confinement

Publié le 5 Juin 2020

Edward Hopper, Cape Cod Morning (détail), 1950, huile sur toile, 86,7 x 102,3 cm, Smithsonian American Art Museum © Heirs of Josephine Hopper / 2019, ProLitteris, Zurich Photo ©Smithsonian American Art Museum, Gene Young / Edward Hopper

Edward Hopper, Cape Cod Morning (détail), 1950, huile sur toile, 86,7 x 102,3 cm, Smithsonian American Art Museum © Heirs of Josephine Hopper / 2019, ProLitteris, Zurich Photo ©Smithsonian American Art Museum, Gene Young / Edward Hopper

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En ces jours confinés, l’atelier a trouve son thème : le confinement bien sûr !

 

Et quelques ateliers via internet pour raconter cette période particulière...

LES ATELIERS

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LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Confinement

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Publié le 5 Juin 2020

Pendant la période de confinement (de mars à la mi-mai 2020) que nous venons de traverser, Jacqueline a essayé d'imaginer comment Raymond Queneau, Franz Kafka et le Marquis de Sade auraient réagi.

Voilà le résultat de ses réflexions en ce qui concerne : 

 

1) En ce qui concerne QUENEAU : 

"Confineland, embarquement immédiat

 

2) En ce qui concerne KAFKA : 

« Etat d’arrestation »

 

3) En ce qui concerne le Marquis de SADE : 

 « Divagations dans un boudoir ». 

 

***

 

CONFINELAND : EMBARQUEMENT IMMEDIAT

 

La nouvelle est tombée un vilain soir d'hiver : "Restez chez vous ! Sauf les non confinables. Votre existence est à ce prix : être ET ne pas être.  La vie, trouvez la en vous ; désormais, elle n'est nulle part ailleurs. Embarquement immédiat. Bon voyage !" 

Est-on dimanche ou lundi ? Qu'importe Big Brother a dit "Désormais, tout est interdit : réunions, rendez-vous, balades,  sport, spectacles, concerts, déjeuners, dîners hors de chez soi..." Bref, plus besoin de montre ni de calendrier.

Hier, demain... qu'importe ?  Chaque jour est aujourd'hui : un flux lancinant de nouvelles, souvenirs, slogans, rêves, injonctions, discours, coups de fil, histoires, peurs, regrets... battus et rebattus par le ressac des nuits.

Chaque jour a le goût amer d'un jour volé, envolé pour l'éternité, que le soleil, trop loin, ne semble éclairer qu'à contrecœur ; le temps y rampe sans laisser de traces, au rythme d'aiguilles d'horloges devenues aussi folles que molles. 

A en croire les écrans, dehors, que ce soit à Paris, San Francisco, Moscou, Moncuq,  Honolulu, Hell ou Sidney, rien ne bouge plus : rues désertes, stores fermés, coma généralisé. Un silence de fin du monde enveloppe l'humanité.

La vie d'avant, c'est fini, elle s'est carapatée, éclipsée, enfuie, échappée, effacée, esbignée, tirée, barrée, cassée, taillée, sauvée.

Pour nous sauver.

Pendant ce temps, la planète se déconfine,  respire. Le ciel des mégapoles perd ses airs de couvercle.  D'est en ouest, du nord au sud, la faune s'esbaudit, fait la fête, et les touristes se font hérons, fleurettes, pygargues à queue blanche, plantes insolites, dauphins, colibris, pumas, kangourous, manchots.

Mais voilà que les confinés trépignent, leurs pieds piétinent, ziguent et zaguent sur le quai de leur imaginaire, leurs mains s'agitent entre mille riens, leurs yeux se cognent contre d'obscurs horizons tressés d'illusions perdues, leur tête est un gigantesque champ de bataille de mots.

Des mots droits dans leurs bottes, qui leur donnent du courage, des mots mouchoirs qui sèchent leurs larmes,  des mots debout sous la foudre, des mots vides pleins de vent ; d'autres denses, pleins de rêves qui cherchent, construisent, déconstruisent, posent des questions, se demandent pourquoi, ou encore : pourquoi pas ?

 

Oui, pourquoi pas ?

Pourquoi pas changer le monde,

fuir ses paradis artificiels,

changer la matière grise en rose

pour en chasser l'or noir, les idées noires,

desseins noirs, marchés noirs, profits noirs,

marées noires, misères noires ;

ne plus piller la terre,

y planter un arbre pour chaque pierre,

y faire chanter et fleurir les déserts,

la partager avec faune, flore et frères,

Oui, pourquoi pas changer le monde,

avant qu'il ne soit trop tard,

avant qu'il ne faille cesser de vivre,

pour ne pas mourir ?

***

 

ETAT D'ARRESTATION

 

Le verdict du Tribunal Suprême est tombé, un soir d'hiver, tel un coup de hache : "Attendu que vous avez l'âme d'un mouton et n'êtes pas indispensable à la société, Matricule 1000 6000 001, à partir de demain, vous resterez terré chez vous, oublierez la liberté, réservée à vos supérieurs et vous contenterez d'être sans vraiment être ; être sans devenir.

 

"Mais qui sont ces sbires, pour me donner des ordres ?

Est-on dimanche ou lundi ? Bon, depuis que leur piège s'est refermé sur moi, qu'ai-je besoin de le savoir, puisqu'il m'est impossible de m'en extraire sans leur autorisation, et que l'exercice de toute liberté est désormais interdite !

 

J'ai beau fixer les yeux sur ma pendule, puis mon calendrier ; sur mon calendrier, puis ma pendule;  l'un et l'autre ne me répondent plus que par des sourires narquois.

Hier, demain... dans les dédales du temps, je me perds, je m'égare, j'ai comme le mal de mer, chaque jour n'est plus pour moi qu'un éternel aujourd'hui, lourd de menaces sauvages : un flux lancinant de nouvelles, d'injonctions, de diktats qui inondent ma conscience déjà prise en étau entre mes rêves et la réalité... le tout battu et rebattu par le ressac de mes nuits ; et déjà, je peine à me trouver encore quelque chose de commun avec moi-même. 

 

Chaque jour n'a plus que le goût amer d'un jour vide, volé, envolé pour l'éternité, que le soleil transperce et dévore sans pitié ; le temps y rampe sur ses aiguilles métamorphosées en limaces, engluant ma vie, ma pendule molle, méconnaissable et sur le point de sombrer dans la folie.

A en croire les journaux, à l'extérieur, dans toutes les villes, toutes les capitales du monde, tous les villages, même les plus reclus, rien ne bouge plus : rues, chemins déserts, stores fermés, coma généralisé. Un silence de fin du monde enveloppe l'humanité déclarée en état d'arrestation.

La vie d'avant et ses perpétuelles distractions, c'est fini, elle m'a trahi,  s'est éclipsée, enfuie, effacée, sauvée, échappée.

 

Et comme tant d'autres, l'âme disloquée, je me suis lancé à sa recherche, en vain : les petits comme moi ne peuvent se mesurer à elle, qui prend un malin plaisir à les semer à travers ses chemins labyrinthiques sillonnés d'éclairs, bourrés d'obstacles, où les attendent ses voies sans issue, et autres abîmes.  

 

Pendant ce temps, la nature envahit tous les espaces, comme soulagée de voir l'humanité au repos, un repos sépulcral. Au dessus des villes, le ciel est plus serein.  D'est en ouest, du nord au sud, la faune sort de ses repaires, et les passants se font aigles, orchidées Dracula,  singes,  figuiers étrangleurs, chauves-souris, aconits féroces,  chiens, arbres qui saignent, chimpanzés, mufliers têtes de mort, vermines, panthères. Partout, des traces de griffes, de pattes, de sang.    

 

Mais voilà que je trépigne, mes pieds s'emmêlent, zigzaguent sur le quai de mon imaginaire, mes mains s'agitent entre mille riens, mes yeux se cognent contre d'obscurs horizons tressés d'illusions perdues, ma tête n'est plus qu'un vaste champ de mots.

 

Des mots agités, des mots réserves, des mots galeries, des mots cancrelats, des mots cuirasses, des mots rêves qui jouent avec moi et moi avec eux.  Des mots qui m'infligent des blessures ténébrantes, labourent mon être jusqu'aux tréfonds avec leurs pourquoi et pourquoi pas ?

 

Pourquoi cet état d'arrestation,

Pourquoi tant d'hommes qui remplissent le monde,

tant d'hommes qui le vident,

et, parmi ces hommes,

rien que des maîtres et leurs robots,

rien que des ordres, des injonctions,  des ignominies, des privations,

des menaces sauvages, des horizons sépulcraux,

des cages à liberté, des chaînes,

des peurs, des interdits, des barreaux,

des voies sans issue, des abîmes,

rien que du temps perdu, volé,

des jours vides, du vent,

rien que soi, rien que solitude,

rien qu'uniformité,

rien que désespoir, absurdité,

rien que folie,

rien que des buts sans chemin,

des lendemains sans allégresse,

rien que des êtres sans être,

qui se détruisent pour se connaître,

se construisent pour se surprendre,

et leurs rêves qui fredonnent :

l'important n'est pas d'être, mais de devenir.

 

***

 

DIVAGATIONS DANS UN BOUDOIR

 

La sentence est tombée un soir d'hiver. Sous prétexte qu'une méchante bête menaçait d'attaquer les misérables créatures que nous sommes, nous avons tous été priés de rester chez nous jusqu'à nouvel ordre, sauf les corvéables à merci.

 

Sommes-nous dimanche ou lundi ? Il est impossible de le savoir car, depuis que nos geôliers nous ont interdit toute réunion, sortie à pied, à cheval ou en carrosse, promenade, ainsi que tout déjeuner, dîner dans quelque gentilhommière ou taverne, rendez-vous - même galant -, quel besoin aurions-nous de consulter une montre ou un calendrier !

Hier, demain... qu'importe ?  Désormais, n'ayant pu disposer d'un passe-droit - malgré mon rang -, chaque jour n'est plus  pour moi qu'un éternel présent où vont, viennent et se mélangent pêle-mêle les injonctions de ceux qui règnent, leurs discours, mes souvenirs, des histoires lues et relues, mes rêves, mes angoisses, mes regrets de ne pas m'être livré davantage au libertinage, et combien de remords...

 

Mais non, que dis-je ? Des remords ?  Jamais ! Pourquoi en aurais-je ? Bien sûr, selon certains esprits retors, j'aurais commis quelques excès dans ma vie,  mais en quoi pourraient-ils être qualifiés de crimes, puisqu'en y succombant, je n'ai jamais fait qu'obéir à ma nature profonde. Or, n'est-ce pas preuve de grande droiture et force de caractère que d'obéir à sa nature ? D'autant plus que j'ai l'intime conviction que tout ce qui est excessif ne peut être que bon.

   

C'est une véritable torture que cet enfermement ! Je ne peux même plus aller dans ma garçonnière, rue Mouffetard ! A quel titre me prive-t-on de ma liberté ? J'enrage de voir les jours passer ainsi, tous semblables les uns aux autres, insipides, inodores. Ah ! sentir le parfum d'une femme soumise à mes pieds, lui arracher ses jupes, la contraindre à se plier à tous mes caprices, la dompter à coups de fouet et de fessées,  lui infliger mille coquineries, la voir s'affoler, se consumer de désir, de peur, l'humilier, l'attacher, la ligoter, la posséder avec férocité, me repaître de ses vices, assouvir mes pulsions les plus inavouables, l'étreindre jusqu'à l'étourdir  !

 

Hélas, sans volupté, chaque jour n'est plus pour moi qu'un jour vide de sens où l'aurore et le crépuscule se confondent ; chaque jour n'est plus qu'un jour volé, envolé pour l'éternité.

 

Le temps n'y fait plus que ramper sans laisser d'autres traces que la haine de plus en plus violente que je sens monter en moi à l'encontre de mes geôliers, leurs exécrables familles, leurs valets... Et plus je regarde ma pendule, plus elle me rend un peu plus fou d'heure en heure.  Alors que mon esprit s'égare jusqu'à se perdre dans les méandres des futures vengeances toutes plus abominables les unes que les autres que je prépare pour mes bourreaux, je me vautre dans les seuls plaisirs qui me restent au jour d'hui : boire, manger, dormir, jouer avec mes godemichets, me masturber, blâmer les autres, boire, manger, dormir,  vomir mon venin, m'enfoncer dans le mal jusqu'au vertige...  

 

A en croire les lettres que je reçois, à Paris, hier encore si effervescent, rien ne bouge plus : rues désertes, échoppes, tavernes, boutiques condamnées, coma généralisé. Et le silence de fin du monde qui m'enveloppe, enveloppe toute la ville, l'écrase autant qu'il m'écrase.

 

Entortillé dans ma robe de chambre flottante, n'ayant plus forme humaine, je n'en peux plus de songer à ma vie d'avant. Qu'on me libère, qu'on fasse sauter mes verrous, qu'on cesse enfin de me persécuter ! De quel droit ?

Pour m'inciter à réfléchir sur le bien et le mal ? Mais le mal, il n'est pas en moi, il est dans les autres ! Tous des scélérats !

 

Aux dernières nouvelles, il paraît qu'une multitude de bêtes rôdent dans Paris et un peu partout dans le royaume de France. Sans notre vile espèce, la nature  reprend ses aises, respire. L'air est moins enfumé, et d'ouest en est, du nord au sud, la faune s'esbaudit, les promeneurs se font singes, chiens sauvages, rats, louves, serpents, couleuvres, vipères...

Mais quand donc se terminera cette sinistre plaisanterie ? De grâce, venez me libérer ! Je n'en peux plus de supporter toutes ces privations qui nous sont imposées ; au nom de quoi ? Une méchante bête invisible ? Existe-t-elle seulement ? Ah, je soupçonne là un bien horrible stratagème fomenté par quelques pervers plus soucieux de leur propre bien que de celui d'autrui. J'en tremble de tous mes membres,  mes pieds trépignent, s'emmêlent, zigzaguent d'une croisée à l'autre de mon boudoir, mes mains s'agitent dans tous les sens, mes yeux se cognent contre d'obscurs horizons bouchés par la volonté de  cupides criminels, et ma tête trop allumée  n'est plus qu'un gigantesque brasier de mots prêts à exploser.

Des mots hautains, des mots amers, des mots despotes, des mots rageurs, des mots colère, des mots vengeurs, des mots jamais assez forts pour dire tout le mal que je pense d'un pouvoir capable, au nom de puants mensonges, d'infliger de telles souffrances à ses victimes. Les animaux mettent-ils leurs semblables en prison ?

 

Quand le vice envoie la vertu en prison,

Comment ne pas se poser de questions ?

Le pouvoir serait-il par nature criminel ?

Mais le pouvoir, cher Marquis, c'est l'argent, le sexe !

L'or et le cul, voilà les dieux de ma patrie,

Ô tempora ! Ô mores !

C'est pour quand la Liberté

Dans un monde où il n'y a pas d'autre enfer pour l'Homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables ? 

On n'a pas fini de l'attendre !

Vous me direz que j'exagère ?

Mais où serait la liberté si elle n'était dans l'outrance et la volonté de ne craindre ni les dieux, ni les hommes ?

Ah ! comme tout est bon quand tout est excessif !

Et dire que pour rendre les autres aussi heureux que l'on désire l'être soi-même, il suffirait de ne jamais leur faire plus de mal que nous n'en voudrions recevoir !

Et dire que pour être heureux, il suffirait que nous ayons tous bon cœur !

Heureusement, le bonheur, on le trouve aussi dans l'imagination.

 

 

 

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Rédigé par Jacqueline

Publié dans #Confinement

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Publié le 13 Mai 2020

La porte s’est enfin ouverte

Je peux doucement sortir

Ma figure restera couverte

Il faut continuer d’éviter le pire.

 

Un masque sur mon visage

Parfois j’en rage

De ne pouvoir t’embrasser

Ni sourire à l’être aimé

 

Bout de tissus de protection

Est-ce le prix la condition

Pour à nouveau être libre

Trouver dans notre vie l’équilibre

 

Vivre, marcher, respirer

Retrouver les joies de la nature

Courir vers l’aventure

Que nous apporte chaque journée

 

Ne plus vivre en vase clos

Face à soi même

Re-conjuguer le verbe je t‘aime

Et se dire que tout est beau

 

La porte s’est enfin ouverte

Sur une chance qui nous est offerte

 

 

 

 

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Rédigé par Bernard

Publié dans #Confinement

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Publié le 6 Mai 2020

Elle avait fait un mauvais rêve, ouvrant un œil encore humide de larmes, MAEVA prit le gardien de ses nuits, son vieil ours râpé, dans ses bras.

-  Une nouvelle journée à la maison, lui dit sa maman, un sourire aux lèvres, la prenant dans ses bras.

On va jouer à un nouveau jeu avec des lettres, j'ai ressorti ton vieux tableau.

-  Quand vais je retourner en classe, mes amies me manquent, les vidéos, c'est bien, mais bon !!

-  Bientôt ma chérie, il faut attendre un peu.

Les lettres magnétiques de toutes les couleurs ont fait leur apparition sur le tableau.

-  On va fêter le déconfinement en acrostiche.

 

                                                                          Dominique

                                                                          Elise

                                                                          Chloé

                                                                          Olivia

                                                                          Nadine

                                                                          Fiona

                                                                          Inès

                                                                          Natacha

                                                                          Erika

                                                                          Manon

                                                                          Emma

                                                                          Nina

                                                                          Toutes mes amies.

 

On va téléphoner à Lesly, pour en savoir d'avantage sur la rentrée.

-  Je ne suis plus à la maternelle!

-  Je sais mon cœur, elle aura peut être un conseil, pour les élèves de primaire.

-  En septembre, je rentre en CM2, tu sais !

Penses tu que cet été, on pourra aller à la plage ?

Mamie m'a appris à écrire des poèmes.

L'escargot dans mon jardin

                                                                          Le coucou du matin

                                                                          De la salade, il aimait

                                                                          Mais son copain lui ravissait.

 

                                                                          Tu entends les oiseaux, leurs chants

                                                                          Dominant le silence de la rue

                                                                          La nature reprend ses droits, pendant

                                                                          Que les poissons, s'amusent, tu as vu !

 

                                                                          Les amies, on se revoit, bonjour

                                                                          Les autorités ont prévu, ce jour

                                                                          Déconfinement te voilà, on verra 

                                                                          Méfiance, masques on gardera. 

 

 

 

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Rédigé par Dominique

Publié dans #Confinement

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Publié le 5 Mai 2020

Coronavirus s’appelle le danger.
Oserons-nous braver les interdits ?
Nous exposant ainsi, nous et autrui ?
Finirons-nous exterminés, détruits ?
Isolation, notre sort aujourd’hui,
N’y a-t-il donc aucune potion magique ?
Espoirs déçus, tâtonnements scientifiques 
Maladie inconnue, capricieuse,
Et ô combien mortelle, contagieuse.
Nous allons vaincre par la discipline,
Terminons victorieux, pour qu’on festine.

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Rédigé par Iliola

Publié dans #Confinement

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Publié le 2 Mai 2020

Tu te souviens, Gaïa, quand nous étions amis ?

nous n'avions rien que toi, et nous étions heureux,

avec tes montagnes, tes plaines, tes colibris,

tes douces campagnes, tes matins glorieux.

 

Tu te souviens, Gaïa, tu étais lors si belle,

malgré bien des tracas, nos vies valaient la peine,

en dehors de nos bagnes et de nos jeux cruels, 

tu nous offrais cocagne, tu étais notre reine.

 

Mais nous nous sommes crus rois, nous taillant la part belle,

sans prendre soin de toi, ni même de nos frères,

c'est ainsi qu'un beau jour, transformée en poubelle,

tu sortis tes vautours, nous fit voir la poussière,

 

tes forêts dévastées, saisons déboussolées,

tes cieux empoisonnés, l'agonie de tes sols,

la folie du profit, de tout lui sacrifier,

le délire de nos vies dans nos mégalopoles.

 

Il fallut faire des lois, changer nos habitudes

nous protéger de toi comme d'une ennemie,

nous cacher dans nos tours, hurlant de solitude,

interdits de séjour pour t'avoir tant trahie.

 

Tu te souviens, Gaïa, quand nous étions amis ?

qu'avons-nous fait de toi, nous étions si heureux, 

avec tes océans, tes mers, tes champs fleuris,

tes poissons, tes rivières, tes printemps généreux.

 

Tu te souviens, Gaïa, tu étais lors si belle,

mais nous n'avons fait cas des trésors dans tes veines,

tes jardins de cocagne, tes promesses, ton miel

au jeu de qui perd gagne, c'est toi qui seras reine. 

 

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Rédigé par Jacqueline

Publié dans #Confinement

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Publié le 29 Avril 2020

 

Aujourd’hui à la radio à la télé

On nous dit, il faut le porter,

C’est pour votre santé,

Le virus, il faut l’arrêter.

 

Hier encore, en carton peint

A carnaval, on jouait au malin

On se déguisait, on dissimulait

Derrière le masque son identité.

 

Derrière lui, on pouvait ne pas montrer

Son caractère, ses sentiments,

Cacher sa vérité,

Être sûr et non pas hésitant.

 

Que vont devenir aujourd’hui, demain

Toutes ces expressions du français et du latin

Qui, dans les dictionnaires, sont écrites

« Jeter le masque, tomber le masque » Sont-elles maudites?

 

Parfois il faudra bien « le lever »

Pour montrer nos intentions.

On ne peut vivre continuellement caché

Derrière un masque en papier ou en carton.

 

Gardons pour vous mesdames, comme une caresse

Le masque de grossesse

Ou de beauté sur votre visage,

Pour garder de vous l’amour de votre image.

 

Aujourd’hui à la radio à la télé,

On nous dit, il faut le porter.

 

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 29 Avril 2020

Y a-t-il un confinement heureux ?

 

ATTESTOUT : Petit bout de papier indispensable qui permet d’acheter du pain, promener son chien (ou celui du voisin), se rendre à la pharmacie pour demander des masques qui n’arrivent jamais…Document utilisé en temps ordinaire pour ne pas se rendre à son travail ou excuser son gamin qui a séché un cours… Autres temps, autres mœurs.

ARGOUSIN : Se déplacent généralement à deux, à l’abri d’une fourgonnette blanche et bleue reconnaissable au code émis par un phare de toit :

R.S.T.CHé.VOU !

BOUSCULADE : Vieux souvenir d’un temps qui semble si loin.

CLOTURE : Horizon d’un confiné, au-delà voir Attestout.

COLLECTION : Se dit généralement d’une grosse quantité de choses plus ou moins utiles mais très importantes pour le collectionneur. Exemple : pâtes et papier hygiénique.

DENONCIATEUR : Personne qui surveille les allers-retours à vélo de son voisin et estime pour des raisons obscures que cela ne se fait pas.

ECRAN : D’ordinaire de taille moyenne, destiné à se protéger du regard des autres pour enfiler un maillot. En cas de confinement devient indispensable quelque soit la taille du dit écran, petit, grand, tactile, à télécommande mais répand aussi angoisses et peu d’espoir. A éviter aux heures de grande diffusion

FLANDRIN : Se dit généralement d’une personne qui au lever demande ce qu’on fait aujourd’hui ! Alors que c’est tous les jours pareil pour un confiné.

GARGOTE : Rêve de tout confiné : artichauts à la barigoule, langoustes thermidor, loup en croûte de sel ne sont que rêves. Salade d’endives, coupe-faim à toute heure, une réalité.

HABITUDE : Deviens une seconde nature pour un confiné. Le plus dur sera de s’en séparer lorsqu’arrivera le déconfinement.

IMMORAL : Cocher toutes les cases de son attestout afin de parer toute interrogation des argousins.

JAMAIS : Amère constatation du confiné qui disait « je ne ferais jamais ceci ou cela ». Force est de constater qu’il fait souvent ce qu’il ne voulait jamais…

KILOMETRE : Qui aurait cru en période hors confinement que l’on pouvait faire plusieurs kilomètres sur son balcon ? Bon sang, je ne le voyais pas si grand !

LECTURE : Indispensable en période de confinement. Histoire de se rappeler que Steinbeck et Giono ce n’est pas le même sud et qu’un Raymond Devos ne perd jamais le nord.

MASQUES : Sujet de toutes les discordes. Langage ésotérique : FFP1, FFP2, FFP3, EPI et que sais-je encore ? De toutes façons ils n’existent que virtuellement.

OCTAVIN : Instrument à vent qu’utilisent fréquemment (en période de confinement évidement) nos chers dirigeants.

PARLOCOUDE : Essayer de faire le code d’un parlophone avec le coude, vous m’en direz des nouvelles.

QUESTIONS : Innombrables après deux mois de confinement : La priorité, c’est à droite ou à gauche, hors ronds-points ? L’attestation pour aller au ciné je la trouve où ?

RADOTAGE : Risque important en sortie de confinement.

-Que faisiez vous en mars/avril 2020 ?

-Je marchais en travers !

-Et maintenant ?

-Je marche en long !

SILENCE : Cette chose que l’on recherche avec passion 1 jour par semaine en temps ordinaire et que l’on voudrait bien fuir tous les jours pour un confiné.

SCIENTIFIQUE : Se dit d’une personne éminente qui en impose par son savoir. En cas de con...finement il y a con...fusion :

Il y a ceux qui cherchent,

Il y a ceux qui trouvent,

Il y a ceux qui parlent, qui parlent, qui se contredisent,

Il y a ceux qui expliquent à un amphithéâtre d’étudiants

Il y a ceux qui sont sauvés,

Il y a ceux que l’on expérimente…

TOC : Obsession du confiné dans la répétition des tâches : Faut-il astiquer les poignées de portes avant le passage de l’aspirateur ou l’inverse ?

TYPHON : Risque considérable en sortie de confinement.

USTENSILE : Accessoire destiné à préparer de bons petits plats. En ces temps perturbés libère le talent musical de toute une population de confinés. A noter que connaître la gamme classique n’est pas obligatoire !

VAGABOND : Confiné errant dans la limite d’un kilomètre autour de son pavillon.

VARIABLE : Humeur du confiné en rapport avec la clôture, la collection, le dénonciateur, les écrans, les scientifiques (voir ci avant).

WEEK-END : Tous les jours pour un confiné.

ZOMBI : Risque important sur le devenir d’un confiné passé soixante jours de confinement.

 

 

 

Gérald IOTTI

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Rédigé par Gérald

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Publié le 25 Avril 2020

Depuis toi, je ne suis plus le même.

Depuis que tu es arrivé dans ma vie,

Je suis devenu abstème

Et mon ciel n’est plus bleu, mais gris.

 

Je me surprends à parler seul

Et même parfois, je m’engueule.

Je me dis des mots grossiers

Que la morale désapprouverait.

 

Tu vois, tu peux me croire,

Je ne te raconte pas d’histoire,

Tu m’as transformé.

J’étais doux, je suis devenu enragé.

 

Car j’ai beau me persuader

Que je suis pour toi le meilleur des amants

J’aimerais que tu me laisse un peu de liberté,

Juste le temps de respirer.

 

Le temps d’une promenade

Aller voir Villefranche et sa rade

Ou juste la Promenade des Anglais

Quand le jour est ensoleillé.

 

Mais non tu es égoïste

Il n’y a que toi qui existes ?

Toi, toi mon « Confinement ».

Je sais que tu m’aimes pourtant.

 

Que tu te méfies du Coronavirus

Cet inconnu, cet olibrius

Qui voudrait m’emporter

En m’étouffant, en m’empêchant de respirer.

 

Alors tu vois, moi aussi, je t’aime.

Ne jouons pas aujourd’hui ou demain un requiem

Et restons sagement enfermés.

Alors demain, nous pourrons à nouveau nous promener.

 

 

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 24 Avril 2020

Cercle des poètes disparus

Odes à l’amour des mots

Nostalgie des lettres

Fin d’une illusion

Immense joie des retrouvailles

Nuit longue d’impatience

Espoir du lendemain

Mirage inaccessible

Emoi des étreintes

Notre amitié

Tient à la fidélité

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Rédigé par Maryam

Publié dans #Confinement

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