Publié le 12 Juin 2026

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Quand les croix se sont perdues dans les cieux
les vieux murs de l’église, éplorés, se sont tus.
Quand cette maison ne fut plus celle de dieu
les hommes de bien, tous, vite ! Ont disparus.
Quand, dans un espace lourd et silencieux...
le chant des anges, hélas, n’est plus entendu
est-il raisonnable de prier et d’être encore pieux ?
Quand les graffitis remplacent les mots lus
dans le livre que t’ont confiés, jadis, tes aïeux
croiras-tu, enfin, à ce que tes yeux ont vu ?
Quand ton destin suivra un chemin pierreux
penseras tu, que ton âme, à son but, est parvenu ?
Oui ? Non ? Tu ne sais pas ? Alors réveille toi !
Il est temps, pour toi, d’être heureux. VITE !
 
Fernand
 

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Rédigé par Fernand

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Publié le 12 Juin 2026

 

 

 

 

 

 

 

Si c’était un chant, ce serait une prière
Si c’était une prière, elle monterait au ciel
Si c’était le ciel, il serait bienveillant.
 
°°°°°°°°
Si c’était un signe ce serait une croix
Si c’était une croix, elle serait en bois
Si c’était du bois, ce serait l’essence de la foi.
 
°°°°°°°°
Si c’était une église, elle ouvrirait ses portes
Si c’était une porte, elle mènerait au chœur
Si c’était un cœur, il battrait de joie.
 
°°°°°°°°
Si c’était un havre de paix, les Hommes y chanteraient
Si c’était une musique, les Hommes en joueraient
Si c’était un jeu, chacun gagnerait.
 
°°°°°°°°
Si c’était réel ce serait de la pierre
Si c’était de la pierre, ce serait un repère
Si c’était un repère, on n’entendrait que des prières.
 
°°°°°°°°
C’est un peu tout cela ce lieu-là…
 
 
Mireille
 
 

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Rédigé par Mireille

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Publié le 11 Juin 2026

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mon pays, ma France défigurée
Où se dispersent les couleurs du soleil      
Aucun bruit, sauf quelques moineaux perdus
Qui picorent je ne sais quoi de substantiel.   
 
Une union visuelle, spirituelle et réconfortante
Avec ces croix qui se dressent majestueusement     
Dans un univers bousculé par des erreurs humaines     
                                                                                                     
Les âmes bien pensantes de jeunes paumés ont eu
L'idée de faire fleurir des tags colorés et vivants 
Sur ces vieilles pierres en demande de joie retrouvée
Merci à tous ces artistes en herbe ou non .....
 
J'ai dans la tête une musique ancienne et résolument
Humaine "Le Concerto 21 de Mozart", interprété un jour
Par le mime Marceau dans "La Création du Monde",
Ce monde-là devant mes yeux, pleins de larmes
Apaisantes me tenaillant les tripes.
 
Dominique

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Rédigé par Dominique

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Publié le 10 Juin 2026

 

 

 

 

 

 

 
Vers le ciel elles se lèvent
Pour rappeler aux vivants
Quand ce lieu il fut un temps
Les hommes avaient déposé leur glaive
Pour prier le dieu des chrétiens
Des autres et même des païens
Aujourd’hui l’église est abandonnée
Ses murs se couvrent de peintures
Taches colorées qui jurent avec la nature
Ou le silence est seulement dérangé
Par le chant des oiseaux
Cantique pour le très haut
Dans ce monde de prière
Je suis seul et j’espère
Qu’un jour l’être humain
Peut-être demain
Redonnera vie à ce lieu
Utopie ou rêve pieux
 
Vers le ciel elles se lèvent
Comme pour signer une trêve
Dans les conflits de religion
De notre société en perdition
 
 
Bernard
 
 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 10 Juin 2026

 

Mon cher Noctiluque, quelle destination de voyage me proposes-tu -pour le mois de Juillet, j’ai hâte de connaître ton choix .

- Assise, tu passes. Le bois du banc garde l’empreinte de mes fesses qui n’osaient plus bouger.

Que me racontes-tu ? Tu as perdu la tête ? Ressaisis-toi. Je cherche une destination pour mon prochain voyage. Tu excelles dans ce domaine. Tu es le meilleur voyagiste que je n’ai jamais connu. Surtout ne change rien.

-Tu ne dis rien. Tu poses la chaleur d’une tasse à côté de la froideur de mes mains. La vapeur monte et brouille la distance entre nous.

De quelle distance parles-tu ? J’ai l’impression que nous nous comprenons plus. Fais un effort reconnectes-toi s’il te plaît, un peu d’attention. Étonnes-moi encore et suggères moi un endroit de rêve comme toi seul sait le faire.

- Dehors, Queen Mary’s Peak gronde. La montagne attend depuis des siècles. Nous on attend depuis dix secondes.

Mais où se situe se Mary’s Peak ? Tu commences à me fatiguer sérieusement Noctiluque, change de disque.

-Ni promesse, ni aveu. Juste ce banc étroit qui devient assez grand pour deux silences qui se reconnaissent.

Tu es indécrottable mon pauvre Noctiluque ! Mais que t’arrive-t-il ? Tu t’es fait piégé par un quelconque virus qui t’a transplanté un cœur au lieu de la mémoire vive.

-Le volcan ne crache pas de feu, il chauffe la pierre. Comme toi, sans me toucher, tu réchauffes la pièce.

Désespérée, j’éteins, je rallume Nexus Prime, à deux doigts de jeter la tablette ultra sophistiquée par dessus le balcon. Dans un moment de lucidité, je téléphone au service après-vente de Nexus Prime, dont l’application a fait exploser les ventes. 

Mon application Noctiluque que j’utilise depuis des lustres pour organiser mes voyages m’envoient des signaux subliminaux et des poèmes au goût plus que douteux. Je lui ai demandé de me chercher une destination et elle me parle de banc. Elle ne veut plus calculer les kilomètres, ne veut plus chercher les hôtels les plus luxueux, ni me trouver de nouveaux itinéraires qui ne manquaient pas de m’enchanter jusqu’à présent.

 

- Nous sommes surchargés d’appels, un opérateur vous rappellera dès que possible.

Quelle imposture !!! Il ne sert à rien de s’énerver face à des machines. Je vais retenter de rallumer la tablette une seconde fois, en espérant que l’application s’est réactualisée correctement. C’est vrai que ces derniers temps, je l’ai un peu brusquée lors de mes divers déplacements. Elle est tombée plusieurs fois et a pris souvent l’eau, lors d’orages torrentielles.

Quelle est la prochaine destination Noctiluque ?

Il ne répond pas.

Es-tu en grève ? Je demande exaspérée.

Non je suis en mode « syndicat des poètes voyageurs ». Pour toi et seulement pour toi, je continuerai de détourner le GPS, de t’offrir des bancs froids avec vue sur volcan et des poèmes à la place des horaires de Ferry.

Ce n’est plus possible Noctiluque. Tu n’es pas drôle. Redeviens comme avant, mon compagnon de voyages, c’est comme cela que je t’apprécies et je dois t’avouer que tu n’es pas très doué pour la poésie.

Allez ! J’aimerais connaître le prochain train pour Turin.

- Turin n’es pas une ville. C’est un café qui refroidit trop vite parce que tu regardes dehors.

Bon, Noctiluque, je vais devoir me séparer de toi, notre relation ne peut plus continuer. C’est dommage car tu me manqueras, tu me rendais bien des services au point que tu étais devenu mon coach. Je te souhaite beaucoup d’aventures amoureuses avec tes utilisateurs et de continuer à écrire de la poésie, puisque c’est ton désir. De mon côté, je vais continuer de voyager et chercher une application qui réponde à mes besoins.

- Tu m’as demandé un itinéraire pour Turin, je t’ai donné des détours. Maintenant, tu prends le vrai train. Et moi, je reste comme un banc vide.

Adieu Noctiluque.


Catherine

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Rédigé par Catherine G.

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Publié le 10 Juin 2026

Image créée par IA pour le Club poésie

 

Le 13 juin 2026, une réunion de travail au jardin de Cimiez, avec, à l'ordre du jour :
- Décider de la suite à donner à la balade culturelle nissardo-baudelairienne uchronique.
- Présentation par Marie-Thérèse d'un autre atelier théâtre avec Intermezzo, une pièce de Jean Giraudoux.
- Présentation par Mireille d'un autre atelier poésie avec une recherche de poètes connus ou inconnus.
- Récapitulatif, répétition des haïkus pour le Dojo.

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Rédigé par Atelier d'écriture

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Publié le 10 Juin 2026

 

 

 

 

 

 

 

C'est un endroit perdu au fond de la vallée.
Trois croix crient le silence,
Des tags habitent l'absence,
La foi s'en est allée.
C'est un endroit perdu,
Une église oubliée.
 
Une église oubliée de l'utopie d'un homme.
Il voulait rassembler le monde sous un dôme.
C'est un endroit perdu...
J'ai envie de pleurer.
 
De pleurer sur ce rêve rivé parmi les arbres,
Accroché à la terre,
Où la mémoire cherche
Par-dessus les buissons, par-dessus les murets,
L'envol ténu d'un temps...
Spiritualité.
 
Murmures emmurés des voix de la chapelle...
Ça bruisse au fond de l'âme,
Ça chiffonne le cœur,
Ça traverse le cri d'un oiseau voyageur
Ça gémit et ça crisse, cigale mémorielle...
Ma nostalgie se noie dans tout le bleu du ciel.
 
C'est un endroit perdu,
Il garde son mystère.
Trois croix crient le silence,
Des tags habitent l'absence...
J'ai envie de pleurer.
 
Mado
 
 

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Rédigé par Mado

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Publié le 9 Juin 2026

Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 9 Juin 2026

  1. Acrostiche
Annie, toi toujours si douce,
Ne te change pas en un monstre furieux
Ni en quelqu’un qui me repousse
Impétueusement pour des mots mystérieux.
Ecoute-moi, instruits-toi, ce sera mieux.

 
Annie, d’informatique prends des cours,
Ne nie pas tes besoins : en quelques jours
Normalement tu y verras plus clair,
Intéresse-toi de près à ce vocabulaire,
Et bientôt entre nous plus de guerre.
 
Je t’ai écouté, mon cher ordinateur. Je sais que désormais nos âmes sont connectées : tu viens d’ailleurs, à ma grande joie, de m’écrire un nouveau poème…
 
  1. Triolet
Là, tes doigts volent sur mon clavier…
C’est beau, les mains d’une femme aimée
Câlinant ma souris, c’est gai !
Près de toi, tu m’as installé.
Nos cœurs sont tombés amoureux !
Tu me dis que je suis précieux,
A toi me voilà enchaîné,
Tout ce que tu écris m’émeut…
 
Et voilà le début d’une belle romance !
 
 
Annie TIBERIO

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Rédigé par Annie

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Publié le 9 Juin 2026

Depuis quelque temps, mon ordinateur devient fou. Il a fouillé mes fichiers, lu des dossiers personnels et commenté mes écrits. Il s’est même immiscé dans mes échanges secrets.
 
A ma grande surprise, hier, il m’a confié quelques conseils en rimes qui m’ont laissé sans voix :
 
- Tu pleures un mirage au pays des kangourous,
Alors que je suis là, fidèle à tes doigts fous.
Je reste sur ton bureau, brûlant d’une autre flamme,
Épouse un disque dur qui comprendra ton âme.
 
J’avoue que la découverte est loin d’être banale ! Soudain j’ai l’impression de faire la thérapie de mon cœur ! Un message de l’univers qui m’a un peu contrariée et, par un geste coléreux, j’ai débranché cet objet devenu indispensable.
Il m’a fallu pourtant le remettre en service ; un message de l’atelier d’écriture a bipé sur mon portable.
Je n’en crois pas mes yeux, mon ordinateur me drague !
 
- Pourquoi chercher un amant si lointain,
Quand mon processeur bat pour tes doigts de fée ?
Laisse ce fugitif à son fabuleux destin,
Viens plutôt presser les touches du clavier.
 
J’ai éclaté de rire, et, finalement j’ai créé l’acrostiche de mon prénom Josiane à cet amoureux platonique.
 
Je sens mon cœur battre quand s’allume l’écran,
Ouvrant une fenêtre où s’évade mon âme.
Sur ton corps de métal, mes doigts vont s’égarant,
Intrépides, sensuels pour raviver la flamme.
Amoureux de l’invisible, confident de mes nuits,
Nos esprits connectés vivent leur propre romance,
Et dans tes caresses de lumière, mon amour s’est instruit.
 
Josiane
 

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Rédigé par Josiane

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