Publié le 18 Juin 2019

ECOTEXTES... à l'encre verte

PRÉFACE

 

 

 

Ce recueil a pour thème Écologie et Environnement.

 

Remous de textes en cascade, bourrasques d’histoires volant de page en page, le pouls du petit livre bat au rythme de l’air, du vent, de la mer, de la roche, de la faune, pour raconter le monde. Le monde d’hier à la mémoire enfouie au plus profond de la terre, celui d’aujourd’hui avec ses désordres, le monde imaginaire et sa part des anges, le monde de demain enraciné dans le présent vers le merveilleux et la science-fiction.

 

Parfois graves, parfois drôles, les plumes à l’encre verte vagabondent de récits en nouvelles, de poèmes en prose en poèmes en vers, pour un état des lieux, un état des rêves, une prise de conscience des trésors de la vie, de la beauté de notre Terre, de sa fragilité.

 

‘‘Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité - dans toute cette immensité - il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.’’ comme le rappelle fort justement l’astronome Carl Sagan dans son texte Le point bleu pâle.

 

Bleu pâle… bleu comme l’océan… Aujourd’hui vers demain

Et les couleurs jaillissent sous le pinceau de Bernard Brunstein, le climat s’obscurcit, la nature en danger flamboie, les animaux menacés nous fixent, la pollution industrielle sature les toiles de particules, la mer n’est pas une poubelle à plastiques, et l’espoir, toujours plus fort, transperce les terres arides, dans un murmure de tankas et ghazals, poésies du monde...

 

 

 

Madeleine CAFEDJIAN

Animatrice de l’atelier d’écriture AnimaNice Bon-Voyage

 

 

 

LES ATELIERS ET TEXTES

 

QUELQUES PHOTOS DE L'EXPO

ECOTEXTES... à l'encre verte
ECOTEXTES... à l'encre verte

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Écologie et environnement

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Publié le 6 Juin 2019

Room in Brooklyn (1932) - Edward Hopper

Room in Brooklyn (1932) - Edward Hopper

Un nouveau thème, LES FENÊTRES, qui reviendra de temps en temps au gré des ateliers.

Pour cette série, pas de consignes d’écriture particulières, juste notre imagination devant une image pour combler cet ‘‘Espace vide, généralement carré ou rectangulaire, laissé dans une surface, un écrit, etc.’’ ainsi que le précise l’une des définitions du mot Fenêtre du dictionnaire Larousse.

Une photo ou la photo d’un tableau servira de support à l’écriture.

 

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LES ATELIERS

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LES TEXTES

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LES TEXTES HORS ATELIER

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Les fenêtres

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Publié le 5 Juin 2019

LES FENÊTRES : atelier 4
LES FENÊTRES : atelier 4

Lecture :

 Stendhal, La Chartreuse de Parme, partie II, chapitre 18, extrait (1839) 

 

Il courut aux fenêtres ; la vue qu’on avait de ces fenêtres grillées était sublime : un seul petit coin de l’horizon était caché, vers le nord-ouest, par le toit en galerie du joli palais du gouverneur, qui n’avait que deux étages ; le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux de l’état-major ; et d’abord les yeux de Fabrice furent attirés vers une des fenêtres du second étage, où se trouvaient, dans de jolies cages, une grande quantité d’oiseaux de toute sorte. Fabrice s’amusait à les entendre chanter, et à les voir saluer les derniers rayons du crépuscule du soir, tandis que les geôliers à plus de vingt-cinq pieds de l’une des siennes, et se trouvait à cinq ou six pieds en contrebas, de façon qu’il plongeait sur les oiseaux.
Il y avait lune ce jour-là, et au moment où Fabrice entrait dans sa prison, elle se levait majestueusement à l’horizon à droite, au-dessus de la chaîne des Alpes, vers Trévise. Il n’était que huit heures et demie du soir, et à l’autre extrémité de l’horizon, au couchant, un brillant crépuscule rouge orangé dessinait parfaitement les contours du mont Viso et des autres pics des Alpes qui remontent de Nice vers le Mont-Cenis et Turin ; sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi par ce spectacle sublime. « C’est donc dans ce monde ravissant que vit Clélia Conti ! avec son âme pensive et sérieuse, elle doit jouir de cette vue plus qu’un autre ; on est ici comme dans des montagnes solitaires à cent lieues de Parme. » Ce ne fut qu’après avoir passé plus de deux heures à la fenêtre, admirant cet horizon qui parlait à son âme, et souvent aussi arrêtant sa vue sur le joli palais du gouverneur que Fabrice s’écria tout à coup : « Mais ceci est-il une prison ? est-ce là ce que j’ai tant redouté ? » Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison.

 

 

Atelier :

Imaginaire et réalité

 

Écriture :

Choisissez l'une des photos, décrivez ce que vous voyez, puis ce que vous ne voyez pas, l'histoire de la photo, ce qui s'est passé avant ou après la prise de vue, l'histoire  d'un personnage..

 

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LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Les fenêtres

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Publié le 5 Juin 2019

BRISE DE MER

La brise de mer n’était pas là pour rafraîchir la nuit. Lui, dans son studio ne pouvait pas dormir. Il était descendu prendre le frais, avait tourné le coin de la rue et s’était arrêté face à ce jardin sans âme.

Assis sur un banc, il ne reconnaissait plus son ancien quartier. Il rêvait les yeux ouverts.

Ici il y avait une guinguette et tous les samedis il y paradait.

C’est là qu’il avait apprit à flirter, à enrouler les filles avec son pas de danseur hors classe. C’est là, profitant d’un slow langoureux qu’il avait osé les embrasser dans le cou. Et ça marchait.

Ça sert à quoi de se rappeler tout cela, pensait-il !

Tout était parti en poussière sous les coups de pelleteuses et de camions qui avaient emporté ses souvenirs. Un quartier défiguré. Un passé inaccessible.

A la place, la mairie avait installé un jardin, enfin… de l’herbe déposée là, entretenue quand une équipe de jardiniers n’avait rien d’autre à faire.

 

Sur le côté, des jeunes s’affairaient pour la fête de la semaine prochaine.

Néons artificiels, lumières criardes, piste artificielle, sono sans orchestre testée par à coups…

Son regard fut attiré par un léger tourbillonnement de feuilles dans l’allée poussiéreuse.

Aah ! La brise arrivait apportant fraîcheur et chassant ses vieux démons.

Il se leva et décida de marcher un peu…

 

 

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Rédigé par Gérald

Publié dans #Les fenêtres

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Publié le 5 Juin 2019

IMAGINATION ET FENÊTRE

On venait de finir de dîner et après avoir débarrassé et rangé ce qu’il fallait –pas plus !- je me suis dirigée vers la porte fenêtre et me suis installée sur la terrasse, accoudée à la rambarde. J’avais besoin d’air frais et en même temps j’étais intriguée par ces éclairs colorés qui s’étaient succédés tout le long du repas.

 

La placette était tranquille en apparence. Deux voitures étaient stationnées le long du trottoir et derrière les rares buissons (je ne peux pas appeler « ça » une haie), il y avait un personnage assis sur l’un des bancs, sous un lampadaire. Il me tournait le dos. A le regarder, il me semblait accablé, la tête baissée, le dos légèrement voûté.

 

Ce petit coin faiblement éclairé contrastait avec les lueurs colorées et les spots qui semblaient être installés en arrière-plan. Sur la chaussée à droite, des arabesques de rayons laser parcellaient la rue. La fête était en train de se mettre en place. Pour le moment on entendait ni musique ni cris, seulement de temps à autre quelques ordres ou recommandations des preneurs de son en train de mettre au point leur matériel. On était rentrés de vacances la veille et bien sûr on n’était pas encore reconnectés avec la vie locale.

 

Mes yeux se portèrent à nouveau sur la silhouette claire assise sur le banc. Elle n’avait pas bougé. Je devinais qu’il s’agissait d’un homme. Pas venu ici pour fumer une cigarette, aucune fumée et aucun mouvement perceptible. Pas venu ici pour sortir son chien, aucun « meilleur ami de l’homme » ne gambadait alentour. Trop bien habillé pour pouvoir être un sans domicile fixe. Il n’était même pas non plus en train de téléphoner ou de « textoter », aucune lueur bleutée n’entourait le haut de sa silhouette.

 

Peut-être qu’il attendait quelqu’un. Peut-être qu’il prenait tout simplement l’air dans le jardin public car il n’avait pas de terrasse. Peut-être qu’il attendait le début des festivités qui avaient l’air de se mettre en place. Peut-être tout simplement qu’il réfléchissait à quelque chose qui le « travaillait ». Peut-être que…. mais dans le fond, de quoi je me mêle ?

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 5 Juin 2019

C'EST DRÔLE...

C’est drôle, chaque fois que je vais chez le coiffeur, j’attends !

Un peu par habitude, je m’assois près de la vitrine et je regarde dehors, cela me permet de tuer le temps. En parlant de tuer, aujourd’hui un gamin vise avec un pistolet à eau une cible située au-delà de mon regard. Un autre semble donner des conseils à un plus jeune que lui, sous le regard d’un adulte assis sur le banc. Le nom du magasin s’étale en lettres vertes sur la vitrine et je m’amuse à le lire à l’envers «  Lastiqu ». J’imagine des bulles comme dans une BD. Le A chapeaute le conseilleur, le S point d’interrogation semble sortir de la tête du jeune adolescent et le I exclamation de l’homme assis.

Le double vitrage m’empêche d’entendre ce qu’ils disent et j’ai l’impression de voir un film muet. Je me fais un arrêt sur image et comme un écrivain, j’invente un scénario.

 

Il s’agit d’un film policier, trafic de drogue sur fond d’HLM que l’on voit au loin. Le pistolet à eau se transforme en Taser, l’homme assis est menotté au banc. Le jeune adolescent reste là sans bouger, il est pris en flagrant délit. Le policier lui crie en parlant de l’héroïne : avec quoi l’as-tu coupée ?

 

Coupé ? Coupé ! Oui pardon, comme d’habitude aux ciseaux, répondis-je à la charmante coiffeuse.

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Rédigé par Bernard

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Publié le 4 Juin 2019

IMAGINATION

- Je n'arrive pas m'endormir, pourtant pas un bruit, j'ouvre les volets, je fume une cigarette, la dernière de la journée, me dis-je !

Apparemment je ne suis pas la seule dont les bras de Morphée ne veulent pas, une petite silhouette est assise sur un banc, dans le parc situé devant mon immeuble.

La nuit est claire, au loin à droite on aperçoit les lumières de l'hôtel de Paris, en imaginant des clients arrivant avec leurs valises, il est renommé et tranquille.

Sur la gauche, le bleu du mur de l'espace enfants, avec les balançoires, toboggans et autres distractions enfantines.

La rue du "Bois Joli" qui longe mon habitation est passante, mais pas trop, elle est en sens unique et mène dans le centre ville.

Elle porte bien son nom, ce côté du parc, les arbres sont touffus et protecteurs.

- Allez mon chien, dis-je à mon griffon, on ressort se promener...

Lucky ouvre un œil, les deux, puis d'un regard complice saute de joie, remue la queue et va chercher sa laisse.

A quoi bon se morfondre, une petite promenade va peut être ma faciliter le sommeil.

Eric et son Westy ont eu la même idée, les grands esprits ensommeillés se rencontrent.

-  A côté de l'hôtel vient de s'ouvrir une brasserie/restaurant, je t'offre une camomille veux-tu, me propose mon vieil ami, toujours très attentionné et attentif aux soucis des autres.

De ma fenêtre, j'ai regardé comme avec un appareil photo.

-  Premier plan, premier degré devant la fenêtre.

- Deuxième plan, plus compliqué, la verdure dans la nuit, comme aimerait le faire Didier Van CAUWELAERT dans ses livres.

- Troisième plan, je connais, je sais, j'imagine...

Ces considérations n'ont que peu d'effet sur mon voisin.

Ce sont les chiens qui sont heureux, le serveuse leur apporte gentiment des gamelles d'eau.

- Tout compte fait, je vais prendre un lait grenadine, j'ai soif, le fond de l'air est lourd.

Eric prend un chocolat.

-  Minuit arrive tout doucement, mes cils commencent à papillonner, je vais rentrer, dis-je me levant de ma chaise.

-  Une minute, je règle, me répond mon ami..

-  Mon chez moi, mon lit et mon oreiller m'attendent patiemment. 

 

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 4 Juin 2019

NUIT SUR LA VILLE

Nuit sur la ville.

Sous ma fenêtre, la lumière jaune des réverbères éclaire le square de douceur. Le petit square n’est qu’un rectangle de pauvre verdure entouré d’une allée sablonneuse au bord de laquelle deux bancs de bois, une poubelle, une structure à deux étages se succèdent. Quelques arbustes rachitiques tentent de former une haie entre la rue et la jardin. Au premier plan, le feuillage touffu des platanes projettent leurs ombres sur nos deux voitures garées. Sur la droite, la rue piétonne avec son chemin de lumière bleue au sol répond à la lueur bleuté des enseignes qui filtre à travers les arbres de l’autre côté du jardin.

Tout est tranquille, apaisé, sauf…

 

Lui, assis là, sur l’un des bancs. Me tourne le dos. Boude. Ridicule ! Tiens, je vais prendre une photo de la scène pour lui montrer à quoi il ressemble vu d’en haut, la nuit, de dos. A rien ! Voilà, il ne ressemble à rien. Je me demande bien ce que je fais avec ce type…

Toujours des disputes, jaloux comme… je ne sais même pas quoi ! Ça n’existe pas un truc aussi jaloux !

La scène de ce soir ? Je suis allée boire un verre avec les copines et copains de l’atelier. Et c’est parti !

Avec qui t’étais… ? Je suis sûr que tu t’es faite draguer… tu fais exprès… allumeuse...etc...etc…

Et il est parti en claquant la porte… pour faire le chien de garde sous la fenêtre ! S’il pouvait partir pour de bon… mais il revient toujours, et moi, idiote, je le reprends...

Mais là, non. J’en ai assez.

Tiens, je vais faire sa valise et le lui balancer par la fenêtre… et la photo de sa bêtise en bonus ! En visant bien, j’espère lui régler son compte une fois pour toutes à cet andouille. Non, mais !

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Rédigé par Mado

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Publié le 4 Juin 2019

Pratiquer l’instantané demande d’être à l’écoute du présent, du passé récent, de capter les détails insignifiants et d’en restituer les images.

Voir le lien ci-dessous :

Voici l’intime défi, donner au présent la phosphorescence du passé.
Vivre, c’est tout, sans justification. Ici-haut.

https://www.eyrolles.com/Chapitres/9782212545616/Cycle-1-Seance-2_Plantier.pdf

LECTURE

ÉCRITURE

Racontez soit l'instant présent, soit celui que vous venez juste de vivre, ici, pendant l'atelier. Faites ressortir les détails insignifiants, tellement anodins que l'on y prête pas attention mais qui nous nous imprègnent. Soyez à l'écoute des bruits, des odeurs, des textures..

TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Divers

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Publié le 4 Juin 2019

Un soir à l’atelier.

Le silence dans la salle bercé par la soufflerie.

A côté de moi, Bernadette. Son stylo effleure son cahier d’un bruissement discret.

Mon crayon râpe doucement la feuille blanche.

Une rature, la gomme laisse de petits débris noirs.

Dehors, un deux roues démarre dans un grondement aigu.

Depuis la Black Box, des percussions percussionnent dans un brouhaha étouffé.

Inge lève les yeux vers le plafond, le stylo sur sa bouche.

Benoît relit son texte, une main sur le front.

Le regard de Nadine croise le mien, elle sourit.

Dominique, concentrée, rivée sur son cahier, écrit.

La soufflerie souffle toujours.

C’est un soir à l’atelier

***

Instantanés du même lieu, en 2017

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Rédigé par Mado

Publié dans #Divers

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