confinement

Publié le 13 Avril 2020

En ce sacro-saint jour de la résurrection,

Jour attendu de cette belle célébration,

Qui est un jour de grandes manifestations,

Ou le pape va donner sa bénédiction,

L'instant va prendre une autre dimension,

Du fait de la sociale distanciation.

Pour les fidèles un jour d'émotion,

Qui fait suite à la bien triste passion,

Ou il aura subi tellement d'humiliations,

Ayant été l'objet de moult délations,

L'ayant conduit à la suprême punition,

Dans les supplices de la crucifixion,

Le christ qui poursuit sa mission,

Qui à la vie humaine refait son apparition,

Ce miracle d'existence est une révélation,

Qui du cœur des gens est émanation.

Ce jour est dans la foi une tradition,

Fêtée par une tranche de la population,

Le miracle est un événement d'adoration,

Surtout en ces temps de vive tension,

Que la mort puisse n'être par exception,

Le virus ne pêche jamais par omission,

Quand des gens combattent dans l'action,

Entre la vie et la mort une intersection,

Pour empêcher de sales complications,

Des retours à la vie qui sont résurrections.

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Rédigé par Xavier

Publié dans #Confinement

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Publié le 13 Avril 2020

 
 
Printemps où es tu ?
Je suis là, répond ma capucine
Sortie cette nuit, tu m'as vu !
Patience, un resto, rit ma copine.
 
L'hiver n'est pas terminé
En avril ne te découvre pas d'un fil
La plage, je voudrais ma peau dorée
Le soir, je ne sais pas, le couvre feu est vil.
 
C'est une voix, une lueur
Mon esprit confiné, me joue t il des tours !
Les morts sont réellement couleur
Je ne les vois pas, je les sens tous les jours.
 
A mon amie, admise à nouveau en psychiatrie
Son parcours, ses angoisses à son niveau
N'impressionnent plus que sa fratrie
Ses toiles et sculptures attendront des jours nouveaux.
 
Oubliés dans ces maisons, nos aînés
Où l'espérance n'est plus de finir heureux
Mais la peur de mourir, comme un chacun
Isolés des enfants, partant dans un cercueil vilain.
 
En mai fais ce qu'il te plaît
Corona virus, tenace, libère nous
"YOU RAISE ME UP", chanson d'espoir en replay
"La Vie Secrète des Ecrivains", MUSSO joue.

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Rédigé par Dominique

Publié dans #Confinement

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Publié le 12 Avril 2020

Tout a commencé avec le ​ Boléro confiné ​ de l'Orchestre National de France.
Le cœur qui chavire un peu.
La mosaïque des solistes sur le petit écran, chacun jouant sa partition avec ferveur.
Un monde fractionné.
Et puis l'image de ce rhinocéros volant en hélicoptère d'un bout à l'autre de la
savane africaine... mettre sa ​ corne d'or ​ à l'abri des trafiquants.
La prunelle s'étrécit.
Puis le chef de chœur qui a voulu jouer dans la cour des grands
et réunir les confinés isolés
sur un petit écran.
La carte graphique a pris peur
De voir s'ouvrir son cœur
À vouloir être trop grand.
Moi j'ai décroché les dates du calendrier.
Un clou s'est enfoncé sur l'arête du temps.
Se poser un instant.


Une période idéale
Pour prendre sur l'étal
Jeeves et l'esprit féodal..
Merci à toi ​ P.G. Wodehouse ​ !
Un ​ 10/18 ​ comme un bonbon exquis
À savourer en temps confit ...
L'humour britannique retrousse ses manches et lisse sa moustache..
Un condensé jubilatoire et salutaire.


Mêlé aux élans sourds et suaves, l'atroce poésie des ​ Rêves de garçons de Laura
Kasischke. Une ​ cheerleader ​ fuit un camp de vacances, dans sa Mustang rouge sang
décapotable, pour un bain dans le mystérieux ​ lac des amants.
Un nouveau rythme pour le cœur. Trouver la cohérence vibratoire.
La musique à l'intérieur chemine et s'insinue. Les infos s'accélèrent.
Sous les masques affligés, l'odeur d'éther imprègne mes cellules.

Le folio ​ d'Arto Paasilinna me nargue sur le coin de l'étagère. ​ Petits suicides entre
amis ​ semble un humour décalé.​ La Finlande en folie..
La nuit je mens... et le cœur se réveille.
Il bat la chamade, sans tambour ni trompette.. info ou intox ?
Je ​ capitule...
Le ​ rêve de l'iguane . ​ . trouver la juste place.
Sous le duvet je tente frénétiquement de fixer les yeux sur la saga d'Elena,
Le nouveau nom ​ de l'amie napolitaine. Un pavé de détails où se noie l'émotion.
Les vagues tortueuses de la vie qui s'égraine. Les remous de l'amitié.


Plutôt longer la mer. Courir masqué, suivre la vague. Le cœur a ses raisons de
palpiter enfin.
Euphytose ​ mon amour.. calmer le jeu.
C'est Pâques ou bien la Trinité. Les lapins sont masqués,
pour mieux gober les oeufs. Et les cloches s'alourdissent.
Ce matin j'ai rêvé d'un destin.
Exfiltré en zone libre, le rhinocéros masqué était sauvé.
Sans même savoir qu'il a frôlé la crise cardiaque.
Et le cœur continue à chanter.


C'est donc à toi le Chef d'orchestre,
Qu'au final je m'adresse.
Puissent nos cœurs trouver bonne fréquence, battre joyeux, trouver clémence,
Rire et sauter dans l' innocence.
Et si nos partitions sont trop désaccordées,
C'est par amour du jeu.. une saine futilité...!
Un subtil pied de nez... Devant l'éternité.

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Rédigé par Nadine

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Publié le 11 Avril 2020

La lettre du confiné

 

Pour vous évader de votre confinement, pour le raconter, pour remercier, pour rouspéter, pour la raison que vous voulez, vous rédigez une lettre à quelque chose ou à quelqu’un qui interagit avec vous et avec lui : personnages réels ou imaginaires, animaux, objets, concepts… tout ce qui traverse, en bien ou en mal, cette période particulière de votre vie.

 

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Confinement

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Publié le 11 Avril 2020

 

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Nice, le 12 avril 2020

 

 

Chers personnages littéraires,

 

 

 

J’ai le confinement léger.

 

Ou plutôt, le confinement se fait oublier dès que vous venez me visiter. Il s’évapore, se délite, évanescent au fond de ma solitude peuplée de multitude. Car vous déboulez en foule hétéroclite dans mon salon, sans vous en soucier, du confinement. Vous bavardez, allez, venez, riez, racontez vos vies mouvementées. Toujours au rendez-vous, toujours prêts pour moi, fiables comme de bons camarades, comme des amis très proches. Vous m’entraînez dans vos mondes, dans vos rondes, et moi, je m’abandonne…

 

Il suffit juste d’ouvrir le livre. A la page signalée par une carte postale.

Ne trouvez-vous pas que c’est le marque-page idéal ? Une carte postale, ça raconte le voyage, c’est ce qu’il faut pour accompagner vos belles aventures. D’où vient celle-ci ? Comme si vous ne le saviez pas ! Je suis sûre que vous ne vous êtes pas gênés pour la lire ! Bon, pour ceux qui sont sur la page côté recto, c’est une carte postale qui vient du Portugal. Pour ceux qui sont du côté verso, c’est Tara qui me l’a envoyée, bien avant ces histoires confinées. Pour ceux qui ne connaissent pas Tara, tant pis pour eux !

 

Mais je m’égare, chers personnages littéraires, je laisse dériver ma pensée comme toi, mon cher commissaire Adamsberg, pelleteux de nuages qui connaît sûrement mon marque-page portugais. Tu me soutiens depuis le début du confinement ou presque. Je relis toutes tes enquêtes avec le même plaisir. Je te remercie d’exister, de venir te poser, là, sur mon canapé, ou là, sur la chaise longue du jardin, ou encore là, sur mon oreiller, avant de t’endormir sur ma table de nuit, entre deux pages, sous la carte postale… utopique édredon

 

Je n’oublie pas tous les autres, que j’aime, que j’ai aimés, à qui j’adresse cette lettre. Vous êtes si attachants mais si nombreux que je ne peux tous vous énumérer, vous êtes plus vivants que certains vivants. Soyez certains que je continuerai, avec ou sans confinement, à partager de merveilleux moments en votre compagnie.

Je m’adresse à vous car je vous connais bien mieux que vos créateurs. Bien que personnes réelles, ils me sont étrangers, bien moins tangibles que vous, personnages imaginaires. C’est tout de même un drôle de paradoxe ! Un paradoxe que j’en vais de ce pas reléguer… ailleurs... dans le vrai monde... pour venir vous retrouver illico.

 

Je vous embrasse et vous rejoins tout de suite dans le roman L’ARMÉE FURIEUSE de Fred VARGAS, page 61, derrière la carte postale du Portugal.

 

 

Merci encore…

 

M.C

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 11 Avril 2020

J’avais commencé à écrire « Chers lunaires » pour leur raconter notre confinement et toutes les misères que l’on supporte ici « Bas ». A la recherche de mots j’avais levé la tête et la lune m’était apparue lumineuse, éclairant la baie. Aussitôt avec mes jumelles je redécouvrais la mer de la tranquillité, la mer de la fertilité et celle de la sérénité. Avec des noms pareils, c’est la belle vie la haut. Je continuais mon courrier…

 

J’avais lu très tard hier soir, ou plutôt relu quelques classiques pour évacuer le stress de cette période. Je m’étais couché en toute discrétion.

Mon coussin n’était pas encore chaud qu’un tintamarre dans la bibliothèque du salon m’interpelle. Je m’empresse de me lever, me cogne à l’armoire parce que je n’ai pas allumé, j’enfile un peignoir et traverse précautionneusement l’appartement. Je pousse délicatement la porte du salon.

Un homme agité, vocifère les bras en l’air :

-Nous y sommes arrivés, nous y sommes arrivés,

-Calmez vous monsieur Verne, c’est peut-être une illusion, la lune c’est si loin.

Monsieur Verne ? Jules Verne ? Mais qu’est ce qu’il fait ici celui là ?

Une jeep lunaire traverse le salon en silence, moteur électrique oblige,

-Attention à droite ce gros caillou capitaine,

-Aucun danger moussaillon, nos pneus spéciaux absorberont le choc, ne craignez rien Tintin.

Comment ? Tintin avec son scaphandre, ça alors !

-Mais enfin Colomb, vous réalisez que vous allez effectuer un voyage extraordinaire. Nous sommes sur le mont Ventoux et vous allez atteindre la lune !

-Oui mais monsieur Barjavel et ma femme dans tout cela qu’est ce qu’elle va devenir ?

-Votre femme, votre femme, la conquête de l’univers, enfin Colomb vous y pensez ?

Ce Barjavel tout de même il y va fort !

Je ne me retiens plus :

-Qu’est ce que vous foutez chez moi ? Vous allez rentrer chez vous non ? Vous avez vu l’heure ?

Deux hommes en scaphandre me bousculent :

-Ce n’est pas bien ce que vous faites.

J’entends : Allo Houston, ici la lune, un petit pas pour moi mais un grand pas pour l’humanité.

-Oui, oui Armstrong, soyez prudent tout de même.

-Oui je disais, dit il en se retournant vers moi, ils n’ont fait qu’évoquer leurs rêves vos personnages, nous nous l’avons réalisé et voilà ce qu’on a trouvé :

 

 

Partout une fine poussière grise qui a du mal à retomber, pas une fleur, pas un arbre, pas d’eau, un grand silence et au loin notre bonne vieille terre. Nous on attend qu’une chose : c’est la retrouver au plus vite avec notre famille, nos amis, la pêche à la truite dans les rivières du Montana…

C’est vrai ça lui répond Norman Maclean, sur le bord de la rivière du sixième jour, la pêche à la truite dans nos rivières c’est quelque chose.

Je revois le film « au milieu coule une rivière » qui découle du livre, je ne peux qu’être d’accord.

Vous auriez dû nous remettre votre lettre, continue Armstrong, on l’aurait épinglé sous notre drapeau, mais de vous à moi je ne sais pas qui l’aurait lue.

Je me sens comme un intrus, je me recouche…

 

J’ouvre les yeux. Un calme habituel m’entoure. Je me lève sans réveiller personne. Je pousse avec précaution la porte du salon. Le radiateur diffuse une douce chaleur. Un rire semble flotter dans la pièce, mais non tout est normal.

Je lève les volets.

-Tu es réveillé ? Tu peux nous préparer le petit déjeuner ?

-Oui, oui bien sûr !

Parce qu’après il faudra nettoyer les poignées de portes, se laver les mains je ne sais combien de fois, passer l’aspirateur, nettoyer l’intérieur de la voiture (déjà fait), téléphoner à ma vieille tante pour prendre de ses nouvelles et lui demander si elle n’a besoin de rien, appeler notre petite nièce qui prépare son bac, en espérant qu’elle ne nous demandera pas notre avis sur l’instinct et l’intelligence de Bergson, astiquer la rambarde de la terrasse, ranger…mais quoi au fait, tout est déjà rangé…

Je m’approche de mon bureau. Un rayon de soleil est fixé sur ma lettre inachevée « Chers lunaires ». Je pensais avoir rêvé…

 

 

 

Gérald IOTTI

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Rédigé par Gérald

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Publié le 9 Avril 2020

Alors que dans la tourmente le monde entier déprime,
La nature sauvage reprend ses droits légitimes,
Quand librement dans ce silence elle s'exprime,
Quand sa marque authentique elle imprime,
Quand sur l'être humain désormais elle prime,
Alors que le virus étend singulièrement son crime.

Observation de la faune et de ses aspects intimes,
Retour logique pour lequel le poète charmé a estime,
Un retour à la tranquillité qui semble magnanime,
Alors que le virus est le diable en rien pusillanime.

Passage d'oiseaux et de tout animal atteint des cimes,
Quand les effets de cet ogre nul ne les sous-estime,
Qui la patience des uns et autres progressivement élime,
Alors que la faune de sa légèreté est richissime.

Quand la situation humaine mortelle s'envenime,
Quand le virus aux poumons malsains s'arrime,
La nature si belle avec liberté totalement rime,
Dans sa majestuosité et grâce les plus noblissimes,
Sans que la végétation existante elle l'abîme.

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Rédigé par Xavier

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Publié le 7 Avril 2020

On me l'avait offert pour mes quarante ans,

rempli de souvenirs gourmands sur un lit de paille tressée.
Un panier avec une anse basse et de chaque côté, deux rabats opposés.

 

A l 'occasion de mes cinquante ans, je l'ai ressorti, tout neuf et plein d'allant.

J'ai glissé dix papiers pliés en quatre

Et j'ai refermé soigneusement les jours dans leur décennie.

 

Pendant la nuit, j ai entendu du bruit.

C'était les chiffres qui se comptaient des histoires.
Mes histoires. Quel culot !

 

Ils multipliaient les anecdotes,

Ils riaient tellement fort de mes indiscrétions

que l'affaire est montée en pugilat.

 

Bien vite ils ont compris l'étendue du dégât et trouvé des millésimes d'excuses.

 

Pour la bienséance j 'ai dû tout remettre dans le bon ordre,

ils s'étaient mélangés les années.

 

Ils n'ont pas insisté quand je les ai jetés dans le fond du panier.

 

Les coquins espèrent que dans dix ans,

ils aimeront encore faire craquer l'osier.

 

 

Dany-L
 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 6 Avril 2020

Je m’installe sur le balcon avec mon goûter, une belle pomme Pink Lady. Comme il y a beaucoup de soleil, je mets les lunettes adaptées et une casquette. J’entends le chant des oiseaux, on dirait qu’ils se répondent. Le bruit d’un engin volant. Je lève les yeux et vois un petit avion qui s’apprête à passer au-dessus de l’immeuble. Je décide de ne pas m’énerver à cause des privilèges des privilégiés, il fait tellement beau. J’épluche ma pomme, la coupe en quartiers, la saupoudre de cannelle, commence à manger. Un oiseau assez grand vole dans le ciel, fait des ronds, monte de plus en plus haut. Je le perds de vue, mais non, il est là. Il va vers la colline, je me retourne pour pouvoir continuer à l’observer. Je vois une femme sur un balcon de l’immeuble à côté. Elle s’échine sur un vélo d’appartement, ou vélo de balcon, plutôt ? Surprise, je lui dis bonjour, elle me répond. J’ai perdu l’oiseau, me concentre sur ma pomme. Quelqu’un éternue. Ça venait d’en bas. Je cherche, ne trouve personne. J’entends aussi une balle rebondir. C’est un garçon qui joue, il est là tous les après-midi, il doit s’ennuyer ferme. Pourtant, il y a pire. Tous les garçons ne peuvent pas jouer au ballon sur le parking de leur immeuble. J’embrasse la vue que j’ai de mon balcon. Au loin, dans la brume, l’Estérel. Plus près, le Cap d’Antibes, Marina Baie des Anges, l’hippodrome, l’aéroport, la ville de Nice avec sa promenade et son bord de mer. Elle est calme aujourd’hui. Entre les barreaux de la balustrade, quelque chose brille. Je regarde de plus près. Je me demande si ce n’est pas une rayure dans mes lunettes de soleil, je les enlève. Ça brille toujours. J’essaie de toucher délicatement. Oui, il y a quelque chose. C’est élastique. Une toile d’araignée en construction ? Certainement. Je la laisse tranquille. Déjà le matin, en faisant les carreaux, je suis entrée en conflit avec une araignée. Elle était idiote. Au lieu de se mettre là où j’avais déjà essuyé, elle est toujours allée là où c’était encore sale, où je devais encore passer mon chiffon. J’ai drôlement fait attention pour ne pas l’écraser. Finalement, elle a compris, elle a pu s’échapper.

J’ai fini la pomme, me lève, m’appuie sur la balustrade, change d’angle de vue. Je vois une piscine, avec de l’eau bien claire. Le reflet du soleil se brise dans des petites vaguelettes. Une voiture fait demi-tour sur la route. Les oiseaux chantent toujours, le garçon joue toujours avec son ballon. Je décide de prendre un bain de soleil, m’installe sur la chaise longue, ferme les yeux. Une petite brise me caresse la figure, les avant-bras. Encore un engin volant dans le ciel. J’ai la flemme d’ouvrir les yeux. Je pense au printemps, l’été. Bientôt fini, le régime des pommes. A moi les cerises, les abricots, les pêches, les framboises, les myrtilles, les raisins. A la supérette, il y avait déjà des melons. Mais ce n’est pas encore la saison. Ils doivent être gorgés d’eau, et inabordables avec ça. Il faut savoir attendre.

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Rédigé par Iliola

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Publié le 6 Avril 2020

Dans la chambre le soleil tape sur les vitres. Nous n’avons pas encore fermé les persiennes bleu turquoise qui laissent passer les rayons du soleil avec délicatesse en été.
Là, le soleil est omniprésent et réchauffe nos corps refroidis et recroquevillés par l’hiver qui vient de passer.
Mais dans cet instant présent, le soleil ne réchauffe plus, il cogne, il fait mal au crâne. J’entends les cris des enfants qui se chamaillent dans le salon, des injonctions, des pleurs et des rires aussi, qui m’agressent. Je voudrais être seule mais je ne peux pas, je ne peux plus. Je décide d’aller sur mon balcon et que personne ne vienne me rejoindre sinon je mors !

Le soleil est toujours là, omniprésent, mais il n’est plus seul. Il est accompagné. Son ami le vent lui a rendu visite et il vient à ma rencontre. L’air frais me dit bonjour, il me fait la bise, il joue dans mes cheveux le coquin, il m’enlace et me fait un câlin. Merci le vent, tu balayes d’un coup toutes traces de résidus nocifs : exit environnement bruyant, bye-bye angoisse.

Je suis seule debout sur le balcon. Dépouillée, débarrassée des impuretés qui assaillent mon esprit. Il n’y a plus ce flot incessant de voitures en bas sur la route qui passent et repassent et m’empêche de réfléchir et d’écrire.

Maintenant, aujourd’hui, je ne sais plus quel jour, plus aucun bruit, juste le roucoulement de la petite tourterelle qui est sur mon toit. Là juste maintenant à ce moment présent, plus d’odeurs d’essence ou de fumée pour venir empoisonner mes narines, juste l’odeur du jasmin sauvage qui commence à se rependre de partout, ce parfum entêtant et enivrant…

Oui je suis ivre, ivre de plénitude, ivre de la vie.

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Rédigé par Leslie

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