Publié le 23 Octobre 2025

 
Quand j'étais petite, toutes étrangetés m'intriguaient, j'étais curieuse et aventurière, un garçon manqué.
Une vieille bâtisse se dressait non loin de la maison de ma grand-mère, chez qui je passais mes vacances d'été et d'hiver pour Noël.
Cette année dans ce petit village de l'arrière-pays niçois, Sclos-de-Contes, où je retrouvais mes amis, une réunion des principaux représentants de la commune faisait grand bruit.
-Dans  ce village il y a une maison ancienne qui est partiellement détruite, de nouveaux arrivants dans le village aimeraient l'acheter, les travaux commenceront dans quelques semaines.
- Ah  non ! me dis-je, marchant d'un pas décidé vers cette ruine..
"Joyeux Halloween" me lancèrent des amis croisés en chemin.
M'approchant de cet endroit, je réalisais que nous étions le 31 octobre, le Jour d'Halloween. était-ce mon imagination qui me jouait des hallucinations, auditives, parce que soudain mes oreilles entendaient des rires graves ou hystériques.
Je rentrais contre ma volonté dans un monde parallèle, des mains puissantes m'agrippèrent, une vieille sorcière tenait la porte, à califourchon sur un vieux balai, sur son épaule un chaton noir aux dents acérées crachait dans ma direction.
Comme un zombi dans cet endroit bizarre, effrayant, je continuais ma visite, suivie par des chauves-souris qui, en guise de bienvenue, poussaient des grincements.
Je tombais à cause d'une grosse citrouille à moitié séchée qui n'avait plus qu'un œil, luisant de peur, me relevant, ma main touchait un élément dur, d'où sortait une main ou plutôt un squelette de main desséchée.
Dans l'obscurité, la petite lumière d'une bougie portée par une enfant blonde en haillons, me tranquillisa, pourquoi je ne sais pas...
En sortant accompagnée par un fantôme et une sorcière bienveillants, je vis un panier rempli de bonbons..
-Prends en un, me suggéra le chaton, rentrant ses griffes.
-Tu as bien dormi, me dis ma grand-mère, un sourire en coin... Ils t'ont eu hein, tu as rêvé de cette maison hantée, le jour d'Halloween... Viens, j'ai ressorti les accessoires de l'année dernière, chapeau noir pointu, citrouille en plastique et d'autres... qui font peur...
 
Dominique
 
 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 23 Octobre 2025

Chaque année, pour les vacances de la Toussaint, nous partions dans les Alpes de Haute Provence où mes parents possédaient une maison. Celle-ci était située tout en haut du village. Pour y accéder on devait emprunter une ruelle en pente et passer obligatoirement devant la maison « des muettes » dont la réputation n’était plus à faire. Ces deux sœurs, éternellement vêtues de noir, vivaient en recluses dans leur maison. Elles ne parlaient à personne et quand par hasard on les croisait on les entendait marmonner des paroles inintelligibles. Leur maison était une grande bâtisse austère aves un grand porche abritant une porte en bois. Les fenêtres étaient occultées par des rideaux de velours rouges, été comme hiver. Malgré la peur qu’elle m’inspirait je rêvais de la visiter. Et cette année là l’occasion allait se présenter.

31 octobre 1961. En rentrant de promenade aujourd’hui je croise les Muettes qui se rendent dans leur jardin. Comme d’habitude elles m’ignorent et pressent le pas. Quand j’arrive devant leur maison, surprise ! Elles ont laissé la porte d’entrée entrouverte. La tentation est trop forte, impossible d’y résister. Après m’être assurée que personne n’arrive je pénètre dans la maison sur la pointe des pieds. A peine à l’intérieur, une odeur âcre me saisit à la gorge et me coupe la respiration. Je pénètre dans la première pièce qui doit être la cuisine. Sur le poêle à bois qui ronronne doucement, un vieux chaudron en fonte laisse échapper une fumée légèrement bleutée. Au milieu de la pièce, sur une table bancale, je vois une série d’objets hétéroclites : tubes en verre aux contenus étranges ou colorés, récipient contenant des herbes fraîchement ramassées, grand livre aux pages jaunies et cornées, cristaux bleus, rouges ou violets et enfin une grande variété de courges. C’est ici sans aucun doute que les muettes fabriquent leur breuvage ou leurs recettes maléfiques. Un frisson me traverse l’échine et je m’empresse de quitter cette pièce. La suivante est sensée être une chambre mais quelle chambre ! Des bougies, posées sur une commode vermoulue, éclairent la pièce d’une lumière tremblotante et projettent sur le mur des ombres inquiétantes. Le lit occupe le fond de la chambre. Sur l’édredon en laine un chat noir fait semblant de dormir. Mais ses yeux dorés, à demi fermés, suivent chacun de mes mouvements. Il semble prêt à bondir. Dans un coin de la pièce, sur un porte-manteau sont accrochés deux capes noires et deux chapeaux pointus. Mes doutes deviennent une certitude : les muettes sont des sorcières qui préparent en secret des potions magiques. Si elles reviennent et me trouvent là je connaitrai le même sort qu’Hansel et Gretel. J’ai soudain très froid même si la sueur perle à mon front. Je fais demi-tour et sort de la maison en courant comme si j’avais le diable à mes trousses…

Je n’ai jamais osé parler de mon escapade à qui que ce soit. C’était mon secret. Mais aujourd’hui, après toutes ces années passées, je me demande parfois si je n’ai pas rêvé…

Élisabeth 

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Rédigé par Elisabeth

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Publié le 23 Octobre 2025

Premier sujet

La maison d’en face était toujours fermée et restait silencieuse toute l’année.

Pourtant un soir, je me souviens c’était Halloween, sa porte était entrebâillée.

Mon courage et ma peur se disputèrent. L’inconscience de ma jeunesse l’emporta,

tremblant je rentrais.

La pièce était silencieuse, abandonnée

Un manteau de poussière, constellé de toiles

Recouvrait le mobilier, d'un léger voile,

Une lumière diffuse, d'un vasistas cassé

Donnait vie aux objets inanimés

 

Au mur, une photo jaunie, une image

D'une jeune beauté au regard très sage

 

Sur le sol, sur les dalles

Comme un message, des pétales

D'un bouquet de marguerites effeuillées

Indique que le temps conjugue le verbe aimer

 

Un léger vent, un petit courant d'air

Nous apporte son parfum de mystère

Dans ce monde je recueille le silence

Instant suspendu de mon existence

 

La pièce était silencieuse soudain un craquement

Suivi d’un hurlement

Prenant mes jambes à mon cou

Prêt à décamper

Mon courage venait de me laisser tomber

C’est alors que j’entendis un coucou

C’était une chouette que je venais de déranger

Et le vent qui criait dans la cheminée

 

Deuxième sujet :

Il y a des soirs comme ça

Ou tout est calme ici-bas

Pourtant il arrive parfois

Que des histoires d’autrefois

Viennent vous perturber

Voire même vous agacer

C’était le jour d’Halloween

J’entendis une voix qui me baragouine

Des mots que je ne comprends pas

Comme si ça venait de l’au-delà

En tendant mon oreille

Je remis de suite mon appareil

Le son comme une complainte

M’enleva toutes mes craintes

C’était un doux souvenir

D’un amour de jeunesse

Qui voulait un instant me rajeunir

En m’enveloppant d’une caresse

Il m’emporta dans la nuit étoilée

Le monde est beau quand on peut rêver

 

 

Et pourquoi pas un spécial Mado

 

Ce n’était pas un carnaval

Pourtant tous les animaux

Se retrouvèrent au tribunal

Tous criaient très haut

Ils voulaient condamner à mort

Le lion et le jeter dehors

Il avait osé manger

L’animatrice de l’atelier

Le lapin procureur général

Prit une voix théâtrale

Pour demander aux jurés : êtes-vous prêts ?

Ils répondirent : notez greffier

En souvenir d’elle

Le jugement sera sans appel

Lion voici ta peine

Tu devras à l’ avenir

Sans jérémiades ni soupirs

Manger que des « Madeleine »

 

Bernard

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 23 Octobre 2025

A l'ombre des platanes d'un village provençal, un vide-grenier, ma gourmandise du dimanche.

Sur la place, juste à côté de la fontaine, quatre planches couleur indigo qui tanguent dans un équilibre incertain.

Juste derrière, le vendeur, bermuda rouge, veste queue de pie et chapeau claque.
Voilà un homme étrange qui me plaît. Mais que vend-il donc ce Mangeclous – car c'est à lui qu'il me fait penser- ?

Des outils-pas mon genre-, et des ustensiles de cuisine. Parmi ces derniers, un vieil hachoir à viande en fonte, comme en utilisait ma maman en Tunisie.

3€, ça fait pas cher la nostalgie.

De retour dans ma cuisine aux murs jaunes, après une incursion inaugurale chez le boucher (je ne m'y rends jamais), je pose mon hachoir nettoyé, récuré sur le marbre gris dédié généralement au pétrissage de la pâte à pain.

J'introduis délicatement un petit morceau de barbaque, donne un petit tour de manivelle. Ça coince, la manivelle se rebelle refuse de maniveller. Je force la réfractaire. Et là j'entends « Sortez-moi de là, je suis coincé, coincé et végétarien. Donnez un coup sec et le ressort, tel un trampoline, me délivrera. Soyez habile, ne ratez pas la manœuvre ».

Hélas habile ne fait pas partie de mes talents, mais je ne peux décemment laisser qui que ce soit coincé dans un hachoir à viande, encore plus un végétarien !
Et hop, opération réussie. Un petit bonhomme à lunettes, à l'accent typique cheveu sur la langue, s'ébroue, tente de se déplier mais il est un peu rouillé.

Quand il déploie ses jambes, ça fait Dim, son torse, ça fait Dam, son cou, ça fait Dom.

- Bonjour chère Madame. Pardonnez je suis un peu pressé. L'on m'attend au collège de pataphysique. Je suis l'un des membres éminents de cette société de recherches savantes et inutiles. Comme l'énonçait notre fondateur Alfred Jarry, «  la pataphysique est la science des solutions imaginaires qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité ». J'espère qu'ils ne m'ont pas remplacé . Au fait, la date du jour ? -

-  30 septembre 2025 cher Monsieur-

- Et je suis enfermé là depuis mars 1997, c'est insensé -

C'est pas si vieux, cela ne ressemble pas aux histoires de génies enfermés depuis des centaines d'années dans une petite lampe.

- Dans un hachoir à viande, fallait y penser !-

- Les trouvailles jeune dame.... -

- Judith pour vous servir -

- Les trouvailles, c'est ma spécialité. Je ne suis pas enfermé dans un hachoir à viande par hasard. J'ai haché tant de bébés à la moulinette, en tout bien tout honneur. Aucun n'est mort, rassurez-vous -


- Mais oui, ça me revient, vous êtes le précurseur de l'art vidéo en France.

Bonjour Monsieur Averty. Moi non plus je ne vous transformerai pas en hachis -

Hop un p'tit tour de manivelle.

Le monde de l'enfance

3€ ça fait pas cher la ritournelle

Une viande rouge comme le bermuda rouge du vendeur de vieux outils

Un p'tit tour de manivelle

Papa, maman, ma sœur et moi devant l'écran dans le salon.
Quelle imagination ce Monsieur Averty !

Un p'tit tour de manivelle

Un p'tit tour de manivelle...

 

Odile

 

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Publié le 22 Octobre 2025

« Ne t’aventure surtout pas près de la vieille maison au bout du chemin ! Elle est hantée par de mauvais esprits ! » me disait ma grand-mère quand j’étais enfant. Je n’ai jamais bien compris ce qui lui faisait tant peur. J’avais seulement cru percevoir quelques mots peu rassurants prononcés par les anciens du village assis sur le banc près de l’église : « sorcière », « magie noire », « crapauds »… C’était suffisant pour que je ne m’attarde pas du côté de la vieille chaumière. Je n’ai jamais vu qui que ce soit y entrer ou en sortir. Elle devait effectivement cacher un mystérieux secret cette maison abandonnée.

En cette fin d’après-midi du trente et un octobre, les jeunes du village s’apprêtent à fêter Halloween. Il fait frais, le jour décline vite, je presse le pas sur le chemin qui me ramène, comme chaque veille de Toussaint, dans ce coin de campagne où se dresse encore la maison familiale qui tristement n’abrite plus personne aujourd’hui. Distraitement, en passant, je jette un coup d’œil vers la vieille maison de pierres que j’ai toujours évitée suivant sagement le conseil de ma grand-mère.

Surprise, je reste figée sur place. Une fumée grise s’échappe de la cheminée. Pourtant je n’ai pas été informée que la mystérieuse maison était enfin occupée. Personne dans les alentours, pas de voitures non plus. Les villageois sont concentrés sur la place centrale. Le soir s’installe, mon ombre s’allonge. Je suis seule sur ce chemin. Une chouette toute proche fait entendre un ululement régulier et glacial.

C’est étrange … Emportée par l’envie d’en savoir plus, je m’approche, la porte d’entrée est entrebâillée, une faible lueur rougeâtre vacille derrière la petite fenêtre du rez de chaussée. Je risque un pas de plus. Désolée grand-mère, la curiosité est plus forte que la peur. Par la porte entrouverte s’échappe un effluve acide, pimenté, douteux qui vient heurter mes narines déjà gelées. Par politesse je donne trois petits coups à la porte. Pas de réponse. Aucun bruit humain à l’intérieur, seulement le crépitement de quelques buches qui se consument dans le foyer de la cuisinière à bois. Silencieusement mon regard parcourt l’intérieur de la pièce. Le mobilier est sobre, une table bancale, une vielle chaise en paille sur laquelle est posé un superbe chapeau noir et pointu. Sur la cuisinière rustique une vieille marmite chauffe, sans doute y mijote une soupe sans nom qui dégage cette odeur acre que j’ai sentie en entrant. Appuyé contre le mur un balai géant et à côté une paire de gros souliers en mauvais état. Serait-ce la Befana qui loge ici ? Derrière moi, dans la cuisinière, le brasier vient de s’intensifier, de nouvelles buches s’embrasent, les flammes s‘emballent, le crépitement redouble, pourtant je suis seule dans la pièce. Tout cela est bien étrange, il vaut mieux que je parte.

Mais je n’ai pas refermé la porte derrière moi en entrant. Un bruissement d’ailes me fait tourner la tête. Trois chauves-souris commencent un ballet autour de mes cheveux.

Cette fois s’en est trop. Sauve qui peut ! Fuyons ! Trop tard ! Un coup de vent soudain fait claquer la porte. Un bruit métallique de clé dans la serrure vient compléter cette scène effrayante. Je remarque alors que le balai, le chapeau et les vieux souliers ont disparu. Seule issue possible, la fenêtre ! Je m’apprête à l’ouvrir quand j’aperçois dans le ciel noir une forme humaine, à califourchon sur le balai, un chapeau pointu sur la tête, de vieux souliers cassés aux pieds, qui me fait un signe de la main en éclatant d’un rire tonitruant.

Mireille

 

 

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Publié le 22 Octobre 2025

Mardi 21 octobre 2025

Quelle plaie ces végétariens et leur sang de navet ! Ça a le goût de rien ! La dernière que j’ai mordue, j’ai eu l’impression de boire du lait d’avoine, sans sucre en plus. On se demande comment ils tiennent debout à se nourrir de fruits et de graines. Fini le bon sang qui gicle dans la bouche, bien chaud, bien riche, bien gras, avec ce goût indéfinissable, délicieusement carné. En plus, cette saignée que je prodiguais de façon gracieuse ne pouvait que leur faire du bien à tous ces viandards hypertendus. C’était gagnant gagnant, car j’évitais de les saigner complètement. Juste de quoi me rassasier et faire baisser leur tension, pour pouvoir y revenir quand ils auraient reconstitué leur volémie sanguine. Ils auraient dû me remercier au lieu de se poser en victimes et de vouloir me planter un pieu dans le cœur. Bandes de sauvages !

Rien que d’en parler, de leur sang épais, visqueux à souhait, j’en salive… que c’était bon ! Trop bon même ! Ils m’ont refilé tout leur cholestérol. Alors j’ai dû changer de régime, je me suis mis au sang végétarien, plus light, sans sucre et sans gluten, mais c’est vraiment dégueu. Quand c’est pas le goût du poireau, c’est celui de l’aubergine, ou de la tomate, ou de la pomme, ou du raisin, ou de trucs que je ne sais même pas ce que c’est, le pire étant le goût de l’ail qui me fait fuir à toutes jambes. Non, non, non, tout sauf ce sang veggie. Trop frustrant. Autant changer radicalement d’alimentation.

J’ai donc décidé de devenir végétarien. Première chose, choisir de vivre parmi d’autres végétariens pour ne pas être tenté. J’ai sympathisé avec ma dernière proie, une vieille infirmière pas rancunière pour deux sous. Elle m’encourage, me mitonne de bons petits plats à la sauce tomate bien rouge, chaude, épaisse, denrée de substitution qui, espère-t-elle, me comblera. Je bois ça comme un vampire que je suis, ça teinte mes canines en écarlate, ça coule sur mon menton, ça n’a rien à voir avec le sang frais, ça a le goût des herbes de Provence, mais je joue le jeu car ça la fait marrer, même pas peur, qu’elle me dit. Elle le sait bien que je le déteste, son sang insipide.

En ce moment, c’est la saison des grenades. On fait le concours à qui sera le plus dégoulinant de jus rouge. Assis face à face, on croque dans les graines, leur suc jaillit, explose, on en a partout. Elle, elle joue au vampire, toute barbouillée de rouge, moi, j’ai envie de mordre ! Surtout quand des viandards de sa famille lui rendent visite. Alors là, j’ai du mal. Je reluque le cou grassouillet du frère, la délicate veine bleue sous la peau de la sœur et je salive, je salive, j’ai la babine qui se retrousse, les canines qui poussent, j’implore Dracula, Nosferatu de me venir en aide. Mais c’est mon infirmière qui intervient en me fourrant une betterave bien juteuse entre les dents. Comme si ça pouvait remplacer ! En plus, j’ai l’air d’un con, avec ma tétine betterave ! Et eux rigolent ! Ils se foutent de ma gueule sans complexe. Tu parles d’un vampire ! Je suis à la soupe, salade, compote, ça me lime les dents !

Hier j’ai fait une prise de sang ; bon sang, c’est le cas de le dire, j’ai lutté grave pour ne pas gober les tubes dans ce labo ! Mon bilan sanguin s’améliore, mon cholestérol diminue, ça m’encourage à poursuivre… et à serrer les dents quand je croise une nuque appétissante. Mais pour Halloween, c’est décidé, je m’autoriserai quelques écarts… J’en ai la canine qui frétille rien que d’y penser !

 

Mado

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 21 Octobre 2025

 
Ma saison préférée c’est le printemps. La nature s’éveille doucement après la torpeur de l’hiver. Des petites pousses vertes dressent leur tête délicatement. Comme elles, une énergie toute neuve m’envahit. Dans les nids éclosent les œufs. J’ai le sentiment moi aussi de vivre à chaque fois une nouvelle naissance porteuse d’espoir et de bonheurs futurs.
Après le printemps l’autre saison qui m’émerveille c’est l’automne. Pourtant quand l’équinoxe est passé, on sait bien que très vite les jours seront plus courts et la lumière du soleil moins intense. La nature flamboyante annonce la perte des feuilles mais ses couleurs me ravissent. Les paysages sont de toute beauté, les rouges-gorges sautillent sur les tas de feuilles rousses, les champignons font le bonheur des connaisseurs. Marcher sur les sentiers en automne m’apporte calme et sérénité, une promenade méditative en quelque sorte.
Dans l’ordre décroissant c’est l’été qui suit l’automne. Saison familiale pour moi pourtant. Les retrouvailles, les repas en famille, les baignades dans les criques… le bonheur partagé d’être ensemble petits et grands, les rires des enfants, le soleil haut dans le ciel, les tenues légères, tout cela me remplit d’allégresse. Un seul bémol mais de taille, la chaleur le jour et la nuit où l’on trouve avec peine le sommeil.
L’hiver est la saison la moins agréable pour moi. Elle reste synonyme de moments douloureux, de temps gris et froid, de journées trop courtes.
Heureusement Noël y apporte un rayon de joie. Celle de faire et de recevoir des cadeaux, la magie toujours présente dans les yeux des petits. Reviennent alors les souvenirs d’enfance teintés de tendre mélancolie : la veillée familiale et l’attente du bonhomme à la barbe blanche quand je croyais encore qu’il descendait par la cheminée et que je n’imaginais pas que ces moments joyeux auraient une fin.
Quand quelques flocons silencieux tombent en décembre, l’hiver devient un paysage de carte de vœux.

Mireille

 

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Publié le 21 Octobre 2025

 

Marguerite catastrophée par les récents propos de son mari, se confie à son amie Edith : « C’est terrible ! Edmond est ruiné ! »
Edith s’empresse de répéter à Madame Bourg, sa riche voisine, qu’Edmond est un adepte des jeux. Il va tous les soirs au casino et y joue beaucoup d’argent.
Madame Bourg, outrée, intime à son mari Ernest de ne plus fréquenter Edmond et surtout de ne pas l’imiter. « Sinon toi aussi tu finiras sur la paille ! »
« Ecoute ça, Augustine ! » s’esclaffe Ernest. « Catherine m’interdit de fréquenter le casino avec Edmond, elle pense que je finirai ruiné comme lui ! » Suzanne trouve cela très drôle. Elle sait combien de fois son frère a joué et perdu des sommes importantes, vite remboursées en puisant dans les réserves de sa riche épouse qui n’en a jamais rien su.
Elle s’empresse de répéter à Manon que Catherine a découvert l’addiction de son oncle Ernest pour le jeu.
  • « Tu savais, toi que mon oncle était un dépravé ? » demande-t-elle à sa cousine Martine.
  • « Non, non, je ne savais pas, mais ce n’est pas étonnant, il est très ami avec ce coquin d’Edmond »
  • « Allo Georgette, désillusion, Ernest n’est pas l’honnête homme que tu crois ! il gaspille tout l’argent de sa femme, comme ce gougeât d’Edmond ! » crie Martine dans l’écouteur.
Georgette scandalisée, prend le téléphone et appelle Mathilde. « J’ai appris de source sûre qu’Ernest et Edmond sont de mauvais garçons. Préviens Gaston qu’il fasse attention !» Mathilde se retourne vers son mari qui a tout entendu et qui esquisse un sourire malicieux.
Retenant difficilement sa bonne humeur, Gaston informe Huguette, la boulangère, de l’alliance Edmond/Ernest, les nouveaux malfrats du quartier. La brave femme est inquiète. Elle se confie à un client.
  • « Je viens d’apprendre une nouvelle alarmante Monsieur Bertrand, il y a tout près de chez nous deux hommes peu fréquentables, Edmond et Ernest. Ils gaspillent leurs sous et ceux de leurs épouses tous les soirs au casino. »
  • « Oh ! quelle misère ! faites attention à votre caisse alors Madame Huguette ! Peut-être qu’ils volent à droite et à gauche pour assouvir leur passion ! »
Incrédule et moqueur, Bertrand éclate de rire.
Il rapporte immédiatement sa conversation avec la boulangère à son ami Alfred qui l’écoute cigare aux lèvres.
Hilare, Alfred apprend à Gustave que dans le quartier on raconte qu’un nouveau gang de malfaiteurs, dont Edmond serait le chef, vole les honnêtes gens et même les petits commerçants pour aller ensuite jouer et souvent perdre des sommes folles au casino.
Cette rumeur amuse beaucoup Gustave qui connaît bien Edmond.
  • « Alors tu es devenu chef de bande Edmond ? » et Gustave rit de plus en plus.
  • « C’est quoi cette histoire ? De quelle bande parles-tu ?» s’écrie Edmond ébahi.
  • « Il parait que tu as perdu une somme astronomique au casino et que tu es ruiné maintenant ? »
Très en colère Edmond comprend vite d’où est partie cette rumeur.
  • « Marguerite, qu’es-tu encore allée raconter à cette pipelette d’Edith ? » vocifère-t-il. « Quand je t’ai dit que j’étais ruiné, je voulais te faire comprendre que j’étais fatigué, voire épuisé ! ». « Et maintenant toute la ville croit que je suis le chef d’une bande de voleurs. »
  • « Oh ! je suis désolée. Et moi, tu crois qu’ils me voient comme la femme du nouveau Bonnot ? »

Mireille
 
 

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Rédigé par Mireille

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Publié le 19 Octobre 2025

 
J’aime le printemps quand la brume s’efface comme un voile sur le jour naissant. La température se fait plus douce et caresse la peau. Avant l’aube, les oiseaux s’éveillent ; sifflements enchanteurs, murmures enivrants parfois dérangeants. L’air frais porte en lui la promesse de jours clairs, légers de bonheur. On ouvre les fenêtres sans frissonner, le cœur battant d’un plaisir simple.
Partout, la nature s’éveille dans un éclat de mille couleurs. Les fleurs s’épanouissent, le lilas nous enivre de son parfum délicat. Les abeilles butinent dans une folle farandole, pressées d’annoncer la vie nouvelle. Les cerisiers et les pommiers se parent d’un voile rose et blanc, leurs pétales voltigent comme une pluie de confettis.
Déjà les premières fraises rougissent dans l’herbe tendre, éclats sucrés qui viennent sublimer nos papilles.
Au printemps, tout semble possible, même l’amour, même la patience.
 
Peu à peu, les jours s’allongent, puis s’alourdissent sous la chaleur. L’été, s’avance flamboyant et capricieux. Depuis que le monde s’échauffe, son souffle brûle un peu trop fort. L’air se fait plus lourd, étouffant parfois. Les nuits s’allongent sans repos souvent perturbées par les rires qui montent des terrasses.
Saison divine sur les marchés aux étals colorés : abricots dorés, melons fendus aux arômes sucrés, pêches au velours de rosée. Le basilic parfume les paniers, les tomates ont le goût du soleil.
Autour d’un barbecue les repas sont alléchants. La saison estivale c’est la période des vacances, la mer, le sable chaud, les retrouvailles, les rencontres. Un grain de folie qui se chante en septembre avec nostalgie.
 
Puis vient l’automne qui commence souvent, dans le midi, par de belles journées et la douceur d’un air d’été indien. La nature s’enflamme. Les teintes ocres, rouges et or se mêlent en symphonie. Sous nos pas les feuilles murmurent des adieux doux et craquants. On respire la terre humide, les champignons cachés sous la mousse. Les raisins s’amassent en grappes brillantes comme des bijoux oubliés. L’odeur des châtaignes rôtis chatouille nos narines.
Les jours raccourcissent, les gestes ralentissent. Dans les foyers le potiron est le roi des veloutés au fumet délirant de confidences. Les perles de pluie dégoulinent sur les carreaux. Cette saison a un côté mélancolique, mais elle inspire les plumes littéraires pour retrouver le climat amical de l’atelier d’écriture.
 
Enfin l’hiver s’avance, drapé de silence et de lumière. La neige s’effeuille en flocons légers, des ailes d’ange qui offrent un paysage d’une extrême pureté, effaçant les traces du monde. Les arbres nus, immobiles tendent leurs bras vers l’infini.
On se retrouve autour d’un chocolat chaud, un moment de convivialité intense et savoureux.
Dans les rues, Noël allume ses étoiles : les yeux des enfants brillent comme par magie. Les maisons s’emplissent d’effervescence où on égraine les souvenirs au coin du feu.
L’hiver tout devient feutré, il est froid mais il reste synonyme de tendresse, refuge, renaissance.
Terminons sur une note pétillante : je vous invite à partager quelques bulles de champagne pour célébrer l’amitié tout au long de la ronde éternelle des saisons.
 
Josiane
 
 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 19 Octobre 2025

 
Les étés de mon enfance, bien qu’alourdis par une chaleur éprouvante, n’ont jamais pesé bien lourd sur nos épaules. Le soleil nous abreuvait de ses rayons d’or et l’ombre des platanes et des marronniers nous accueillait en nous offrant une fraîcheur bienveillante. Nous savions jouer de tout. Un lézard courrait sur des pierres chaudes, les hirondelles donnaient un ballet dans un ciel immaculé et nous étions ivres de liberté. Mais les vacances qui devaient durer un siècle s’effilochèrent dans la douceur de l’instant... Les heures ne faisaient plus soixante minutes et celles-ci se précipitaient à la rencontre de l’automne.
 
En Octobre, mois de la rentrée des classes, le ciel n’avait déjà plus la même couleur. Il se plaisait dans les teintes noires et grises, annonciatrices de la pluie et parfois d’orages qui nous gratifiaient d’éclairs intimidants et de violentes roulades de tonnerre. Les arbres avaient laissé liberté à leurs feuilles, si vertes au printemps, de se parer de jaune, d’ocre et d’or. Le temps passant, elles quittèrent leur branches et tombèrent, en virevoltant, rejoindre leurs sœurs. Ce tapis, habillé des couleurs de l’automne, nous incitait à tracer des chemins aussi tortueux qu’imaginaires avec nos gros souliers. Le soleil, fatigué de ces trois mois d’ouvrage, laissait, de plus en plus, la priorité à madame la lune.
L’Hiver, frappait à la porte !
 
Noël ! Cette fin d’année était froide. L’eau des caniveaux glaçait. Le matin, en partant à l’école, nous aimions briser cette fine couche de glace avec nos bottines. Les bas de laine tricotés par nos mères étaient des trésors, mais nous ne le savions pas. Nos pieds étaient au chaud... C’était l’essentiel.
Ces fêtes de Noël inondaient nos yeux de lumière et de féeries toutes plus belles les unes que les autres. Notre imagination nous offrait tout ce dont nous pouvions rêver. Les enfants n’ont jamais été avares des belles histoires qu’ils s’inventent eux mêmes. Petit à petit, les heures retrouvent leurs minutes…
 
Pâques ! La plus belle de fêtes. Celle qui invite le printemps à manifester la renaissance de la vie. Premières chemisettes à manches courtes. Première fraîcheur assortie d’une petite chair de poule. Les arbres reverdissent et les bourgeons donnent vie à des fleurs. Les abeilles vont et viennent, tout à leur ouvrage. Les libellules, hannetons et autres insectes rivalisent avec des papillons multicolores. Les tarentes provençales se réapproprient les murs de pierres chaudes. Grillons et cigales reprennent leur chant. Tout ce qui dormait se réveille. Tout bouge. Sur les places de villages, les personnes âgées retrouvent les bancs en bois et refont un monde qui n’est plus tout à fait le leur. Mais qu’importe, bientôt la fête votive résonnera de ses chants et le vin coulera à flots dans les foyers où les familles se retrouveront.
Puissent, ces jours de bonheur et de paix ne jamais s’effacer.
 
Fernand
 
 

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Rédigé par Fernand

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