Publié le 30 Juin 2026

 
Les questions-réponses :
 
C'est quoi un RA de quatre ?
C'est la loi de la jungle.
 
Où sont les jeux collectifs ?
Dans les jours de pluie.
 
Comment fait-on les crêpes ?
En jouant au ping-pong.
 
Pourquoi quoi ?
parce que vous êtes des amis.
 
Le texte :
 
C'est la fête au village. Sur la scène, un groupe de musiciens s'en donne à cœur joie. Soudain, le batteur nous lance un RA de quatre, une vraie loi de la jungle ! La foule se déchaîne, ça gigote, ça se trémousse, ça sautille, ça explose dans tous les sens. 
Emportée par la foule qui s'élance et qui danse, je perds pied, je déconnecte, mon esprit s'enfuit vers des confins apaisés comme les jeux collectifs blottis dans les jours de pluie. Ah ! La pluie ! Je la languis et je l'espère sous le chapiteau surchauffé du festin, sous lequel je me noie dans un océan de chemises aux aisselles trempées de sueur, de visages rouges, de souffles essoufflés, de jupes virevoltantes, de jeunes filles hilares, d'enfants surexcités. Mais c'est bien ce que j'aime dans les fêtes de village. J'aime ce mélange des gens et des générations. Jeunes, vieux, gamins, tout le monde danse ensemble dans une liesse amicale et libératrice.
 
Survolant la foule et les décibels, une odeur sucrée me parvient, attise mes papilles et ma gourmandise. Au coin restauration, la pâte à crêpe crépite. Un enfant étonné observe la manœuvre.
- Je croyais qu'on faisait la pâte à crêpe en jouant au ping-pong, me dit-il. Tu vois, comme avec deux poêles à la place des raquettes, pour les faire voler.
Je souris à sa naïveté trop mignonne.
 
Brusquement, la musique s'arrête, l'orchestre fait une pause. Les danseurs affluent, se pressent devant le stand. Des bribes de conversation traversent le brouhaha.... T'as pas vu Finette... Il n'a pas pu venir... Mal au dos... Pourquoi quoi...
- Pourquoi quoi ? reprend un gros moustache de sa voix puissante. Mais parce que vous êtes mes amis ! ajout-t-il en tapant sur l'épaule d'un petit homme chauve.
- Ah, voilà une phrase qui me plaît, dit la chanteur du groupe. Vous êtes mes amis et avant de nous quitter, on vous offre une dernière danse et on vous souhaite :
 
Bonnes vacances à tous !
 
 
Mado 
 
 

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Rédigé par Mado

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Publié le 29 Juin 2026

Atelier :

Abécédaire et pangramme.

Un abécédaire (emprunté du bas latin abecedarius, « relatif à l'abc ») est un support visuel (livre, affiche, broderie) présentant l'ensemble des symboles d'un alphabet, presque toujours listés dans l'ordre alphabétique, puis suivie d'un ou de plusieurs mots dont la première lettre commence par l'initiale désignée.

Wikipédia

Un pangramme (du grec ancien πᾶς / pâs (« tout ») et γράμμα / grámma (« lettre ») est une phrase comportant toutes les lettres de l'alphabet.

En français et en anglais, un pangramme comporte au moins 26 lettres. Il doit en compter au moins 42 si on compte les lettres accentuées et les ligatures (à, â, é, è, ê, ë, î, ï, ô, ù, û, ü, ÿ, ç, æ et œ). Si l'on peut atteindre la limite théorique en recourant massivement aux abréviations et aux sigles, l'effort consiste à construire une phrase cohérente la plus courte possible, sans lettres solitaires, ni abréviation ou sigle.

"Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume" est probablement le plus célèbre pangramme français, n'utilisant qu'une seule fois chaque consonne et constituant en outre un alexandrin.

Wikipédia

 
Sujet en deux temps :
 

1- L'abécédaire

Rédigez un abécédaire en suivant l’alphabet. Pour chaque lettre, écrivez un court paragraphe en commençant ainsi : A comme... B comme..., etc..
Exemple :
A comme atelier bien sûr ! Quel atelier ? Celui du peintre, celui de l’artisan ? Mais non, l’atelier d’écriture où l’on se retrouve toutes les semaines pour partager, textes, amitié et bonne humeur.
 
2- Le pangramme
Rédigez ensuite un pangramme, c’est à dire une phrase comportant toutes les lettres de l'alphabet.
Exemple :
Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume
 
 

___________________________

 

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 29 Juin 2026

 
Mon abécédaire
 
A comme avenue, celle qui n’a pas de fin et qui mène nulle part ailleurs
 
B comme Babar, le plus gentil des éléphants qui parlent et l’ami des enfants
 
C comme coquelicot, jolie fleur rouge qui pousse où elle veut
 
D comme dindon, celui de la farce qui se fait toujours avoir
 
E comme éclair, celui qui fend le ciel ou celui qui fond dans la bouche des gourmands
 
F comme facile, tout le contraire de cet exercice d’écriture
 
G comme le givre qui recouvre la nature les matins d’hiver
 
H comme hibou, n’oubliez pas qu’au pluriel ce mot prend un X ! Comme chou, bijou…
 
I comme île, paradisiaque ou volcanique, parfois un simple caillou posé sur les flots
 
J comme joyeux anniversaire, joyeux Noël, joyeuses Pâques, tout est bon pour faire la fête
 
K comme kiwi, un chaque matin et vous avez de l’énergie pour la journée
 
L comme lave, incandescente, galopante … méfiez-vous des volcans endormis !
 
M comme miroir, objet sans pitié qui vous renvoie sans ménagement vos rides et vos yeux cernés
 
N comme non, fait rarement plaisir à celui qui le reçoit, parfois difficile à dire pour celui qui le prononce
 
O comme oubli, j’ai oublié ce que je voulais écrire
 
P comme panneau, il vaut mieux éviter d’y tomber dedans
 
Q comme quand, la question que posent constamment les gens impatients
 
R comme rage, méfiez-vous d’elle, elle peut causer des dégâts que vous pourriez vite regretter
 
S comme souvenir, celui qui nous fait retomber en enfance et naitre des émotions
 
T comme tempête, plus facile à traverser quand vous êtes à l’abri
 
U comme untel, mot qui sous-entend que vous n’avez pas de nom et que vous n’êtes personne
 
V comme valise, très pratique pour voyager surtout si elle est verte et qu’elle a des roulettes
 
W comme watt, ah ! L’électricité quelle belle invention ! Depuis on offre des bougies en cadeau
 
X comme xénon, respirez soufflez, respirez, soufflez…
 
Y comme yen. Bonjour le Japon ! Arigato !
 
Z comme zizanie, à semer pour avoir du pouvoir, causer des conflits et monter les uns contre les autres. Certains sont malheureusement champions dans cette discipline.


Le pangramme
Montez dans ce wagon, mademoiselle, et restez-y bien au chaud jusqu’à votre arrivée en France, dit le vieil homme qui portait un képi.

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Rédigé par Mireille

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Publié le 29 Juin 2026

Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 29 Juin 2026

Patrick Rambaud de l’académie Goncourt

« Quand Dieu apprenait le dessin » page 56, 3iéme ligne.

-Tu veux que j’aille à Rome ?


 

Voyage à Rome

-Tu veux que j’aille à Rome ?

- Pourquoi pas ? Quittes à avoir un Don Camillo dans la famille, allons jusqu’au bout, jusqu’à la ville éternelle.

Je reconnais bien là, mon frère Jean-Paul. Il sait faire ; une boutade pour détendre l’atmosphère.

Je viens d’annoncer à la famille, mes parents, mes sœurs, mon désir de changement de vie.

-Changement de vie ! … radical a rétorqué mon père, tu ne peux pas faire mieux dans le style. Ses yeux, bleu clair, comme de la glace étaient braqués sur moi, hésitant entre un éclat de rire nerveux ou la colère froide.

Il est vrai qu’après plusieurs années d’études de sociologie, annoncer tout de go, entre le dessert et le café, que je souhaite entrer au séminaire afin de devenir prêtre. J’avoue, cela n’est pas banal.

Ma mère, les lèvres pincées laissa échapper un soupir. Je ne lui amènerai pas des enfants chahuteurs au repas familial du dimanche. Quant à mes jeunes sœurs, abasourdies, elles se réfugièrent dans le silence.

Depuis ce jour, pratiquement 35 ans se sont écoulés. Je n’ai pas vu défiler ma vie. Lors de mes missions humanitaires, apostoliques, j’ai donné de l’amour, j’en ai beaucoup reçu. Est cela, l’amour inconditionnel véhiculé par la foi ? Je veux toujours y croire malgré les vicissitudes de notre monde actuel.

Toujours est ‘il que le cœur empli de joie, je suis là, à presque 65 ans, dans cet avion, classe affaire oblige, Mon Seigneur, comme pérore Jean-Paul avec son ironie légendaire.

Je l’appelle mon Pépone, bien que lui ne fasse pas de politique. Il est critique d’art. Assis à mes côtés, ou plutôt avachi dans son siège, il sourit, plongé dans un livre. Je n’en distingue que le titre « Les yeux de Mona » Certainement des propos autour de la peinture d’un Maitre.

L’hôtesse annonce notre arrivée imminente à Rome.

- Tu vois, Don Camillo, je te l’avais prédit que nous irions ensemble à Rome.

- Merci de m’accompagner mais nous nous verrons peu, Conclave oblige. J’appréhende d’être cloitré pour des discussions interminables.

- Ne t’inquiètes pas, les trésors de Rome sont intarissables. Dis-toi seulement que je serais aux premières loges, dès que je verrai la fumée blanche.

Et, elle arriva enfin, transportant la foule agglutinée sur la place St Pierre en une vague de liesse. Jean- Paul pris au piège de la ferveur ambiante n’osait plus bouger. Que c’était long ! Fallait ‘il autant de temps et de décorum pour ouvrir les fenêtres d’un balcon, même papal. Ses jambes s’ankylosaient, son esprit errait dans des dédales improbables. Et, si le nouveau pape agissait à la Michel Piccoli dans le film où élu pape, submergé par une crise de panique, il s’enfuit du Vatican.

Voilà nous y sommes enfin ! Le balcon s’ouvre, la phrase rituélique est prononcée

 « Habemus Papam »

Jean-Paul est tétanisé. Il ne s’était pas préparé à une telle apparition.

Son Don Camillo, tout sourire, bien que ses traits soient marqués d’émotion et de fatigue, apparait en habits précieux et coiffé de la mitre papale. Jean-Paul, ne sait plus. Est-ce un rêve ? Divague t’il sous la chaleur et la pression de la foule ?

Qui l’aurait cru ? Don Camillo est devenu pape.

Morale ; faut ‘il réécrire le scénario de Don Camillo à Rome ?


 

Béatrice B


 

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Rédigé par Béatrice

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Publié le 27 Juin 2026

 

Elle balança nonchalamment la tête, bercée par les notes poignantes du violon et ouvrit alors les yeux, du même gris que les brouillards de ces contrées, mais pleins d’éclat et d’ardeur.

Son regard vivait l’instant du moment, mais son corps avait déserté sa pensée et s’était réfugié dans l’âme du violon. Elle était le violon, et ronronnait comme un chat sous les caresses de l’archet. Celui-ci, était devenu son amant et exigeait d’elle qu’elle réponde à la douceur des attentions qu’il lui portait. Le chant qui s’échappait des lèvres d’Amanda racontait l’histoire d’une vie, écrite par les épreuves que son enfance ne lui avait pas épargnées. Le musicien, lui, ne faisait qu’un avec son instrument. Il était sa plume. Sa musique, parfois violente, écrivait sur une page de parchemin vierge, des mots qui défiaient le temps. Semblable à un enchanteur, qui apparaît et disparaît à sa convenance, il ne faisait que passer dans la vie d’Amanda, tel un personnage de théâtre n’existant plus une fois le rideau retombé et les rampes de lumières éteintes. Pourtant, il était, à la fois, romancier, poète et magicien.

Revenant à l’instant présent qu’elle n’avait quittée qu’un instant, Amanda ouvrit grands ses yeux qui n’avaient rien perdus de leurs forces. Le pays, qui l’avait vue naître, figés et terne, n’avait pas changé. La couleur du jour, telle une grisaille semblable à son regard, faisait penser à une muraille, qui n’avait pas vocation à empêcher des agresseurs d’entrer, mais seulement celle de retenir prisonniers les malheureux qui rêvaient d’un ciel bleu.

Amanda regarda autour d’elle, mais elle était bien seule. L’archet qui l’avait envoûté par ses caresses et qui avait tiré d’elle des gémissements de bonheur, était parti avec le violon. Le violon, lui, avait suivi l’enchanteur qui savait si bien faire vibrer ses cordes. A l’horizon, des nuages noirs porteur d’orage et d’éclairs dévastateurs, annonçaient leur arrivée par des roulements de grosses caisses qui n’avaient rien de commun avec un violon… Le miracle d’un rêve bienfaisant était parti illuminer un autre ciel. Mais, qui sait ? Les musiciens ça va… Mais ça vient...

 

Fernand

 

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Rédigé par Fernand

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Publié le 27 Juin 2026

Texte tiré d' un conte de Eric Orsenna
LA REVOLTE DES ACCENTS
 
...Je dis que les accents sont des oiseaux ; Ils sont libres ; s' ils ont décidé d' abandonner les mots de votre île, personne ne pourra les forcer .à revenir
 
Résumé : Jeanne adjointe du capitaine Fernando Juvénal est chargée dans l' île de surveiller l' accès du port et des trafics dans le chenal car Jeanne a une vue perçante pour travailler en haut d' un phare
Un jour elle laisse entrer une jonque pas très catholique mais animée par une troupe colorée et bruyante... irrésistible, celle-là envahit les lieux et ses indigènes si bien que cette maisonnée théatrale sous effluves narcotiques se met à rêver sa vie. Mais un jour le charme est rompu quand on constate au cours des discussions ou d' échanges de voix, on constate la disparition sur les mots de tout accent... et les gens assombris de parler une langue mécaniquement fadingue et de lecture insipide s'oublièrent d'une écriture éphémère ou urgentiste! Capricieux et par coquetterie, Les accents du monde entier se sentant un jour mal-aimés, hilares se consultèrent se révoltèrent et d' un commun coup d' aile s' envolèrent vers les Indes et les vents plein d' épices...
 
CIRCONFLEXE ET TREMA
EN LUNE DE MIEL
 
Donc les accents ont pris le large ; la cédille, les accents graves, les aigus, le circonflexe, la panoplie des points ( exclamatoire, interrogatoire, suspension, point final ), la jota espagnole, la grande virgule et ses combinaisons, la kljukica tchèque, les tirets, les parenthèses, les symboles généraux, le tilde, le grand O barré danois, les apostrophes, l' allemand tréma-umlaut, sans compter les séries de points et virgules arabiques, l' arobase universel, les non accents du chinois, l' esperluette, les accents fleuris tibétains, le $ Dollar, l' imposant £ de l' Euro enfin la panoplie du clavier et d' autres encore embarqués sur la jonque pour une croisière bien emmêlée mais sûrement amusante ! Eh oui ils font la fête car nous sommes en février et c' est en plein la saint- Valentin! les accents du monde entier se sont tellement émoustillés au champagne, langue inter-nationale que certains sont à l' envers du bon sens, quelques suédois attirés par un je ne sais quoi d' africanité, d' autres russes éructant ou jotant un espagnol pertinent ,quant au japon du bout des lèvres s' argue d' un gouleyant bulgare, joyeusement enivrée la Grèce se retrouve à sucer le Groenland, l' helvète colle étroitement son saoudien, l' hindou mouline ses prières en brésilien, le dalaï-lama converti s'essaie au tatouage maori, la Floride roule une pelle au mexicain...cela pourrait se confondre avec une énième claque mondiale d' aspect non territorial original en dialectique phonétique, didactique éthylique, syllabique prosodique et autre ique, mais non; ces coquins d' accents sans peur et sans assise s' expriment comme étourneaux en novembre ou moustiques en été ; ils n' ont pas de principes, ils envahissent, prennent du bon temps ayant conscience de leur importance dans la torpeur du monde avec cette étrangeté qui est leur marque d' existence! ne font que survoler, se poser, surpiquer à droite mordiller à gauche se coller à l' envers sur le dessus ou le dessous des syllabes à leur portée si bien que, coquin de sort, affolés les mots de toutes les langues ainsi brassés et chiffonnés n' ont plus récepteur commun ou jugement contondant, non en zézayant ils tournicotent et virevoltent et tintinnabulent cloches-bulles et ça devient vite une association poétique du mondialoverbicrucisme car il faut bien secouer le cocotier pour gérer la chose en gardant convenance! ainsi les mots reformés font musique tonale sérielle dodécaphonique enfin histoire de ressenti, musique ou bruit d' enfer, vibrations ou bombardements, ils électrisent, animent l' écoutille, en explose le tympan qui agacé s' épand en suçotements énervant les conduits...suspicion ! La lingualité est née d' une période de crise, rien n' est contrôlable par quelconque autorité . On supposera dans le meilleur des cas que les accents du monde entier saoulés au champagne vont dessouler un jour et regagner leurs pénates, qu' entre temps ils ne soient ni imbéciles ni prédateurs, tant en emporte le vent ils s' emmêleront les dessins pour créer autour d' un joyeux feu, un royal beug de la st Jean, prosodique, informel...ou dépollueur!
 
Marie-Thérèse

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 26 Juin 2026

ABÉCÉDAIRE

 

A comme Amitié : un de mes mots favoris, socle solide de ma vie.

B comme Bisou : Volé, déposé ou prolongé, il est indispensable.

C comme Caresse : Un frisson qui parcourt la peau.

D comme Douceur : Délices sucrés, ou moment de tendresse suspendu.

E comme Éclair : Le coup de foudre, ou l’envie gourmande.

F comme Fantasme : Le moteur secret de nos pensées, scénario chaud de nos rêves.

G comme Générosité : Donner sans compter, surtout le plaisir.

H comme Horloge : Le titre de ma dernière nouvelle au concours des seniors.

I comme Interdit : Ce qui rend le jeu tellement plus piquant.

J comme Joie : Un éclat de rire à partager en abondance.

K comme Kangourou : Pour bondir de bonheur à tes côtés.

L comme Lingerie Ce qui ne demande qu’à être dévoilé. Une dentelle fine qui murmure sans mot.

M comme Mutin : Un regard rebelle qui annonce l’envie de ne pas obéir.

N comme Nuit : Un terrain de jeu idéal pour les amoureux des astres.

O comme Odeur : Celle de ton parfum qui hante mes moments de solitude.

P comme Panne : Celle du réveil pour flâner le plus longtemps possible en rêvant.

Q comme Quiproquo : Message critique envoyé à la mauvaise personne.

R comme Romance : Le cadre idéal pour écrire un livre.

S comme Secret : Une confidence glissée à l’oreille d’un ami.

T comme Tolérance : Accepter nos défauts et ceux des personnes qui nous entourent.

U comme Union : Deux corps qui ne font plus qu’un.

V comme Voyage : Partir au bout du monde pour réaliser son rêve.

W comme WhatsApp : Groupe d’échanges très en vogue, utile à l’atelier d’écriture.

X comme Xylophone : Deux baguettes pour faire vibrer chaque parcelle de mon corps.

Y comme Yeux : Ceux dans lesquels je me perds volontiers.

Z comme Zénith : Point culminant, là où tout s’intensifie.

 

 

PANGRAMME ;

Vieux camarades, trinquons avec du bon whisky. La joie est grande, la paix et la fidèle amitié sont au zénith, malgré les quiproquos de l’existence.

 

Josiane

 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 26 Juin 2026

Livre de Cécile Olivéro ; ABIGAIL
Romancière et journaliste, native de Cannes
 
Ce livre est un récit en quête d’identité bercée par la nostalgie et les paysages méditerranéens.
 
Abigaïl, orpheline de mère à l’âge de 6 ans est élevée par sa grand-mère, Lisette.
Abigaïl cherche à découvrir l’identité de son père. Un mystère que Lisette a longtemps gardé, jusqu’au jour où elle sent sa mémoire s’échapper à cause de la maladie d’Alzheimer. Elle décide de briser un silence de vingt ans.
Elle confie à sa petite fille les secrets les plus intimes de sa vie personnelle. Muni de souvenirs fragmentés et d’indices cachés, ce récit nous fait voyager entre la Côte d’Azur, le Piémont italien (Dronero) et la Normandie (Honfleur).
On navigue entre l’enfance d’Abigaïl et le présent où les révélations de Lisette viennent éclairer le passé.
Au-delà d’une recherche de nom, c’est une plongée dans les interdictions d’une époque révolu et une réflexion sur ce qui définit la famille ; le sang ou l’amour reçu.
J’ai aimé ce livre comparable à une course contre l’oubli, tendre et lumineuse où tout est réuni pour permettre à une jeune femme de se construire.
 
La Cabane aux souvenirs
 
A l’heure du déjeuner, la cabane a pris forme ; ne manquent plus que les aménagements intérieurs et quelques finitions pour qu’elle ait belle allure.
 
Entre les planches de pin et le parfum de résine,
S’élève un refuge contre les vents de l’oubli,
Où chaque clou planté est une attache divine,
Un rempart de bois blond pour un cœur affaibli.
 
On y posera bientôt, sur les étagères nues,
Le rire d’un enfant et l’écho d’un prénom.
Les ombres des absents, les silhouettes connues,
Tout ce que le temps garde au creux d’une maison.
 
A l’intérieur, le jour filtre par les fentes
Dessinant sur le sol des chemins de lumière,
Pour guider Abigaïl, l’âme encore hésitante,
Vers les secrets enfouis sous la simple poussière.
 
La cabane est finie, elle attend son histoire,
Il faut dresser la table et ouvrir grand son cœur,
Car bâtir un abri, c’est ancrer sa mémoire
Et transformer l’attente en un havre de bonheur.
 
Texte : Le refuge des murmures
 
A l’heure du déjeuner, la cabane a pris forme. Il ne manque plus que mes aménagements intérieurs et quelques finitions pour qu’elle est belle allure.
A six ans, ce n’était qu’un jeu de branches et de brindilles, un château de bois pour abriter l’absence de ma mère et le grand mystère de mon père. Au fil des ans les étés passés en Italie ont infusé dans ces planches. La cabane a grandi avec moi et mes cousins. Elle s’est parée de pierres et de fenêtres ouvertes sur l’horizon. Elle est devenue le cœur de ma jeunesse.
Aujourd’hui la fillette s’est effacée mais la cabane est restée. Je m’y réfugie alors que l’hiver a emporté ma grand-mère. De sa mémoire en miettes, dévastée par la maladie, Mamie a pourtant laissé s’échapper, dans un dernier souffle, un flot de secrets. Des vérités lourdes et légères, des aveux murmurés qui viennent enfin réparer mon passé.
Sous ce toit que j’ai consolidé de mes mains, la douleur de son départ se mêle à la douceur de sa voix.
Dans ce havre de paix, au milieu du silence sacré des arbres, je ressens un vertige d’amour et d’amertume : une magnifique mélancolie.
Pour la première fois, j’ouvre mon cahier. Je saisis ma plume pour ancrer l’ancre de nos vies, pour broder mes mots sur le bois de mes maux.
L'histoire d’Abigaïl commence ici, là où les secrets ne me blessent plus mais me bercent.
 
Josiane
 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 26 Juin 2026

 
Livre « GAMIANI ou deux nuits d’excès » par ALCIDE 1909
page 56 phrase 3
 
Leurs corps frêles, voluptueux, se dérobaient sous la gaze, elles semblaient mourir de langueur et d’attente: elles m’ouvraient leurs bras et me fuyaient toujours,
Au fur et à mesure que je m’approchais d’elles un brouillard, pareil à cette gaze qui les enveloppait, s’élevait pour me masquer la réalité.
Je tendais mes mains pour pouvoir les toucher, les caresser, je ne rencontrais que le vide froid de ma solitude.
Leurs images doucement disparaissaient en s’élevant vers le ciel comme la fumée du cierge que j’avais allumé devant la vierge pour lui demander un souhait ,
Je criais, à genoux je leur demandais de revenir, de rester, mais elles restaient sourdes à mes appels,
Ma voix suppliante trouvait son écho sur les voûtes de ma chambre sans avoir de réponse.
Elles se mirent à danser, mon esprit tourmenté les imaginées dénudées se déhanchant au rythme de la musique .
Est-ce un mirage matérialisé par mon esprit fantasque
Ou un désir inavoué de vivre un soir une nuit dans Sodome et Gomorrhe ce lieu de débauche où tout nous est permis même et surtout l’interdit.
Je me surpris à faire une prière « oh mon dieu juste une fois ? Laissez-les-moi juste le temps d’une caresse.»
Bien entendu Dieu fit la sourde oreille et elles, elles m’ouvraient leurs bras et me fuyaient toujours.
Une main, une voix !
En criant je dis « qu’est-ce qu’i y a ? »
Monsieur ! Vous vous êtes endormis devant le tableau de Herrimet de Bles « La destruction de Sodome et Gomorrhe » et vous êtes au Musée des beaux-arts et nous allons fermer.
 
Bernard
 
 

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Rédigé par Bernard

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