Publié le 30 Avril 2026
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Un atelier d'écriture, des thèmes variés, les textes des membres de l'atelier.
Publié le 30 Avril 2026
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Publié le 27 Avril 2026
Les souliers de l' esprit où l' esprit des souliers... marche Pikolinos... têtu à jamais et tenace dans tes chausses à tenir simplement la route vers le sud ; mon ange, vers le sud toujours vers le sud : une mécanique dans ton souffle synchro et respire un – deux – un – deux - souffle les façades roses et bleues - un – deux - trois engouffre et rejette - peutt... peutt... les sentes malodorantes où la ligne verte du printemps trace jusqu' au ciel des perspectives mouillées de mauve dans le raillement des goélands ; les souliers - un – deux - trois aux ampoules encombrantes gémissent en rythme - vlap – vloup - vlap jusqu' ààààààààà
l' obsession et le râle mouvant des bâtiments tordus aux fenêtres informelles. Un – deux – un – deux - ils marchent les souliers en zébrant l' air fuyant - un – deux – trois - quitte à racler le sol humide d' une prison sans les murs...Un - deux - l' œil est en marche, il
s' oublie dans ses chausses claudicantes et les formes sans objets dans cet œil liquide reformées à loisir du suint grenat irrité où le mauve vire au rose les algues tendres et les poils salis délicieux et profonds qu' une glauque corporeité transpire et macère vibrante oh combien !!! je pue dans mon jus littéralement des PIKOLINOS gonflés de fatigue et le corps en fer blanc surchauffé crisse dans ses entournures...Peu importe : les souliers de l' hiver poursuivent leur rêves enfermés par le rythme pressant propre de l' animal. Se bouclent combinaisons kaléidoscopiques battant mesure en cadence - un - deux - un - deux – un...accompagne - cœur - urgence et sourd – musique - militaire sur ordre existentiel d' une action vers la mer dans le sud vers la mer du toujours où se joignent et la mer et la terre et le ciel et les bulles et les ouïes et les algues et les pieuvres jusqu' au centre du sud dans la marche improbable
.................MARCHER
Marie-Thérèse
Publié le 26 Avril 2026
Publié le 26 Avril 2026
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Image créée par IA pour l'atelier d'écriture
Après l’émotion du poème, il m’a conduite dans son lieu secret. Là, suspendue entre deux chênes centenaires, se dresse une cabane en bois de cèdre. Drapée d’or cuivré par le soleil couchant, ce nid magique paraît hors du monde. Seul le murmure des feuilles vient troubler le silence. Un escalier vertigineux nous invite à l’ascension.
Publié le 26 Avril 2026
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Image créée par IA pour l'atelier d'écriture
Publié le 21 Avril 2026
- Bonjour cher ami. Quel plaisir de vous revoir ! Depuis la dernière fois où j’ai eu le bonheur de vous rencontrer, de nombreux nuages noirs sont venus obscurcir ce ciel, si bleu maintenant, et tellement ensoleillé qu’il semble honorer votre présence. Vous m’aviez gratifié d’un « au revoir » qui avait rempli mon âme d’une espérance semblable à une renaissance bienfaisante. Sachez que mon cœur est à vos pieds. L’attente a été angoissante, je surveillais l’approche de votre ombre avec l’espoir de voir votre auguste silhouette se diriger vers ma modeste personne.
Celui à qui avait été destiné ce flot de paroles s’approcha lentement, l’œil charbonneux et n’en croyant pas ses oreilles, lui dit :
- Ma parole ! Vous êtes en train de pleurer sur l’argent que vous m’avez prêté… A un taux d’usure journalier, qui devrait vous valoir un voyage en galère sur le banc de nage, si un semblant de justice existait dans ce pays !
- Allons, allons ! Mon ami, ce ne sont que des larmes de joie. Grace à moi, vous pouvez aller librement, tête haute avec la démarche altière de celui qui sait résoudre ses problèmes passagers de trésorerie… Vous êtes un exemple pour la société de cette ville, soyez en fier. Je me flatterai, moi même, de faire partie de vos relations. Et surtout, ne nous soucions pas du temps qui passe, d’ailleurs je n’achète plus de montre. Ne pensons plus aux heures, minutes et journées qui encombrent nos loisirs….
- Vos loisirs ! Vous avez de ces mots ! Vos loisirs se limitent à entendre tinter le bruit des pièces d’or qui, tous les jours que Dieu fait, font grossir votre bourse qui ne va pas tarder à éclater. La grenouille ! Vous êtes la grenouille de Monsieur de La Fontaine ! Pouf ! L’explosion va salir les parois de votre grand coffre… Mais dites-moi : Je me suis laissé dire que vous occupiez un petit poste, quelque part au gouvernement... Rassurez moi ?
- C’est exact ! Je suis Ministre des Finances. En fait, je gère l’argent que je prête à l’état. Qui plus est... je dois, hélas, lui consentir un taux préférentiel. Quand je pense à tout l’argent que je perds, je n’en dors pas la nuit. Pire, j’économise sur la nourriture, les habits et le reste…
- En effet, vous rasez les murs et votre imperméable est couleur de muraille. Vous avez sans doute peur que l’on vous reconnaisse ? Toutes ces taxes, impôts, directs et indirects, surtaxes et frais auxiliaires, connus ou inconnus... J’en passe et des meilleures... Où passe ce argent, Monsieur le Ministre ? Ne me dites pas que...
- Et oui ! Il faut bien que l’état me rembourse les intérêts qu’il me doit. Vous ne voudriez pas que le pays soit moins honnête que vous, quand même ! Voyez comme je vous considère. Et croyez moi, je ne prête pas la même opinion à tout le monde. Vous faites partie de mes contribuables les plus respectables. Quand je vous aperçois, au détour d’une rue, marchant droit comme un I majuscule et que je me rends compte que vous resplendissez de santé, mon cœur déborde d’allégresse... Mais je dois vous quitter, mon cher, j’aperçois un de mes amis qui vient vers nous et que je vais m’empresser d’aller saluer...
- À la gueule que lui fait son ami, je n’ai pas de mal à imaginer le poids des caresses que ce avare va lui prodiguer. Il est avare avec un grand A. Mais sans le E. Il en garde un peu pour la faim. Au cas ... Où !
Va savoir !
Fernand
Publié le 21 Avril 2026
Perdue dans mes pensées, je prolonge ma promenade quand mon regard se pose sur un panneau d’affichage à l’entrée du parc. Une conférence sur le « Trèfle d’eau et la fragilité des zones humides face au changement climatique », moi qui aime tant la vie et la nature, je ne peux y résister.
En entrant sous le chapiteau, l’atmosphère change. La lumière traverse la toile et une fraîcheur herbacée monte du sol. Mon attention est attirée par un stand tenu par une jeune femme au look singulier, le crâne rasé, le regard vif qui explique avec passion les schémas des libellules.
Le temps s’étire soudainement comme une pellicule qui ralentit. Je m’approche de la table couverte de documentations, un homme est là, dos à moi, penché sur des guides. Quand il se retourne, son visage se détache sous son chapeau. Le temps se fige. Il a dans ses mains, un vieil appareil à photo.
C’est lui, oui bien lui le photographe de Deauville. Celui qui, cinquante ans plus tôt, cherchait le meilleur angle pour me faire rire sur la jetée.
Nos regards se croisent et ne se quittent plus. Ses yeux bleus n’ont rien perdu de leur éclat, même si les rides les entourent désormais comme des rayons de soleil.
- Lui : (d’une voix hésitante) «Est-ce que la lumière de Normandie me joue des tours, ou est-ce que je reconnais ce sourire ? »
- Moi : (la gorge serrée, un sourire aux lèvres) « Je crois que nous avons tous les deux rendez-vous avec le passé, ici, aux milieux ds trèfles d’eau » .
- Lui : « Incroyable...après tant d’années ! Je venais donner un coup de main à ma petite-fille pour sa conférence. C’est elle, là-bas, avec son côté rebelle. Et toi, que fais-tu ici ? »
- Moi : Je suis en vacances...puis le hasard. Une affiche et l’envie de comprendre pourquoi le monde change, sans savoir que j’allais retrouver celui qui a fixé mes vingt ans sur papier glacé »
- Lui (son regard s’illumine) « Le Monde change, oui. Mais certaines émotions sont comme les zones humides : elles sont précieuses, rares, et il faut les protéger . »
- Moi : « Je suis allée sur la jetée. Je me remémorais cette semaine de tournage avec ton cousin Peter, et ces soirées mémorables.
- Lui : « La jetée… je la photographie encore très souvent. Silence ! Dis-moi as-tu épousé ce parisien qui ne te lâchait pas ?
Josiane
Publié le 21 Avril 2026
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L’ancrage au bord de l’eau
Le ciel ressemble à une aquarelle incertaine, un mélange de rose poudré, de gris ardoise sur fond bleuté paysage typique de la Côte de Nacre. Un tableau qui donne l’impression de vivre dans un rêve, loin de la réalité. La plage, immense et lisse comme un miroir après la marée haute, garde l’empreinte humide de l’océan. Au loin, s’avance sur les flots, une silhouette de bois sombre ponctuée par de petites cabines blanches aux toits pointus, sentinelles immobiles face à l’horizon.
L’air est chargé de sel, d’iode et d’un silence assourdissant. Il est parfois troublé par le cri d’un goéland ou le clapotis de l’eau qui se retire.
Je reste là, les pieds nus s’enfonçant légèrement dans le sable frais et je regarde cette passerelle.
Elle n’a pas changé. Pour moi, elle n’est pas qu’une structure en bois, elle est un pont jeté vers mes vingt ans.
Je me revois, courant sur ces planches qui résonnaient sous mes pas, le souffle court et le cœur battant plus vite que la raison. C’était un soir de septembre, le vent collait mes cheveux sur mes joues. J’étais venue rejoindre une bande d’amis parisiens en goguette à Deauville. Par un tour du destin, nous avions été recrutés pour faire de la figuration dans un film. Peter O’Tool avait le rôle principal ; un homme magnétique au charisme foudroyant, d’une élégance rare. Pendant une semaine mémorable, nous avions formé une joyeuse tribu. On m’avait mitraillée de photos, ici-même, devant et sur cette jetée, capturant ma jeunesse, entre deux prises de vues. Merveilleux souvenir de cette insouciance qui nous permettait de croire que le monde nous appartenait.
Aujourd’hui, je suis revenue. L’embrun sur mon visage déclenche une étincelle : une gratitude pour ce décor qui a survécu aux tempêtes, tout comme moi.
Josiane
Publié le 17 Avril 2026
Publié le 12 Avril 2026
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