Publié le 28 Octobre 2025

Atelier organisé par Josiane

Sujets d'écriture au choix 

Premier sujet :
Chaque année, la vieille maison au bout de la rue semble différente à Halloween.
Cette fois, vous décidez d’y entrer...
Objectif  : Travailler la description  sensorielle (bruits, odeurs, textures, lumières)
 
Deuxième sujet :
Lettre d’un fantôme à son vivant préféré 
Objectif  : Explorer la voix narrative, l’émotion, le ton nostalgique ou humoristique.
 
Troisième sujet :
Journal d’un vampire végétarien
Tenir le journal intime d’un vampire qui tente de vivre parmi les humains sans boire de sang.
Objectif  : travailler l’humour et le décalage entre le monstrueux et le quotidien.

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 27 Octobre 2025

L’astre de jour s’éclipsait doucement en laissant la place à une pleine Lune qui essayait, avec difficulté, d’éclairer une vieille bâtisse enfouie au cœur d’une sombre forêt. Les chênes, plus que centenaires, étaient sa garde rapprochée. Leurs branches, décharnées et craquantes constituaient un barrage inextricable…. Les vivants n’étaient pas les bienvenus. Le silence de l’instant était menaçant. Quelques chauve-souris, échappées de leur refuge tournoyaient dans un ciel vide de vie mais plein d’étoiles. Représentantes du passé ou annonciatrices du futur, qui pourra savoir ce qu’il en est vraiment ?

La porte du château, mal fermée, laissait le passage à un courant d’air qui faisait frétiller les toiles d’araignées ou des victimes s’agitaient avec le faible espoir d’échapper à leur sort. Au fond de la salle, une vieille armure adossée à un mur de pierres taillées, montait la garde depuis la nuit des temps. Un rayon de lumière s’était faufilé à travers un vitrail cassé et tel le spot d’éclairage d’une scène de théâtre, il donnait la vedette à un canapé de velours rouge sur lequel un personnage vêtu de noir semblait s’éveiller.

L’homme était pâle, ses cheveux d’un noir de corbeau tombaient sur ses épaules et ses yeux, injectés de sang luttaient contre la faible lueur d’un cierge qui venait de s’allumer. Cette incursion, à la foi, inopinée et provocatrice, l’avait agressé. Il savait qui l’avait provoqué et cela le mit en fureur.

- Damien ! Je t’ai déjà mis en garde ! Je t’interdis de venir pourrir mes nuits. Toi un renégat qui s’est donné au peuple des humains et qui mange des légumes. Tu devrais avoir honte de paraître devant moi. Damien le végétarien ! Les vampires de notre entourage ne cessent de me demander d’intervenir auprès de mon frère pour avoir de bonnes salades. Le goût du sang t’a abandonné, remplacé par celui du fenouil. Tu ressembles, maintenant, à un vieux drap de lit qui traverse les murs en ne sachant pas ce qu’il cherche. Comment veux-tu que j’accepte un spectre dans ma famille. Notre père, dans son cercueil, implore Satan pour qu’il t’inflige le pire des châtiments…

- Zagar...Tu sais très bien que j’ai succombé à l’amour. Dés que je l’ai vue et qu’elle a porté son regard sur moi, je l’ai épargnée et ne l’ai plus quittée.

Son changement de genre avait rendu Damien mortel, comme n’importe quel autre humain. Ce qui, après sa mort, lui conféra la charge d’être un fantôme. Sous sa forme diffuse, blanchâtre et ouatée, il allait et venait partout et nulle part. C’était sa pénitence, voire son purgatoire..

- Tu le sais Zagar, je ne suis pas fautif, et puis j’ai été heureux avec ma famille. La vie des humains est porteuse de moments de joie. Le rire des enfants, quant on partage leurs jeux est un bonheur absolu et ...

- Tiens, c’est vrai ça ! Tu as des enfants ? Garçons, filles ? C’est dommage qu’ils ne connaissent pas leur oncle Zagar... Dis moi où les trouver et j’irai les réconforter. Je pourrai être leur mentor. Ils apprendraient tellement avec leur tonton... Qu’en penses-tu mon cher frère ?

- Ne me prends pas pour le dernier des imbéciles. Je connais ma famille. Tu ne sauras rien, laisse les tranquilles ou je viendrai te hanter et te pourrir la vie !

- Basta ! J’ai mieux à faire qu’à parler à un spectre. D’ailleurs, il va y avoir la fête au village, j’aime bien ces fêtes où tout le monde boit plus que de raison. Le sang a un goût festif. L’alcool et la richesse des mets lui donnent une saveur qui me réjouis. Ah... J’ai besoin de chair fraîche. Mais, sais-tu au moins de quoi tu es mort ? Non ? Eh bien je vais te le dire. Ton épouse adorée est une grande chercheuse de champignons. Elle adore cueillir, ce qu’elle appelle les fruits de le forêt. C’est une experte dans ce domaine.

- Oui et j’apprécie beaucoup ce plat, elle sait très bien les préparer… Je sais tout ça... Et alors ?

- Et alors ? Pauvre naïf. Réfléchis...

 

Fernand

 

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Rédigé par Fernand

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Publié le 24 Octobre 2025

 
 
Juste une petite anecdote authentique d'actualité pour honorer ce sabbat de sorcellerie !
 
Je revenais de Villefranche/Mer par le sentier littoral ; midi, beau soleil me torture et je tombe la veste sans plus de façon sur mon body plus confortable... Vous savez que le sentier littoral se cogne au bout d'un certain temps aux murs de la Villa Maeterlinck et le promeneur est obligé soit de faire marche arrière, soit d'enfiler la volée d'escaliers en pente raide qui aboutit sur la basse corniche afin de continuer vers Nice ; j'obtempère péniblement et les escaliers célestes et le cœur cognant et les larmes au corps me lacèrent pas à pas.
C'est alors qu' il faut redescendre à pied la corniche car j'ai occulté les bus de mes pensées matinales, d'ailleurs ils se font rares le dimanche, sur ce, chemin de croix faisant.
 
Je descends vers Nice, le soleil au zénith aidant ma fatigue consumée je perçois miroitant en face sur la route ondulante, une dame scintillante... où plutôt je vois me rejoindre au plus vite, la Villa Beau Site en personne enjambant avec vigueur l'air saturé, menaçant en sa somptueuse décadence de se fondre en mirage ; les trous noirs de ses fenêtres troglodytes baillant aux corneilles dans l'air vivifiant et ses bouches béantes chantant à tout va le concert tonitruant de ses silences interrogateurs. Imperturbable en sa solitude souveraine elle explose lyrique ses rouges et ses songes, la détresse dentelée de son mignon minaret qui rongé par les vents forts, décoiffe allègrement cette reine iconoclaste, ses lambeaux de crépis, telle une manne distribuée au public indigène arborant ses joyaux de leurs éclats insolents, tout cela dans un grand rire insondable et muet !
 
Immobile je reçois l'Imminence Vénérable qui à l'appel m'invite, survolant alors son âme généreuse de poussières nous consommons l'holocauste dans un décor doré à la Rivièra ; me voilà happée et revêtue de mes ailes d' humanité, quand...
 
A ce moment précis où je m'envole, un coup de klaxon, impérative alarme me glace les sangs...
J' ai dû m'évader de moi-même, me dis-je l'œil révulsé, c'est grave ! cependant je tourne la tête quand d'une voix basse, soufflée d'une conduite intérieure, une limousine m' interpelle en ces mots :
 
_ MADAME, TRÈS CHÈRE MAdame vous me sauvez la vie !!!
 
et sans vous je percutais la moto en face... votre indécision cette fatalité, arrêta mon action...
 
Prosaïque non ?
 
 
Marie-Thérèse
 
 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 24 Octobre 2025

 
Mes copains et moi, Mael, Gael et moi Rodric sommes nés en Bretagne profonde dans les années 1958. 
La forêt de Brocéliande juste à côté, nous inondait de récits, légendes et de contes où les elfes et les sorcières, faisaient peur aux jeunes enfants.
On avait six ans et sept ans, aux vacances de la Toussaint, on chapardait un peu partout . On s'inventait des histoires. On connaissait tous les coins, les recoins et les maisons aux alentours.
En particulier, une que nous nommions «  la maison des nains » elle était toute illuminée, ce qui lui donnait une allure magique au moment d'Halloween.
Cela nous intriguait beaucoup.
Alors pour jouer et par curiosité, nous nous glissions, un matin en catimini au fond du jardin parsemé de petits nains, ils nous regardaient, cela donnait une atmosphère un peu particulière. Ils étaient colorés, ils semblaient surveiller ce que nous faisions. Certains étaient joyeux, d'autres moins, tout cela nous laissait perplexe et nous émerveillait en même temps.
 
Un jour après maintes discussions nous nous décidâmes de pénétrer à l'intérieur.
Mael le plus costaud fit la courte échelle à Gael le plus jeune et léger,pour regarder à travers les vitres.
  • Dépêche toi, je ne tiens plus !
  • Gael à mi-voix dit : je vois, je vois
  • Rodric : qu'est-ce que tu vois ?
  • Ben ! Des choses, je vois des guirlandes de toutes les couleurs, des lumières, c'est beau, mais, mais ça fait peur
  • Tu as peur de quoi ?
  • C'est bizarre ça fait peur, j'ai mal au ventre
  • Tais-toi et regarde
Mael craque sous le poids, lâche Gael, celui-ci dégringole dans l'herbe.
  • Qu'as-tu vu ?
  • Eh ! Bien c 'est comme s'il y avait une légère fumée partout, sur une petite table dans un coin de la pièce, il y a un vilain masque de sorcière, elle me fait peur, elle me regardait avec une grimace, des yeux perçants. Tu crois qu'elle va me reconnaître, elle viendra cette nuit dans ma chambre pour me tuer, m'étrangler ?
  • « Couillon » qu'est- ce que tu racontes ?
  • Ecoutez les copains, l'année prochaine on préparera notre escalade, nous irons voir ce qui se passe dans cette maison d'Halloween.
L'année d'après, nous nous sommes équipés d'échelle et d'escabeau pliant.
La veille, nous avions rodé autour en évitant de faier du bruit.
  • Chut silence !
On avait remplacé nos gros godillots par des baskets légers.
A pas feutrés, on s'était dirigés au fond du jardin, où il y avait une grande fenêtre. La curiosité était la plus forte, le cœur battait la chamade. Le silence régnait autour de la maison. 
  • Les propriétaires sont partis !! c'est bon.
  • Tu crois ? dit Gael.
Tout excités, nous installions les échelles dans le silence, seules les mouches et les abeilles butinaient autour de nous d'un air léger par le frôlement de leurs ailes. Le nez écrasé sur les vitres sales chacun explorait les recoins de la pièce en silence.
 
Rodric : je vois un grand voile comme une toile d'araignée, elle s'étend sur toute la pièce, des araignées noires sont accrochées partout.
Gael chuchote : je vois une tête, la bouche, le nez comme une grosse courge, elle me regarde, elle rigole la bouche grande ouverte, elle fait peur....
Mael marmonne : j'ai un peu la trouille, le masque est toujours là, sur le guéridon et à côté il y a des gants longs noirs en toile cirés.
  • C'est peut-être pour nous étrangler, dit le petit, il prépare son meurtre.
En tournant ma tête j'aperçois un squelette !
  • Un squelette ! Tu vois, je te le répète il veut nous tuer !
  • Arrête de dire de grosses bêtises le minot, c'est du beau travail !
Après être sortis de cet antre bizarre, nous allions dans la forêt de Brocéliande tout à côté, nous nous asseyions sur le sol en rond dans l'herbe, et là les idées fusaient. Des histoires se composaient tout autour d'une vie, une ambiance lourde et pleine de mystères régnait autour de nous.
Le soleil qui s'infiltrait dans la forêt s'étendait comme un rideau d'étoiles et donnait une impression de rêve.
Les odeurs que chacun avait ressenties, étaient différentes ; un c'était une odeur d'encens, l'autre une odeur de fruits mûrs et moi de poussière. Tout cela nous semblait irréel, car dans nos familles, il n'y avait pas de place pour le gaspillage, et les  balivernes de ce genre. Pour nous c'était magique.
C'était l'année de mes douze ans la dernière fois que l'on a visité la maison des nains.
 
Installés sur nos échelles précaires pour regarder à l'intérieur, une voix derrière nous, nous interroge :
  • Que faites-vous les enfants ?
Surpris, on dégringola à la vitesse du vent pour tomber dans l'herbe.
  • Pardon Monsieur euh ! On regardait les lumières, les sorcières , les squelettes
Le gentil monsieur nous dit :
  • Venez les enfants, entrez ! Je vous fais visiter.
Le petit Gael s'accrochait à mon pantalon, chuchotait : non, non, il va nous tuer !
  • Venez, venez les enfants
On rentre à reculons en se bousculant et là un spectacle nous éblouit , la pièce est en mouvement, les squelettes habillés de noirs bougeaient, les zombis grimaçaient en émettant des cris bizarres comme des cris d'enfants, le diable habillé de rouge, court dans tous les sens, des pantins affreux montaient, descendaient d'une manière disloquée avec les os qui s'entrechoquaient dans un bruit sec.
Le monsieur voyant notre désarroi voulu nous rassurer et nous dit :
 
  • C'est moi qui fabrique tout cela pour mon fils. Chaque année je transforme ma maison, cette pièce était la chambre de mon petit garçon qui est parti trop tôt d'une maladie, alors pour le garder un peu plus longtemps près de moi, je construis des histoires qu'ils aimaient beaucoup, des histoires de fantômes, de sorcières...
Nous restons tous la trois la bouche grande ouverte et muets d'admiration.
  • Cela vous a plu les enfants ?
  • Oh oui monsieur
  • Eh bien revenez quand vous voulez, prenez un bonbon.
Nous décampions toute jambe, heureux d'avoir fait cette belle découverte.
 
 
Arlette
 
 

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Rédigé par Arlette

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Publié le 23 Octobre 2025

 
 
 
LA MAISON du 31 OCTOBRE
 
La nuit s’habille en clair obscur,
La vieille maison change de mur.
Le vent soupire ; « Entre ma belle »
Mon être tremble à cet appel.
 
Il est venu, pâle et charmant,
En manteau sombre, en feu tremblant.
Sa voix me frôle, son rire m’enchaîne,
Douce morsure au bord de ma veine.
 
Ses doigts de brume effleurent ma peau.
Chaque frisson s’y fait écho.
Sa bouche soudain glisse à ma taille,
Un baiser d’ombre qui m’entaille.
 
Je ne vis qu’une nuit, pour t’aimer fort,
Avant que le jour reprenne mon corps.
L’instant se plie, le temps s’efface,
Entre sa mort et ma disgrâce.
 
Puis l’aube éteint nos corps mêlés,
Il s’évapore léger, sucré.
Mais sous ma chair, un feu demeure.
Son baiser hante encore mon cœur.
 
 
Josiane
 
 
 
 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 23 Octobre 2025

 
Ma chère vivante,
 
Pardonne ce papier un peu froid, j’ai beau hanter les chandelles, je ne sais plus réchauffer le papier.
J’aurais préféré écrire sur ta peau, mais j’ai perdu la main, au sens très littéral.
Voilà des nuits que je rôde, gauche comme un revenant débutant.
Je hante le silence, j’erre dans ta chambre pour veiller sur le fil de ton sommeil.
Tu dors ? Dommage. J’aurais voulu te troubler d’un soupir, t’enlacer d’un courant d’air, respirer ton parfum divin.
J’essaie d’être discret mais j’ai renversé la lampe. Romantisme phosphorescent, tu vois :
- Je brille quand je me plante.
Et pourtant je t’aime encore.
Oui même sans cœur, j ‘ai gardé le tien quelque part, battant dans ma mémoire.
J’aimerais te hanter pour l’éternité, en alternant les caresses et les rimes osées.
Parfois quand la lune glisse au travers des rideaux, je t’observe blottie dans tes draps de soie. Tes lèvres remuent doucement comme si tu m’appelais, ou peut-être mon remplaçant, qui sait ?
Je t’en veux à peine. Les morts sont jaloux, mais polis.
Ma douce, mon tendre amour, si tu sens un frisson sur ton épaule, ce n’est pas le vent, c’est ma passion qui se faufile, légère, indécente et immortelle.
Mais je te fais une promesse, je ne hanterai ni ton nid douillet, ni ta vie, juste tes rêves. Parfois quand la nuit s’étire d’un voile transparent, je chuchoterai ton prénom entre deux étoiles.
Fais attention ma belle : on dit que certains vivants tombent amoureux de leur fantôme.
Et moi...je n’ai rien contre.
Car vois-tu, la mort m’a laissé quelques talents :
- Je ne respire plus, mais je sais encore souffler sur ta nuque.
- Je n’ai plus de corps, mais j’ai gardé la manière et s’il me reste un seul vice, c’est celui de te plaire.
Si le soir ton miroir se couvre de buée sans raison, traces-y un mot, ou fais moi un signe que je sache si je peux te hanter d’amour.
 
Ton dévoué revenant,
Celui qui traverse les murs, mais plus ton cœur.
 
 
Josiane
 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 23 Octobre 2025

 
Quand j'étais petite, toutes étrangetés m'intriguaient, j'étais curieuse et aventurière, un garçon manqué.
Une vieille bâtisse se dressait non loin de la maison de ma grand-mère, chez qui je passais mes vacances d'été et d'hiver pour Noël.
Cette année dans ce petit village de l'arrière-pays niçois, Sclos-de-Contes, où je retrouvais mes amis, une réunion des principaux représentants de la commune faisait grand bruit.
-Dans  ce village il y a une maison ancienne qui est partiellement détruite, de nouveaux arrivants dans le village aimeraient l'acheter, les travaux commenceront dans quelques semaines.
- Ah  non ! me dis-je, marchant d'un pas décidé vers cette ruine..
"Joyeux Halloween" me lancèrent des amis croisés en chemin.
M'approchant de cet endroit, je réalisais que nous étions le 31 octobre, le Jour d'Halloween. était-ce mon imagination qui me jouait des hallucinations, auditives, parce que soudain mes oreilles entendaient des rires graves ou hystériques.
Je rentrais contre ma volonté dans un monde parallèle, des mains puissantes m'agrippèrent, une vieille sorcière tenait la porte, à califourchon sur un vieux balai, sur son épaule un chaton noir aux dents acérées crachait dans ma direction.
Comme un zombi dans cet endroit bizarre, effrayant, je continuais ma visite, suivie par des chauves-souris qui, en guise de bienvenue, poussaient des grincements.
Je tombais à cause d'une grosse citrouille à moitié séchée qui n'avait plus qu'un œil, luisant de peur, me relevant, ma main touchait un élément dur, d'où sortait une main ou plutôt un squelette de main desséchée.
Dans l'obscurité, la petite lumière d'une bougie portée par une enfant blonde en haillons, me tranquillisa, pourquoi je ne sais pas...
En sortant accompagnée par un fantôme et une sorcière bienveillants, je vis un panier rempli de bonbons..
-Prends en un, me suggéra le chaton, rentrant ses griffes.
-Tu as bien dormi, me dis ma grand-mère, un sourire en coin... Ils t'ont eu hein, tu as rêvé de cette maison hantée, le jour d'Halloween... Viens, j'ai ressorti les accessoires de l'année dernière, chapeau noir pointu, citrouille en plastique et d'autres... qui font peur...
 
Dominique
 
 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 23 Octobre 2025

Chaque année, pour les vacances de la Toussaint, nous partions dans les Alpes de Haute Provence où mes parents possédaient une maison. Celle-ci était située tout en haut du village. Pour y accéder on devait emprunter une ruelle en pente et passer obligatoirement devant la maison « des muettes » dont la réputation n’était plus à faire. Ces deux sœurs, éternellement vêtues de noir, vivaient en recluses dans leur maison. Elles ne parlaient à personne et quand par hasard on les croisait on les entendait marmonner des paroles inintelligibles. Leur maison était une grande bâtisse austère aves un grand porche abritant une porte en bois. Les fenêtres étaient occultées par des rideaux de velours rouges, été comme hiver. Malgré la peur qu’elle m’inspirait je rêvais de la visiter. Et cette année là l’occasion allait se présenter.

31 octobre 1961. En rentrant de promenade aujourd’hui je croise les Muettes qui se rendent dans leur jardin. Comme d’habitude elles m’ignorent et pressent le pas. Quand j’arrive devant leur maison, surprise ! Elles ont laissé la porte d’entrée entrouverte. La tentation est trop forte, impossible d’y résister. Après m’être assurée que personne n’arrive je pénètre dans la maison sur la pointe des pieds. A peine à l’intérieur, une odeur âcre me saisit à la gorge et me coupe la respiration. Je pénètre dans la première pièce qui doit être la cuisine. Sur le poêle à bois qui ronronne doucement, un vieux chaudron en fonte laisse échapper une fumée légèrement bleutée. Au milieu de la pièce, sur une table bancale, je vois une série d’objets hétéroclites : tubes en verre aux contenus étranges ou colorés, récipient contenant des herbes fraîchement ramassées, grand livre aux pages jaunies et cornées, cristaux bleus, rouges ou violets et enfin une grande variété de courges. C’est ici sans aucun doute que les muettes fabriquent leur breuvage ou leurs recettes maléfiques. Un frisson me traverse l’échine et je m’empresse de quitter cette pièce. La suivante est sensée être une chambre mais quelle chambre ! Des bougies, posées sur une commode vermoulue, éclairent la pièce d’une lumière tremblotante et projettent sur le mur des ombres inquiétantes. Le lit occupe le fond de la chambre. Sur l’édredon en laine un chat noir fait semblant de dormir. Mais ses yeux dorés, à demi fermés, suivent chacun de mes mouvements. Il semble prêt à bondir. Dans un coin de la pièce, sur un porte-manteau sont accrochés deux capes noires et deux chapeaux pointus. Mes doutes deviennent une certitude : les muettes sont des sorcières qui préparent en secret des potions magiques. Si elles reviennent et me trouvent là je connaitrai le même sort qu’Hansel et Gretel. J’ai soudain très froid même si la sueur perle à mon front. Je fais demi-tour et sort de la maison en courant comme si j’avais le diable à mes trousses…

Je n’ai jamais osé parler de mon escapade à qui que ce soit. C’était mon secret. Mais aujourd’hui, après toutes ces années passées, je me demande parfois si je n’ai pas rêvé…

Élisabeth 

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Rédigé par Elisabeth

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Publié le 23 Octobre 2025

Premier sujet

La maison d’en face était toujours fermée et restait silencieuse toute l’année.

Pourtant un soir, je me souviens c’était Halloween, sa porte était entrebâillée.

Mon courage et ma peur se disputèrent. L’inconscience de ma jeunesse l’emporta,

tremblant je rentrais.

La pièce était silencieuse, abandonnée

Un manteau de poussière, constellé de toiles

Recouvrait le mobilier, d'un léger voile,

Une lumière diffuse, d'un vasistas cassé

Donnait vie aux objets inanimés

 

Au mur, une photo jaunie, une image

D'une jeune beauté au regard très sage

 

Sur le sol, sur les dalles

Comme un message, des pétales

D'un bouquet de marguerites effeuillées

Indique que le temps conjugue le verbe aimer

 

Un léger vent, un petit courant d'air

Nous apporte son parfum de mystère

Dans ce monde je recueille le silence

Instant suspendu de mon existence

 

La pièce était silencieuse soudain un craquement

Suivi d’un hurlement

Prenant mes jambes à mon cou

Prêt à décamper

Mon courage venait de me laisser tomber

C’est alors que j’entendis un coucou

C’était une chouette que je venais de déranger

Et le vent qui criait dans la cheminée

 

Deuxième sujet :

Il y a des soirs comme ça

Ou tout est calme ici-bas

Pourtant il arrive parfois

Que des histoires d’autrefois

Viennent vous perturber

Voire même vous agacer

C’était le jour d’Halloween

J’entendis une voix qui me baragouine

Des mots que je ne comprends pas

Comme si ça venait de l’au-delà

En tendant mon oreille

Je remis de suite mon appareil

Le son comme une complainte

M’enleva toutes mes craintes

C’était un doux souvenir

D’un amour de jeunesse

Qui voulait un instant me rajeunir

En m’enveloppant d’une caresse

Il m’emporta dans la nuit étoilée

Le monde est beau quand on peut rêver

 

 

Et pourquoi pas un spécial Mado

 

Ce n’était pas un carnaval

Pourtant tous les animaux

Se retrouvèrent au tribunal

Tous criaient très haut

Ils voulaient condamner à mort

Le lion et le jeter dehors

Il avait osé manger

L’animatrice de l’atelier

Le lapin procureur général

Prit une voix théâtrale

Pour demander aux jurés : êtes-vous prêts ?

Ils répondirent : notez greffier

En souvenir d’elle

Le jugement sera sans appel

Lion voici ta peine

Tu devras à l’ avenir

Sans jérémiades ni soupirs

Manger que des « Madeleine »

 

Bernard

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 23 Octobre 2025

A l'ombre des platanes d'un village provençal, un vide-grenier, ma gourmandise du dimanche.

Sur la place, juste à côté de la fontaine, quatre planches couleur indigo qui tanguent dans un équilibre incertain.

Juste derrière, le vendeur, bermuda rouge, veste queue de pie et chapeau claque.
Voilà un homme étrange qui me plaît. Mais que vend-il donc ce Mangeclous – car c'est à lui qu'il me fait penser- ?

Des outils-pas mon genre-, et des ustensiles de cuisine. Parmi ces derniers, un vieil hachoir à viande en fonte, comme en utilisait ma maman en Tunisie.

3€, ça fait pas cher la nostalgie.

De retour dans ma cuisine aux murs jaunes, après une incursion inaugurale chez le boucher (je ne m'y rends jamais), je pose mon hachoir nettoyé, récuré sur le marbre gris dédié généralement au pétrissage de la pâte à pain.

J'introduis délicatement un petit morceau de barbaque, donne un petit tour de manivelle. Ça coince, la manivelle se rebelle refuse de maniveller. Je force la réfractaire. Et là j'entends « Sortez-moi de là, je suis coincé, coincé et végétarien. Donnez un coup sec et le ressort, tel un trampoline, me délivrera. Soyez habile, ne ratez pas la manœuvre ».

Hélas habile ne fait pas partie de mes talents, mais je ne peux décemment laisser qui que ce soit coincé dans un hachoir à viande, encore plus un végétarien !
Et hop, opération réussie. Un petit bonhomme à lunettes, à l'accent typique cheveu sur la langue, s'ébroue, tente de se déplier mais il est un peu rouillé.

Quand il déploie ses jambes, ça fait Dim, son torse, ça fait Dam, son cou, ça fait Dom.

- Bonjour chère Madame. Pardonnez je suis un peu pressé. L'on m'attend au collège de pataphysique. Je suis l'un des membres éminents de cette société de recherches savantes et inutiles. Comme l'énonçait notre fondateur Alfred Jarry, «  la pataphysique est la science des solutions imaginaires qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité ». J'espère qu'ils ne m'ont pas remplacé . Au fait, la date du jour ? -

-  30 septembre 2025 cher Monsieur-

- Et je suis enfermé là depuis mars 1997, c'est insensé -

C'est pas si vieux, cela ne ressemble pas aux histoires de génies enfermés depuis des centaines d'années dans une petite lampe.

- Dans un hachoir à viande, fallait y penser !-

- Les trouvailles jeune dame.... -

- Judith pour vous servir -

- Les trouvailles, c'est ma spécialité. Je ne suis pas enfermé dans un hachoir à viande par hasard. J'ai haché tant de bébés à la moulinette, en tout bien tout honneur. Aucun n'est mort, rassurez-vous -


- Mais oui, ça me revient, vous êtes le précurseur de l'art vidéo en France.

Bonjour Monsieur Averty. Moi non plus je ne vous transformerai pas en hachis -

Hop un p'tit tour de manivelle.

Le monde de l'enfance

3€ ça fait pas cher la ritournelle

Une viande rouge comme le bermuda rouge du vendeur de vieux outils

Un p'tit tour de manivelle

Papa, maman, ma sœur et moi devant l'écran dans le salon.
Quelle imagination ce Monsieur Averty !

Un p'tit tour de manivelle

Un p'tit tour de manivelle...

 

Odile

 

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Rédigé par Odile

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