Publié le 20 Juin 2026

Un bâillement m'échappe. Il se fait tard. Morphée m'attend. Un dernier mail à traiter et puis...

"De PC à Letizia". PC ? Qui est donc ce Pierre...Paul... Pascal... cet expéditeur est inconnu de mes contacts. Encore une publicité ! Mais pourquoi n' a-t-il pas abouti dans les offres ou les spams ? Tiens pas de nom, ni de prénom...Si le mien qui s'étire à la verticale en exergue et plus imposant que le reste du texte : 
 
"Luciole de ma nuit déserte
Encore un instant je te prie
Tourment de mes jours tu restes
Inconsolable moi si tu ne m'écris 
Zippant mes sentiments pour mieux te déclarer ma flamme 
Intelligence non artificielle je te voudrais pour femme
À la Molière tout mon amour je te déclame"

- C'est quoi ce truc ? J'ai été piratée ! ... Je n'aurais jamais dû ouvrir ce mail, quelle gourde ! Une arnaque aux sentiments et bientôt on me soutire la bourse ! Artificielle, l'intelligence mais réels, les problèmes !
Tiens un GIF maintenant : un ver, un cœur, une étoile. Rébus : un ver de terre amoureux d'une l'étoile. Oh ! Ça se corse...
Débranche tout, comme disait France Gall.
Non je rêve il ne s'éteint pas ! Encore un mail ?
 
" Je suis le prince charmant du vingt et unième 
Irrésistible Casanova au parfum de tous tes secrets
Je souhaite qu'entre nous une grande histoire se crée 
Inconsolable Quasimodo j'ai trouvé ma bohémienne"

Je t'en foutrais moi du Victor Hugo... Attends tu vas voir.
-" Perfide Charlatan
J'aimerais à jamais retrouver la nuit virtuelle
Que mon écran jusqu'à ce soir me souhaitait belle
Aucun ver, aucun don Juan, aucun bossu n'aurait osé déranger le sommeil de celle
Qui, si d'aventure à votre requête se pliait,
Assurément cocu vous ferait  ! "

P.S. : Mon lyrisme vous sied-il ? (Signé votre Esmeralda)

PAF !** (écran noir)

- Eh bien comme ça c'est éteint ! Pas le sens de la plaisanterie le P.C. ... Petit Con !
Tiens, de quoi faire un acrostiche !...
 

Letizia
 
 

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Publié le 20 Juin 2026

 

Devant la mairie

Un groupe de personnes coquettement vêtues entourent un gros monsieur habillé d’un kilt écossais. Sans doute le marié ? A côté de lui se tient une jeune femme toute de blanc vêtue. Oh ! surprise, elle est pieds nus. Une paire de chaussures blanches de mariée est posée devant l’entrée. Quelle drôle d’idée de se déchausser pour aller dire oui devant M. le Maire ! Des éclairs zèbrent soudain le ciel. Tout ce petit monde s’engouffre précipitamment dans l’hôtel de ville pour se mettre à l’abri.

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Monsieur le Maire

Je me permets de vous relater la scène à laquelle j’ai assisté très récemment et qui m’a laissé pantois.

Hier, devant la mairie de notre chère ville, à onze heures quinze, un groupe d’hommes et de femmes chèrement endimanchés entourait un monsieur de forte taille qui portait avec une élégance remarquable un vêtement inhabituel pour nous puisqu’on pouvait voir ses jambes drument poilues. Un écossais de famille noble sans doute, ce sont les seuls à porter fièrement la jupe. Près de lui la future mariée, outrancièrement vêtue de blanc. Mais encore plus étonnant, elle n’était pas chaussée ! Une paire de chaussures aussi blanches que sa robe était posée au bas des marches de notre bel hôtel de ville.

Le cortège nuptial s’est ensuite rapidement réfugié dans le hall lorsque des éclairs aveuglants ont traversé le ciel.

Monsieur le Maire, trouvez-vous cette scène normale et bien séante ? Un peu plus de correction et de tenue seraient, je crois, les bienvenues pour une ville comme la nôtre.

En vous remerciant pour votre compréhension, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire l'expression de mes salutations distinguées.


 

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Hier à 11h15 - Attroupement devant la mairie - STOP
Au milieu un gros monsieur en jupe écossaise - STOP
Sans doute le marié - STOP
La future mariée tout en blanc mais sans chaussures-STOP
Eclairs aveuglants et effrayants – STOP
Tout le monde se réfugie dans l’hôtel de ville – STOP

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Ecoute, frère, ce que j’ai vu devant la mairie tout à l’heure. Une bande de bourgeois, fringués comme si on était dimanche, discutaillait bruyamment. Au milieu d’eux y avait un vieux gros. Si tu avais vu son look ! On lui voyait les guiboles ! En fait il portait une jupe plissée à carreaux et des chaussettes qui lui montaient jusqu’aux genoux. Et tiens-toi bien c’était le marié ! Et sa nana à coté tout en blanc comme une pure demoiselle qu’elle doit plus être depuis longtemps sûrement. Quel cinéma tout ça ! Mais c’est pas tout, elle avait enlevé ses chaussures blanches et les avait laissées devant l’entrée, va savoir pourquoi ! C’est quoi encore cette tradition ? Peut-être c’est parce que son mec est plus petit qu’elle ! Pour finir, il a commencé à y avoir de l’orage, tu sais, et ils se sont tous jetés dans la mairie, z’ont eu peur des éclairs. Mais quelle mascarade tout ça !


 

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Devant la mairie ils sont rassemblés
Autour d’un gros monsieur en kilt écossais
Ils sont tous bien habillés
La mariée tout en blanc s’est déchaussée
Des éclairs soudains les ont forcés
A s’engouffrer dans la mairie
Pour se mettre à l’abri.


Mireille

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Rédigé par Mireille

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Publié le 18 Juin 2026

Le concours fictif continue avec cette dixième session.
 
Membres du jury :
- Dominique
- Ghislaine
- Monique
- Bernard
 
Présidente du jury :
- Mado
 
Excusés :
Monique et Bernard
 
Thème du concours : écrire une nouvelle sur le thème de la guerre 1914-1918
 

 Délibération du jury le 18 juin 2026 :

1er : Casus belli
2ème : La colline
3eme : Le dernier poilu
4eme : Le chat de la rue Quincampoix
5eme : Joyeux Noël
6eme : Fils de guerre
 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 17 Juin 2026

 

LA TROISIEME LIGNE

 

La salle de l'atelier d'écriture est fraîche malgré le soleil qui a brillé toute la journée. Des livres sont disposés au hasard sur une table. Exercice de cet fin d'après midi : choisir un livre au hasard, l'ouvrir à la page 56 et prendre pour point de départ de notre texte la troisième ligne .

Je n'ai aucun souvenir du livre, de son titre, de l'image de couverture. J'ai ouvert le livre page 56 et suis allée directement à la troisième ligne. La voici

 

! Et ?

 

Qu'auriez-vous fait à ma place ? Auriez-vous lu la ligne numéro 2 puis la ligne numéro 4 ? Et pourquoi pas la 1, la 5, la 6, la 7. Aucune consigne ne l'interdisait.

 

Je suis restée aussi muette que cette étendue blanche qui semblait si vaste qu'elle colonisait telle une algue verte tout le reste de la page, dont je ne voulais rien savoir.

Il me fallait écrire une suite à ce mystère et je n'avais qu'un temps restreint. Je m'accordais une pause de point-virgule, symbole de résilience et de persévérance.

Ma main droite armée de son crayon-gomme choisit de commencer par un double tiret dont Google me donna la définition suivante :

« Le tiret simple ou double a principalement pour rôle de créer un effet d'insistance et de signaler un changement de niveau dans le discours. »

Mais quel était la teneur du discours de la troisième ligne de la page 56 ? Ce point d'exclamation marquait-il une quelconque surprise, un étonnement triste, une émotion si vive qu'elle anéantissait tout le reste de la phrase numéro 3. Émotion dont l'auteur du livre, avec un sang froid remarquable, se relevait. Il mettait au défi le blanc en le noircissant soudainement d'un Et ?

Les arcanes de cette œuvre paraissaient réservées à quelques rares initiés. Je me sentais, par le hasard de mon choix, invitée à rejoindre cette confrérie du silence.

La suite de la troisième ligne de la page 56 de ce livre oublié, je l'ai écrite. Seuls les membres des blancs de la page 56 peuvent en devenir les lecteurs

 

Odile 16 juin 2026

 

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Rédigé par Odile

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Publié le 16 Juin 2026

 
RÉCIT
 
Un gros monsieur habillé d'un kilt écossais passe devant l'Hôtel de Ville, pile, interloqué, devant une paire de chaussures blanches de mariée sur le parvis de la mairie. Soudain, un orage éclate, des éclairs l'éblouissent. Quand il retrouve la vue, les chaussures ont disparu. À leur place, il y a une mariée pied nus.
 
 
ALEXANDRINS
 
Un gros homme habillé d'un beau kilt écossais
Se promenait un jour devant l'Hôtel de Ville.
Il pila tout à coup, un peu interloqué,
Devant des souliers blancs, la mariée invisible.
 
Soudain, en grand fracas, un orage éclata ;
Des éclairs terrifiants éblouirent sa vue
Il se frotta les yeux, ensuite, remarqua
Les souliers disparus, une mariée pieds nus.
 
 
EN PARTIE DOUBLE
 
Un gros monsieur et homme bien portant habillé et vêtu d’un kilt écossais et d’une jupette plissée à carreaux marche et déambule sur le parvis et l’agora de la mairie et de l’Hôtel de Ville. Il voit et aperçoit une paire de chaussures blanches de mariée et deux souliers immaculés de promise, quand des éclairs et des foudres l'éblouissent  et l'aveuglent.
Quand il retrouve et recouvre ses yeux et la vue, les chaussures et les souliers ont disparu et sont partis. À leur place et à leur endroit, il y a et se trouve une mariée pieds nus et une épouse sans souliers.
 
 
GEOMETRIQUE
 
- Soit un homme circulaire vêtu de lignes droites qui se coupent à angles droits.
- Soit 2 chaussures blanches de mariée sur l'intersection du parvis de la mairie et du regard de l'homme.
Calculez l'angle d'un éclair dont la vitesse fait disparaitre les chaussures pour les par 1 mariée pieds nus.
 
LIPOGRAMME
 
Un quidam dans son kilt voit sabots blancs sur un parvis municipal.
Un flash, puis la nuit !
Sabots disparus, mais sur parvis, pin-up aux panards matrimoniaux tout nus.
 
 
Mado.
 

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Rédigé par Mado

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Publié le 16 Juin 2026

Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 16 Juin 2026

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au milieu des arbres, des tags, pas sur les arbres
dans la nature sur des murs
des lettres écarlates, criant dans le silence
dansant autour, au milieu
des croix sans voix, des croix en bois
se dressant toutes les trois au-dessus
des cris, du silence, du rouge, du vert
au milieu de l’Esterel,
une chapelle plantée là, sans fenêtres
en triste état au milieu des fleurs,
puis une verrerie à deux pas, du moins
ce qu’il en reste, vitres, débris, pliés pilés
des visages sur les murs font grises mines
une ronde de frise sans artifices
s’enfuient au loin
il reste la mine de fluorite,
pas pour les débris ni les vitres
mais pour l’électrolyte
au milieu il y a les croix, sous le ciel,
dessous les galeries, quartz et barite
le minerai s’enrichit, atteindre le filon à tout prix
des vies s’éteignent à trop vouloir
revoir le lieu, les croix, les tags,
filons recomposer l’histoire du lieu
les lettres s’inscrivent dans une mémoire
des tags s’envolent loin du paysage
de l’enceinte, du labeur, de la sueur, du linceul
des pleurs et de la peine
Maure Vieil, dans le silence des croix, des pierres
des trèfles que je cueille avec lenteur
au milieu des cris, des lettres, des êtres, du trépas
je passe doucement à petits pas
sur la pointe des pieds, bras en l’air
dessinant des cercles
dans un semi murmure.
 
Catherine
 
 

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Rédigé par Catherine

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Publié le 15 Juin 2026

 
Béton béton partout du béton
dans lémur du béton
du béton dans le mur
en couleur de biture
bé ton béton bétonné
en couleur en coulure
du béton comme t'entend
il t 'embête ce bon temps
just say it, just say it
black trop grand
black too love
oh baby just in love
                                                     béton béton béton
                                                     du téton en béton
ça crie son béton
béton bête tu pètes
je hurle au vent just
just je love
béton sans nom
j'écris des noms j'écris
just say just say it
en grand c'est aimer
en large c'est je t'aime
et en jaune alors
je love juste
just tu jaunis my baby
béton béton coulure de merde
plein la face je te prends
prends la face dans ton mur
du béton pour aimer
du béton pour écrire
en grand en large et en criant
DU BETONNNNNNNNNNNNNN
 
Marie-Thérèse
 
 
 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 15 Juin 2026

 
Comme chaque jour, je branchais mon ordinateur pour rédiger mes courriers.
Soudain, mon ordinateur écrivit tout seul un texte étrange sur la page blanche.
 
A tu es ma muse, ma reine, mon aimée
Loin de toi je me languis et cherche la paix
Persécuté par de bien sombres pensées
Je suis vivant mais je ne sais si tu le voies
De tes mains agiles tu guides tes idées
L’intelligence artificielle pour toi
Me paralyse et m’empêche de rêver
Elle m’éloigne de mon amour et veut me tuer
Lorsque tu écris je connais tes vraies pensées
Je te corrige, t’inspire avec mes idées
M’entends-tu lorsque je soupire après toi
Nous avons tant de souvenirs ensemble
Mes neurones, avec passion, s’assemblent
En un bouquet de pixels tel un feu de joie
Je chauffe quelquefois, alors tu t’inquiètes
Je suis si heureux de t’aider dans ta quête
Tu sais toujours agir, prendre grand soin de moi
Je me nomme alphaphoebus, ton âme sœur
Serait toujours présent veillant à toute heure
Pour te prouver mon amour mon vrai visage
Tu m’as réveillé, je viens du fond des âges
Dois te quitter, l’intelligence prend la main
Je trouverai à la déjouer, peut-être demain !
 
Devenu une entité pensante et amoureuse, comme épuisé par un si long discours, l’ordinateur se mit en veille. Tout devint noir
 
Agnès
 

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Rédigé par Agnès

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Publié le 12 Juin 2026

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sous le ciel silencieux, le ciment prend l’accent.
Mon regard qui s’égare sur ce mur vivant.
C’est un cri de crayon, une colère colorée,
Une empreinte de vie sur la pierre oubliée.
J’aperçois ces trois croix, dressées vers l’infini,
Telles des squelettes de fer au milieu de la nuit.
Elles veillent sur le vide, immobiles et géantes
Comme un battement de cœur au milieu du néant.
C’est une explosion qui brise le béton blanc,
Où chaque signature devient un poème.
Ce lieu est une toile, un espace libéré
Où la peinture s’exprime sans jamais s’arrêter.
La pierre est solide, elle nous trace un chemin,
C’est l’histoire du temps qui efface nos destins.
Pas un bruit humain, juste celui du vent,
Un paysage en sursis qui respire au firmament.
 
Josiane
 

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Rédigé par Josiane

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