printemps des poetes

Publié le 20 Mars 2022

ATELIER :

La poésie

 

SUJET :

Le thème de l'édition 2022 du Printemps des Poètes est "Éphémère".

Pour nous aider à poétiser sur ce thème, utilisons les associations d'idées :

A quoi vous fait penser le mot éphémère ?

Notez les cinq premiers mots qui vous traversent l’esprit et utilisez-les pour poétiser sur l’éphémère en vers ou en prose, comme vous voulez.

Vous avez deux possibilités : soit utiliser tous les mots dans un seul et même texte, soit prendre les mots un par un pour poétiser sur chacun, indépendamment des autres, par un court texte, un quatrain, ou juste une phrase...

 

En deuxième sujet, à l'atelier, nous avons fait un acrostiche sur le mot EPHEMERE.

LES TEXTES

 

Les mots des associations d'idées que nous avons ensuite tirés au sort :

Clin d’œil - usé - fugacité - souffle - secondes - insecte - courte durée - brume - pelouse - goutte de pluie - brièveté - hier, aujourd'hui, demain - une seconde - chute - aile de papillon - un instant - zéphyr - je ne m'en souviens plus - jeunesse - éphèbe - son parfum éternel - bougie - mots d'un instant - temps qui passe - bouchon - baiser - une dent - autant en emporte le vent - vol de papillons

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 20 Mars 2022

Il reste peu de temps, mon discours sera bref...
comme la vie.
Éphémère, est ce petit animal qui ne vit que quelques heures,
pendant lesquelles il naît,
étend ses membres, se déploie..
Il paraît jeune
Et change deux fois de peau,
pond des œufs dans l'eau, puis la semence,
vieillit et meurt... en un jour.
La larve mue en vol,
imago grise et mâture,
Un essaim insensé...
Un vol nuptial sur la Marne
Ou la Garonne,
Les œufs coulent, le mâle tombe,
et meurt.
Un tapis blanc olfactif
Pour poisson ou pécheur,
Un modèle qui interpelle..
Fable fugace et fragile
d'un insecte volant qui naît à six heures après midi,
et meurt à onze heures ou minuit.

L'Horloge céleste se fait pressée..
Il est vrai toutefois qu'auparavant,
il a vécu trois ans
sous forme de ver de vase,
En creusant des petits trous..
Un goût de l'abri ?
Un ver qui devient nymphe, naïade aquatique à la bouche close..
Puis la manne cesse de manger.
Un silence rassasié ?
La manne est glabre
Et virevolte au fil de l'eau,
Manne blanche pour les poissons..
Mais l'éphémère se fait plus rare en zone humide..
On a observé dans quelques-uns de ces insectes jusqu' à sept mille yeux,
semés par tout le corps.
Des yeux à facettes,
Une quête éperdue de lumière
pour vite happer la vie sous tous ses angles..
Une danse, une grâce Éphémère.
Ceci étant, pas de soucis,
au bout du compte nul ne reste bien longtemps sur Terre.
S'il vous arrive d'être triste, regardez le ciel un beau soir d'été,

lorsque la nuit de velours est parsemée d'étoiles,
et quand vous verrez une étoile filante déchirer l'obscurité,
changeant la nuit en jour, faites un vœux..

 

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Rédigé par Nadine

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 19 Mars 2022

 

Un baiser s’en est allé

Un baiser salé

Au bras du temps qui passe

Au bras d’une limace.

 

 Contre collés amoureux

Style un peu baveux

Ont sur la toile cirée

Ensemble dangereusement glissé.

 

Ne resta rien qu’une trace

De cet enlacement fugace

Chacun tomba en bière

Un poison dans le verre.

 

 

Dany-L

 

 

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Rédigé par Dany-L

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 17 Mars 2022

 

Elle a disparu. Tout simplement, comme l'odeur d'un feu de bois qui nous quitte après avoir fuit l'âtre qui lui avait donné naissance. La fumée s'était échappée en trouvant son chemin à travers les tuiles cassées d'un toit qui n'en était plus un.

Les murs en torchis de cette masure ne justifiaient pas la nécessité d'une porte. Un simple rideau suffisait. En l'écartant, je savais si l'aurore naissante était l’ambassadeur du dieu soleil, et si ses rayons bienfaisants allaient inonder de lumière les gouttes de rosée qui se déposeraient sur les pétales des fleurs sauvages qui s'étaient installées dans le décor qu'elles avaient choisies autour de ce misérable logis.

Si l'astre divin avait choisi de prendre un repos mérité, le ciel perdrait sa robe bleue et, venues d'on ne sait où, des nuées noires, éclairées furtivement par des éclairs, viendraient prendre leurs parts du festin. Tout un chacun saurait alors que l'hiver venait de remplacer l'automne.

Chaque fois que mes yeux se noient dans ces images qui participent à ma vie, je me rends compte de la fugacité de chaque saison et du peu de poids qu'elles représentent face à la nature qui m'entoure.

Le silence de la forêt m'apprend que la vie ne s'est pas encore réveillée. Ce instant de sérénité et du repos de l'âme ne devrait jamais s'éteindre. Malheureusement l'instant, comme son nom l'indique, ne dure qu'un instant. Allons ! Les souvenirs ne sont qu'un livre d'histoire dont les pages se tournent à grande vitesse et que l'on n'a pas toujours envie de consulter. Il est temps de retrouver la réalité, même si nous savons que notre vie n'est qu'un court passage dans le carrousel de l'existence.

 

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Rédigé par Fernand

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 17 Mars 2022

 

L’éphémère, moment fragile, fugace,

Instantané volé au temps qui passe,

Volé au cours du soleil, de la terre,

Instants chéris, précieux, mais précaires.

Récipient rempli de souvenirs,

Souvenirs de nos bonheurs et plaisirs.


 

L’éphémère du malheur, de la tristesse,

Des épreuves, de la misère, la pauvresse.

L’éphémère, c’est ce qui ne dure qu’un jour

Par malchance, ce n’est pas le cas toujours !

Reste l’espoir d’un temps plus clément, meilleur,

Sur des sentiers parsemés de mille fleurs.


 

Ephémérides du temps qui va venir,

Est-il dans le ciel, peut-on le prédire ?

Tables astronomiques du cours des astres,

Peut-il nous arriver un désastre ?

Temps mesuré par le génie de l’homme

Mais le cours du soleil reste autonome.

 

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Rédigé par Iliola

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 17 Mars 2022

 

Aux premiers jours de l'été sont éphémères les lucioles ou vers luisants. Sachant courtes leurs frêles vies temporaires autant que précaires ils butinent, lutines gourmands, profitant de tous les instants. Mâles et femelles s’emmêlant goulûment.

________________________________

 

Deux regards qui s'accrochent instantanément, qui ne se détachent plus. Des lèvres subitement fiévreuses, qui frémissent, palpitent, s'entrouvrent a l'appel d'autres lèvres empressées, gourmandes, voluptueuses, avides dès cet instant. Une hésitation peut être, vite refoulée par un désir impérieux. Pas une parole n'a été prononcée, seule une envie, entre parenthèse, trouver un endroit, un lieu, un lit pour apaiser ce feu qui risque de n'être qu'éphémère.

 

Louis

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Rédigé par Louis

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 16 Mars 2022

 

Mots utilisés : Éphéméride, Courte durée, souffle, secondes, fugacité

 

 

Sur une table de chevet

Un éphéméride d’un autre âge

Était là abandonné

Plus personne pour tourner ses pages

 

Quand soudain par la fenêtre ouverte

Un léger souffla voulut sa perte

Ce fut de courte durée

Quelques secondes à peine comptées

 

Il se retrouva parterre

Au beau milieu de la poussière

L’instant fut fugace

Et me remplit d’angoisse

 

Le temps allait-il s’arrêter

Par la destruction de ce calendrier

 

L’acrostiche

Ecoute le vent

Passer dans les arbres

Hier il faisait beau

Ecoute la pluie

Musique éphémère

Ensemble baroque

Roulement de tambour

Entends-tu l’orage qui gronde

 

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Rédigé par Bernard

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 16 Mars 2022

Avec les mots tirés au sort :

clin d’œil - une goutte de pluie - hier, aujourd'hui ou demain - une seconde - brièveté

                                                     *Un clin d’œil

                                                      Elle est partie

                                                      Je n’en fais pas mon deuil

                                                      C’était une ombre ravie.

 

                                                      C’est un beau jour d’automne

                                                      Je m’assoie sur un banc, rêveuse

                                                      Je le vois de loin, mon petit homme

                                                      Accourant, les bras tendus, malheureuse

                                                      Que je suis, *une goutte de pluie

                                                      Réveille à mon cerveau la triste histoire de ma vie

                                                      C’était un fantôme, une hallucination, un rêve

                                                      L’amour d’une mère éplorée et sans trêve.

 

                                                    *Hier, aujourd’hui ou demain

                                                      Que dire d’un rêve d’enfant esseulé et triste

                                                      Ma vie, sa vie de bambin chagrin

                                                      Mais pourquoi s’acharne le vilain

                                                      A maudire et anéantir les rêves satyres

                                                      Bonjour le jour, la gaité et les rires

                                                      Le soleil de la vie guérit et soupire.

 

                                                      Juste *une seconde

                                                      Il était là, nonchalant, souriant, sautillant  

                                                      De joie, le sincérité se devinait dans ses yeux

                                                      Le bonheur m’envahit, mon cœur bondissant

                                                      Le remerciait, ah mes aïeux !

                                                      Le charme rompu, il est parti faire sa ronde.

 

                                                      L’éphémère, *brièveté de l’instant

                                                      La musique, les notes, les arpèges

                                                      S’envolent le temps d’un violon trébuchant

                                                      Toujours la même envolée de rimes, le piège 

                                                      Vivaldi, le printemps

                                                      La saison éphémère

                                                      Ses notes n’ont qu’un temps

                                                      Celui d’une chimère….        

 

 

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Rédigé par Dominique

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 15 Mars 2022

Avec les mots tirés au sort : insecte – zéphyr – aile de papillon – instant - chute

 

J’ai vu l’insecte, l’éphémère

A l’instant bref du point du jour.

Virevoltant dans la lumière

Il accomplit son dernier tour.

 

Et le zéphyr qui pirouette

Danse en réclamant son dû.

Il emporte à la volette

L’aile du papillon perdu.

 

Cette macabre farandole

Ne dura qu’un petit instant.

La chute de la pauvre bestiole

A rejoint les neiges d’antan.

 

~~~~~~~~~~~~~~~~

L’acrostiche

 

Ephémère présent

Peux-tu ralentir le temps ?

Hier encore la jeunesse

Entourait de lumière

Ma vie qui commençait..

Et depuis, les années,

Roulant l’une sur l’autre,

Emportent avec elles tous mes souvenirs...

 

 

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Rédigé par Mado

Publié dans #Printemps des Poètes

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Publié le 14 Mars 2022

 

Aujourd’hui l’odeur de la neige me rappelle l’odeur des glaces du Grand Nord, une odeur de mouillé, une odeur indescriptible.

Sous mes skis la neige brille, l’effet de la chaleur.

Dans quelque temps l’herbe jaune, cuite et écrasée sera transpercée par les premières pousses de crocus.

Les ruisseaux se feront torrents, sur leurs bords les gentianes refléteront le bleu du ciel.

Les berges des lacs gelés vont se libérer, les sommets vont s’y refléter.

 

La nature se réveille, imperturbable.

Comment fait-elle ?

Comment fait-elle pour s’anesthésier et renaître chaque année selon le même procédé ?

 

Est-ce qu’il lui arrive d’oublier ?

 

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Rédigé par Bernadette

Publié dans #Printemps des Poètes

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