Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

  Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

Le vieil autobus s’essouffle, son moteur gémit. A travers la vitre le paysage défile.

Le chemin à rayures blanches et bleues serpente au milieu des dunes, des dunes concentriques, colorées, qui s’aplatissent dans un tapis sur lequel un lézard à rayures blanches et bleues, à dix pattes, sans queue ni tête, se tortille. Le tapis s’anime, bouillonne, fait des bulles, je brûle.

Le feu du soleil irradie le lézard pétrifié. Ses pattes s’allongent, ma tête explose.

Une grand-mère attrape le tapis. Dans ses mains, il devient couverture au crochet pendant qu’elle crochète à toute vitesse et crée de nouveaux soleils ; le lézard a un fil à la patte, moi aussi.

Je me débats, je tombe au centre d’un soleil-planète à anneaux. Encerclée, je tourne sur un disque bleu, saute sur un disque rouge, sur un jaune, change de manège. La musique de la fête fait exploser des bulles, libère un arc-en-ciel multicolore.

Un grand personnage tout maigre, à rayures blanches et bleues, m’attrape, me fait danser de ses dix bras. La valse tourbillonne, le lézard fait un clin d’œil. La grand-mère le chasse, elle cherche son crochet. La pelote de laine se dévide, le personnage à rayures blanches et bleues se détricote, je tombe dans une pelote de laine, ressort sur le chemin à rayures blanches et bleues qui serpente au milieu des dunes…

Le vieil autobus tressaille, moi aussi, réveillée en sursaut. A travers la vitre le paysage défile….

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 29 Septembre 2020

Tableau de Kirstine Nangala Brown

Tableau de Kirstine Nangala Brown

Ce premier atelier nous mène sur la route de l’onirisme dont voici la définition du Larousse :

 

L’onirisme :

Délire aigu constitué de représentations concrètes, mobiles comme celles du rêve et vécues intensément par le sujet.

 

Dans le domaine artistique, on parle d'onirisme quand le style d'une œuvre (littéraire ou artistique) propose une atmosphère proche de celle d'un rêve.

 

Notre atelier du jour sera donc l’écriture d’un texte onirique..

 

Onirique :

Relatif au rêve.

Qui rappelle, évoque le rêve : Film onirique.

Qui est inspiré par le rêve : Littérature onirique.

 

LECTURES

 

Wang Wei (poète, peintre, écrivain chinois du VIIIe siècle)

- La Gloriette-aux- Bambous

- Dans la montagne

- Le Torrent-au-Chant-d'Oiseaux

 

Victor HUGO (1802-1885)

- Rêverie  (Recueil : Les orientales)

 

Eric-Emmanuel Schmitt

- Un extrait de La Nuit de feu (p.133)

ATELIER

 

Pour nous emmener sur les chemin du rêve, inspirons-nous du Temps du rêve aborigène avec ce tableau de Kirstine Nangala Brown et écrivons prose ou poésie oniriques à partir du tableau.

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

     Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

Allongé sur le dos

Je plonge dans le tableau

Le chemin tortueux

M’entraîne au delà des yeux

 

Mon esprit divague

Les cercles m’hypnotisent

Et le mouvement de la vague

M’emporte et m’électrise

 

Je ne peux plus bouger

Doucement je me laisse emporter

Dans ce monde imaginaire

Où le réel devient extraordinaire

 

Je suis bien reposé

Mon corps semble flotter

J’ai laissé au bord de la rive

Ma raison qui dérive

 

Au delà du temps du rêve

Je m’accorde juste une trêve

Laissez-moi croire

Encore un instant à mon histoire

 

Où allongé sur le dos

Le monde est si beau

 

 

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

     Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

Des couleurs douces, couleurs de terre. Un chemin sinueux traverse le tableau en diagonale. Le chemin du rêve ? Des cercles concentriques, disposés de façon aléatoire. Leur répétition m’étourdit, me fait penser à la terre, au désert, à des étendues sans fin. Je sens la chaleur, une chaleur sèche, agréable, propre. Je ferme les yeux pour mieux m’y adonner, pour mieux m’abandonner, pour mieux en profiter. Je capte l’odeur de ce désert, une odeur fraîche, discrète. Des animaux peuplent maintenant mon rêve, des girafes, des zèbres, des gazelles. Ils se déplacent en silence, tranquillement, gracieusement, sans faire attention à moi. Je ne bouge pas, émerveillée j’observe.

Une petite brise se lève. Elle caresse ma nuque, mon dos, mes bras. Je me retourne pour la sentir sur ma figure. Je vois alors le soleil se coucher, il disparaît derrière l’horizon. D’un coup, il n’est plus là. Le ciel se pare de couleurs tendres, du rose, de l’orange presque, du mauve, du violet. Un violet de plus en plus intense, profond, qui vire au bleu nuit avant de se dissoudre dans l’obscurité complète. Mais non ! Je lève la tête, la tourne dans tous les sens. Le ciel est magnifique ! Il est constellé d’étoiles, des grandes, des petites, des lumineuses, des scintillantes, des plus discrètes. Certaines semblaient être près, d’autres, on les devine à peine. Je cherche à repérer les étoiles, les planètes, les constellations connues au firmament. Voilà, j’ai trouvé la Voie lactée.

Pour le reste, c’est peine perdue, mais je suis rassurée. L’univers est toujours là, il se suffit à lui-même. Nos petites vies ne l’impactent pas.

 

 

 

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Rédigé par Iliola

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Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

    Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown  

 

 

 

 

 

 

Lundi

 

Dessine-moi un filet d'huile d'olive sur des flaques de pluie,

mélange une salade de points rouges et de ronds dans l'eau.

Croque-moi une bouche aux dents dedans bien rangées.

Branche le son du manger et trace le chemin du bruit.

On l’entend légèrement, ses fossettes s'activent. Il mâchonne.

 

Mercredi

 

Estompe-moi les mots qui se blessent aux sortir de la glotte

pour que la peur de l'ouvrir parte en fumée.

Il est là ce blond seveux sur la langue.

Comme un refrain qui chante par dessus les couplets,

surtout quand Jo Jo a froid et qu'il tremble le parler.

 

 

Vendredi

 

Esquisse-moi l'oncle Picsou.

Il vient de placer ses affaires dans un carré d assurance vie

L argent fait multiples ronds dans l 'eau, dorés surtout.

Pour rentrer plus court dans le coffre du tableau,

ne trouvant que des points sans aller à la ligne,

il prendra l'entre deux eaux de la mer qui se partage.

 

 

Dany-L

 

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

  Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

Chaque année c’est la même chose qui revient avec les chaleurs. On ne sait plus où s’abriter de ces pointes de chaleur. Volets fermés le jour ouverts la nuit, recherche du moindre courant d’air, douches à répétitions.

Une seule solution : attendre que le soleil se cache et grimper sur la terrasse, là où le linge sèche sur de longs fils, s’allonger sur une chaise longue et laisser le temps passer.

Le rêve m’envahit très vite. Un souffle d’air m’embarque. Je survole les toits de tuiles rouges, les plages de galets gris caressées par le ressac, Le bleu de la mer qui offre un bain de nuit à une lune qui n’en demandait pas tant. Les grandes avenues rectilignes me conduisent vers les collines. La maison romaine au pavage si bien conservé m’attire comme un aimant.

 

Je suis reçu, dans l’atrium, par le maître des lieux en toge drapée sur l’épaule droite et sandales d’intérieur.

Nous passons dans le triclinium. Mon regard est attiré par une mosaïque de sol au centre de la pièce. « Le tapis du triclinium » reflète le bonheur de vivre ici. Une allégorie de la mer :

« Des éclats de soleil sur une mer ondulée encadrent une algue échappée, bercée par des vaguelettes. Un dégradé de couleurs répété sur des cercles de tailles différentes rendent parfaitement l’éblouissement de l’artiste pour cette mer retransmis au spectateur ».

-Sic itup ad astra ! (c’est ainsi que l’on s’élève vers les étoiles) prononce mon hôte en me désignant un des lits installé le long des murs mais je n’arrive pas à détacher mon regard de cette extraordinaire composition.

-Multa sunt rationes ad bibere… Il existe plusieurs raisons de boire, continue-t-il, l’arrivée d’un hôte, la soif présente et à venir, le bon goût du vin et n’importe quelle autre raison !

Je ne sais que lui répondre car je suis obsédé par ce que je viens de découvrir. Je pense aussitôt qu’il faut prévenir Le-secrétaire-d’état-Ministre-de-la-culture d’une telle découverte.

-Allo La-direction-à-l’information-et-à-la-communication-pour-le-patrimoine-national nous venons de découvrir une mosaïque exceptionnelle. Je dois prévenir le Ministre, il faut la répertorier comme bien national !

-…/…

-Où ça ? Mais à Nice, enfin à Cemenelum bien sûr !

-…/…

-Comment vous l’auriez su ?

Mon hôte s’approche de moi et prends la parole :

-Beati pauperes spiritu ! (Bienheureux les pauvres d’esprit)

-Que dites-vous ? me répond mon interlocuteur,

-Rien, rien je vous expliquerai de vive voix !

 

J’ouvre les yeux. L’air est doux. Les draps oscillent lentement et finissent de sécher. Le ciel est constellé d’étoiles… Je regarde ma montre : 1 heure 30 !

Je décide d’aller me coucher sinon demain Mado me trouvera non réceptif à ses recommandations.

Carpe diem…

 

 

Gérald IOTTI

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Rédigé par Gérald

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Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

   Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

Les chemins du rêve nous mènent parfois dans des situations olfactives, auditives ou visuelles curieuses.

Essayons de « disséquer »  ce tableau, abstrait pour ma part.

Mais Kirstine NANGALA a su créer des chemins sinueux peuplés de personnages complexes, réunis dans un même esprit de continuité, avec des aspirations logiques de survie, de réconfort, se regroupant dans l’espace et le mouvement.

Les chemins du rêve sont une espérance, un espoir de mieux, le subconscient nous porte à l’idéal.

Le rêve du sommeil ou onirique est inconscient, soit dérivé d’une action établie la journée.

Soit un souhait continuelle qui nous ronge le cœur et l’esprit, qui nous emprisonne la vie.

                                                                          Rêve mon amie

                                                                          L’inattendu réjouira

                                                                          Ton âme disloquée.

                                                                          Rêve à tout rompre

                                                                          Cela ne regarde que toi

                                                                          Force ton imaginaire.

                                                                          Rêve est la musique

                                                                          Prière est aventure

                                                                          Les saisons sont l’espace.

                                                                          J’ai fait un rêve

                                                                          La force des convictions

                                                                          Couleur il était.  

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Rédigé par Dominique

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Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

 

      Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

Le chemin du rêve

Temps du rêve, nébulosités…

Le chemin serpente au milieu d’éclosions colorées,

Le Rêve le suit.

La nuit agite les bulles de mémoire, gardiennes de ton sommeil.

 

L’éclat furtif

Un lézard furtif,

Les feuilles mortes crépitent sur la terrasse.

La lune se penche,

Elle éclaire le silence revenu.

 

Démons de minuit

Comme une marmite en ébullition !

Les bulles crèvent à la surface de la conscience,

Le rêve s’en nourrit,

Chasse les démons.

 

Le secret des songes

Nuit secrète refermée sur le rêve…

Sorcières dans ta tête ;

Les monstres de l’enfance

Cherchent à émerger.

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Rédigé par Mado

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Publié le 15 Septembre 2020

Il s'est échappé sur un soupir. Je l'ai vu s'envoler. Il a soulevé ton poitrail, frémi au bout de tes pattes, esquissé un semblant de course, gémi au fond de ta gueule, grogné sous ta babine et s'est enfui, fulgurant, comme ce petit lézard que tu traques parfois. À présent tu dors, apaisée. Ton rêve de chienne rejoint la multitude des éclosions nées aux fractures des espoirs, des désirs, des peurs.

Là, tout n'est que sensations évadées du tumulte. Écoute... Le silence est trompeur ; il résonne des voix endormies lovées au fond de la mémoire. Perçois-tu dans l'air insipide les vieilles fragrances vaporisées au passage d'une image ? Elles parfument les notes d'une mélodie depuis longtemps oubliée. Paroles enchevêtrées dans les dédales de l'esprit, les souvenances ténues flottent sur un souffle au-dessus de routes immatérielles. Les chemins se dédoublent et s’emmêlent en fondu enchaîné. De ce labyrinthe trouble, l'idée émerge, le projet éclate comme une bulle de savon, renaît un peu plus loin. Suivons la belle éphémère ; elle nous entraîne dans les contrées irisées d'une goutte en sursis oscillant entre deux ères. Hier, demain, qu'importe... Le temps dépouille l'instant, le lance vers d'autres rivages. Paysage onirique où la raison se perd, où l'absence franchit les frontières du réel, se gorge de présence, comme un amour desséché enfle à l'eau fraîche du baiser fantasmé. Chimères fugaces au creux de la nuit... l'illusion crève déjà...

Viens ma fidèle, accompagne-moi par delà les sommets. Vois les songes des hommes s'élever pour ensemencer le monde. Leurs traces galopent sur les parois des grottes obscures, s'illuminent aux vitraux des cathédrales. Ils s'éparpillent – ronde impalpable autour de la Terre – épandent des germes de création ici, des graines d'espérance là, meurent dans les embarcations chétives à la poursuite d'un ailleurs… de rêve...

Vois leurs empreintes dans les champs d'étoiles parmi les animaux magiques et les dieux. Regarde !

Parfois l'un d'eux, emporté par la chevelure d'une comète, file vers les grands mystères.

Alors l'Homme se hisse vers l'Infini.

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Rédigé par Mado

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Publié le 10 Septembre 2020

Il faut être optimiste pour rester optimiste. Regardons les choses en face, ne nous voilons pas la face. Nous ne voyons que des masques. Que se cache derrière ? Des sourires ou des grimaces ? Lorsqu’au printemps les fleurs sont apparues, le virus s'est répandu. Il a fait éclore à l'occasion plein de pognon, alors qu'en quelques années les caisses de l'état avait été vidées. La covidence a mis en évidence qu'en creusant profond l'on retrouve des fonds.

 

Je ne rêve pas éveillé, mais la nuit, des lutins me l'ont agrémentée. La pluie tant attendue est tombée drue, sans pour autant provoquer des crues. Les bonnes doses mesurées sur les champs et les prés, si bien réparties qu'au petit matin les terres s'étaient ameublies. Les épis de maïs souriaient à gros grains jaunis, tandis qu'en Camargue, très bonne récolte de riz. Le rêve m'a encore souri, je n 'étais plus dans mon lit, mais agréablement balancé dans un hamac en Haïti, la mer d'un bleu épanoui tel celui que l'on a ici. Dans cette oasis aux palmiers surchargés de dattes, battent les tams tams aux rythmes lancinants. Dans un torrent aux eaux sages, des cygnes aux airs hautains nagent, sereins, sans penser au lendemain. Quand un rêve est joyeux, l'on ne sait pas que l'on rêve, mais on est heureux. Puis, puisque c'est un rêve, rêvons aux temps meilleurs, avant que la nuit s'achève, emmagasinons ce bonheur, réveillons-nous le sourire aux lèvres, la joie au cœur… Même réveillé, en se levant d'un bon pied, le rêve peut perdurer. Un sms de votre petite fille vous annonçant la venue d'un bébé, une amie se relevant d'une longue maladie. Un rayon de soleil alors que la pluie était annoncée, une tourterelle sur votre balcon perchée, mais qui a le tact d'aller sur le balcon à côté pour déféquer. Admirer la pleine lune orgueilleuse se pavaner au milieu de milliers d'étoiles, étoiles se reflétant dans vos yeux. Souriez, votre sourire vous sera rendu et en aigu aira d'autres. La bonne humeur est contagieuse, répandez-la, et vous aurez des retours. Tous ensemble : positivons.

 

Louis

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Rédigé par Atelier Ecriture

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