Publié le 4 Novembre 2022

24 octobre 2022

 

ATELIER :       Comparaison et métaphore

JEU ORAL :    Créer des images

ÉCRITURE :   Mon quartier idéal

Racontez votre quartier idéal en y glissant métaphores et comparaisons, sans oublier l’image créée lors de l’exercice oral. Toutes les fantaisies sont bien sûr permises et tous les délires encouragés !

Pour vous aider, si vous le souhaitez, vous pouvez faire une liste qui commence par "Il y aura..." ou "Il y aurait..." (à la manière de G. Apollinaire) pour compléter le "Il y a..." du premier atelier.

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Publié le 4 Novembre 2022

17 octobre 2022

 

DIRE LA NUIT

Dire la nuit de son quartier vue de sa fenêtre ou d’un balcon. Racontez le paysage, la place, la rue, le jardin, les bruits de la nuit, du dehors, de l’appartement d’à côté.

Superposer une description diurne à cette description nocturne. Éventuellement, dire pourquoi on est spectateur de nuit, pour quelle raison on ne dort pas s’il est tard.

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Publié le 4 Novembre 2022

10 octobre 2022

 

JE ME SOUVIENS…

Georges Perec, définissait ses « Je me souviens » ainsi lors de leur parution, en 1978 :

« Ces « Je me souviens » ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d’un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine d’être mémorisées, elles ne méritaient pas de faire partie de l’Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d’État, des alpinistes et des monstres sacrés.
Il arrive pourtant qu’elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu’on les a cherchées, un soir entre amis ; c’était une chose que l’on avait apprise à l’école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up

Voici un extrait de l’œuvre de Georges Pérec :

1 Je me souviens des dîners à la grande table de la boulangerie. Soupe au lait l'hiver, soupe au vin l'été.
2 Je me souviens du cadeau Bonux disputé avec ma sœur dès qu'un nouveau paquet était acheté.
3 Je me souviens des bananes coupées en trois. Nous étions trois.
4 Je me souviens de notre voiture qui prend feu dans les bois de Lancôme en 76.
5 Je me souviens des jeux à l'élastique à l'école.
6 Je me souviens de la sirène sonnant, certaines après-midi, à côté de l'école et qui vrombissait jusqu'à envahir l'espace que nous habitions.
7 Je me souviens de Monsieur Mouton, l'ophtalmo, qui avait une moustache blanche.
8 Je me souviens des coups de règle en fer sur les doigts.
9 Je me souviens des Malabars achetés chez la confiseuse au coin de la rue.
10 Je me souviens de l'odeur enivrante des livres, à la rentrée scolaire.
11 Je me souviens de mon grand-père qui se levait de sa chaise devant toute notre tablée pour pousser la chansonnette.
12 Je me souviens de lectures sous les draps, le soir, à la lampe de poche.
13 Je me souviens de ces départs en vacances où l'habitacle était aussi chargé que le coffre.
14 Je me souviens de la sécheresse de 1976.
15 Je me souviens des sacs plastiques accrochés aux fenêtres des cités universitaires.

16 Je me souviens des jeudis passés dans les bois à entasser la branchinette qui servirait à faire prendre le feu.
17 Je me souviens des oignons et de la petite fleur de Sidney Bechet, des disques 45 tours gagnés chez Antar avec les pleins de mobylette.
18 Je me souviens de Raymond le brave, toujours second, pas bien malin, toujours gentil.
19 Je me souviens de 1515.
20 Je me souviens des vaccinations en collectivité.
21 Je me souviens des fleurs de boutons d'or et de leur reflet doré sur le menton pour voir si « tu aimes le beurre ».
22 Je me souviens de ces défilés du 8 mai, 14 juillet, 11 novembre... de ces fêtes de village.
23 Je me souviens des essayages de morceaux de pull encore accrochés aux aiguilles à tricoter.

 

SUJET 1 :

Comme G. Perec, faites une liste d’une dizaine de « je me souviens » des choses, événements, ou personnes de votre quartier.

 

SUJET 2 :

Choisissez un de vos souvenirs et développez. Situez ce souvenir dans le temps, la saison, le lieu. Racontez l'anecdote, comment vous avez vécu cet événement à l'époque et terminez avec ce que ce souvenir provoque en vous aujourd’hui.

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Publié le 4 Novembre 2022

3 octobre 2022

 

Pour ce premier atelier, deux jeux d'écriture inspirés par Guillaume Apollinaire :

l'acrostiche et "Il y a..."

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L'ACROSTICHE

​​L’acrostiche est un texte poétique dont les premières lettres de chaque vers forment un mot lorsqu’on les lit à la verticale. Ce mot peut être le sujet du poème, le nom de l’auteur ou encore de la personne à laquelle il est destiné. L’acrostiche peut aussi être utilisé si l’on veut cacher un message dans un poème.

Exemple : Apollinaire « Ombre de mon amour » (1915) acrostiche sur le prénom Lou.

La nuit descend

On y pressent

Un long destin de sang.

Il est possible de varier la forme d'un acrostiche. L'acrostiche double est l'une de ces variantes. L'acrostiche double consiste en la reprise de la même lettre au début et à la fin du vers.

SUJET :

Écrire un acrostiche sur nom de votre quartier.

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IL Y A… dans votre quartier ...

SUJET :

Comme Guillaume Apollinaire (voir poème ci-dessous), racontez ce qu’il y a dans votre quartier en commençant chaque vers par "Il y a"

Il y a

Guillaume Apollinaire

Il y a des petits ponts épatants
Il y a mon cœur qui bat pour toi
Il y a une femme triste sur la route
Il y a un beau petit cottage dans un jardin
Il y a six soldats qui s’amusent comme des fous
Il y a mes yeux qui cherchent ton image
Il y a un petit bois charmant sur la colline
Et un vieux territorial pisse quand nous passons
Il y a un poète qui rêve au ptit Lou
Il y a un ptit Lou exquis dans ce grand Paris
Il y a une batterie dans une forêt
Il y a un berger qui paît ses moutons
Il y a ma vie qui t’appartient
Il y a mon porte-plume réservoir qui court, qui court
Il y a un rideau de peupliers délicat, délicat
Il y a toute ma vie passée qui est bien passée
Il y a des rues étroites à Menton où nous nous sommes aimés
Il y a une petite fille de Sospel qui fouette ses camarades
Il y a mon fouet de conducteur dans mon sac à avoine
Il y a des wagons belges sur la voie
Il y a mon amour
Il y a toute la vie
Je t’adore

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 4 Novembre 2022

 

Il y aurait avant tout de l’espace. Il serait sur les hauteurs d’une colline, parsemé d’espaces verts, alvéoles de poumons en mal d’oxygène.

Il y aurait quelques maisons toutes simples, comme posées au hasard. Des terrasses immenses en guise de halls d’accueil bienveillants. Il y aurait quelques petits commerces, juste ce qui est nécessaire, comme pour nous maintenir le plus possible dans ce microcosme.

Il y aurait des jardins, parcelles colorées pour les potagers, avec des courges comme des tabourets stylés, des tomates comme les feux stop dans les embouteillages, des haricots grimpants comme une barrière pour cacher le linge qui sèche derrière.

Il y aurait un énorme mimosa, comme le soleil les jours où il ne sort pas, un saule pleureur comme un immense parasol de verdure, des citronniers et des orangers comme des lampions de « balletti » et tout en bas, des cyprès hautains comme des gardiens de la colline.

Il y aurait un centre de vie dans ce petit quartier, avec quelques bancs ombragés, invitations à quelques papotages inter-générations ou bien incitations à la lecture tranquille.

Il y aurait une pièce d’eau vivante, abreuvoir pour les oiseaux qui s’avancent avec précaution, alimentée par un filet d’eau surgi de nulle part dont le glouglou, comme un long massage, nous inciterait à la rêverie.

Il y aurait une vie simple, comme un sourire devant un dessin d’enfant.

 

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 4 Novembre 2022

 

J'aimerais que mes matins, embrumés par mes frasques de la veille, aient l'indulgence de m'accueillir avec un arc en ciel semblable à la palette d'un peintre fou qui laisserait vagabonder son imagination créative pour offrir à mes yeux le miracle de la naissance d'un jour nouveau.

J'aimerais que ce torrent qui longe cette belle place porte bien son nom et ne soit pas un simple filet d'eau qui peine à se faufiler dans un vallon empierré, enjolivé par quelques taches éparses peuplées de pavots aux fleurs éclatantes dont les couleurs ont été rehaussées par des milliers de gouttes de rosée déposées par la main féerique de la nature.

J'aimerais que le boulanger, qui passe à l'aube sous mes fenêtres pour livrer ses croissants et ses brioches si odorants, chante un air d'opéra Italien en dansant comme une étoile sur la pointe de ses galoches.

J'aimerais que cette fin d'été permette aux arbres de se libérer de leur frondaison afin que toutes ces feuilles jaunies par le temps, puissent former sur le sol un doux tapis aux couleurs fauves permettant à l'automne une arrivée silencieuse sans heurt ni fracas, avec toute la noblesse que l'on doit à l'ambassadeur de Messire l'Hiver.

J'aimerais que mon quartier retrouve quelques images de ma prime jeunesse, quand la valeur du temps était celle du rythme des chevaux qui tiraient des voitures menées par des cochers droits comme des I. Ils étaient aussi fiers que des maîtres de ballets, attentifs au bruit des sabots qui claquaient en cadence sur des sols pas toujours bitumés.

J'aimerais que la fontaine continue à laisser couler son eau douce bienfaisante dans le bassin où les moineaux se baignaient en agitant leurs ailes dans une sarabande digne des plus belles danses de palais.

J'aimerais, qu'à leur retour les hirondelles retrouvent le nid qu'elles ont bâti avec amour les années précédentes

J'aimerais que mon quartier se rebâtisse sous mes yeux, et que j'en sois le témoin privilégié. Fasse, ensuite, que l'image se fige et qu'un mur se dresse et ferme le passage à certains progrès néfastes qui n'ont pour vocation que la destruction de la pensée.

 

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Rédigé par Fernand

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Publié le 4 Novembre 2022

 

Il y aurait de ravissantes maisons semblables à des champignons.

Il y aurait des arbres aux feuilles tricotées bordées de dentelle.

Il y aurait des fleurs multicolores aux parfums de friandises sucrées.

Il y aurait des carrosses conduits par des âmes célestes aux auréoles dorées.

Il y aurait l’astre roi pour notre sourire et notre joie de vivre.

Il y aurait la lune pour aguicher la mer.

Il y aurait des perles de cristal pour arroser les trous de verdure.

Il y aurait des enfants aux rires cristallins.

Il y aurait des animaux aux yeux bleu nuit.

Il y aurait un arc-en-ciel qui parlerait d’amour.

Il y aurait un carnaval où sa Majesté distribuerait des pétales de bonheur.

Il y aurait vous tous, invités dans ce quartier, pour finir d’écrire ce conte

que je viens d’imaginer.

 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 4 Novembre 2022

 

Les bruits de la journée s’estompent lentement. Plus de cris dans le jardin d’enfants, ni d’éclats de rire dans le clos des boulistes. La circulation, plus fluide, donne une impression de silence. Juste quelques aboiements de chiens qui font leur dernière promenade.

Le soleil décline illuminant le ciel d’une couleur flamboyante. La mer au loin se pare de rayons argentés dès que la lune apparaît.

Assise sur mon balcon, j’aime cet instant où la nuit m’enveloppe d’un manteau indigo fascinant. Je savoure la beauté de ce moment, où l’air est encore tiède. Son souffle me caresse le visage telle une main câline, source d’apaisement. J’inspire avec délice le délicat parfum de la nature.

Je regarde, amusée, O’Malley, le chat de ma voisine qui par de petits miaulements semble vouloir entamer une discussion ! La nuit favorise l’éclat doré de ses yeux.

L’immense pin parasol se dessine dans la clarté du ciel devenu sombre. Sur les collines les maisons semblent minuscules, certaines reflètent une pâle lueur derrière les volets encore ouverts.

Les goélands sont partis vers d’autres horizons. Ils ont cessé leurs rondes infernales, certains nichent encore sur les toits pour notre grand désarroi.

Je lève mes yeux vers ce ciel obscur, ce soir, constellé d’une multitude de points brillants qui paraissent m’entraîner vers un paradis inconnu.

Un moment magique qui me permet de rêver éveillée. La nuit me fascine, elle rend les images de mon quartier invisibles, le décors disparaît mais inconsciemment mes pensées le dessine tel qu’au réveil je le contemplerais.

L’heure est tardive, une douce somnolence me fait bailler. Je jette un regard indiscret sur les balcons allumés, je souris gentiment à cette fugace intrusion dont je garderai le secret.

 

 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 4 Novembre 2022

 

Je me souviens du train à vapeur et de son épaisse fumée.

Je me souviens de mes jeudis dans le jardin de l’Église russe

Je me souviens du Pope, religieux russe à la longue barbe blanche 

Je me souviens des patins à roulettes en fer, attachés aux chaussures, avec de simples lanières.

Je me souviens des parties d’osselets rouges et un blanc.

Je me souviens de la cuisson des plats et gâteaux dans le four du boulanger.

Je me souviens du pot à lait en aluminium que j’allais fièrement faire remplir au Bon Lait.

Je me souviens des pots en verre de yaourts parfumés remplis à la louche par la crémière.

Je me souviens de la motte de beurre et de la grosse roue de gruyère.

Je me souviens des beignets d’amourettes de veau cuisinés par ma grand-mère.

Je me souviens des festins du quartier où l’on savourait les mains grasses pan-bagnat et pissaladières.

Je me souviens de mon déménagement et de l’appartement avec une salle de bain.

Je me souviens de ma tristesse d’avoir quitter l’école St Philippe pour St Maurice.

Je me souviens des grands platanes de l’avenue Borriglione, ombre naturel de l’été.

Je me souviens des bus verts, ouverts à l’arrière, et du contrôleur qui poinçonnait les tickets à chaque montée.

Je me souviens de la Dauphinoise, alimentation générale, de mes parents avenue St Lambert.

Je me souviens de la traction familiale noire avec laquelle on partait chez la Grand-Mère de

Puget-Théniers.
Je me souviens de la musique de Jazz qui a bercé mon enfance et que j’écoute en pensant à mon père.

Je me souviens du cinéma Plazza, où j’ai découvert les premiers films en noir et blanc de Laurel et Hardi, de Fernandel etc.

Je me souviens d’une enfance et d’une adolescence heureuse, choyée par ceux qui restent aujourd’hui dans mon cœur.

 

 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 4 Novembre 2022

 

C ‘est mon quartier depuis quarante cinq ans

Évidemment j’y vis sereinement

Sous le soleil, sous la pluie,

Samedi, dimanche ou lundi

Où vivre ailleurs ! Mon bonheur est ici.

Le petit plus aujourd’hui, à deux pas de chez-moi

Ecrire en votre compagnie est une grande joie

 

Le nom évasion de ma résidence

Aux stores verts, couleur de l’espérance

 

Pour moi, un vrai coin de paradis, un partage

Avec en prime, un très bon voisinage.

Ma terrasse, jardin de plantes vertes ou en fleurs

Parfum délicat, qui sous les rayons du soleil

Absorbe les états d’âme de mon coeur.

 

 

Il y a une maison bleue, le rendez-vous niçois des seniors

Il y a un club de pétanque, pass obligatoire cheveux blancs.

Il y a un jardin d’enfants où fusent rires et larmoiements.

Il y a des arbres qui se parent de feuilles rouilles et or.

Il y a un chassé croisé de nouveaux bus rouges silencieux.

Il y a une aire pour chiens, c’est bruyant et ennuyeux.

Il y a des arômes sucrés, alléchants aux abords des pâtissiers.

Il y a tôt le matin le roucoulement des tourterelles, réveil assuré.

Il y a beaucoup d’animations dans mon quartier.

Il y a une villa toute proche qui me rappelle mon passé.

Il y a moi, qui profite du soleil et des nuits étoilées

Il y a mon nid douillet où j’ai retrouvé paix et sérénité.

 

JM

 

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Rédigé par Josiane

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