Publié le 28 Octobre 2025
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Atelier organisé par Josiane
Sujets d'écriture au choix
LES TEXTES
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Un atelier d'écriture, des thèmes variés, les textes des membres de l'atelier.
Publié le 28 Octobre 2025
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Atelier organisé par Josiane
Sujets d'écriture au choix
LES TEXTES
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Publié le 27 Octobre 2025
L’astre de jour s’éclipsait doucement en laissant la place à une pleine Lune qui essayait, avec difficulté, d’éclairer une vieille bâtisse enfouie au cœur d’une sombre forêt. Les chênes, plus que centenaires, étaient sa garde rapprochée. Leurs branches, décharnées et craquantes constituaient un barrage inextricable…. Les vivants n’étaient pas les bienvenus. Le silence de l’instant était menaçant. Quelques chauve-souris, échappées de leur refuge tournoyaient dans un ciel vide de vie mais plein d’étoiles. Représentantes du passé ou annonciatrices du futur, qui pourra savoir ce qu’il en est vraiment ?
La porte du château, mal fermée, laissait le passage à un courant d’air qui faisait frétiller les toiles d’araignées ou des victimes s’agitaient avec le faible espoir d’échapper à leur sort. Au fond de la salle, une vieille armure adossée à un mur de pierres taillées, montait la garde depuis la nuit des temps. Un rayon de lumière s’était faufilé à travers un vitrail cassé et tel le spot d’éclairage d’une scène de théâtre, il donnait la vedette à un canapé de velours rouge sur lequel un personnage vêtu de noir semblait s’éveiller.
L’homme était pâle, ses cheveux d’un noir de corbeau tombaient sur ses épaules et ses yeux, injectés de sang luttaient contre la faible lueur d’un cierge qui venait de s’allumer. Cette incursion, à la foi, inopinée et provocatrice, l’avait agressé. Il savait qui l’avait provoqué et cela le mit en fureur.
- Damien ! Je t’ai déjà mis en garde ! Je t’interdis de venir pourrir mes nuits. Toi un renégat qui s’est donné au peuple des humains et qui mange des légumes. Tu devrais avoir honte de paraître devant moi. Damien le végétarien ! Les vampires de notre entourage ne cessent de me demander d’intervenir auprès de mon frère pour avoir de bonnes salades. Le goût du sang t’a abandonné, remplacé par celui du fenouil. Tu ressembles, maintenant, à un vieux drap de lit qui traverse les murs en ne sachant pas ce qu’il cherche. Comment veux-tu que j’accepte un spectre dans ma famille. Notre père, dans son cercueil, implore Satan pour qu’il t’inflige le pire des châtiments…
- Zagar...Tu sais très bien que j’ai succombé à l’amour. Dés que je l’ai vue et qu’elle a porté son regard sur moi, je l’ai épargnée et ne l’ai plus quittée.
Son changement de genre avait rendu Damien mortel, comme n’importe quel autre humain. Ce qui, après sa mort, lui conféra la charge d’être un fantôme. Sous sa forme diffuse, blanchâtre et ouatée, il allait et venait partout et nulle part. C’était sa pénitence, voire son purgatoire..
- Tu le sais Zagar, je ne suis pas fautif, et puis j’ai été heureux avec ma famille. La vie des humains est porteuse de moments de joie. Le rire des enfants, quant on partage leurs jeux est un bonheur absolu et ...
- Tiens, c’est vrai ça ! Tu as des enfants ? Garçons, filles ? C’est dommage qu’ils ne connaissent pas leur oncle Zagar... Dis moi où les trouver et j’irai les réconforter. Je pourrai être leur mentor. Ils apprendraient tellement avec leur tonton... Qu’en penses-tu mon cher frère ?
- Ne me prends pas pour le dernier des imbéciles. Je connais ma famille. Tu ne sauras rien, laisse les tranquilles ou je viendrai te hanter et te pourrir la vie !
- Basta ! J’ai mieux à faire qu’à parler à un spectre. D’ailleurs, il va y avoir la fête au village, j’aime bien ces fêtes où tout le monde boit plus que de raison. Le sang a un goût festif. L’alcool et la richesse des mets lui donnent une saveur qui me réjouis. Ah... J’ai besoin de chair fraîche. Mais, sais-tu au moins de quoi tu es mort ? Non ? Eh bien je vais te le dire. Ton épouse adorée est une grande chercheuse de champignons. Elle adore cueillir, ce qu’elle appelle les fruits de le forêt. C’est une experte dans ce domaine.
- Oui et j’apprécie beaucoup ce plat, elle sait très bien les préparer… Je sais tout ça... Et alors ?
- Et alors ? Pauvre naïf. Réfléchis...
Fernand
Publié le 24 Octobre 2025
Publié le 24 Octobre 2025
Publié le 23 Octobre 2025
Publié le 23 Octobre 2025
Publié le 23 Octobre 2025
Publié le 23 Octobre 2025
Chaque année, pour les vacances de la Toussaint, nous partions dans les Alpes de Haute Provence où mes parents possédaient une maison. Celle-ci était située tout en haut du village. Pour y accéder on devait emprunter une ruelle en pente et passer obligatoirement devant la maison « des muettes » dont la réputation n’était plus à faire. Ces deux sœurs, éternellement vêtues de noir, vivaient en recluses dans leur maison. Elles ne parlaient à personne et quand par hasard on les croisait on les entendait marmonner des paroles inintelligibles. Leur maison était une grande bâtisse austère aves un grand porche abritant une porte en bois. Les fenêtres étaient occultées par des rideaux de velours rouges, été comme hiver. Malgré la peur qu’elle m’inspirait je rêvais de la visiter. Et cette année là l’occasion allait se présenter.
31 octobre 1961. En rentrant de promenade aujourd’hui je croise les Muettes qui se rendent dans leur jardin. Comme d’habitude elles m’ignorent et pressent le pas. Quand j’arrive devant leur maison, surprise ! Elles ont laissé la porte d’entrée entrouverte. La tentation est trop forte, impossible d’y résister. Après m’être assurée que personne n’arrive je pénètre dans la maison sur la pointe des pieds. A peine à l’intérieur, une odeur âcre me saisit à la gorge et me coupe la respiration. Je pénètre dans la première pièce qui doit être la cuisine. Sur le poêle à bois qui ronronne doucement, un vieux chaudron en fonte laisse échapper une fumée légèrement bleutée. Au milieu de la pièce, sur une table bancale, je vois une série d’objets hétéroclites : tubes en verre aux contenus étranges ou colorés, récipient contenant des herbes fraîchement ramassées, grand livre aux pages jaunies et cornées, cristaux bleus, rouges ou violets et enfin une grande variété de courges. C’est ici sans aucun doute que les muettes fabriquent leur breuvage ou leurs recettes maléfiques. Un frisson me traverse l’échine et je m’empresse de quitter cette pièce. La suivante est sensée être une chambre mais quelle chambre ! Des bougies, posées sur une commode vermoulue, éclairent la pièce d’une lumière tremblotante et projettent sur le mur des ombres inquiétantes. Le lit occupe le fond de la chambre. Sur l’édredon en laine un chat noir fait semblant de dormir. Mais ses yeux dorés, à demi fermés, suivent chacun de mes mouvements. Il semble prêt à bondir. Dans un coin de la pièce, sur un porte-manteau sont accrochés deux capes noires et deux chapeaux pointus. Mes doutes deviennent une certitude : les muettes sont des sorcières qui préparent en secret des potions magiques. Si elles reviennent et me trouvent là je connaitrai le même sort qu’Hansel et Gretel. J’ai soudain très froid même si la sueur perle à mon front. Je fais demi-tour et sort de la maison en courant comme si j’avais le diable à mes trousses…
Je n’ai jamais osé parler de mon escapade à qui que ce soit. C’était mon secret. Mais aujourd’hui, après toutes ces années passées, je me demande parfois si je n’ai pas rêvé…
Élisabeth
Publié le 23 Octobre 2025
Premier sujet
La maison d’en face était toujours fermée et restait silencieuse toute l’année.
Pourtant un soir, je me souviens c’était Halloween, sa porte était entrebâillée.
Mon courage et ma peur se disputèrent. L’inconscience de ma jeunesse l’emporta,
tremblant je rentrais.
La pièce était silencieuse, abandonnée
Un manteau de poussière, constellé de toiles
Recouvrait le mobilier, d'un léger voile,
Une lumière diffuse, d'un vasistas cassé
Donnait vie aux objets inanimés
Au mur, une photo jaunie, une image
D'une jeune beauté au regard très sage
Sur le sol, sur les dalles
Comme un message, des pétales
D'un bouquet de marguerites effeuillées
Indique que le temps conjugue le verbe aimer
Un léger vent, un petit courant d'air
Nous apporte son parfum de mystère
Dans ce monde je recueille le silence
Instant suspendu de mon existence
La pièce était silencieuse soudain un craquement
Suivi d’un hurlement
Prenant mes jambes à mon cou
Prêt à décamper
Mon courage venait de me laisser tomber
C’est alors que j’entendis un coucou
C’était une chouette que je venais de déranger
Et le vent qui criait dans la cheminée
Deuxième sujet :
Il y a des soirs comme ça
Ou tout est calme ici-bas
Pourtant il arrive parfois
Que des histoires d’autrefois
Viennent vous perturber
Voire même vous agacer
C’était le jour d’Halloween
J’entendis une voix qui me baragouine
Des mots que je ne comprends pas
Comme si ça venait de l’au-delà
En tendant mon oreille
Je remis de suite mon appareil
Le son comme une complainte
M’enleva toutes mes craintes
C’était un doux souvenir
D’un amour de jeunesse
Qui voulait un instant me rajeunir
En m’enveloppant d’une caresse
Il m’emporta dans la nuit étoilée
Le monde est beau quand on peut rêver
Et pourquoi pas un spécial Mado
Ce n’était pas un carnaval
Pourtant tous les animaux
Se retrouvèrent au tribunal
Tous criaient très haut
Ils voulaient condamner à mort
Le lion et le jeter dehors
Il avait osé manger
L’animatrice de l’atelier
Le lapin procureur général
Prit une voix théâtrale
Pour demander aux jurés : êtes-vous prêts ?
Ils répondirent : notez greffier
En souvenir d’elle
Le jugement sera sans appel
Lion voici ta peine
Tu devras à l’ avenir
Sans jérémiades ni soupirs
Manger que des « Madeleine »
Bernard
Publié le 23 Octobre 2025
A l'ombre des platanes d'un village provençal, un vide-grenier, ma gourmandise du dimanche.
Sur la place, juste à côté de la fontaine, quatre planches couleur indigo qui tanguent dans un équilibre incertain.
Juste derrière, le vendeur, bermuda rouge, veste queue de pie et chapeau claque.
Voilà un homme étrange qui me plaît. Mais que vend-il donc ce Mangeclous – car c'est à lui qu'il me fait penser- ?
Des outils-pas mon genre-, et des ustensiles de cuisine. Parmi ces derniers, un vieil hachoir à viande en fonte, comme en utilisait ma maman en Tunisie.
3€, ça fait pas cher la nostalgie.
De retour dans ma cuisine aux murs jaunes, après une incursion inaugurale chez le boucher (je ne m'y rends jamais), je pose mon hachoir nettoyé, récuré sur le marbre gris dédié généralement au pétrissage de la pâte à pain.
J'introduis délicatement un petit morceau de barbaque, donne un petit tour de manivelle. Ça coince, la manivelle se rebelle refuse de maniveller. Je force la réfractaire. Et là j'entends « Sortez-moi de là, je suis coincé, coincé et végétarien. Donnez un coup sec et le ressort, tel un trampoline, me délivrera. Soyez habile, ne ratez pas la manœuvre ».
Hélas habile ne fait pas partie de mes talents, mais je ne peux décemment laisser qui que ce soit coincé dans un hachoir à viande, encore plus un végétarien !
Et hop, opération réussie. Un petit bonhomme à lunettes, à l'accent typique cheveu sur la langue, s'ébroue, tente de se déplier mais il est un peu rouillé.
Quand il déploie ses jambes, ça fait Dim, son torse, ça fait Dam, son cou, ça fait Dom.
- Bonjour chère Madame. Pardonnez je suis un peu pressé. L'on m'attend au collège de pataphysique. Je suis l'un des membres éminents de cette société de recherches savantes et inutiles. Comme l'énonçait notre fondateur Alfred Jarry, « la pataphysique est la science des solutions imaginaires qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité ». J'espère qu'ils ne m'ont pas remplacé . Au fait, la date du jour ? -
- 30 septembre 2025 cher Monsieur-
- Et je suis enfermé là depuis mars 1997, c'est insensé -
C'est pas si vieux, cela ne ressemble pas aux histoires de génies enfermés depuis des centaines d'années dans une petite lampe.
- Dans un hachoir à viande, fallait y penser !-
- Les trouvailles jeune dame.... -
- Judith pour vous servir -
- Les trouvailles, c'est ma spécialité. Je ne suis pas enfermé dans un hachoir à viande par hasard. J'ai haché tant de bébés à la moulinette, en tout bien tout honneur. Aucun n'est mort, rassurez-vous -
- Mais oui, ça me revient, vous êtes le précurseur de l'art vidéo en France.
Bonjour Monsieur Averty. Moi non plus je ne vous transformerai pas en hachis -
Hop un p'tit tour de manivelle.
Le monde de l'enfance
3€ ça fait pas cher la ritournelle
Une viande rouge comme le bermuda rouge du vendeur de vieux outils
Un p'tit tour de manivelle
Papa, maman, ma sœur et moi devant l'écran dans le salon.
Quelle imagination ce Monsieur Averty !
Un p'tit tour de manivelle
Un p'tit tour de manivelle...
Odile