Publié le 25 Juin 2026

 

Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea.

Page 56, troisième phrase en incipit.

 
Les wagons avaient déraillé, s’étaient encastrés, empilés, des poutres de métal grosses comme le bras tordues comme du fil de fer, et le tout avait brûlé.
Le train fou avait fini sa course.
Dans les décombres fumants, les secours s’activaient, sortaient des corps calcinés dans la lumière des gyrophares. Le silence lourd, incongru après le fracas de l’accident, écrasait la scène.
 
Joseph avait tout vu. Il avait entendu le train arriver, comme chaque soir, sauf que ce soir, le train hurlait de vitesse dans la descente de la Bastide. Il s’était précipité à sa fenêtre ; le train passa sans ralentir avant de perdre le contrôle dans le virage, au bas de la descente. Joseph eut juste le temps de croiser le regard affolé de Toinette qui rentrait d’un week-end chez sa fille. Son cri s’est perdu parmi d’autres cris, dans le vacarme fracassant du métal qui explose. Le feu embrasa tout. Joseph, tétanisé d’horreur et d’impuissance, regardait, une prière muette au bord des lèvres, au bord du cœur. Toinette…
 
Murmurer son nom provoqua un électrochoc qui lui rendit le mouvement. Il courut, tenta de s’approcher, se brûla les mains, les sourcils et les rares cheveux qui lui restaient sur la tête, en vain. Chaleur intenable, ferraille incandescente. Le fer, le feu, les flammes de l’enfer.
Les pompiers l’ont renvoyé chez lui, ils n’ont pas besoin de blessé supplémentaire et continuent leur tâche macabre. Pas de survivant pour l’instant.
 
Joseph scrute les morts qui s’alignent sur le trottoir, la vision brouillée, la gorgé serrée, le cœur contracté. Toinette… Il avait tout préparé pour son retour. Une jolie nappe fleurie, les assiettes du dimanche, les verres à pied ciselés, les bougeoirs en argent, les bougies parfumées. Une bonne bouteille mise en carafe, des petits feuilletés délicieusement odorants au four.
 
Toinette, il l’aime depuis l’école primaire, mais elle en avait choisi un autre qui avait eu le bon goût, il y a quelques années, de la laisser veuve. Joseph, après un délai de deuil convenable, avait commencé à lui faire la cour, à l’ancienne, tout en élégance et délicatesse. Toinette y a été sensible. Ce soir, elle devait venir dîner chez lui pour la première fois. Une soirée pleine de promesses, une soirée qu’il avait organisée pour qu’elle soit parfaite, une soirée de demande en mariage.
 
Mais Toinette ne viendra pas. Joseph quitte la fenêtre, retourna dans sa cuisine, éteint le four, range, au fond du tiroir où elle attendait depuis cinquante ans, la bague de fiançailles qu’il espérait, enfin, lui offrir ce soir.
 
Mado
 
 

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Publié le 25 Juin 2026

 

L’île des battements de cœur de Laura Imai Messina

P56 - 3ème phrase

L’enfant glissa la main dans sa poche et en sortit un objet.


 

Le trésor

Noé venait d’enfiler la veste en jean de sa mère qu’elle lui avait spontanément proposée en le voyant commencer à grelotter. Le vêtement était évidemment bien trop grand pour le petit garçon, les manches démesurément longues pour ses dix ans mais il l’avait accepté avec joie. La nuit s’était installée et avec elle la fraicheur. « On attend qu’elle se lève et on rentre » lui avait assuré sa mère.

Pour réchauffer ses mains engourdies, Noé les avait plongées immédiatement dans les poches de la veste. Là sous ses doigts qui reprenaient leur agilité, il avait senti la forme d’un objet métallique. C’est cet objet qu’il venait de sortir de la poche droite. Un porte-clés représentant un croissant de lune qu’il ne connaissait pas. Accrochée à l’anneau, une petite clé qu’il n’avait jamais vue non plus. Comme tous les enfants de son âge, le petit garçon considéra qu’il venait de trouver un mystérieux trésor, gardé en secret par sa mère. Il était bien trop facile de lui poser la question qui s’imposait : « C’est quoi ce porte-clés Maman, et la clé, elle ouvre quoi ? » Non, il était bien plus amusant de percer par lui-même ce mystère. Sa mère gardait donc dans un coffre-fort invisible un secret inavouable. Il allait mener son enquête. Rentré à la maison, il retira la veste, la suspendit au porte-manteau de l’entrée mais se garda bien de replacer le porte-clés et la clé dans la poche où il les avait trouvés.

Alors commença dès le lendemain une fouille discrète des pièces de la maison où sa mère était censée ranger ses affaires personnelles. Cette recherche dura seulement quelques minutes. L’enquête fut stoppée rapidement par la question inévitable : « Noé, est-ce que tu as pris quelque chose dans la poche de ma veste hier soir ? » L’enfant réfléchit quelques secondes, la situation était compliquée. Il ne voulait pas mentir à sa mère mais sa curiosité était trop vive. Il devait savoir quelle boite ouvrait cette petite clé et ce qu’elle contenait. Sûrement un objet important pour elle ? Ou un objet qui valait beaucoup d’argent ? Pourquoi ne lui en avait-elle jamais parlé ? « Noé, est-ce que tu as pris mon porte-clés ?» insista sa mère. Elle commence à s’impatienter, vaut mieux que je lui dise la vérité. « C’est quoi cette clé Maman ? tu caches un trésor quelque part ? » s’aventure-t-il à lui demander en lui rendant le précieux croissant de lune. « Viens Noé, je vais t’expliquer »

Enfouie sous une pile de draps dans l’armoire, se trouve une jolie petite boite ronde, couleur bleu nuit, parsemée de points et de lignes argentées. En s’approchant de la boite que sa mère tient maintenant dans le creux de la main, Noé comprend facilement que ces dessins représentent une partie du ciel étoilé. Si ça se trouve, il y a un morceau de lune dedans

« Tiens Noé, ouvre-la ». La petite clé tourne sans problème dans la mini serrure. Enfin il va connaitre la solution de l’énigme. Mais ce qu’il voit en soulevant le couvercle le déçoit profondément. Un pendentif orné d’une pierre grise qui ne ressemble à rien. Le regard interrogateur tourné vers sa mère, Noé se retient de lui confier sa déception. C’est ça son trésor ? Un caillou et moche en plus ! Dans la boite se trouve aussi un bout de papier plié. « Lis Noé, tu vas comprendre ».

Il est écrit « Campo del Cielo ». « Ce truc vient d’Italie ? » lance-t-il de plus en plus dépité, ne voyant pas du tout de quoi il s’agit. « Continue Noé et tu verras que c’est loin, très loin même, d’être juste un truc comme tu dis ».

Alors il lit : « Fragment authentifié de météorite. Age : quatre milliards et demi d’années. Arrivé sur la Terre, en Argentine, il y a cinq mille ans »

Il a compris et ses yeux se mettent à briller. « Waouh ! Un morceau d’étoile filante ! C’est trop beau ! Mais pourquoi tu le portes jamais ce collier Maman ? »


 

Perdue dans ses pensées, sa mère caresse affectueusement la pierre tombée du ciel. Quelques minutes s’écoulent dans le silence avant qu’elle lui réponde d’une voix feutrée :

« C’est ton grand-père qui me l’a offert quand j’avais ton âge. Ce précieux bijou c’est le lien qui me relie encore à lui maintenant qu’il est parti vers les étoiles. »


 

Mireille Santiccioli

 

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Publié le 25 Juin 2026

 

Arrivez-donc amis de l'Atelier

Bonjour Bonjour Bonjour

Crénom quelle chaleur pour un scrabble

Dormir j'ai failli ; et failli d'être absent ça c'est sûr

Encre comme encorné cinq lettres

Franchement je cherche alors qu'il faut trouver

Gageons qu'il pleuve un jour prochain

Hortense tu triches ce mot est incorrect

Invitons un étranger à l'affaire : un Isatis par exemple

Jalap cinq caractères bien joué pour le J

Kabigs le K il te donne vingt points on peut le glisser avantageusement sur Jalap

Le cas est délicat tu peux l'endosser peut-être

Malheureux...avec cette chaleur, j'étouffe déjà

Nous avons tout l'été pour passer un café convenable

Origami – Opale – Orgasme – O...rpiment beau bouquet

Peut-être mais ici à droite c'est le désert

Quoi alors j'annonce Parfait vers le haut gauche

Retenons l'idée à la suivante

Sarah tu pues des cornes salicorne...là entre s.......e...SCRABBLE

Tout en chameau tout en kamon touttt T...OURELLE...SCRABBLE

Utile sans vulgarité le chameau ici Oh oh la queue de poisson !!!

Viole à l'appui pour moi sur le E, pas grand chose d’intéressant

Wading : pêche à la ligne en amérique...W en difficulté il loupe le trente !

XERUS XENON XERES XYLENE XIPHO XALAM XIANG XIEME XYLOSE

Ypréau six lettres tu peux le coincer ici sur le U dommage pour le X

Z sur le rouge ça fait trente points + six avec ZEBUS + trente et six...routeS...72

 

 

PANGRAMME :

 

FROMBI LE HACKER, SQUATTE UN WAP DANS LA ZONE GLUANTE

DE SES YEUX VIDES

 

 

Marie-Thérèse

 

 

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Publié le 24 Juin 2026

                                                                                 Atelier, les bons mots
                                                                                 Bonheur de vivre entre amis
                                                                                 Comme un oiseau sur la branche
                                                                                 Dire des poésies en se réveillant
                                                                                 Ecouter son coeur envers les autres
                                                                                 Faire semblant ou pas
                                                                                 Guérir les maux des mots oubliés
                                                                                 Homme de courage, pas roi mais aimant
                                                                                 Irrésistible, qui moi!
                                                                                 Joie de vivre après la mort, le ciel est bleu
                                                                                 Kiwis bien murs à souhait
                                                                                 Lui mon coeur à jamais
                                                                                 Merci à toi, mon amour perdu dans les nuages
                                                                                 Nous les femmes instruites, intuitives...
                                                                                 Oubliez les pourquoi, les comment
                                                                                 Par hasard je te rencontrerais
                                                                                 Que me vaut cette gentillesse matinale!
                                                                                 Rien, c'est un geste gratuit
                                                                                 Souviens-toi de nos amours d'enfance
                                                                                 Tu es venu, mon enfant, je suis remplie de joie
                                                                                 Une fois n'est pas coutume!
                                                                                 Vois-tu venir l'orage au fond de mon esprit
                                                                                 Wagram, je perds ou je gagne...
                                                                                 Xénophobe, moi oh mon univers se brise
                                                                                 Yeux verts perçants, maudits
                                                                                 Zut, Zen est le temps en nous.
 
Donnez avec amour un concert Wagnérien qui rattrape mon jeune cœur
Au zéphyr inconnu, d'une oreille absolue, divine à souhait à ton karatéka.
 
Dominique
 
 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 24 Juin 2026

Atelier :
« Exercices de style » de Raymond Queneau. 
Il a écrit, à partir d’une histoire courte, 99 versions de cette même histoire en changeant à chaque fois de genre stylistique.
Voici son histoire courte :
« Le narrateur rencontre, dans un bus un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau orné d'une tresse au lieu d'un ruban. Ce jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur puis va s'asseoir à une place devenue libre. Plus tard, le narrateur revoit ce jeune homme devant la gare Saint- Lazare. Il est en train de discuter avec un ami. Celui-ci lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus. »
 
Vous pouvez retrouver les 99 versions de cette histoire ici :
 
Sujet :
Écrire une histoire courte qui contienne les éléments suivants :
- un gros monsieur habillé d’un kilt écossais ;
- une paire de chaussures blanches de mariée sur le parvis de la mairie ;
- des éclairs.
À la façon de Raymond Queneau, en écrire quelques versions en utilisant des styles différents.

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 24 Juin 2026

Des éclairs, ah non pesta un gros monsieur habillé d'un kilt écossais, à la recherche de la mairie.
-Il y en a beaucoup, lui répondit un passant énervé.
De loin un éclair brouilla sa vue, oh ma fille, je suis là, attend moi j'arrive.
Par malheur, ses lunettes, son kilt et ses illusions s'enfuirent en un éclair le laissant nu et désemparé.
Ben alors t'es perdu, lui lança un clochard borgne, t'as pas un sou!!
Le gros monsieur habillé en kilt écossais fouilla ses poches en vain, sorry.
- Sorry, connard tu t'es trompé de pays, c'est pas carnaval.
Soudain, un éclair, quelques gouttes, un panneau "MAIRIE", biglant sur la rue remplie de piétons, il passe devant l'édifice à vive allure.
-Hé alors tu zappes ta fille lui lance la chaussure blanche restée sur le sol mouillé!
Alors bouffon, tu cherches le club des pendus sans morale, lui lace un  gars maquillé de noir et vêtu en haillons, au gros Monsieur habillé en kilt écossais, désorienté par cette remarque,
Soudain un éclair lui trans perce l'esprit, "sur une affiche se prélassant deux chaussures blanches".
Un orage, la mairie, ma fille, où suis-je pense t-il, se dépêtrant des griffes de l'assaillant. 
Un éclair plus percutant que les autres, le transforme en illusion morbide, un humanoide emporté par la foudre.
 
 
Un gros monsieur habillé d'un kilt écossais
Descendit du tram sous les yeux rieurs des gens
Ma fille a oublié une chaussure en chemin, vrai
Des éclairs gentiment lui indiquèrent le plan.
 
 
Dominique
 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 23 Juin 2026

Abécédaire :

A comme Abondance. Cette abondance d'enfant gâté que l'on croyait éternelle, menacée aujourd’hui par le changement climatique.

B comme Beauté, beauté des petites choses du quotidien, ds instants rares et pleins que l'on rencontre, parfois...

C comme cacophonie des discours de campagne aux mots creux et programmes vides.

D comme Danger, un danger de plus en plus prégnant au fur et à mesure qu'on vieillit... Danger de mort en devenir...

E comme Élégance, élégance du cœur, élégance des mots, comme autant de trésors rencontrés aux détours de la vie.

F comme Farniente, sous l'ombre verte d'un olivier, les yeux mi-clos, un livre prêt, quelques oiseaux... Vagabondage heureux...

G comme Glycémie, qui monte, qui monte... Adieu bonbons, gâteaux et glaces...

H comme Humanité, en espérant qu'elle puisse se construire un avenir dans le chaos ambiant.

I comme Intrépide, intrépide conquérant des terres et des mers, intrépide conquérant de l'espace, l'Homme est debout.

J comme Joie, celle de l'amitié partagée, du partage, de se retrouver ici, ou ailleurs, dans la bonne humeur.

K comme Kakemono dont le seul intérêt est de commencer par la lettre "K".

L comme Lumière... Merveilleuse lumière qui  permet la vie, qui éclaire la route, qui scintille au ciel. Que serions-nous sans elle ?

M comme Magie, celle des contes, des elfes et des fées, des belles histoires par les étoiles racontées, un peu de féérie dans ce monde délité.

N comme Non. Savoir dire non, tout un apprentissage ! Dire non, c'est se respecter soi-même et se faciliter la vie.

O comme Ouverture. Ouverture où glisser un œil curieux, sur un monde caché, un mystère à percer. Une petite ouverture peut ouvrir de grandes portes.

P comme Perlimpinpin, sous forme de poudre aux yeux, à l'efficacité non confirmée, mais toujours employée, notamment en politique.

Q comme Quantique, un truc trop compliqué à comprendre et à expliquer... on le laisse aux savants.

R comme Rire, mais rire salvateur qui transforme tout en optimisme et relativise les petits bobos. Pas le rire moqueur qui humilie les autres.

S comme Santé. Ce truc auquel on trinque souvent. Un truc important car dès qu'il est cassé, rien ne va plus. La santé, un trésor à préserver...

T comme Tabou. Peut-on vivre sans tabou ? Moi, non.

U comme Ubuesque qu'on retrouve parfois au cours e demandes administratives...

V comme Voyage, joli voyage évasion, parenthèse dans le quotidien.

W comme Wagon, pour faire le voyage, bien sûr !

X comme Xylophone, à défaut de mandoline...

Y comme "y", cette petite lettre esseulée dans les "il y a" et les "il y a-t-il ?". Elle m'a toujours intriguée mais elle me plaît.

Z comme Zen, Zen comme le Dojo, zen comme les haïkus, zen comme notre jolie soirée au Dojo Zen de Nice.

Pangramme :

Un joyeux xylophone, qui hurle une cacophonie abondante aux oreilles des voyageurs dans le wagon zen, meurt sous le fusil d'un karatéka.

 

Mado

___________________________

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 21 Juin 2026

Les haïkus du Dojo zen
Jolie soirée au Dojo Zen de Nice qui s'est déroulée ainsi :
- Intro
- Rappel de ce qu’est un haïku
- Haïkus des maîtres
- Musique et chant :
- Quelques poèmes qui ont la saveur du zen
- Nos haïkus, en trois thèmes :
Eau de printemps - la météorologie,
Les couleurs et la lumière du printemps,
Animaux et végétaux de printemps

🌸🌸🌸🌸🌸

Eau du printemps – la météorologie au printemps
 
 
Marie-Thérèse
 
Ondée la rêveuse
trois gouttes de vétiver
altèrent mon Bâ
 
Venues du ciel gris
azotées les larmes coulent
la terre est massée
Mireille 
 
Feuilles vert tendre
La branche en fleur se penche
Caresse l’eau du lac
Catherine 
 
Sous la voûte noire
d'épais nuages s'étirent
Ciel ! Mon parapluie
 
L'averse de pluie
ne travers pas le feuillage
Abri de fortune
 
Cédric
Un matin de pluie
le tapotement des gouttes
instants suspendus
 
Déchirant zénith -
l'éclair noir du cerisier
dans un lait de lune  
                                                       
Mado
 
Les pétales volent
sous l’averse de printemps
- les pruniers pleurent.
Dominique
 
Le poète s'enflamme
Rimes et vers se disputent
Rires et pleurs s'adorent.
Dona
 
La grâce est profonde
savoure-la dans l’instant
elle est dans ton onde.
 
 
Écume de la vague
vapeur triste du fleuve Amour
cosaque de ton âme.
 

🌸🌸🌸🌸🌸

Les couleurs et la lumière du printemps
 
 
Cédric
 
Finesse des feuilles
éclatant par le printemps
- Éclat vert profond
Marie-Thérèse
 
Du printemps mouillé
le vers afflue et le ver
animé chuchote
Mireille
 
Pruniers roses en fleurs
La brume vaporeuse
Cache la montagne
 
Ciel rouge brûlant
Derrière le mont Fuji
Nuages de coton
 
Le soleil décline
Dans le parc plus de bruit
Les enfants sont partis
Catherine
 
 
La mer métallique
Dehors un souffle azur
un ciel bleu venté
 
La brume s'étire
Voile fait de silence
Trouée lumineuse
 
Mado
 
 
Les cerisiers roses
jettent la couleur des fleurs
dans le bleu du ciel
 
Dans l’herbe du pré
ils font une ronde mauve
les iris fleuris.
Dominique
 
 
Je suis amoureuse
Saison parfume mon cœur
Vivaldi l'a joué.
 
Les notes s'envolent
Le soleil les attrape 
La nuit tombe.

🌸🌸🌸🌸🌸

Animaux et végétaux au printemps
 
 
Cédric
 
L'oiseau sur le fil
épouse l'oscillation
- le temps contenu
 
Et sous la surface
- un défilé de poissons
au tambour de pluie
 
Marie-Thérèse
 
Là-haut, trois pigeons
les pins jasent immobiles
filons en sourdine
 
Le jardin exulte
la neuve joie éclabousse
limace coquine
 
Mai pleure les fleurs
de l'arbre silencieux
tac...tac...tac...tac...tac
Mireille
 
 
Posé sur la rose
Un léger papillon bleu
Ailes raffinées
 
Un arbre éclatant
Douces boules de mimosa jaunes
Feuillage vert printemps
Catherine
 
 
Voilà, Je suis bien
Là, sauterelle au soleil
En train de bronzer
 
Plumeau rouge
Arbre rince bouteille
Fantaisie du jour
Mado
 
 
Sur le cerisier
l’oiseau grisé par les fleurs
a la tête en bas.
 
Au ciel un nuage
vole sur une clameur –
migration des oies.
 
Un vol d’hirondelles
au-dessus d’une éclosion
- feu ! Les papillons.
Dominique
 
 
Les abeilles butinent
Les champs deviennent arc-en-ciel
Bonjour la vie.
 
Le chat soupire
Le papillon s'envole
La carpe sourit.
 
Adieu mon hiver
Bonjour, c'est moi le printemps
Une fleur est née.
Dona
 
 
Rouge vif la fleur
pétales fragiles et cœur noir
rouge coquelicot.
 
 
Vie qui trop jaillit
naissante et effervescente
vite vis et rugis.

🌸🌸🌸🌸🌸

 

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 21 Juin 2026

Devant le parvis de la mairie, un gros monsieur habillé avec un kilt écossais jouait de la corne muse. Deux chaussures blanches de mariées se sont misent à danser des claquettes écrasant au passage une boite d’éclairs au chocolat.
 
 
Il était une fois un gros monsieur vetu d’un kilt aui se mit à jouer de la corne muse pour accompagner deux chaussures blanches qui sur le parvis de la mairie faisaient des claquettes.Une boite d’éclairs au chocolat regardait le spectacle en dégoulinant de plaisir.
 
 
Oh putain, tu as vu le mec en jupe qui souffle dans son biniou et les godasses qui se prennent pour Fred Astaire, ils font un boucan de diable à réveiller le maire et ses adjoints qui dorment au conseil municipal, Ça te dit de t’envoyer derrière la cravate un éclair au chocolat j’en ai une boite.
 
 
Un homme de forte corpulence vêtu d’un kilt de la collection Jean Paul Gaultier joue d’un instrument du folklore écossais réalisé par les ateliers Mc Callum, Il accompagne deux escarpins de couleur blanche de chez Caprice qui dansent sur le parvis de la maison communale dans le cadre d’un cours organisé par, la célèbre Mikado du Crazy horse Un enfant seul spectateur de ce ballet déguste un éclair au chocolat de chez Auer.
 
 
Un gros monsieur ventru
Habillé d’un kilt écossais
Se mit d’une corne muse à jouer
Un air que tout le monde a reconnu
 
Deux chaussures blanches de mariée
se sont mis à danser
devant nous sur le parvis
en rythme un sirtaki
 
Les éclairs au chocolat
Frappez des mains, marqué le pas
Sur les marches de l’escalier
Ils se mirent à dégouliner
 
Le spectacle était affligeant
Le gros monsieur tortillait des hanches
La mariée cherchait se chaussures blanches
Et moi je mangeais un éclair pour tuer le temps
 
Bernard
 
 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 21 Juin 2026

 
Q : C'est quoi le monde des enfants ?
R : C'est un troupeau de vaches qui paissent.
Q : Où sont mes cahiers de bobos divers et bleus à l'âme ?
R : Sur l'inaccessible étoile polaire.
Q : Comment fait-on la ronde des saisons ?
R : En gonflant la poitrine.
Q : Pourquoi régler la circulation du sang  ?
R : Parce que... ben... voilà !
Q : C'est quoi le temple de l'Amour ?
R : C'est un soleil qui tire la langue.
Q : Où sont mes pinces, mes puces et mes pensées ?
R : Sous le sabot d'un cheval.
Q : Comment fait-on le cake aux noix ?
R : En sifflotant tout du long.
Q : Pourquoi me suis-je enfuie en terre Adélaïde ?
R : Parce que la réponse est dans la question.

Bonus : Bonnes vacances à tous !

TEXTE
 
- Bonjour,  je cherche le temple de l'Amour...
- Là-bas, vous voyez là où c'est un troupeau de vaches qui paissent. En sifflotant tout du long vous arriverez plus vite.
- Merci. Heureusement que vous ne m'avez pas répondu : "Sous le sabot d'un cheval" !
Le paysan se met à rire en gonflant la poitrine et s'éloigne. 
Que fais-je ici ? Pourquoi me suis-je enfuie en terre Adélaïde ? Le médecin avait tort : pourquoi régler la circulation du sang, quand c'est un soleil qui tire la langue ?...Il fait soif, même pour lui !
Mais mon sac à dos est vide ! Où sont mes cahiers de bobos divers et bleus à l'âme ? Et où sont mes pinces, mes puces et mes pensées? Je suis certaine de les avoir laissées sur l'inaccessible étoile polaire. 
Parfois, je me dis que je vis dans un autre monde, le monde des enfants. Mais, me direz-vous, c'est quoi le monde des enfants ? Il n'y a pas d'explication parce que la réponse est dans la question.
Je suis fatiguée de faire la globe-trotteuse;  je n'ai qu'une hâte, c'est rentrer et me mettre à faire mes desserts préférés. Lesquels ? Le cake aux noix, bien sûr. Comment fait-on le cake aux noix ? Comme on ferait la ronde des saisons, la ronde des fromages, la ronde des desserts... Parce que,  ben voilà, se retrouver chez soi n'a pas de prix.
Adieu Terre Adélaïde !

Mais si vous, lecteurs, avez l'âme routarde, alors bonne vacances à tous ! 
 
Letizia
 
 

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Rédigé par Letizia

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