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Publié le 20 Juin 2021

 

Faites l’inventaire heureux de vos saisons,

proposition d ‘écriture inspirée par un extrait des Notes de chevet de Sei Shonagon.

 

[ Au printemps, c’est l’aurore.

Au printemps, c’est l’aurore que je préfère. La cime des monts devient peu à peu distincte et s’éclaire faiblement. Des nuages violacés s’allongent en minces traînées. En été, c’est la nuit. J’admire, naturellement, le clair de lune ; mais j’aime aussi l’obscurité où volent en se croisant les lucioles. Même s’il pleut, la nuit d’été me charme. En automne, c’est le soir. Le soleil couchant darde ses brillants rayons et s’approche de la crête des montagnes. Alors les corbeaux s’en vont dormir, et en les voyant passer, par trois, par quatre, par deux, on se sent délicieusement triste. Et quand les longues files d’oies sauvages paraissent toutes petites ! c’est encore plus joli. Puis, après que le soleil a disparu, le bruit du vent et la musique des insectes ont une mélancolie qui me ravit. En hiver, j’aime le matin, de très bonne heure. Il n’est pas besoin de dire le charme de la neige ; mais je goûte également l’extrême pureté de la gelée blanche ou, tout simplement, un très grand froid ; bien vite, on allume le feu, on apporte le charbon de bois incandescent ; voilà qui convient à la saison… ]

Vous n'êtes pas obligés de suivre ce modèle. Vous pouvez traiter le sujet en vers, en prose, faire l’inventaire des saisons comme bon vous semble.

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 8 Mai 2021

 

 

 

 

 

   Written Worlds - Rob Gonsalves

 

 

 

 

Prenez un livre au hasard chez vous. Ouvrez le à la page 56 et copier la 3ème phrase.

Faites-en une suite.

Vous pouvez traiter le sujet en chanson, poème, nouvelle, si vous le désirez.

Si vous optez pour écrire tout un roman, faudra vous trouver un autre éditeur.. 😊

 

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LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 8 Mai 2021

 

J'ai ouvert un livre qui traîne toujours sur mon bureau, je l'ai ouvert à la page 56 et, pas de phrase. Uniquement des mots, donc j'ai lu le troisième : archonte ! Pas de bol. Ou plutôt si, la suite m'a rassuré. L'explication suivait : Magistrat chargé, dans diverses cités grecques des plus hautes fonctions.

Bon, je raconte !

 

Exemples :

- Enlever toutes les toiles d’araignées des plafonds.

- Coiffer toutes les girafes des zoos.

- Monter toutes les marches de la tour Eiffel pour aller régler l'antenne de la télé.

- Dans les bibliothèques, il était désigné pour aller chercher les ouvrages sur les plus hautes étagères.

- Fixer la chaise à porteur sur la bosse des dromadaires.

- Évidemment il était logé au dernier étage de la tour Montparnasse sans ascenseur .

- Pour effectuer toutes ces taches, il était rétribué par un haut salaire (quand même) !

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La dérobée de Sophie de Baere

 

La phrase : Je croyais rejoindre un nouveau clan.

 

Un nouveau clan ! Parlons-en. Quelle déception, la salle d'un clinquant, d'un mauvais goût pas possible. C'est clantesque ! Une grande salle nue avec des bancs inconfortables, pouvant contenir environ cinq cents places assises. Des engins de torture car si vous arrivez au début de la séance d'initiation, vous repartirez avec des bleus aux fesses, la séance durant trois heures, et les sièges étant non équarris. A la sortie vous ne pourrez éviter les corbeilles disposées de telle sorte que vous ne pouvez pas ne pas les voir. Au fond quelques grosses coupures pour vous inciter à ne pas être pingres. Les catalogues mettent en page de couverture les nombreux miracles réussis par Dieu (pas celui que beaucoup connaissent) LEUR DIEU ! Si vous avez les moyens de vous payer un de ces catalogues, vous tomberez sur des articles proposant divers miracles à des prix forfaitaires selon l'importance de ce que vous désirez. Le plus abordable est la disparition de votre belle-mère qui vous a jeté sa fille dans vos bras, et qui vous attaque en justice parce que vous l'avez déshonorée. Pas la fille, la belle mère ! La suite tout à lavement ou l'avenant, suivant si vous êtes constipé ou curieux de connaître les autres options. Je suis au cœur d'une escroquerie de grande envergure mais ne peux interférer bien qu'étant maire, car parrainé par une personnalité au-dessus de tout soupçon. Je fais donc profil bas, des ronds de jambes à toutes personnalités présentes, même au pompier de garde, au garde-à-vous devant un extincteur prêt à éteindre toute cigarette, la salle étant non fumeur. Aucune prérogative n'étant tolérée. Je sors de la salle un billet de dix euros à la main que je dépose dans une corbeille ou un billet de cinquante fait le beau au-dessus de petites coupures. Faisant semblant de glisser, je détourne l'attention et subtilise ce billet incongru parmi les autres. Les catalogues se vendent comme des petits pains. Discrètement, j'en prends un, ce qui me permet de changer mon billet de cinquante. La somme que l'on me rend ne me brûle pas les doigts. Étant commissaire et chef de la police de ce bourg, je ne peux cautionner cette escroquerie flagrante. Pourtant, à première vue, aucun n'est obligé de quoi que ce soit. A deuxième vue, ce sont les nouveaux riches qui plastronnent, les vrais ne tombent pas dans ce panneau. Ils font peut-être partie du conseil d'administration. A cause de la Covid, dès lundi, je signerai un arrêté interdisant l'occupation de cette salle, car lors de la réunion du dimanche, aucune distanciation n'avait été respectée, et seul était masqué le véritable but de cette mascarade. Penser que l'on peut demander au Maître de s'adresser à son Dieu pour faire disparaître une personne gênante, moyennant une somme indiquée dans la colonne : forfaits divers pour des miracles réussis (entièrement remboursés si résultat non attendu). Je sens de plus en plus l'escroquerie et la manipulation. Je vais porter à l'ordre du jour du prochain conseil municipal cette affaire qui me paraît frauduleuse, pour en débattre. Une idée pointe après un long temps de discussion. En première page des catalogues nous trouvons les noms du directeur, du sous-directeur, du trésorier et du secrétaire. Nous allons envoyer sous des noms différents quinze fois la même demande : l’exclusion définitive du directeur et sous-directeur, et la somme à prévoir pour la réussite de ces miracles. Six mois après, toujours pas de réponse, plus de catalogue imprimé. Pourtant l'information a été donnée à la télévision à une heure de petite écoute : la mort incomprise de deux personnalités proches du gouvernement. Aucun des quinze demandeurs n'a été débité d'une quelconque somme.........… Et après ?

 

Cinq ans après, une information à la télé : A Hollywood, le pays du cinéma, une tragédie vient de se produire. Environ soixante morts lors d'une échauffourée dans une très grande salle pouvant recevoir environ sept cents personnes. De plus en plus de nouveaux fidèles se rapprochaient du Gourou et les anciens se trouvaient en minorité. Les nouveaux adhérents très entreprenants tentaient d'influencer le Maître pour le détourner de sa mission. De discussions en insultes, quelques coups furent donnés, une mêlée générale s’en suivit et ce fut L’hécatombe. Ce jour devait être l'HAPPY DAY du Maître, il n'en fut rien car il fut lapidé.

 

Louis

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Rédigé par Louis

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Publié le 8 Mai 2021

 

Quand je suis dans la crainte, en toi je me confie (psaume 56-3)

L'incipit de son journal intime. Un programme alléchant.

Surtout qu'il est le nouveau curé de la paroisse. Avec un passé pas très catholique, d'après les mauvaises langues.

Ma vie d'avant..

Berger dans les alpages, une vie tranquille au milieu des moutons..

Histoire de famille ou vocation ?

La vie rêvée des anges… moi, adolescent puis mâture, le bruit du vent, le son des cloches.. les années sereines.

Et puis la rencontre. Une révélation.

Jeanne, la pure. Une voix envoûtante. Un magnétisme irrépressible. Les pages qui se tournent trop vite. Le secret noyé dans le chagrin, puis les cris qui déchirent la nuit. La faute révélée au grand jour. Par ce médecin pleutre et bavard... Médecin ?

Déjà ciblé pour pratique illégale..

"Les perquisitions dans le cabinet d'un médecin, d'un notaire ou d'un huissier sont effectuées par un magistrat en présence de la personne responsable de l'ordre."

(Code pénal, article 56- 3)

Le scandale dévoilé.

Jeanne.. au séminaire. Et moi...

J'ai dû changer de vie. Me refaire une virginité en somme. Oublier le passé.

Changer de cadre.. à nouveau seul.

Une petite paroisse, le refuge des pécheurs. L'abandon. L'espoir d'un nouveau chemin, à l'abri des tentations. Peut-être. Toujours seul, au milieu des ouailles, comme des moutons. Chanter, prier, faire chanter. Et puis les sermons pour tenter de convaincre. Se convaincre aussi. Pourvu qu'on ne cherche pas dans mon passé...Il y a bien le sacristain, un Roumain suspicieux et bougon, qui me regarde d'un drôle d'œil. Comme s'il voulait lire dans mes pensées. Comme s'il voyait la tâche sur mon Aube. Je dois me calmer, rester serein.

Qui vivra verra. Sinon...

Je le savais. J'ai un don pour ça.. lire dans l'âme des gens. Surtout ceux qui sont trop calmes. Je le tiens. Il ne pourra rien me refuser. Et moi j'ai une famille à nourrir, à héberger aussi. Ça va être Byzance, ou presque. Deux larrons unis pour la gloire. Amen

 

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Rédigé par Nadine

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Publié le 4 Mai 2021

 

Toujours plus bas ! –incessamment- inévitablement plus bas !*

C’est pour me faire plaisir, ils pensaient, que les enfants m’ont offert pour mon anniversaire ce saut à l’élastique. Tout ça parce qu’un jour, mais pour plaisanter, j’ai dit que je tenterais bien. Le second degré, ils captent pas trop ! J’ai pas pu me défiler, j’ai ma fierté ! On montre pas ses faiblesses à ses enfants ! Supermaman ! Morte de trouille sur le pont, avec leurs cordages et leurs harnais, vue brouillée, cœur qui cogne, oreilles qui bourdonnent. Je me suis jetée.

Ah là là c’est l’horreur ! J’ai la gerbe ! Déjà les manèges, le grand huit tout ça, jamais supporté, la dernière fois que je suis montée sur ces espèces d’avions qui bougent dans tous les sens, tout ça parce que c’était la fête au village et que le truc était à la sœur du mari de la belle sœur, j’ai hurlé « Arrêtez tout, je veux descendre » et bien sûr personne m’a entendue, j’ai titubé et suis allée rendre tripes et boyaux derrière la baraque en bois, la lose je te dis pas ! Haaaaaaa ! Quand ça remonte c’est encore pire, je vois plus rien, ma tête va exploser, sortez-moi de là ! Non mais, on a pas idée !

C’est quoi aussi, cette manie d’être toujours forte ? Toujours en mode winneuse, killeuse, warrior ? Superwoman ? « Maman t’es trop cool ! » Et ma mère :« Toi tu es forte ! ». Ouais ben mes chéris je vous emmerde tous ! C’est fini, les enfants ! Plus jamais ça ! Maman elle jette l’éponge, elle rend son tablier ! L’an prochain, vous m’offrez un abonnement à Notre temps, une paire de charentaises et une tisanière !

 

*Edgar Allan Poe, Le puits et le pendule

 

 

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Rédigé par Monique

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Publié le 1 Mai 2021

 

Cité de la chaussure

 

 

" - Et si on laissait de côté la fiction

pour interroger un peu la réalité ? "

 

I have a dream

 

J'ai mis un morceau d'évidence dans le courant d'air de ma démarche

au cas où une feinte m'obligerait à marcher sur des oeufs,

pour dissimuler le vrai de mon va-nu-pieds.

 

" - Qu'est ce qui a dysfonctionné en vous ? "

 

Le talon d'Achille.

 

Pour montrer le monde du bout des orteils,

J'ai chaussé une authentique sandale

avec trois trous à la lanière.

 

Une chimère a percé sa quatrième dimension

pour ajuster son fil à la patte.

 

I had a dream

 

Dany-L

 

 

Page 56 Troisième ligne " - "

Le Sel De Tous Les Oublis de Yasmina KHADRA

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 30 Avril 2021

 

Willa MARSH, Meurtres entre sœurs

 

Emmy n’obtient pas des résultats mirobolants à l’issue de ses études de secrétaire, mais trouve un boulot de réceptionniste dans un grand hôtel.

Elle a du mal à passer de l’école, où l’univers était divisé en deux catégories bien distinctes de personnes, les élèves et les profs, au monde du travail. A la réception d’un grand hôtel, elle voit passer toutes sortes de clients qui ont une chose en commun : Aux yeux d’Emmy, ils sont tous riches, mais le comportement des uns et des autres varie beaucoup. Quelques-uns la traitent avec amabilité, lui demandent parfois son prénom, font quelques remarques sur le temps, lui demandent des conseils sur les sites, les musées à visiter. Plus nombreux sont ceux d’une arrogance blessante, traitant Emmy avec hauteur, avec dédain, la voyant à peine, s’énervant lorsqu’ils doivent attendre quelques secondes, la menaçant de se plaindre à la direction. Certains se moquent d’elle, rigolent entre eux et elle soupçonne que c’est elle, l’objet de leur hilarité. Tout ça n’est pas le pire, mais ces clients mettent Emmy mal à l’aise.

Le pire, ce sont certains collègues de travail, des collègues masculins, qui font des insinuations, des remarques plus ou moins grivoises, qu’elle ne comprend d’ailleurs pas toujours. Lorsque les hommes se rendent compte de son incompréhension, ils redoublent d’hilarité, se tapent sur les cuisses, chuchotent entre eux en la regardant du coin de l’œil. Certains ont la main baladeuse, lui donnent des tapes sur le postérieur, essayent, rarement, il faut l’admettre, de toucher ses seins, s’arrangent pour qu’elle doive passer tout près d’eux, qu’elle doive passer en les frôlant. Elle voudrait bien se plaindre au DRH, mais lors de son entretien d’embauche, elle a bien vu que son interlocuteur la détaillait de la tête aux pieds, la regardant avec gourmandise. Elle l’évite tant qu’elle peut.

Elle travaille un week-end sur deux et dans un premier temps, elle passe ses week-ends libres à la campagne, chez ses parents. Mais sa mère n’arrête pas de la critiquer. Pour elle, les études de secrétaire auraient dû permettre à sa fille de décrocher un emploi de secrétaire de direction dans une grande société, au dernier étage d’un de ces immeubles modernes qu’on voit à la télé. Bien sûr, le directeur serait tombé éperdument amoureux de sa fille et l’aurait épousée. Quand Emmy avait annoncé à ses parents qu’elle allait travailler à la réception d’un grand hôtel, sa mère avait changé de fantasme. Cette fois c’était un client richissime qui devait tomber amoureux de sa fille. Mais au fur et à mesure que le temps passait, la mère se rendait compte que sa fille était manifestement trop gourde, trop maladroite, pas assez délurée pour séduire un homme riche et qu’elle manquait complètement d’ambition. Elle commença à lui donner les autres jeunes du village en exemple. Un tel était devenu ingénieur, travaillant pour une multinationale, tel autre pilote de ligne, un troisième médecin. Une copine de classe avait fait un beau mariage, elle rentrait (rarement) au village au volant d’une belle Mercedes, le coffre rempli de cadeaux. Une autre faisait de la danse classique et, aux dires de la mère, elle n’allait pas tarder à devenir danseuse étoile à l’opéra. Même aux filles restées au pays la mère trouvait des qualités qui manquaient à sa fille. Il y en avait ainsi une voisine qui était restée à la maison, aidant ses pauvres parents agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes. Tout était mieux qu’être réceptionniste dans un hôtel, avec un salaire de misère. Sur ce dernier point, Emmy était d’accord avec sa mère.

Malgré ses réticences, elle avait d’ailleurs sollicité un entretien avec le DRH, lui exposant son sérieux, sa disponibilité, son professionnalisme, lui rappelant qu’au moment de son embauche, il était question d’une augmentation si elle donnait satisfaction, et elle estimait que c’était le cas. Le DRH, qui avait abandonné l’idée de la mettre dans son lit, tellement elle paraissait effectivement gourde, l’a regardée de haut.

Mademoiselle, a-t-il dit, je suis désolé. Des réceptionnistes, on en trouve à tous les coins de rue. Vous avez de la chance d’avoir un emploi stable, dans un établissement de prestige en plus, dans un cadre agréable. N’oubliez pas que vous touchez aussi des pourboires. Que voulez-vous de plus ? Nombreux sont ceux qui aimeraient être à votre place. Il met la main sur une pile de dossiers. Regardez, tout ça, ce sont des candidatures spontanées. J’aurai l’embarras du choix pour vous remplacer si vous estimez que vous n’êtes pas assez bien payée.

Si Emmy continue dans un premier temps à passer ses week-ends libres chez ses parents, c’est qu’elle aime avant tout se promener dans la forêt derrière la maison parentale. Là, elle se sent libre, apaisée. Elle hume les odeurs, celle les feuilles en décomposition, celle de la Mousse, celle des fleurs au bord du sentier. Elle aime la fraîcheur et l’humidité de la forêt, la majesté des arbres se dressant vers le ciel, le calme, l’alternance des ombres et de la lumière. C’est là qu’elle est heureuse.

Un jour, Emmy réalise que la grande ville est entourée d’autres forêts, qu’il suffit de prendre le RER pendant une bonne demi-heure pour en trouver. Alors, elle espace les visites chez ses parents, découvre d’autres forêts, avec d’autres essences, des pins, des chênes, des érables, de frênes, de châtaigniers, de marronniers, de sapins.

Un jour, un jeune homme se présente à la réception, lui demandant de prévenir un client de son arrivée. Elle le regarde. Il lui semble qu’elle a François devant elle, un garçon de son village, l’ingénieur selon les dires de sa mère. Peut-elle lui poser la question ? Non, certainement pas. Les réceptionnistes n’ont qu’une raison d’être, c’est rendre service à la clientèle. Pendant leur service, ils n’ont pas de vie personnelle, ils n’ont pas des copains de village. Ils sont d’ailleurs de nulle part. Elle le dévisage, un moment de trop, avant de prendre le téléphone pour appeler le client. C’est alors lui qui la reconnaît.

  • Emmy, c’est bien toi ? C’est ici que tu travailles ? Je ne savais pas. Ça fait longtemps ?

Souriant, il la regarde encore.

  • Ça alors ! Il faudrait qu’on se revoie, qu’on discute un peu. Là, je travaille, je dois prendre un client pour l’amener à l’entreprise, mais ça te dirait de manger une pizza un de ces soirs ?

C’est la première fois qu’elle retrouve quelqu’un de son village dans la ville. Une onde de bonheur la submerge. Ils prennent rendez-vous.

Sur la terrasse de la pizzeria, ils ont beaucoup de choses à se raconter, à partager leurs impressions, leurs vécus dans la grande ville mais aussi quelques souvenirs de leur enfance. Ils découvrent qu’ils aiment tous les deux se balader dans la forêt, prennent rendez-vous pour le week-end à venir. Pendant plusieurs semaines, ils se baladent ainsi. François nomme certaines plantes, certains oiseaux, lui explique l’écosystème de la forêt.

Un soir, devant son immeuble, il l’embrasse, d’abord tendrement, puis avec de plus en plus de fougue. Emmy se dégage gentiment et s’enfuit en entrant dans l’immeuble. Son cœur bat la chamade, pendant toute la soirée, ses pensées reviennent à François. Elle se sent comme enveloppée par lui, même plus, elle se sent imprégné de lui, de sa gentillesse. Avant de s’endormir, elle décide que la prochaine fois, elle le laissera faire, elle lui rendra même son baiser. C’est bien de faire l’amour, si c’est avec amour.

 

 

 

 

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Rédigé par Iliola

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Publié le 29 Avril 2021

 

Troisième phrase, page 56 :

 

Dans le murmure des feuilles qui dansent

Agnès Ledig

 

 

"C’est là, maintenant, ce soir, sous la lampe blafarde de la veilleuse."

Un éclair, un déclic, une fulgurance.

Une certitude.

C’est là, maintenant, ce soir que je décide de prendre ma vie en main.

Sous la lumière blafarde de la veilleuse, je me le jure à moi-même : à partir de maintenant je me ferai entendre, j’imposerai mes choix, j’aurai mon mot à dire et on m’écoutera.

Depuis toujours je dois me conformer à ce que l’on attend de moi, obéir aux ordres.

Depuis toujours on me frustre, on m’empêche, on me barricade.

Trop, c’est trop !

Tout cela va changer !

Là, maintenant, ce soir, sous la lumière blafarde de la veilleuse, je te le dis haut et fort, maman :

Demain je n’irai pas chez Mamy, na !!

 

🌙

 

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 29 Avril 2021

 Page 56, troisième phrase…

 

« DEMAIN J’ARRETE » de Gilles Legardinier

 

 

« Chaque année nous sommes des millions à avoir droit au grand cirque des entretiens annuels »…

 

Nous y revoilà ! Il vient de fixer la date sur mon agenda électronique… C’est sa petite heure de gloire de l’année, le seul moment où il tente de me parler de mon boulot… enfin, j’ai l’impression à chaque fois qu’il découvre à quoi je sers, mais je vais « me le faire » cette année, c’est la dernière !

 

Alors aujourd’hui j’ai presque hâte de me retrouver en face de Jean-Pierre Lechemin.

 

Et bien oui, j’ai fait la vidange, vérifié les plaquettes de freins, le liquide de refroidissement, la pression des pneus, j’ai rajouté du liquide lave-glaces et j’ai même changé les essuie-glaces. Il ne me reste plus qu’à faire le plein d’essence, charger le coffre et vogue la galère !

 

Ecoute-moi bien

Jean-Pierre Lechemin

Dans mon Berlingo

Y’a pas photo

Je passe partout

Et je m’en fous

Malgré tes cailloux

J’perds pas mes écrous

Tes sentences

J’m’en balance

Tes notations

De chefaillon

Si ça te console

Moi ça m’désole

Et à présent

Il est grand temps

Que tu assumes

Ton amertume

Crois-moi pépère

Le chemin, Jean-Pierre,

Je le connais

Il va m’emmener

Beaucoup plus loin

Que cet entretien

 

Et ce que tu ne sais pas

C’est que tu vas rester là

Devant tes bilans

Bien loin du business plan.

 

 

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 29 Avril 2021

 

Les Gens Heureux Lisent et Boivent du Café

La troisième ligne :  C’était raté pour un petit noir au comptoir.                                                           

 

                                                            C’était raté pour

                                                            Un petit noir au comptoir

                                                            C’est l’idée du jour

                                                            Trouver mon inspiration

                                                            Écrire, ma plume où es tu ?

 

                                                           ‘Les Gens sont Heureux’

                                                            Dans mon café littéraire

                                                            Voiture, accident

                                                            Ils sont partis en chantant

                                                            Fuir avec acharnement.

 

                                                            Mes deux grands malheurs

                                                            Visages, résilience

                                                            Je m’exile en Irlande

                                                            J’ai retrouvé mes repères

                                                            Puis viendra l’amour brut.

 

                                                           Mon cœur me fait mal

                                                           Félix, mon ami fidèle

                                                           Les Gens sont vendus

                                                           Au revoir mon Paris

                                                           Bonjour Edward, pluie, vent, baisers d’Irlande………

 

 

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Rédigé par Dominique

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