, et beaucoup de notoriété. Mais il n’a jamais répondu à son interrogation.  Mais moi, je sais. C’est nous qui sommes les réponses. Elles sont autour de nous. Toutes ces ombres qui se traînent sans but sont des Zombies, des vampires et autres personnages néfastes qui rendent compte de leurs méfaits. Je suis, ils sont, nous sommes et...Vous êtes, pour l’instant, la lumière que j’attendais et qui m’éclairera tant que votre beauté resplendira. Après… Celui qui voit et entend, mais qui parfois est aveugle et sourd, décidera de votre sort...Le paradis ou bien... 

Penchée sur moi, ses deux yeux grands ouverts, elle me regarde en silence et après une brève réflexion, se redresse et reprend son chemin… Mon désespoir crache la question qui ressemble à une mauvaise certitude. Reviendrez vous ?   

Sans se retourner, elle répond...VA SAVOIR !

Comment çà VA SAVOIR ? C’est moi qui dit ça à la fin de mon texte...Décidément, aujourd’hui j’ai tout perdu. 

 

Fernand

         

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Rédigé par Fernand

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Publié le 31 Octobre 2026

 
Je n’ose vous lire toutes les pages de mon journal intime, mais il est des jours où l’existence vous réserve des surprises. Même lorsqu’on est mort depuis près de deux siècles, il arrive que le cœur, ce vieux locataire inexistant se remette à battre.
Enfin ! À battre est un bien grand mot, il émet plutôt un petit bruit de casserole touillée
Je me promène souvent dans ce cimetière niçois qui surplombe la Méditerranée.
La première fois que je l’ai aperçue, elle déposait des fleurs, près de ma tombe, sur le monument de ses aïeuls. Une voisine en quelque sorte, qui a illuminé mes ténèbres.
Vêtue d’une robe noire à dentelles, coiffée d’un chapeau violet, ses yeux pétillants et son sourire ont mis mon squelette en émoi.
J’ai voulu lui adresser la parole, mais, sous le coup de l’émotion, ma mâchoire s’est décrochée.
La scène manquait vraiment de romantisme pourtant elle m ‘a gentiment fait remarquer :
 
- Monsieur, vous avez quelque chose qui pend près de votre bouche !
 
J’ai ramasser ma mâchoire, l’ai remise en place, tentant de conserver ma dignité, j’ai répondu :
 
- C’est l’émotion, madame. Vous me faîtes perdre la tête.
 
Elle a ri. Un rire qui m’a traversé comme un rayon de soleil réchauffant une partie de mon corps, celle qui a perdu ce pouvoir de satisfaire les plaisirs charnels.
Cette sensation intense et douloureuse m’a interpellé : serais-je amoureux !
 
Amoureux ! Oui, d’une ravissante Angélique qui me regarde comme si j’étais un homme ordinaire.
 
Les jours suivants ont pris l’allure d’un compte à rebours délicieux et catastrophique.
 
Le mardi, alors qu’elle me lisait un poème de Baudelaire assise sur un banc de pierre, un grand clac a résonné ! En voulant esquisser un sourire, j’ai laissé choir une de mes incisives dans l’herbe.
Elle l’a ramassée avec un haussement de sourcils amusé :
 
- Vous perdez les morceaux, mon cher Barnabé !
 
- C’est que vous me faites fondre, Angélique, ai-je grommelé en zozotant.
 
Le lendemain, l’affaire s’est compliquée. Tandis qu’elle frôlait ma main, une phalange de mon auriculaire est restée collée dans sa paume. Elle a sursauté, mais elle n’a pas fui.
 
Aujourd’hui, vendredi, l’épreuve a pris une tournure inattendue. Alors qu’elle s’avançait vers moi, un frisson glacé a parcouru mon échine, et mes genoux ont soudainement commencé à s’effriter.
Pris de panique à l’idée qu’elle ne voie ce spectacle peu ragoûtant, j’ai dû me résoudre à l’impensable : fuir.
 
- Attendez ! s’est-elle exclamée en me voyant reculer en boitant.
 
Malgré ma honte, j’ai ramassé mes dernières forces pour lancer, dans un souffle rauque mais déterminé :
 
- Même heure demain !
 
Avant qu’elle ne puisse ajouter un mot, je me suis engouffré en trombe derrière la haie de cyprès, me liquéfiant littéralement sur place pour ne pas effacer l’homme « ou plutôt l’ombre » qu’elle aimait.
 
Elle est restée un moment seule au milieu de l’allée, les yeux écarquillés, me voyant disparaître dans les brumes de Caucade.
 
Dans le silence qui enveloppait de nouveau les tombes, elle a poussé un cri de surprise et s’est accroupie.
A l’endroit même où je me tenais quelques minutes auparavant, elle a ramassé un magnifique bouquet de roses noires, fraîches et veloutés, posé comme une promesse éternelle.
Un sourire mystérieux s’est alors dessiné sur ses lèvres.
Demain, j’en suis sûr, elle sera au rendez-vous. Mais moi ?…
 
Josiane
 
 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 31 Octobre 2026

 

 

TOC...TOC...TOC   TROIS  SOMBREROS FLAMBOYANTS  -  UNE  VOIX  - TROIS GUITARES

 

C'est '' El Dia de los muertos '' à la couleur âcre du Mexique  : hellO-O c'est moi la Catrina celle de José Posada mon graveur préféré c'est moi la terreur dans le monde de Zorro c'est moi la Catrina de Diégo Rivera honorant ainsi ma muse Frida ; est-elle bien terrible cette calavera en dentelles et chapeau à fleurettes, cette calavera à plumes et cliquetis multiples qui crache sur un air de casseroles d'argent quelques vers poussiéreux d' où s'échappe prose tintinnabulante; en ce jour béni de retrouvailles outre-tombe allons grignoter nos fantômes préférés en sucreries mortelles, crânes ou pains des morts aux remugles puissants dressés en bataillons dans les coins les plus sombres de la planète allons saluer au '' Très de Mayo '' les fusillades nourries des sabbats de sorcières allons rejoindre les exploits sanglants où Zapato et Pancho Villa mènent la cadence tous ensemble mélangés qui les os qui la langue depuis longtemps déjà

 

VIVA REVOLUCION !!!

 

dans ce mémento explosif  de ces cadavres exotiques, monte vers nos âmes l'encens safrané de la poudre de rose d'Inde où flottent au vent guirlandes ciselées de figures fulgurantes revenues des batailles orbite révulsée sous une cocarde fardée de peintures noires et blanches, ils sont venus  ces fanfarons bras menaçant, l'ardeur convaincante et l’œillet au fusil...une seule voix pourtant dans ce cri... ….....POESIE

 

VIVA LA MUERTE !!!

 

Me voilà jeune de la mort fraîche et sans passé sorti de  terre que le linceul recouvre décemment pour fleurir la parade des trépassés, et comme d'autres  ondoyant d'une vie distincte sur  l'odeur forte du souci et d' œillet éclatant je reviens titiller les lanternes du néant. arracher ces consciences pour les peurs  pressenties en quelconque pérennité ; O chair marmoréenne tu es seulement putrescible mais

 

MAIS MOI JE CRANE !!! 

 

Cynique humain ! la mort n'est que démocratique, au plus transition écologique cela est-il mesurable ? aussi pour la relève dans ce salon littéraire ou vendeurs de pois chiches et cadavres exquis cliquettent, de ses cloches débiles la Mort coule d'argent quelques rimes euphoriques sur son sillage, des vers sans appel que son destin abandonne avec joie ; elle, buvant la pulque magique au cœur même de l'agave...ondoie et poursuit

 

                                                              LA ROBE FENDUE           

                                                              FENDUE                         SUR UNE CUISSE MINCE

                                                              LA JAMBE TENDUE

                                                              TENDUE                         POUR QUELQUE PRINCE

!OLE !

                                                              MAIS SOUVIENS-TOI

                                                              TOI                                  QUE TU MOURRAS

                                                              QUAND DANS MES BRAS

                                                              MES BRAS                      TU RENAITRAS

!OLE !

                                                              VIENS DANS MA DANSE

                                                              DANSE                           JOYEUX MORTEL

                                                              SUIS LA CADENCE

                                                              CADENCE                      DU GRAND SOMMEIL

                                                              DU GRAND SOMMEIL

inspiré de ( Memento mori, poème de D-Venturini )

                                                             

Marie-Thérèse


 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 31 Octobre 2026

 

Pourquoi l'homme n'a-t-il pas des ailes en plus des bras et des jambes ?

- "J'ai des bras et des jambes. Qui suis-je ?"
Facile un homme. 
- Mais si en prime j'ai aussi des ailes... 
- Ah ! alors c'est l'homme de Vitruve, revu par Léonard de Vinci appliqué au principe du vol !
Donc un 2 en 1 : LA découverte !

D'abord où placer les ailes ?
En doublon des membres supérieurs ? L' homme déjà bien empêtré en ayant les deux pieds sur terre, quel tableau si on lui ajoute des organes de vol !

De plus il prendrait tout de haut. Pour peu qu'il ait du plomb dans l'aile il ne décollerait plus de son canapé et, dépressif, finirait par battre de l'aile; mais battre de l'aile ne signifie pas pour autant voler...

À propos de vol, il serait tenté de s'assimiler à la pie et déroberait grâce à ses bras des trésors qu'il cacherait sous ses ailes. Ce serait la fin du vigile qui, au moment de l'appréhender verrait l'oiseau s'envoler -ou pas, puisque son corps trop lourd serait une véritable entrave...Qu'en dis-tu Léonard ?

En fait la nature a bien fait les choses : l'homme a deux bras et deux jambes (qu'il prend à son cou quand il le faut) et c'est très bien comme ça, n'en déplaise à l'instigateur de cette question.


D'ailleurs, une autre interrogation  existentielle : qui  peut bien être l'auteur morosophe de cette suggestion ?...

 
Letizia
 
 

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Rédigé par Letizia

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Publié le 30 Octobre 2026

 
Discours électoral d'une citrouille aux élections municipales.
 
Tout au fond du jardin un soir d’été
A l’abri des regards indiscrets
Un parti j’avais crée
Le mouvement des cucurbitacées
Réunissant citrouille courgettes potirons
Tous unis sous le même nom
Après le vote des primaires
Me voila en tête de liste pour devenir Maire
Pour ce faire je préparai mon discours
Sans demi-teinte ni détour
Il fallait convaincre les poireaux les carottes
De me donner leur vote
Alors devant les légumes rassemblés
Comme un orateur je me suis lancé
Ami du maraîcher
Ne terminons pas en soupe ni en purée
Refusons la maltraitance des humains
Soyons maître de notre destin
Ils n’entendent pas le cri du potager
Des pommes de terre plongées dans l’huile
Ne restons pas immobiles
Devant le sort des poireaux
Réduit en flamiche en sortant du frigo
Moi Citrouille je refuse Halloween
Où on nous découpe on nous assassine
Alors refusons de participer à leur cuisine
Avec moi fini les épluchures
Partons à l’aventure
Montrons notre riposte
Avant de terminer dans le compost
En votant pour la liste des cucurbitacées
Vos revendications seront assurées
 
Bernard
 
 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 30 Octobre 2026

Le journal intime d'un zombie amoureux qui veut séduire sa voisine, mais il perd régulièrement un morceau de lui même.
 
Comment vous dire comment vous expliquer
Pourtant cela devrait être simple je suis amoureux
De ma voisine d’a cote de ma perpétuité
Celle qui se situe au milieu
 
Du grand pré devant l’église
La où la société s’égalise
Sous un mètre de terre
On nous apprend à nous taire
 
Oui je suis mort il y a plusieurs années
Mais je ne peux m’empêcher
De revenir parmi les vivants
Je traîne le soir au milieu des gisants
 
Et c’est comme ça que je l’ai rencontré
Assise vêtue d’un suaire blanc à même la terre
Elle lisait Le goût du néant, le Possédé
D’un certain Charles Baudelaire
 
En la voyant je fus tellement surpris
Que mes bras m’en tombèrent
A ce bruit elle poussa un cri
Et les chouettes hurlèrent
 
J’ai voulu la rassurer
Mais dans sa tombe elle partit se cacher
Me laissant seul désemparé
Ramassant mes os éparpillés
 
La journée fut longue et ensoleillée
J’attendais la lune et sa clarté
Pour pouvoir retrouver
Ma diaphane bien aimée
 
Hélas je me suis perdu
Les allées du « Père Lachaise » j’ai confondu
Un vrai casse-tête
La mienne a roulé,où avais-je la tête
 
L’aube déchirait la nuit
Mon crâne sous mon bras meurtri
Devant ma tombe je jurais confus
Que de l’amour on ne m’y reprendrait plus
 
 
Bernard
 
 
 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 30 Octobre 2026

Chères concitoyennes, chers concitoyens, habitantes et habitants des campagnes et des forêts,

L’heure du changement est venu ! Halloween approche et, comme chaque année, grand nombre d’entre nous seront sacrifiées, tailladées, ridiculisées, découpées d’horribles sourires aux dents pointues, brûlées dans notre chair par d’hideux lumignons.

Révolte !

Criez au monde votre raz-le-bol, votez pour moi !

Ensemble nous abolirons ces pratiques d’un autre âge, nous montrerons au monde entier que nous ne méritons pas tous ces qualificatifs péjoratifs dont on nous affuble. Nous bâtirons un monde plus juste, où le mot légume ne désignera plus les apathiques de tout poil, où le mot courge ne sera plus synonyme de blonde. Nous donnerons à tous les végétaux, à tous les animaux, les mêmes droits que s’octroie aujourd’hui la race dominante, l’Homme, ce prédateur féroce.

Unissons nos forces, peuple opprimé de la flore et la faune, renversons ce pouvoir dictatorial qui nous méprise et nous exploite.

Et vous, mes semblables, mes frères, sœurs, cousines, cousins, les potirons, courges, courgettes, cougourdes, cougourdons, melons et pastèques, sautez des champs, franchissez les enclos, les barrières, les cageots et les brouettes.

En calan, li cougourda rigoualoun !

Roulez, entraînez avec vous les haricots dont ce n’est pas la fin, mais bien le début d’une ère nouvelle, car nous abolirons aussi cette expression débile, ainsi que les carottes qui ne se seront plus cuites. De même, on ne se racontera plus de salades, on ne s’occupera pas que des ses oignons, mais des oignons de tous, même de ceux qui poussent sur les orteils des femmes mûres. On n’est pas des cœurs d’artichaut, on ne fera pas chou blanc, on aura plein de radis. On aura la pêche, on se fendra la poire. On ramène sa fraise sans avoir le melon et on vient voter pour moi !

Un avenir radieux, de l’arrosage à volonté, du fumier bio, des champs sans pesticides et des potirons exemptés d’Halloween sont au programme. Le conseil municipal sélectionnera des graines de paysans respectueux, des plants de chasseurs sans fusil, des semis de bouchers sans couteau.

Votez pour moi chers concitoyennes, concitoyens, habitantes et habitants des campagnes et des forêts, et ce programme deviendra votre nouvelle vie !

 

Mado

 

 

 

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 26 Octobre 2026

Atelier : 
Associations d'idées
 
Sujet :
Choisir un mot ou un thème.
A ce mot, associer 7 autres mots sans trop réfléchir.
Écrire les 8 mots verticalement.
Regrouper ces 8 mots par couple, du haut en bas de la feuille. Chaque couple va donner naissance à un mot. Vous obtenez ainsi une nouvelle série verticale de 4 mots.
Vous regroupez ces 4 nouveaux mots par deux et obtenez ainsi 2 nouveaux mots.
Ces 2 derniers vont faire naître le mot ultime de la série.
Écrivez maintenant un texte qui commence par le dernier mot et finit avec le premier, en remontant de bas en haut et en numérotant les mots de 1 à 15. 
 
Atelier emprunté à :
Paginaire – Cent chantiers d’écriture… ou presque
Lyane DOUËNEL, Sylvette RAOUL, Nicole SANTORO
Les Cahiers de l’Égaré

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 26 Octobre 2026

 

15 Vie
14 Voyage
13 Insouciance
12 Évasion
11 Découverte
10 Joie
9 Souvenir
8 Sieste
7 Montagne
6 Été
5 Basse-cour
4 Confitures
3 Vacances
2 Enfance
1 Jardin
 
Souvenirs d’enfance,
 
J’aime prendre la plume et me pencher sur ma vie. Même si le parfum de jeunesse s’est enfui, je pense que ce voyage intérieur est un doux moment pour évoquer de multiples souvenirs.
 
J’évoquerai en premier l’insouciance, celle qui nous anime dès l’enfance et qui m’a permis de vivre une totale évasion tout au long de mon adolescence. Mordre la vie à pleine dents, être prête à la découverte de tout ce qui peut rendre une existence heureuse. La magie du mot joie emplit notre cœur d’instants
inoubliables, précieux trésors à ranger dans le tiroir secret de sa mémoire.
 
Je ne sais pourquoi le mot souvenir me ramène à mes vacances à Puget Théniers, dans cette bâtisse aux volets verts, adossée au rocher. Une image me fait sourire : la sieste imposée par les parents dans ce paradis verdoyant, niché au cœur des montagnes niçoises. Baignée dans cette atmosphère vivifiante, sous le bleu azur de l’été, je me réfugiais sous un arbre centenaire dont les branches retombaient jusqu’à moi pour me protéger.
 
Un véritable havre de paix où, un livre à la main, je m’évadais au fil des aventures du Club des Cinq,
Les poules caquetaient dans la basse-cour, sous le regard fier du coq. Puis venait le goûter, un moment sublime où nous dégustions des crêpes ou des gaufres nappées de confiture maison, qui barbouillaient nos visages gourmands.
C’était les vacances ! Un clin d’œil à mon enfance, lorsque je m’amusais avec mes cousins dans l’immense jardin. Nous étions libres de courir, de crier sous le regard attendri de notre grand-mère aux yeux clairs.
 
En fermant les yeux, j’ai l’impression de retrouver mon âme d’enfant.
 
Josiane

 

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Rédigé par Josiane

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