Publié le 10 Décembre 2025
…
J'ai dix ans, je m'appelle JOSÉPHINE
J'ai commencé à écrire, trouvant un petit journal, avec une jolie couverture. Mon ami, le confident de mes malheurs.
Enfant noire dans une Amérique hostile à ma couleur de peau, malheureuse dans une famille nombreuse. Je grandis, je reprends mon cahier après quelques semaines d'oubli, mon enfance est triste, puis je récupère mon stylo.
Je vais bientôt avoir dix huit ans, l'envie de changement me hante... partir loin, en Europe, en France, à Paris, avoir des amies de mon âge, aimant les mêmes objectifs, de danse, de musique, tout ce qui pourrait rendre ma vie pleine de joie... je sais, je rêve, mais j'ai confiance en l'avenir.
Peut être deviendrais-je quelqu'un de connu.
Me regardant dans le miroir, je me trouve jolie, je me débrouille dans la langue de Molière, me dit-on !! je vais essayer de partir d'ici, comment je ne sais pas encore...
Je reprends ma plume
Mon frère ainé vient de partir faire son service militaire, il s'engagera dans l'armée américaine.
C'est une option qui me plairait, je suis consciente de pouvoir aider mes concitoyens dans l'urgence de la guerre qui approche à grand pas.
Peut-être serais-je un agent secret, transportant des documents officiels, récompensée par une médaille brillante que j'accrocherai au mur de ma chambre, en souvenir de mon patriotisme.
Aujourd'hui, le temps est gris, il pleut ; allongée sur mon lit, je serre mon ami sur mon cœur, tourne les pages écrites depuis le début et je pleure.
Ma camarade DAISY me tient la main..
Je continue de publier ce qui me passe par la tête, j'aimerais avoir des enfants, un deux trois voir plus... moi, je serai une bonne mère. Un mari aimant, une grande maison.
Je reprends mon cher journal intime et continue à rêver à une autre vie, me tortillant une mèche de mes cheveux crépus, moches mais pleins d'empathie passive.
J'arrive à la fin de ma vie, vieille, adulée, soutenue par une actrice que j'ai vue dans un film, belle blonde, Grace KELLY.
La fin de mon journal, sa dernière page blanche, remplie de mes derniers rêves, ma triste vie continue, des ambitions plein la tête, un livre ouvert sous la main, "La Vie Devant SOI" de Romain GARY, un espoir.
Je suis FREDA JOSEPHINE Mc DONALD, et les rêves m'ont étourdie.
Dominique
Publié le 10 Décembre 2025
1er janvier 1906
Mon cher journal, il se passe de drôles de choses dans ma tête et dans mon cœur. Je commence la nouvelle année avec un mauvais sentiment qui monte, le sentiment d’injustice, la colère, la rage, un peu tout à la fois. J’en ai marre ! Marre d’être la cruche de service, la bonniche bien sage. Aujourd’hui, Jour de l’An, jour des résolutions, j’en prends une : la rébellion.
Comme tu le sais, j’ai pour mission d’inculquer aux fillettes les règles du savoir-vivre, c’est-à-dire rester à leur place de fille, femme, épouse, faire des enfants, obéir au mari, au père, au curé, à l’instituteur, à la société. Je leur apprends la servilité. Je ne m’en rendais pas compte jusqu’à présent. Tout ceci me paraissait tout à fait normal. Maintenant, je ne veux plus.
Comme je ne veux plus qu’on m’appelle Bécassine. Ça vient de bécasse, non ? Je ne le suis pas assez pour ne pas savoir ce que ça veut dire. Même si certains racontent que ce nom ridicule viendrait du fait que le jour de ma naissance un vol de bécasses est passé au-dessus de Clocher-les-Bécasses, mon village, je n’y crois pas ! Désormais, je veux qu’on m’appelle par mon vrai nom : Anaïck Labornez.
Le jour se lève, il a neigé cette nuit. Par la fenêtre, paysage froid, blanc, ciel aussi gris que mon cœur. Je suis fatiguée de ma condition, de cette société où l’on me fait si peu de place. Liberté, égalité, fraternité… pas pour tout le monde…
Pour tout te dire, cher confident, j’ai trouvé dans la rue un journal intitulé La Fronde. On y parle des droits des femmes, des actions à mener, des combats à livrer pour notre émancipation. Depuis que je l’ai lu, c’est comme une rage qui enfle en moi, une prise de conscience douloureuse. J’ai mal, je veux exister, être libre, fière, respectée. Tout plaquer, raccrocher mon tablier trop blanc, partir juste avec ma robe verte comme l’espoir, partir vers la vie, la vraie, suivie par les traces de mes pas dans la neige fraîche.
Mais il me faut d’abord lutter contre moi-même, contre cette musique sournoise de culpabilité qui monte, qui monte… Tu ne vas pas abandonner les enfants, tu ne vas pas laisser tomber Madame... elles ont besoin de toi. Madame reçoit aujourd’hui, tu dois servir le repas, faire manger les filles avant la venue des invités, décorer la table, astiquer les couverts en argent, mettre le vin en carafe… Stop ! Moi aussi, je veux mon Jour de l’An ! Je me l’offre, comme une étrenne. Je pars.
Oh, nooon ! La sonnette ! Madame m’appelle…
Mado
Publié le 10 Décembre 2025
15 août 1543
Quelle journée terrible !
Depuis ce matin, le canon tonne. Un boulet est venu s’encastrer dans la rue Droite.
J’ai la rage au ventre et la peur au cœur. J’ai passé la journée par les rues de la ville avec du linge propre, découpé en lanière pour soigner les blessés. Un carnage ! On est assiégés depuis des mois, on manque de tout, les soldats sont épuisés, la population les soutient de son mieux.
J’ai traversé la cité de long en large, dans le vacarme de la guerre. Heureusement que j’avais mon battoir. Je ne me déplace pas sans lui, il m’est bien utile en cas d’agression. Aujourd’hui, il s’est révélé être une arme efficace.
J’étais au bastion Sincaire quand un soldat, devant moi, s’est écroulé, un trou dans la poitrine. Je n’ai pas réfléchi, dans un réflexe irraisonné, j’ai pris sa place. Je me suis retrouvée face à un soldat turc au regard terrible. Ma rage s’est transformée en haine, je l’ai frappé, frappé, à grands coup de battoir. Il est tombé, j’ai arraché, de ses mains, son étendard. Immense clameur derrière moi. Je me suis retournée, j’ai agité le drapeau turc, ça a galvanisé les troupes et le peuple. Une énergie nouvelle, pleine d’espoir, a circulé dans la ville. Dans notre malheur, on a vu se lever comme le vent de la liesse. On s’est battu jusqu’au soir, on les a repoussé, ces envahisseurs.
Maintenant, c’est la nuit. Le calme s’est posé comme un voile de silence. Je n’arrive pas à dormir. Trop de choses tournent dans ma tête. L’excitation du combat peine à s’assoupir. Images en boucle… Le Turc tombe, l’étendard flotte, le ciel bleu, les gens crient, le canon tonne, les bateaux dans la baie qui nous encerclent, le sang, les blessés, les morts.
Saloperie de guerre ! Vivement que ça finisse, que je retrouve mes bugades, mon Paillon et surtout Joan, mon fiancé soldat. On se mariera, on fera une grande fête, on aura des enfants si… Non, pas de si ! Il ne mourra pas. Je prie pour lui tous les jours. Il reviendra, je veux y croire, j’y crois. Très fort.
La lune traverse ma fenêtre comme une promesse. Ce soir, je suis fière de moi. Je suis une guerrière, je me suis battue, j’ai vaincu l’ennemi. Je me sens importante, c’est un sentiment nouveau, je ne le connaissais pas. Il me donne envie de me dépasser encore plus.
La rage, la haine s’apaisent en moi. Je me sens plus lucide, plus forte, moins impuissante. L’espérance me porte. Demain, armée de mon battoir et de mon courage, je repartirai à la guerre, auprès de Joan, et ensemble, on la gagnera.
Mado
Publié le 10 Décembre 2025
Atelier :
Le concept subjectif - objectif :
-
Subjectif : Faire en sorte d'influencer la personne, faire dire à quelque chose ce que l'on croit vrai ou ce qui nous intéresse et occulter une partie de la réalité. Prendre parti, laisser les sentiments influencer l'analyse.
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Objectif : C'est le fait sans interprétation, sans prendre parti, même si c'est à l'encontre de nos convictions. Laisse les sentiments en dehors de l'affaire, prendre de la distance.
Sujet :
En quatre étapes :
1- Choisissez l'une des photos, décrivez-la de façon objective. Prendre le point de vue le plus objectif, rester neutre.
2 - Puis, refaites l'exercice de façon subjective. Écrire avec un regard subjectif mais négatif.
3 - Faire un commentaire subjectif positif et optimiste.
4 - Donner un titre à votre image de façon objective.
LES TEXTES
Bernard
Christiane
Dany-L
Dominique
Fernand
Josiane
Letizia
Mado
Marie-Thérèse
Mireille
Odile
Véronique
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Publié le 10 Décembre 2025
1-objectif
LA FEMME AU CHARDON
Femme jeune, yeux baissés, longs cils, cheveux courts apprêtés couleur auburn. Peu fardée : seules les lèvres ont un rouge vif, bouche entrouverte laissant apparaître une dentition d'une esthétique et blancheur parfaites tenant par la tige un chardon. Épaules nues et dégagées, le cadrage ne laissant entrevoir aucun vêtement.
2-Subjectif négatif
LA SULFUREUSE
Un lieu commun de magazine. Le cliché de la cover girl dans sa splendeur ! Rien ne manque : esthétisme obligé, maquillage, bouche et yeux fardés à outrance tandis qu'un teint blafard ne révèle aucun défaut : l'image tortionnaire pour la commune des mortelles qui jamais n'atteindra ce degré de beauté formelle. Faux cils, carmin provoquant du sourire -ou plutôt du rictus- la fleur aux dents, rictus se voulant sensuel dans le cas d'une rose mais ici l'association au chardon rompt le charme; à moins qu'elle ne délivre un message subjectif : "Qui s'y frotte s'y pique" ? Sûrement une pub pour dentifrice me rappelant celle d'Ultra Brite !
3-Subjectif positif
LA FEMME FATALE
La photo glamour et sensuelle par excellence. Un mannequin pose pour une séance photos : visage féminin d'où n'émerge que le rouge des lèvres, la bouche entrouverte tenant une fleur. Épaules dénudées, coiffure apprêtée auburn style "suffragette". Yeux baissés agrémentés de longs cils recourbés : timidité ou provocation, distinction ou abandon?
La référence même pour toute femme qui s'idéalise. Pour les adeptes du marketing. Très vendeur ! Il y a 40 ans ULTRA BRITE l' avait déjà compris...
Letizia
Publié le 7 Décembre 2025
C'est bientôt parti... Mesdames et messieurs pour le marathon des x20 et x21
Les humains devenus trop sédentaires, car partisans du moindre effort, cette année c'est nous les robots qui non seulement participerons aux J.O mais également organiserons les thèmes des épreuves. Notre intelligence a beau n'être qu'artificielle, elle n'en est pas moins supérieure à la bêtise humaine ! Ça c'est dit !...
Les humains devenus trop sédentaires, car partisans du moindre effort, cette année c'est nous les robots qui non seulement participerons aux J.O mais également organiserons les thèmes des épreuves. Notre intelligence a beau n'être qu'artificielle, elle n'en est pas moins supérieure à la bêtise humaine ! Ça c'est dit !...
Nous allons par conséquent "dépoussiérer" les épreuves.
Le clou -si je puis dire- sera le "Marathon des Cercueils".
Le vocable peut choquer les humains très sensibles à tout ce qui touche le trépas, même s'ils s'amusaient à le défier le jour d'Halloween...
À chaque évènement quadriennal donc, et en fonction de la saison, été ou hiver, nous inaugurerons une nouvelle épreuve.
Mais je vous laisse découvrir sans plus attendre notre pépite hivernale !
Comme vous pouvez le constater, sur la ligne de départ une rangée de cercueils, 7 au total, chiffre sacré oblige. Ceux-ci sont fermés durant toute la course pour vous éviter le côté gore mais la surprise sera à la ligne d'arrivée : vous découvrirez la célébrité cachée à l'intérieur tels que Spider-Man, Warrior, Ghosty ou autres stars de vos Games préférés.
J'espère que vous êtes bien installés dans votre tour à ressorts, batterie chargée et connectée.
4 3 2 1 c'est parti !
Les voilà qui s'élancent...7 cercueils, 7 couleurs : faites vos mises au : 2 4 1 0 JO-Dracula !
Le noir est en tête ! Le rouge le suit. Le noir accélère : attention ! S'il force le régime, la puissance interne risque de buguer et les circuits feraient craquer le bois. Il se désagrégerait avant l'arrivée, ne révélant que cendres consumées et dégageant une fumée âcre.
Pourquoi le bois ? En effet, nous avons jugé bon de conserver un matériau noble qui revient au goût du jour : ils ont eu tort ces humains de virer au tout plastique.
Bref, revenons à nos boîtes. Capteurs, actionneurs, circuits hyper-sollicités...
À présent le rouge dépasse le noir : si lui explosait, il vomirait son sang et les autres participants seraient ralentis car celui-ci sécherait aussi vite qu'il se répandrait, collant à la piste.
Il semble pourtant que les cinq autres, largement distancés, n'aient à présent aucune chance.
Le bleu semble figé sur place. Un froid intense s'en dégage : aïe aïe aïe, il est mort pour de bon, l'azote a fait son œuvre.
Quant au vert, il gagne en moisissure à chaque avancée. Il n'aura bientôt aucune consistance et se décomposera petit à petit en dégageant une odeur de bois putréfié.
Mais voilà que le violet, à gauche de votre écran, est entré en collision avec le blanc : il va virer au rose en absorbant le blanc : et voilà qu'un nuage opaque et nauséabond les enveloppe tous deux. Le blanc était le maillon faible ! De son statut d'absorbé, et selon le règlement, il lui sera interdit de concourir pour une période de quatre ans. Eh oui ! La dure loi du sport ...
Mais regardez qui double le rouge et le noir ? Le jaune oui, et il ne reste que peu de mètres à parcourir. Ses circuits s'emballent mais il ne lâche rien, il crève l'écran ... Ça y est, il franchit la ligne d'arrivée ...
Le jaune est le gagnant !! Preuve indiscutable : les rayons xyco qui s'en dégagent programmés en cas de victoire.
Galaxy 3 est donc vainqueur oui mais ...quelle star se cache dans son générateur ?
Le cercueil s'ouvre, -suspens- la cuvette étanche révèle sous sa garniture ... Une page de PUB et nous nous retrouvons après.
PUB
Nous voici de retour pour découvrir ensemble le héros du jour.
Giallo, l'italien, la star transalpine, héros de vos jeux vidéos et compagnons de métal, plasticos et composites de vos rejetons. Si vous avez misé sur le jaune vous recevrez comme à l'époque de nos prédécesseurs son humanoïde python, la coqueluche de ces demoiselles les robotes...
Chers captospectateurs, donnez-nous vos impressions via notre site et venez nous encourager pour nos futurs projets, nous comptons sur vous...
À présent, restez connectés pour suivre nos prochaines épreuves. En attendant, je vous dis AD "iOS iOS"
À présent, restez connectés pour suivre nos prochaines épreuves. En attendant, je vous dis AD "iOS iOS"
Letizia
Publié le 5 Décembre 2025
Par une belle journée de repos bien mérité, une femme se repose au bord de ce point d'eau.
Dans ce désert, elle est accroupie, réfléchissant à l'avenir de cet oasis si dépeuplé de verdure.
Un peu d'eau dans cet univers aride pour les chameaux est la bienvenue.
La terre des hommes est bienveillante de richesse orientale.
Au loin on aperçoit quand même, trois palmiers et une petite habitation, est-ce un mirage.. ?
Un regard dans ce petit lac, je me prends pour Sisyphe, par amusement, je tripote ce miroir avec plaisir devant l'astre du jour brûlant. Je suis fatiguée de marcher, le soleil est très dur avec les êtres humains et les animaux.
Je vis ici depuis peu, les hommes 'Bleus' du Sahara ont l'habitude, avec leurs vêtements qui les protègent des rayons du soleil.
Le peu d'eau n'abreuvera pas un troupeau de chameaux.
J'étouffe, j'ai oublié mon chapeau, ces trois arbres au loin n'apporteront pas l'ombre espérée.
En arrivant dans ce milieu si convoité par un groupe de gens civilisés, je ne m'imaginais pas la beauté du lieu, des arbres spécifiques du Sahara, grands procurant un peu d'ombre aux êtres vivants.
Un coin d'eau où l'on peut, lorsque les chameaux n'y sont pas, faire trempette, heureusement les Touaregs au loin sont aimables et compatissants.
Voilà un voyage éclair au pays des nomades, revendiquant leur droit au bonheur et à leur liberté...
Dominique
Publié le 5 Décembre 2025
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Marie-Thérèse
Publié le 4 Décembre 2025
Le concours fictif continue avec cette cinquième session.
Membres du jury :
- Dominique
- Ghislaine
- Monique
- Bernard
Présidente du jury :
- Mado
Thème du concours : l'écologie
Quel impact la vie des hommes a-t-elle sur la faune ?
Racontez le monde tel que le voit un animal. Rédigez en écriture blanche, glissez-vous dans la tête de la bête et intégrez à votre récit quelques touches de monologue intérieur.
Critères d'évaluation des textes :
Les textes:
Six textes ont été choisis sur le lien ci-dessous.
Délibération du jury le 4 décembre 2025 :
1er : Les monstres
2ème : Monacchus
3eme : L'appel du ventre
4eme : Une vie de chien
5eme : Mistigri
6eme : Dégradation de l’environnement
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Publié le 4 Décembre 2025
Un bord de mer sans chaises bleues.
Juste une lignée, alignée tubée,
un portant qui porte sur un trottoir désert,
dans le violet de la nuit,
des arabesques éclairées de blanc
et des écrits épars, éparpillés de lettres soudées.
Sur un ferraillé de trois piquets,
huit transversales copinent, en presque nudité,
dans des intervalles tout en rondeurs tuyau.
Il est écrit, à même le sol sur un rectangle,
une écriture de mots.
Capuccino a enfilé ses baskets,
neuves de semelles et grises du black Friday.
Malheureusement, les pauvres, elles peinent,
pour leur premier jour de sortie,
sur cet asphalte dégarni et si peu éclairé.
Hors de portée, ses pieds. Capuccino n’en fait qu’à sa tête.
Le voilà qui floute à perdre haleine,
il souffle le long de ses poumons pour exagérer l‘effort.
Pour nos pompes, cuir véritable, ça frotte trop là,
sous les talons, surtout quand on marche de guingois.
Même pas le temps de poser ses œillets sur cette magnifique chose
qui expose ses leds avec beauté du fil, élégance et volupté.
En regardant d’un peu plus près, dans un désordre organisé,
quelques mots grapillent certaines lettres
qui gigottent et chahutent avec des contours rigolos d’idioties.
Ces guirlandes, c’est comme ses lacets.
Ils se trémoussent du bout, en toute liberté,
depuis que Capuccino copie les hackers de son quartier
et ne se fait plus des nœuds.
Soulignons encore quelque chose un tantinet subjectif
qui marche bien pour nos godasses,
les chaussettes de contention de Capuccino.
Toutes douces et généreuses en élastiques.
Elles sauraient même se montrer un peu trop câlines.
C’est une languette qui me l’a dit.
Mais là, ça chatouille… Vous craignez ?
Dany-L
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