Publié le 31 Mai 2026
- Voulez-vous m'accorder cette danse ?
-
-
Il faut profiter de la vie, le temps passe si vite !
-
-
-
C'est moi, je peux te voir ?
-
Un atelier d'écriture, des thèmes variés, les textes des membres de l'atelier.
Publié le 31 Mai 2026
- Voulez-vous m'accorder cette danse ?
Publié le 31 Mai 2026
Publié le 31 Mai 2026
Petite frimousse au nez en trompette, des joues tachetées de roux,des yeux noisettes, une chevelure mousseuse ainsi que bras et jambes frêles, pourraient amener à la « penser » légère, sans volonté. Ouh la la ! Comme on se tromperait…
Elle est née lors d’une période compliquée, où prévalait le laid. Notre Farigoule ne le voyait. En son cœur, tout était normal, beau à souhait. Elle sait que l’Amour se déguise volontiers. D’une situation compliquée, naissent courage, compréhension : c’est accepté ! Ouh la la… que de mots…. Elle sent, elle sait ; elle Aime Tout, en vérité. Son Cœur est à l’égal d’une truffe de chien, détectant les « inaimés », se hâtant de les réconforter. En Jeanne d’Arc elle se transformerait, si sa Ville venait à être assiégée, en Robin-des-Bois, en Zorro masqué. Oh la ! On se croit à Hollywood ??? (rires).
Pour cet être, quelque peu désuet, il est primordial de par son Cœur, penser. Nul dividende ne puits le remplacer. L’homme est riche de l’Amour qui l’entoure, qui l’étreint, qui le touche et jamais ne s’éteint, se partage et se propage, sans qu’il ne semble rien.
Elle est de Provence, là où chantent les cigales et les criquets, là où fleurent bon lavande et serpolet, région de Pagnol et des « bien nés « , s’il-vous-plait…
Ses parents, d’Amour l’ont couverte, sans jamais discontinuer. Ils chantaient pour elle : « Elle est vive comme l’eau, elle est comme l’eau vive…. » Merci Guy Béart ! A 11 mois, ils l’ont immortalisée, tenant en ses petites mains, un brin d’olivier, sa mère la tenant sur le muret. Signe ? Prédestinée ? La suite l’a démontré.
Farigoule sourit tout le temps, cherchant le regard des gens. A ceux qu’elle réussit à capter, elle souhaite le « Bon… jour ». Cela n’est rien, à première vue, mais comme on se sent « re...connu »… Un petit compliment par ci, un petit compliment par là, et voilà un cœur qui bat ! Car c’est bien de cela qu’il s’agit et non point de flagornerie.
Elle peste quelquefois, car de bois elle n’est faite, s’insurgeant de cette nouvelle technologie, « high tech » qui Nous sépare en lieu de Nous rapprocher. On Nous a menti ! Mais bon… cela pourrait induire une autre « copie ».
Elle s’imagine des tours de téléphones unicellulaires jetés, comme celles des collectes de chaussettes orphelines, quelques fois organisées. Les hommes pourraient ainsi se reparler.
Lorsqu’elle rêve, elle voit de grandes assemblées où tous sourient, sont gais. Tous les âges y sont représentés, ainsi que les couleurs bigarrées. Tout est relié, en parfaite harmonie…. Diverses espèces animales entourent le Groupe, en toute quiétude. Le Ciel est rose, pailleté d’or… le son cristallin d’une cascade, un peu plus loin, engendre un joli refrain. Une douce bise effleure la sublime végétation et les êtres s’y trouvant.
Farigoulette, tiens-nous la main et, ensembles, festoyons jusqu’à demain, l’Amour nous tirant sans fin…
Olga
Publié le 31 Mai 2026
« Quand tu aimes il faut partir… » Blaise Cendars
Aimer c’est toujours être en colère, sinon ce qu’on vit n’est pas important.
L’Amour c’est notre colère heureuse.
J’ai partagé des aventures plus ou moins importantes, à des degrés divers, mais ma plus belle Histoire, mon plus GRAND AMOUR je l’ai vécu juste après la Guerre.
J’appelle Guerre ce qui attaque, abat, détruit, anéantit, tout ce qui nous entoure, nous rassure et protège.
J’appelle Guerre tout ce qui pulvérise, massacre, désintègre, saccage, aussi bien les cœurs, les hommes, les âmes. J’appelle Guerre ceux qui atomisent, vaporisent, dévastent tout, sans remords, en laissant un trou béant là où l’instant d’avant se tenaient dresser face au vent, les Joies, la Vie, nos Rêve et Espoirs.
Assis sur le bord de mur encore debout, mon dos tourné à ce précipice dont le but persistait à m’avaler au plus profond de son abîme, je contemplais les vestiges désagrégés de mon Présent que le séisme diurne, d’un seul tremblement venait de jeter à terre. Il ne me restait plus rien. Tout n’était plus que pierre, terre et poussière.
Au-dessus de moi un ciel cendre et acier gloussait de mon désespoir. Le Futur en berne, perdu à jamais, mes pupilles vidées de toutes clairvoyances, je balayais le sol âcre, ocre et triste.
Surgissant de je ne sais où, un rai de lumière, rebelle, s’échoua à mes pieds. Ma vision remonta le long du faisceau téméraire et parvenu à son sommet, il m’inonda de sa douce clarté.
Encore plus haut, un murmure, un sourire et enfin, des prunelles constellées de Soleil et d’étincelles.
Amour-Passion- Sentiment- qu’importe le nom qu’on lui donne, c’est un animal sauvage, carnassier, limite carnivore. Imprévisible, tapis dans une ombre, il vous épie, vous guette.
On déambule paisible, soudain il ou elle jaillit sans sommation au coin d’une rue, sur un quai de gare, à la table d’un troquet de quartier devant un tasse de café, un verre de vin rosé, frais et fruité. Il ou elle vous saute au visage, vous saisit à la gorge, vous dévore le cœur à vif, en plantant ses crocs d’ivoire et velours dans cette pulpe vitale. Fastueux, fastueuse par sa brillance, il ou elle opère savamment son intrusion dans votre quotidien. Tout vacille, le rythme cardiaque s’emballe, le souffle devient court. Jusque-là solide comme un marbre, on se fragilise comme un épi de blé à l’approche de l’été. Tout change et on change et plus rien ne sera jamais pareil. JAMAIS.
AIMER, devient un Acte de foi, pour se convertir à cette religion insolente, pour croire à son essence de Vie invisible qui s’insinue dans notre chair, notre âme la plus intérieur qui soit.
On s’enflamme, on s’éparpille, porté vers le haut par l’ivresse de l'affection que l’autre âme nous procure un peu plus à chaque seconde.
Passés l’ épisode des doutes hypnotiques, des questionnements : C’est lui ? C’est elle ? J’ vais ?
Je n’y vais pas ? Contournés les regards fuyants, interrogatifs, malicieux, l’aventure poursuit sa trajectoire.
D’abord un effleurement, une excuse, un autre effleurement, une autre excuse, et un troisième. Et le temps se fige, les doigts s’entrelacent, se serrent, s’adoptent, se domptent. Et le silence devient une douce musique que seuls les cœurs les plus aguerris parviennent à déchiffrer notes par notes.
On se prétend insubmersible. On crie : « Pouce !Ça y est!! » Erreur. Tout commence.
Trouver l’ AMOUR, le vivre, le partager, ne ressemble en rien au franchissement d’une ligne d’arrivée, debout sur son vélo, les bras levés vers le ciel au sommet du Tourmalet.
Trouver l’AMOUR nous propulse au centre d’un univers parallèle perpétuellement instable.
Trouver l’AMOUR nous fait tomber le masque, fendre l’armure.
Trouver l’AMOUR nous met la chair tellement à nue qu’elle en devient incontrôlable, impalpable. Trouver l’AMOUR c’est revivre, pour renaître au centre d’un ventre à ciel ouvert.
Ce qui n’apparaissait jusqu’alors comme vaporeux, presque éthéré se change en une substance, riche et solide. Des caresses, des baisers, des visages qui se posent sur des poitrines protectrices.
Aimer demeure un travail humain de chaque instant, de chaque jours, chaque soirs, chaque nuits et qui recommence au matin.
Affirmer qu’Aimer c’est facile, serait mentir, mais d’une certaine manière, oui, aussi, c’est vrai.
Le plus difficile ce n’est pas tomber Amoureux, le plus dur c’est de le rester. Garder intacte cette flamme incandescente, pour que jamais elle ne s’épuise, pour que tout soit vécu en entier, sans retenue, sans tricher, sans choisir. En absorber le nectar divin jusqu’à sa quintessence ultime.
Qu’importe le temps, la durée que cette quête requerra; mille ans ou une seule seconde, tel un battement d’ailes de ces mêmes fameux papillons qui palpitent dans nos entrailles quand l’émoi nous enserre la cage thoracique jusqu’à la faire péter comme un popcorn de ciné.
Aimer nous rend égoïste. Comme une réplique entendu dans un vieux film : « Il faut toujours en vouloir plus, sinon on n’ a rien du tout… »
Il n’existe pas des milliards de façons d’Aimer, il n’en demeure qu’une. Authentique. Véritable : La Notre.
On l’explore tout seul, à son rythme propre. Et quand l’Amour pointe le bout de son nez, il suffit que les deux symphonies s’accordent à un unisson passionné et passionnel.
Aimer c’est à la fois l’extraction du meilleur de nous, comme la révélation, malicieuse, des pires de nos craintes les plus sournoises. Autant ça nous propulse sur des chemins escarpés afin d’atteindre des sommets injustement prétendus inaccessibles, sans transpirer, en sifflotant jusqu’au Contre Ut.
Autant ça nous invite à la traversée de déserts arides sans éprouver la moindre soif sauf pour cette goutte de liqueur délicate à la source du bord des lèvres de l’Être Aimé(e).
Autant ça nous inocule le goût du plomb, la quête métallique du froid de la lame, pour mettre à feux et à sang des Cités multimillénaires, renvoyer des royaumes entiers à l’état de vestiges du Passé. Aimer c’est tuer pour toujours l’Innocence qui nous servez de bouclier.
Rencontrer l’homme ou la femme de sa vie ne prouve en rien qu’on va passer notre vie avec.
L’Amour c’est comme la capoeira, on pense que c’est une danse, en vérité c’est un combat, sans sommation, sans armistice, sans compromission. Un conflit sans arme, qui nous désarme.
Perdre la vie ou perdre l’Amour de sa vie, je ne saurais affirmer quel choix s’annoncerait le pire.
Aucun de ces choix ne doit sacrifier l’un pour favoriser l’autre !
La vie reste la vie, au sens le plus noble du terme. On se doit de la poursuivre, en accepter ses règles, ses épreuves. Mais sans ce kérosène, pour atteindre les hauteurs stratosphériques du firmament sensoriel l’aventure n’est plus la même.
L’entité Cœur quand il se brise, sa récupération, même soumit au vertu résiliente du Kinsugi s’avère impossible ou presque. Protégeons-le. Préservons-le. Cajolons-le. De toutes nos forces.
Parce qu’Aimer peut parfois nous faire tutoyer le divin. Au bout de cette croisade sommeille, un bijou naturel, un autre Graal et ça se nomme LE BONHEUR.
« Si je ne t'avais pas rencontrée, je serais incomplet et infirme de ce qui me serait demeuré caché à jamais… » Yves Simon
Jean-Michel
Publié le 31 Mai 2026
Publié le 31 Mai 2026
Publié le 27 Mai 2026
L'évocation de son nom provoque des ricanements... Rica... ricanements !
Durant toute mon enfance, les anecdotes fusent au sujet de la sœur de mon grand-père.
À l'adolescence, arrivée dans le « ventre de Paris », rue Quincampoix, je grimpe un escalier raide et enfin je découvre ce personnage célèbre : une boule de cheveux noirs crépus, telle un balai « tête de loup » surplombe un corps trapu, massif, sans relief.
Des lunettes à double, ou triple foyers laissent percevoir deux « coquillos », deux yeux vifs et noirs qui n'inspirent pas la tendresse.
La voix d'accueil a des intonations vestiges d'anciennes et fréquentes colères.
Une ombre furtive et timide, au crâne chauve, suit ses pas, une traîne silencieuse et glissante, bien huilée : il s'agit du mari de tata Rica – il n'a pas de nom.
Sitôt assises au salon, ma mère et moi, les ordres cinglent : « Sers-nous le café avec les gâteaux », et l'ombre s'exécute. Il retourne s'asseoir seul dans la cuisine... il ne mange pas de gâteaux, lui, avec les invités, mais du pain rassis.
Nos mimiques révèlent notre étonnement, alors tata Rica détaille le traitement « disciplinaire » qu'elle réserve à son esclave.
Le matin, au réveil, il doit poser ses pieds sur des chiffons de laine et gesticuler : ça lui fait faire un peu de gymnastique et ça lustre le parquet.
Toute la journée il doit porter une peau de chamois sur l'épaule et dépoussiérer les meubles à chacun de ses déplacements d'une pièce à l'autre.
Pour se laver les mains fréquemment, il doit les plonger dans une cuvette d'eau savonneuse dans l'évier où trempent les torchons sales, et les frotter – ainsi mains et torchons seront propres en fin de journée.
Toutes ces directives, ces règlements émanant de cette grande tante maniaque et excellente maitresse de maison, sont aussi, et surtout, après révélation, la vengeance et les représailles d'une femme trompée par son mari – trente ans auparavant.
LE MIROIR
Prends un morceau de verre, le carreau de la fenêtre : il est transparent, tu vois les autres au travers.
Étale une couche d'argent sur cette vitre ! Que vois-tu ? Toi.
C'est un miroir.
Alors être confronté à l'autre ou, comme le tout petit enfant, être étonné de l'étrange reflet de lui-même ?
Miroir, es-tu le « conseiller des grâces », précieux comme au théâtre ou au cinéma ?
La page du livre, avec « sa marée noire de lettres écrites où je trouve beaucoup de lumière et autant de visages que ceux qui les ont lues », est mon merveilleux miroir infini.
DONA ROUAH-JABIN
Publié le 27 Mai 2026
Je n'ai jamais osé lui poser la question.
Quelle question d'ailleurs ? Pour quelle réponse ? Celle que j'aurais aimé entendre ? ... Je ne l'aurais pas eue. Aurais-je eue une réponse ? Même pas sûr. Alors, je n'ai pas posé la question, par lâcheté, sans doute... Vaut mieux ne pas tout savoir, parfois... Enfin, je dis ça, mais je n'y crois pas... pas tout à fait... je ne sais pas...
La question tourne, revient à l'assaut, je sens bien qu'elle veut s'échapper. Je la retiens, l'enfouis au plus profond, elle bouillonne, ressurgit, mais jamais ne franchit mes lèvres. Question muette. À deviner, à détecter, à comprendre entre les mots, les lignes, les regards. Peut-être que la réponse est muette, elle aussi...? Peut-être que c'est à moi de deviner, détecter, comprendre entre les mots, les lignes, les regards...?
Cette idée ne m'avait jamais effleurée auparavant. Je vais être vigilante, saisir le vol des choses, les silences des regards. Une réponse muette à une question muette, n'est-ce pas inévitable ? Après tout, a-t-on besoin de mots ?
J'irai puiser la réponse au fond de ce lac trop calme. Elle ridera la surface de mille cercles psychédéliques, hypnotiques, au centre desquels jaillira : LA VÉRITÉ ! Pas n'importe quelle vérité... Ma Vérité ! Celle qui m'habite et me fait avancer. Ce sera une vérité immense, lumineuse, universelle. Et la question, rassasiée, pourra retourner se coucher et dormir tranquille.
Tellement tranquille que j'ai oublié de quelle question il s'agissait. Du coup, plus besoin de chercher la réponse. Mais alors, pourquoi tout ce charabia sans queue ni tête ? Tiens, voilà encore une question... Et vous savez quoi ? Je connais la réponse !
C'est parce que dans le roman "L'Impératrice" de Paul-Loup SULITZER, page 56, l'auteur n'a jamais" jamais osé lui poser la question". Quelle question ? À qui ? Aucune idée. Faudrait, pour le savoir, lire le livre. Vais-je le faire ? That is the question !
Mado
Publié le 27 Mai 2026
/image%2F2034508%2F20260521%2Fob_71ce13_1-at.jpg)
Les textes, lus ce jour en atelier, seront publiés après la remise des prix, prévue le 30 mai.
_________________________
Publié le 27 Mai 2026
/image%2F2034508%2F20260519%2Fob_4c7f4b_annie.jpg)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma_chambre_au_Beau-Rivage
/image%2F2034508%2F20260527%2Fob_7637b9_20251227-160013.jpg)
La chambre de Louise et Pierre