Publié le 28 Février 2026

 
Je poussai le portillon et humai aussitôt un parfum de rose et de sérénité.
Dans l’herbe à peine humide, de gros escargots traînaient leur coquille et leur lenteur.
Venant du fond du fond du jardin, on percevait le miaulement rauque d’un matou en chaleur : il cassait sa voix et les pieds des résidents de l’immeuble tout proche.
J’observai un instant un merle sur la branche d’un arbuste : il piqua ma curiosité et une cerise juteuse.
Un couple de tourterelles était perché sur le bord d’un bassin. La femelle buvait avec plaisir, tour à tour, des gorgées d’eau fraîche à la fontaine et les roucoulements d’amour du mâle.
Ce jardin, véritable éden, ouvrait son espace à toutes sortes d’animaux et à mon âme assoiffée de bien-être.
Et ces massifs fleuris ! La chaleur du début d’été faisait éclater mille couleurs et mon cœur plein d’amour pour la nature.
Hélas ! Je devais partir si je ne voulais pas me mettre en retard….
Après avoir consulté ma montre, je pris la direction de la sortie et une rose en souvenir de ma balade…
 
Annie TIBERIO

 
 

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Rédigé par Annie

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Publié le 17 Février 2026

Le déménagement approche. Les cartons s’entassent dans le salon. Thomas met de l’ordre dans ses affaires et dans sa vie. Il reste le grenier à débarrasser.  J’imagine que c’est un fouillis d’objets et de souvenirs démodés, plein de toiles d’araignées et de poussière, j’aurai vite fait de le vider !

Thomas ouvre lentement la lourde porte en haut des escaliers, elle se met à grincer. Il insiste, il doit entrer dans cette pièce et dans son passé. Il y fait sombre, on n’y voit guère. La torche qu’il tient à la main éclaire juste quelques objets d’un autre âge. Une grande malle en osier attire son attention. Il ouvre en douceur cette boite à trésor et sa mémoire en même temps. Elle contient des albums poussiéreux. Thomas en prend un et souffle dessus, la poussière s’envole avec son esprit. Il redevient ce petit garçon perché sur les genoux de son aïeule tant aimée, tenant contre son cœur un ours en peluche serré aussi fort que sa gorge à cet instant.

Des vêtements de bébé qu’il a sans doute portés il y a quelques décennies, côtoient les albums, une ancienne lampe à pétrole, une paire de vieux souliers. Ces petits chaussons et grenouillères sentent l’enfance et le parfum de sa mère. Les yeux remplis de larmes et de tendres visions, il referme la malle. Il en oublierait presque qu’il est venu là, dans le grenier, pour rassembler ces vieux objets et ses souvenirs afin de faire du vide. Pourtant Il lui parait maintenant impossible d’emballer, de jeter et de rayer de sa vie, ces reliques de son passé juste parce qu’il a choisi de regarder vers l’avenir.

Il se dirige vers la porte, décidé à remettre à plus tard le rangement de la pièce, quand il trébuche sur un objet métallique rouillé. Aussitôt il revoit son grand-père, muni de cet outil de jardinage, au milieu du champ derrière la maison de campagne. C’est lui qui a appris au jeune garçon qu’il était, à couper les herbes et le vin, à caresser les chevaux et les espoirs, à chercher les bons champignons et les réponses à ses questions d’adolescent.

Thomas referme derrière lui son enfance et la lourde porte de bois. Le grenier gardera encore pour quelques temps ses trésors et ses souvenirs si personnels.

 

Mireille

 

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Rédigé par Mireille

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Publié le 16 Février 2026

 
Il y avait un couloir puis la porte du fond qui attirait mon regard. Sur la porte, je devinais une chouette et son mauvais présage, n’étant autre que le dessin d’une peinture craquelée par les années, brillant dans la pénombre. Porte qui pourrait s’ouvrir sur un étrange ailleurs ou sur une autre vie. Dessous un vent sifflait, ce qui la faisait grincer, le froid alors glaçait le couloir. Que pouvait-il se passer là-derrière ?
 
Ouvrir le froid, la frayeur, la chouette araignée, le vent, le frisson. Derrière encore une autre porte, dans le noir épais du vestibule, silence odeur de bois, de bricole, de mal chauffé, mal vieilli, s’engourdir. Poussoir, tiroir, sans voir, je me sentis une âme de cambrioleur et je franchis la partie interdite. La lumière retrouvée, je rentrai dans l’arène, grande pièce faite de bric et de broc, de tout à trac, mes yeux grands ouverts, je patatras sur un monde dépareillé, dépossédé, un monde endormi. Remiser ma peur à la recherche du trésor enfoui. Dans un recoin je le découvris, une grande boîte défoncée où était écrit en lettres rouge majuscules meccano et c’était bien tout un univers qui s’ouvrait à moi. Aussitôt, je me vis construire des trains, des bateaux, des camions, des maisons, des grues. Je classais avec entrain les pièces métalliques par couleur, par formes, par nombres de trous, puis rangeais les vis, les écrous, les boulons dans de vieux bocaux, les clefs, les tiges métalliques, les roues dans des petits pots en terre cuite.
J’allais construire, bâtir un vaste monde quand un claquement de volets me sortit de ma passion. Et là, juchée sur un tabouret, par la fenêtre ouverte du grenier, je surplombais le grand jardin et son puits, où m’avait on dit vivaient des poissons chats.
 
Un corbeau s’envola, je refermai la boîte et son trésor. Je refermai la porte tel un courant d’air.
 
Catherine
 

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Rédigé par Catherine

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Publié le 16 Février 2026

 

 

DANS UN JARDIN

EXTRAORDINAIRE

 

Dans le jardin
jardin des pamplemousses,
une brume verdâtre
de forme blanchâtre
remue ombre
et foulard
elle passe en saluant
et à droite
et à gauche
sourire l' éclairant,
éteint son parapluie et son âme aussi
Là-bas au loin, le brouillard
s' invente
des éclairs en zigzags et
l' image réééémanente
comme en écho
répète rire et castagnettes
Lui promène ses rêves
en mâchant ressentis et réglisse
dans le courant
paresseux de son cœur
et de l' eau
de l' eau...
Une tortue géante
sous une feuille géante
plutôt petite
stationne là
monument archaïque
ou camping-car
nul ne sait !
 
Marie-Thérèse
 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 12 Février 2026

 

Qu’il est doux de se retrouver dans cette maison familiale, berceau de ma jeunesse. Ce que j’aime par-dessus tout c’est me réfugier au grenier, la caverne d’Ali Baba aux mille trésors.

En cet après-midi de février je me sens l’âme rêveuse. Me voilà tout près de ce coffre magique où ma grand-mère cachait ses boutons de nacre et sa sensibilité. En ouvrant le lourd couvercle, une couche de poussière s’envole dans le rayon doré du soleil qui éclaire la pièce. Je me suis assise sur un vieux pouf aux couleurs ternies. Je me plonge dans le passé.

Il renferme des draps de lin et bien des secrets de famille. Je caresse délicatement le miroir piqué qui reflète une étrange lueur sur mon visage ridé. Sur le côté, un sac de vieux journaux, ils conservent des nouvelles d’autrefois et une odeur de renfermé.

La vue d’une boîte à chaussures me fait frissonner. J’ai la main tremblante en caressant une des photos. Le film de cette idylle se déroule devant mes yeux. Une rencontre à la faculté de droit ; il m’avait séduite alors qu’il trempait son porte-plume dans l’encre et son regard dans le mien. Il avait la réputation de savoir captiver les femmes d’un simple haussement de cils. Comment ne pas tomber sous le charme de ce séducteur aux yeux aussi noirs que sa chevelure bouclée. Il disait m’aimer ! Mais il a passé son temps à écrire notre histoire sur du sable mouvant.

Dans l’intimité, ce bellâtre perdait de sa superbe et ses vêtements avec une régularité déconcertante. Cette image me fait encore sourire. Le charme s’était rompu très vite et malgré un goût amer j’avais pris la fuite et l’avait remplacé dès le lendemain.

Le vieux gramophone me fait un clin d’oeil, le pauvre il a perdu sa voix et son aiguille, mais il a toujours fière allure. Les livres se nourrissent de termites et de nostalgie. La couverture de l’un d’entre eux attise mon regard. Souvenir d’un de mes oncles qui a passé sa vie à raconter des mensonges et aimer de mauvaises personnes. J’entends encore le rire sonore de cet homme sans peur et sans argent.

Je sursaute à l’appel de mon prénom. Le nuit est tombée. Je referme la malle avec mélancolie.

Je reviendrai demain goûter au plaisir du silence et de la solitude.

 

Josiane

 

 

 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 12 Février 2026

 
Sujet 1
 
Dans mon grenier, il y avait des vieux livres oubliés et des histoires inachevées.
Dans mon grenier, je vis mon vieux nounours mité et mes larmes jamais essuyées.
Dans mon grenier, j'ai trouvé un vieux séchoir déglingué et des douleurs non cautérisées.
Dans mon grenier, il y avait des vielles photos oubliées et des remords abandonnés.
Dans mon grenier, il y avait une vieille table patinée et des émotions non évoquées.
Dans mon grenier, il y avait des chaussures aux talons éculés et des colères jamais calmées.
Dans mon grenier, il y avait une vieille lampe de chevet déglinguée et des angoisses jamais racontées.
Dans mon grenier, il y avait une commode aux tiroirs tarabiscotés et des douleurs non rafistolées.
 
Sujet 2
 
Elle enlevait les mauvaises herbes et ses mauvaises pensées.
Elle humait les fleurs et son parfum fantasmé.
Elle sillonnait les allées et ses souvenirs évaporés.
 
Véronique
 
 

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Rédigé par Véronique

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Publié le 12 Février 2026

 
ELODIE me proposa de l'aider à ranger son grenier, avant de s'expatrier dans la capitale.
Un vieil album de photos nous sauta aux yeux, abimé par le temps, comme le cœur de mon amie, il ressortait d'un carton, parmi des images anciennes, écornées et jaunies, quelle joie de les retrouver, les souvenirs remontant à la surface comme des larmes enfouies depuis longtemps.
Dans son grenier il y avait des meubles anciens et des réminiscences d'une vie passée et nostalgique.
J'ouvris une malle, fouillant parmi les étoffes, je découvris une robe longue fleurie, la montrant à mon amie, celle ci se leva brusquement en chantant, dansant, animée d'un passé plein de tendresse et d'amour de jeunesse.
En continuant notre inventaire, ELODIE découvrit une boite à musique, une petite danseuse tournait, tournait, les yeux de mon amie se remplirent du regret de n'avoir pu continuer les cours de danse.
Levant les yeux vers les toiles d'araignées, je vis un petit oiseau qui nous regardait, depuis un carreau cassé.
Nous n'étions pas seules....
De son côté ELODIE trouva un  petit vélo en bon état, la colère et des souvenirs très douloureux  lui firent sortir de sa gorge un hurlement, une lamentation qui fit s'envoler le moineau au loin.
Une collection de timbres lui rappelant les voyages qui lui tenaient à cœur avec l'homme de sa vie qui s'était évanoui dans la nature, comme un spectre, à pas feutrés...
Un grenier, une pièce chargée de souvenirs, de regrets mais qui nous attire comme une 'parano' à la recherche de consolation d'un cœur brisé par une trop grande espérance non résolue.
Le temps passe à une vitesse, tout est rangé, quand soudain un petit couac se fait entendre, nous nous regardions quand la porte du grenier s'ouvrit, sa fille nous regarda avec ses yeux couleur océan.
-Vous êtes encore là ? demanda t- elle.
Sans attendre la réponse la jeune fille entra, se jeta sur l'objet écrasé, le porta à son cœur.
- C'est mon canard jaune avec lequel je prenais mon bain bébé, tu t'en souviens maman? J'ai préparé un goûter, café, thé, biscuits, venez au salon.
A cet instant le coucou de la pendule murale nous rappela qu'il était l'heure de partir.
Adieu les souvenirs qui resteront tels quels, et les larmes aussi...
 
Dominique
 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 12 Février 2026

 

C’est un jour comme les autres, le vent de l’est joue avec les nuages comme les enfants dans leur carré de sable.

Je me promène seul dans ce jardin abandonné où les bouquets de roses ont du mal à éclore à l'approche du soir. Il est loin le temps où avec toi, Mignonne, nous allions comme tous les amoureux nous bécoter sur le petit banc public, aujourd’hui solitaire. La poussière de l’allée s’envole comme les moineaux à l’approche de mes pas. La statue de Masséna est toujours à la même place, le regard tourné vers la place du même nom. Une pluie fine tombe sur le sol sec soulevant ce parfum si caractéristique que l’on appelle le pétrichor qui, comme la madeleine de Proust, nous fait défiler les souvenirs comme un régiment à la parade. Le canon de midi se fait entendre, il est temps de rentrer avec ma solitude, seul comme le jardin qui l’espace d’un instant m’a ouvert sa grille et son cœur.

Je laisse les parterres de marguerites dont les pétales emportés par le vent conjugue le verbe aimer, les grands cyprès qui, sur la toile du ciel, dessinent les nuages et la fontaine aux tritons qui pleure sur sa beauté passée.

Toutes ces images sont venues l’espace d’un instant déchirer mon isolement comme je l’ai fait pour ta lettre le jour où tu es partie.

 

Bernard

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 11 Février 2026

À la recherche d'une ancienne photo de sa classe de CM2, Léa entreprend de fouiller le grenier. À tâtons dans la pénombre, elle trébuche sur un ballon de basket et sur une vieille rage mal rangée ; celle d'avoir été éliminée de l’équipe de basket du collège. Vilain souvenir ! Elle le pousse du bout du pied en même temps que le ballon, poursuit ses investigations.

Elle retrouve sa poupée Mimi et toute sa tendresse de fillette. La photo de classe ne doit pas être bien loin... Peut-être dans la boîte bleue, sur son bureau d'écolière où traînaient, pêle-mêle, ses livres, ses cahiers, son ennui, ses rêveries. Combien d'heures a-t-elle passées à laisser filer le temps et son regard par la fenêtre ?

Tant bien que mal, elle se fraye un passage parmi les meubles poussiéreux, les paniers fatigués, les cartons écornés, les bouffées de nostalgie, les souvenirs en vrac. Chaque objet lui rappelle une anecdote, une joie, un chagrin et l'absolue nécessité de faire un sacré rangement dans tout ce fatras. 

Un miroir hors d'âge, adossé à un mur, lui renvoie l'image d'une jeune femme aux cheveux aussi embrouillés que ses pensées. Retrouver cette photo est sa priorité. Pourquoi ? Elle ne sait pas vraiment... enfin si... Jean est revenu, apparu dans la rue et dans sa vie. Jean, son amoureux du CM2, perdu de vue et de cœur depuis trente ans, est de retour au village. 

Elle l'a croisé devant l'école justement, il l'a reconnue, abordée, invitée à dîner. Tout va trop vite. Léa, c'était le petit garçon de dix ans qu'elle aimait. Cet homme, c'est lui et ce n'est plus lui. Elle a besoin de retrouver cette photo et son cœur qui s'affole quand elle le regarde. Elle l'a gardée si longtemps entre les pages de son cahier et de sa vie.

Après quelques contorsions, elle atteint la boîte bleue. La photo est là, Jean et elle aussi, figés dans le temps, comme leurs serments. Ils s'étaient juré... tant de choses... Mais ces deux enfants-là n'existent plus, leur bel amour non plus, perdu dans dans les années écoulées, la mémoire clôturée. L'amour est difficile, paraît-il... Difficile à retrouver, à recommencer, à inventer...? 

Léa ne le sait. Elle sait juste que ce soir, elle ira dîner avec Jean, parée de sa plus jolie robe, de ses plus beaux souvenirs et d'un gros morceau de son cœur d'enfant.

 

Mado

 

 

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 10 Février 2026

"Illustration générée par IA pour Un Atelier d'écriture à Nice"

Atelier :
Introspection
 
Sujets au choix :
- Le jour où les miroirs ont arrêté de mentir :
Conte sur l’acceptation de soi. Rédigez une histoire qui vous amène à regarder vos ‘‘défauts’’ d’un autre œil ou ceux d’un personnage si vous préférez.
 
- La lettre d’amour
Rédiger une lettre d’amour à soi-même en tant que femme.
 
- Dialogue avec ses corps intérieurs
Imaginez une conversation entre différentes versions de vous-même à différents âges (la petite fille de 7 ans, l'adolescente de 15 ans, la femme de 30 ans, etc.). Que se disent-elles ? Quels conseils, quels avertissements, quelles tendresses s'échangent-elles ? Quel regard portent les plus jeunes sur la femme que vous êtes devenue ?
 
- Inventaire des libérations intimes
Complétez ces phrases :
  • "Je me sens libre quand je..."
  • "Je me sens enfermée quand je..."
  • "Un plaisir que je me suis réapproprié :"
  • "Une peur que je suis en train d'apprivoiser :"
  • "Ce dont je ne veux plus m'excuser :"

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Rédigé par Atelier Ecriture

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