Publié le 27 Août 2024

SUJET :

Un sujet de vacances : la première fois que vous avez visité une grande ville
Partagez vos impressions, les monuments visités, les musées, et l'atmosphère de la ville.
 
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LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Les sujets de l'été

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Publié le 23 Août 2024

 

Valses, Danube, Schonbrunn, Mayerling, salles de concert, Sachertorte... autant de lieux communs à faire rêver une inconditionnelle de la belle époque  et pourtant...


Je me réjouissais à l'idée de découvrir la ville- que dis-je - la capitale du faste classique et l'occasion de m'affronter à elle si grande et imposante de respect, moi admiratrice de son époque révolue, prête à m' étourdir de ses richesses dispendieuses.
 
En arrivant dans la ville impériale une atmosphère toute autre m'accueillit : une architecture stricte sans fioritures d'une sobriété écrasante, une froideur digne des villes de l'est (d'ailleurs surnommée la Rouge dû historiquement à sa gestion politique- ceci expliquant peut-être cela) comme si tout le faste promis était tout intérieur derrière les bâtiments clos...?
Où se cachaient le beau Danube bleu, Sissi l'icône de mes jeunes années, la féerie fleurie des concerts du premier de l'an?

Déception totale ! 
En comparaison de son homologue allemande Munich totalement extravertie ouverte sur l'extérieur, sur la nature, où l'épicurisme de sa population s'affiche sans fausse pudeur au regard du touriste.

Tant pis pour ma déception toute aussi importante d'ailleurs que l'eût été ma satisfaction ou mon engouement puisque cette ex impériale est aujourd'hui thème et protagoniste de mon inspiration; a contrario elle n'aurait certainement pas été l'heureuse élue de cette évocation puisque répondant à  mes espérances elle n'eût provoqué  en moi aucune surprise...
 
En revanche aucun souvenir précis, aucun instantané ne subsiste vraiment de cette aventure; à quoi attribuer cet état de fait ? 
Une promesse non tenue occultant toute prédisposition d'esprit à accueillir des souvenirs durables ou une mémoire alors guère stimulée pour en restituer les moments vécus...
Certes à la vue de photos ou d'objets désormais archivés plus de détails reprendraient corps, du moins je l'espère.

Toujours est-il que, comme pour un être vivant, il ne faut pas juger d'emblée, ne pas se laisser investir par des clichés fabricants de rêve et/ou tout simplement vendeurs !
Des galeries de photos alléchantes pour touristes à la trilogie des Sissi, conte de fée pour petites princesses en herbe, ce ne sont que miroirs aux alouettes d'un quotidien insipide, routinier et étouffant auquel vacances et voyages servent de soupape de décompression !

Pour découvrir une ville ou un site il ne faut pas chercher à se l'accaparer il faut les laisser venir à soi, s'en imprégner sans à priori : ils ne nous appartiennent pas mais restent au libre ressenti de chacun; et alors ce n'est plus "la" Vienne mais "des" Vienne en gestation... et qui saura en accoucher court le risque - ou la chance - de devenir victime du syndrome Stendhalien qui fait tant de mal et tant de bien à la fois...
 
 
 

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Rédigé par Letizia

Publié dans #Les sujets de l'été

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Publié le 22 Août 2024

 

Pardon, vous dites ? Vous cherchez Dieu ? Vous n’êtes pas arrivé ! Nous sommes nombreux à le chercher. On aimerait bien savoir où il se cache celui là, et...Quoi !!

- Je suis Dieu !

La vieille dame, habillée de bric et de broc, qui marchait péniblement en s’accrochant à un panier, aussi âgé qu’elle, contenant quelques patates déjà germées, le regarda avec une stupéfaction teintée d’agacement.

A votre place je fermerai ma gueule. J’en connais pas mal qui seraient pas fâchés de lui claquer le beignet à ce imposteur.

- Comment çà, Imposteur ! Tu entends comment tu me parles ? Je vais te claquer un miracle à travers les dents et tu vas comprendre, en mangeant ta bouillie, à qui tu t’adresses !

- Ma bouillie ? faudrait-il encore que j’ai les moyens de me la payer «  Ma bouillie » Les vieux, les malades, les enfants maigres comme des clous...ça te parle ? Ou tu es sourd comme un pot !

- Je suis omniprésent, je sais tout, je vous ai créés en connaissance de cause et je vous guide vers un avenir de paix ou vous serez accompagnés par un soleil resplendissant…

- Parlons-en de ton soleil. C’est à toi que l’on doit cette canicule ? Nous sommes en train de fondre. Faudra te dépêcher pour le jugement dernier car tu vas marcher sur l’eau, comme ton fils. Bientôt, nous serons tous des flaques, et le moment venu il te faudra une serpillière et un seau pour récupérer tes créatures. A propos, comment va ton fils ? Depuis le temps son silence commence à faire beaucoup de bruit dans les chaumières. Ça cause, ça cause...On a beau dire, mais ça fait mauvais genre. Loin des yeux, loin du cœur. Moi, à ta place…

- C’est quand même vous qui avez semé la merde avec toutes vos machines infernales. Moi je vous ai mis au monde avec des jambes et des pieds pour vous déplacer. J’ai poussé la complaisance jusqu’à vous adjoindre des animaux pour porter vos sacs et vous avez inventé la vitesse. Vous n’êtes pas raisonnables, et vous en payez les conséquences. Voilà tout !

- Et la religion ? C’est toi qui l’a mise en place ? Tu a vu ce qu’ils en ont fait tes représentants sur terre ? Ils se sont gavés sur le dos des fidèles. Adorer et la fermer ! Je te parle pas des guerres, j’aurais l’impression d’abuser et je suis une dame, pauvre, mais discrète et avec du tact.

- Les guerres ne sont qu’une conséquence. Les hommes ont besoin de s’extérioriser, c’est bon pour le moral et pour la santé. La victoire les comble et la défaite développe leurs facultés et les pousse vers un progrès nécessaire à leur bien être. Les masures disparaissent et à leurs places des maisons confortables viennent enjoliver leur vies. Le reste n’est qu’une question d’administration que je ne vais pas tarder à régulariser.

- Tiens ! Tant que j’y pense, tu connais un certain «  Agio « ? J’ai des relations mensuelles avec lui dont je me passerais bien. Si tu pouvais faire en sorte qu’il m’oublie ça me rendrai service. Hein… ?

- Bon écoute, je ne suis pas là pour régler des détails sans importances…

- Comment sans importance ! On voit bien que tu…

-Ta gueule ! Ou tu vas te retrouver dans un endroit ou tu ne souhaites pas aller. Au revoir ma fille, et à bientôt ! J’ai du boulot qui ne peut pas attendre.

Sur ce, Son image s’éparpilla dans le soleil et la vieille dame se retrouva seule avec son panier et ses patates, comme si rien ne s’était passé.

- Ah dis donc ! Manquait plus que ça !

 

 

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Rédigé par Fernand

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Publié le 21 Août 2024

Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Les sujets de l'été

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Publié le 21 Août 2024

L'été, la chaleur ondoie sur l'asphalte collante et un air saturé ralentit poisseusement le souffle comme un mur de béton retient l'air mais courage c'est le let-motiv et un véritable plaisir sera d'arriver en sueur jusqu'à cet endroit magique ; Le Bassin où je me jette d'un trait ayant l'impression d'expulser de ma carcasse des bataillons d'insectes non identifiables car il n'en ressort que des bulles

La piscine : en plongeant avec délice dans le bien-être me viennent des exercices que mon corps a su s' inventer et aujourd'hui avec la planche j'exerce mon souffle, regard augmenté par les lunettes j'inspecte sous l'eau les sinuosités mouvantes des carreaux et jeux de lumière du kaléidoscope ondoyant, avec les glougloutements dans les ouïes me parviennent des brouhahas confus des corps qui clapotent, cabotent sur place ou brassent fendent giclent tournent et retournent le bassin telles bêtes en cage...

 

Et je songe à Constantin Ier qui lança le culte ou l'invention de la vraie croix dont il existe en fait deux versions dans l'histoire des évêques Jacques Siméon et puis Judas qui retrouve le bois se convertit au christianisme devient évêque et meurt décapité à son tour....Ben je pense à cette histoire là dans la piscine revigorante ; j'ai vu la légende de la croix décrite dans les fresques de Piero Della Francesca, peintures murales de la Renaissance Italienne, chapelle Bacci, Arezzo en Toscane, où l'on peut admirer aussi le crucifix du maestro di Francesco d'Arezzo flottant dans l'espace...

 

Et je me balance doucement en apnée puis ayant oublié mon temps je glisse et suis un vieux poisson silencieux

 

A la mort d'Adam ( 989 ans) celui-ci reçoit en bouche la graine de l'arbre ; l'arbre ayant poussé est abattu pour servir de bois d’œuvre dans la construction d'un temple et du pont Siloe, pont emprunté par la reine de Saba en visite au roi Salomon ; elle tombe agenouillée en béatitude révèle à Salomon sa prémonition : ce bois fera l'objet de la passion du christ dans un temps futur ce qui mettra fin au royaume des juifs, alors le roi prend peur et fait enfouir profondément le bois magique dans un lieu qui deviendrait la piscine probatique de Béthesda où des miracles se sont accomplis. Selon la légende dorée du moine Jacopo Voragine et sa représentation picturale par le peintre, sur ce bois jeté se greffe l'origine de la vraie croix...

 

Ouf ! par quel miracle je sors la tête de l'eau comme quoi on respire malgré soi sauf si la machine est enrayée, alors inutile d'insister on est mort-vivant ; je constate un progrès dans la conduite du souffle, quand je l'aurai maîtrisé je saurai nager et monterai au ciel, mais la route est longue, je replonge et ma pensée me suit

 

Et voici le cycle des fresques exécutées par Piero de 1455 à 1460 en une expression claire et lumineuse

1_ la mort d'Adam

2_ la reine de Saba en adoration devant le bois de la croix, sa rencontre avec Salomon

3_ enfouissement du saint bois

4_ le songe de Constantin

5_ victoire de Constantin sur Maxence à la bataille du pont Milvius

6_ la torture de Judas le juif

7_ découverte de la vraie croix

8_ bataille entre Héraclius et Chosroès

9_ exaltation de la sainte croix

10_ l'annonciation

11 et 12_ les deux prophètes Ezechiel_ Isaie

 

Vite j'explose, arrivée au bout du bassin, je sors les bras de l'eau et mécaniquement exécute quelques mouvements à la barre pour m'aider à oxygéner les poumons et je repars dans l'autre sens

 

Ah oui la découverte par la reine de Saba de ce bois dont elle délivre la signification prophétique au roi Salomon et ce qui va ensuivre

 

Quelques brasses laborieuses tant il est vrai que je préfère nager sur le dos quand les circonstances le permettent c'est à dire lorsque le bassin est vidé des torpilles brutales se croyant en piscine olympique et se prêtant au jeu de la concurrence ou de l'exploit ; donc les circonstances le permettent et me voilà filant comme une sirène ou une loutre...

 

Salomon a caché les planches de bois : olivier, cyprès, cèdre et palmier ; cachés hors des remparts de Jérusalem...Au début de notre ère les romains retrouvent les planches de bois flottant dans la piscine probatique de Bethesda et s'en servent pour clouer Jésus et ses acolytes et les pend sur une croix. Plus tard on oublie les circonstances de la mort réelle du Christ et l'image de la croix se modifie pour devenir un objet à quatre directions couramment représenté dans les croix et crucifix des églises chrétiennes . En extrapolation on a l'image courante de Jésus en train de porter sa croix et sur le titulus de la vraie, Ponce Pilate a fait graver ceci :

Jésus le nazaréen roi des Juifs

INRI

Après la mort de l'homme les croix sont enterrées en profondeur par le ravisseur Nicétas qui les convoite, elles restent ainsi pendant les mandats de 13 évêques de Jérusalem. L'invention de la croix est conservée en deux versions mais celui qui retrouve les croix est Judas le Cyriaque car,

au IVe siècle de l'ère chrétienne la reine Hélène mère de Constantin Ier inquiète de retrouver ces traces supplie Judas de lui donner la cachette qu'il détient de ses ancêtres, mais Judas hésite a lui en révéler le lieu, la reine se fâche et le jette dans un puits sec où il se morfond pendant six jours au bout desquels il avoue

'En vérité Jésus tu es le sauveur du monde'

on découvre alors les trois croix qui portées à la reine constituent la preuve où la vraie croix se justifie d'un miracle par attouchement accompli sur un cadavre  ;... icelui ressuscite

 

Le travail avec la planche est très bénéfique pour les abdominaux et sur le dos l'eau masse doucement les dorsales ; bon... pour les jambes/fessiers- aller : deux fois cinq aller-retours

 

Ayant dérobé la croix divine le roi persan Choroès est vaincu dans une bataille par l'empereur d'Orient Héraclius, le vol de la croix est un blasphème et Choroès refusant de se convertir est décapité......Endormi le regard tourné vers le spectateur l'empereur Constantin nous tient en conversation silencieuse ; il fait un rêve et voit un signe sur un étendard :

xP

' Par ce signe tu vaincras '

La bataille du pont Milvius oppose deux des quatre Augustes au pouvoir : Constantin et Maxence avec en fin de compte la victoire de Constantin qui s'empare de l'Italie et règne en maître sur l'Occident ; mort Maximin II, puis défaite de Lucinius et l'Empire devient celui du seul Constantin

 

L'Exaltation du bois de la croix, est une fête pour honorer la susdite croix en tant qu' instrument de salut ; c'est le 14 Septembre l'une des douze grandes fêtes du rite orthodoxe et la construction en ces lieux de l'église du saint Sépulcre qui recueille sa relique

 

Voilà j'ai fini ma séance de natation en piscine : une heure c'est court mais intense, soit un kilomètre de parcours.....

 

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Rédigé par Marie-Thérèse

Publié dans #Les sujets de l'été

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Publié le 20 Août 2024

 

Enfin ! J’y suis. Quelle merveille. Des années que j’attends ce moment. Mes vœux les plus chers se réalisent. Voir la ville du bonheur, m’en imprégner par tous les pores de la peau, la saisir avec mes yeux et prendre possession de tout ce qu’ils voient. Des grandes avenues baignées par un soleil ardent qui règne sur un ciel qui n’en finit pas d’être bleu, et bordées d’arbres offrant une ombre bienfaisante aux promeneurs nonchalants. Tous vont et viennent sans se presser. Le temps semble leur appartenir, le calme qui rythme leur vie fait partir de leurs habitudes. Des maisons magnifiques aux balcons fleuris peuplent toutes les places de la cité. Partout des jardins d’enfant raisonnent de leurs cris de joie ou de chants de comptines propres à concurrencer les oiseaux qui donnent leur récital, perchés sur les branches de magnifiques végétaux exotiques aux senteurs paradisiaques.

J’avance lentement, en me nourrissant de ce spectacle permanent. Mon regard va de gauche à droite et de droite à gauche. J’ai peur d’en perdre des miettes et je tremble à tous les croisements de ne pas savoir ou diriger mes pas. Pourtant, quelque chose me dit que ce chemin a été tracé pour moi. Une puissance, forte et douce, m’a pris par la main et me guide. Je me laisse aller, mes pieds touchent à peine le sol, j’ai l’impression de voler comme un papillon qui va de fleur en fleur prendre et apporter la vie.

Depuis quelques instants ma vue se brouille, et la ville s’estompe comme dans un brouillard montant du sol. Un mur vient de se matérialiser à ma gauche et à ma droite. Pas d’échappatoire, la destination qui m’est offerte ne supporte pas les traverses. Le sol est pavé de grosses pierres humides qui retiennent des flaques d’eau saumâtre, souvenir sans doute, d’orages violents accompagnant les âmes égarées en ce lieu peu accueillant. Les murs sont ceux d’un château du Moyen Âge, mais sans meurtrière, uniforme, pas d’ouverture, rien à voir ! Mais où est ma ville ? Celle de la joie de vivre, du bonheur, telle qu’elle m’est apparue... Celle des enfants, des jardins, des monuments, des fleurs...

Un silence étourdissant vrille mes oreilles, je suis seul, seul avec moi même. J’en ai rêvé de cette belle ville et elle me laisse, elle m’abandonne... J’ai envie de pleurer. Je marche, je marche... je marche pour je ne sais où... pas à pas, l’un après l’autre.

Un bruit vient à moi. De loin. Un roulement de sabots sur les pavés. Je me retourne et je vois un cavalier chevauchant un grand cheval noir. Il me voit lui aussi et tire sur les rênes pour arrêter sa monture à ma hauteur.

- Tu viens de la ville ? me demande t-il.

- Oui, c’était la ville que je voulais visiter depuis des années. Et tout d’un coup je me suis retrouvé ici sans savoir pourquoi.

- C’est normal. Tu vas aller où on t’attend. J’ai fait comme toi et mon chemin à pied a été long très long. Des années, des lustres, je ne sais plus. Des siècles, peut-être... La reconnaissance de mes fautes et mes regrets sincères m’ont valu la récompense d’un cheval pour continuer ma route. C’est un brave compagnon. Nous nous comprenons sans parler et grâce à lui ma pénitence sera plus facile à supporter. Fais ta route sans te poser des questions, la ville sera ton but, mais elle sera aussi loin que tes fautes seront lourdes à expier… Je te laisse car j’ai encore beaucoup de chemin à faire, je commence à savoir ce que veut dire le mot «  Éternité » Adieu ! Bonne route... Courage !

Ma ville ! J’en rêvé et si j’ai bien compris je dois la gagner. Mais, en fait ! Où suis-je ?

 

 

 

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Rédigé par Fernand

Publié dans #Les sujets de l'été

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Publié le 19 Août 2024

Aout 2024
 
 
 
 
Viennoiserie
 
 
 
Au creux d’un envie pressante de douceurs, j’ai pris le rail.
La gourmandise irait bon train pour calmer les bobos.
C’est le chef de gare qui me l’a dit.
 
En arrivant dans ce village vous êtes accueillis par une chatouilleuse odeur,
des effluves suaves et sucrées dès la descente du wagon.
 
Et puis, dans cet Eden malicieux,
vous découvrez plein de lunes partout, partout.
Elles sont toutes nouvelles, un copié-collé du premier décan.
Vieilles et rondes, elles seraient étouffantes, indigestes et très lourdes à porter.
 
Dans ce petit coin de paradis, tout déborde de croquandises
Quand certains barattent, d’autres feuillètent,
et chacun sait touiller, dès le biberon, la fameuse poudre blanche.
On croise exceptionnellement quelques chocolatines
mais elles ne feront jamais la loi à Croissantville.
 
Ce soir on attend monsieur le Préfet.
Pour l ‘occasion monsieur le Maire a prévu pour chacun des participants,
un spécimen doré à point dans un sac en papier kraft
Une dépense conséquente pour la commune,
on remplacera le ruban par de la rubalise.
 
Ah, j’ai oublié de vous dire, une contrepèterie, la présence du préfet oblige,
Croissantville a gagné le premier prix du croissant beurre de la vallée d’Auge,
tout près de Mezidon. Et ben voyons, c’est fait, ils l’ont mis !
 
J’ai repris le train tard le soir.
Il restera, au plus profond des mailles de mon pull mohair
l’odeur alléchée du beurre fondu, un souvenir grassement mérité,
au bord du couchant de cette magnifique journée.
 
Pour le sac papier kraft. J’ai soufflé très fort… Il a fait boom…
 
 
 
Dany-L
 
 
 
 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 18 Août 2024

 
Barcelone ! Visite inoubliable de cette ville, capitale de la Catalogne, il y a une quinzaine d’années !
Première escapade en nouvelle célibataire (ou presque). Je me souviens de son ambiance très animée, de ce mélange de cultures, de ce parfum de liberté ressenti en descendant le « Passeig de Gracia ». Beaucoup de touristes en ce mois de juillet sur les grandes artères de Barcelone et sur les sites incontournables de la ville. La Rambla avec son trottoir central, dont l’animation redouble le soir, les petits restaurants et les bars à tapas. Il y a une vibration populaire et cosmopolite de fête sur cette grande artère qui descend vers la mer de la place de Catalogne à la place Royale. Très fréquentée par une foule de tous les pays, elle est jalonnée de kiosques de presse et d’étalages de fleuristes aux couleurs et aux parfums variés.
Un arrêt au marché couvert la Boqueria, un enchantement de couleurs, de saveurs, de senteurs dans un brouhaha espagnol auquel je ne comprenais rien mais dont l’énergie catalane envahit tous mes sens. Fruits frais, fruits secs, viandes, poissons, les étalages regorgent d’aliments qui attirent les chalands.
J’avais projeté ce mini séjour en Catalogne dans l’intention de voir mon fils qui travaillait au zoo de Barcelone pendant deux mois et j’ai découvert un univers culturel et artistique que je ne connaissais pas, celui d’Antoni Gaudi et du modernisme !
Quelles découvertes fabuleuses ces maisons aux formes architecturales inhabituelles et aux décorations en mosaïque multicolore. La façade de la Casa Batllo est impossible à décrire, j’entre dans un monde imaginaire, fantastique où les formes conventionnelles n’existent plus, remplacées par des courbes, des mélanges de matériaux et de couleurs, des messages cachés dans les décorations, le toit lui-même ressemble à une peau de dragon ! Alors je commence mon circuit Gaudi. La Casa Mila, qu’on appelle la Pedrera, aussi surprenante, puis la Sagrada Familia. Edifice religieux commencé en 1882, toujours inachevé, dont tous les détails architecturaux extérieurs cachent un message spirituel, spectaculaire par sa taille et ses décorations.
Dernière visite avant mon retour à Nice, l’incontournable Parc Güell ! Dès l’entrée me revoilà plongée dans l’univers fabuleux et monumental du maître architectural de la ville. Un enchantement à chaque pas, de la sculpture de la salamandre couverte de trencadis, cette décoration pique-assiette catalane, à la salle hypostyle aux quatre-vingt-six colonnes et au plafond couvert de mosaïques, jusqu’au banc ondulé sans fin en forme de serpent entièrement recouvert de morceaux de céramiques colorés lui aussi.
Gaudi et sa ville m’avaient conquise. Mon séjour terminé, je me promis de revenir un jour à Barcelone pour poursuivre la visite de cette ville moderne si particulière.
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Rédigé par Mireille

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Publié le 17 Août 2024

 
Un été 79, Je voulais connaître l'Autriche, surtout la région de Voralberg, Saint
Anton, Saint Christophe. Nous sommes partis à l'aveuglette, sans rien réserver.
De ce temps, c'était plus simple qu'aujourd'hui. A chaque entrée de village ou
 
de petite ville, il y a toujours un " Point d'information", sorte de petit chalet de
bois, une jeune fille trouve un hébergement dans les minutes qui suivent votre
arrivée. Organisation au top. elle vous donne le plan, l'adresse, et hop vous êtes
logé.
Je me demande si cela existe encore de nos jours, très pratique !
Nous voilà partis dans l'inconnu, avec la barrière de la langue.
Nous avons beaucoup ri, souvent, on ne savait pas ce que l'on mangeait, toutes
les cartes étaient écrites en allemand. On mettait le doigt sur un plat, sans
savoir ce que c'était. Lorsque le plat arrivait, fou rire.
Un jour nous rentrons dans un restaurant très typique, là, les tables rondes de
bois, sont creusées d'un demi-cercle, on se regarde un brin étonné. A quoi sert
ces creux dans les tables , mystère. Par la suite,, nous avons appris que c'était
pour loger le gros ventre de ces messieurs, buveurs de bières.
En Autriche ils boivent la bière par litre, le ventre devient énorme.
Encore un sujet qui porte à rigoler. Parfois, jusqu'à se faire pipi dans la culotte.
Je crois que jamais nous avons autant ri.
Par contre, rien à dire sur les locations chez l'habitat, dans la campagne pro-
fonde c'est magnifique, les forêts autour sont majestueuses, pin sylvestre,
mélèze, épicéa, le hêtre commun, donnent des odeurs ambrées.
Par les propriétaires nous sommes servis comme des rois, on sent qu'ils veillent
sur notre confort.
Un matin, nous partons pour visiter Vienne, le temps est maussade, le ciel
chargé. Nous avons pu visiter les jardins baroques de la famille Impériale, ainsi
que la Cathédrale Saint Etienne, lieu emblématique mondial, les visites sont
accompagnées de concerts de Mozart, Bach au violon, piano. Ville de musique.
L'atmosphère est légère en même temps très mystérieuse, visite apaisante
C'est une des plus belles églises du monde.
 
En sortant la pluie redouble, nous courons dans la voiture et décidons de cher-
cher à se loger pour la nuit, la pluie tombe à seau, je n'y vois pas a un mètre,
des flaques d'eau s'écrasent sur mon pare-brise par les voitures ou camions qui
me doublent. Tout à coup devant moi, une voiture s'arrête, un monsieur en
descend sous une pluie battante, il est trempé, vient à la portière et me fait
signe de le suivre. Ce monsieur était très bien habillé, costard, cravate.
Il roule un moment, et rentre dans un hôtel, en me faisant signe d'attendre. Il ressort
et nous fait un signe de rentrer, il lève la main pour nous dire au revoir tout
dégoulinant. Un instant de réflexion, je me décide vu la pluie, de rentrer dans
l’hôtel. Eh là je suis accueillie les bras ouverts, avec des excuses. Surprise !!
ils ne pouvaient pas nous accueillir dans la salle à manger, pour le repas du
soir, alors ils nous ont proposé de prendre notre diner dans leur grande cuisine.
ils étaient désolés ils avaient un mariage de 100 personnes.
Malgré cet inconvénient, ils ont acceptés de nous recevoir et avons fini notre
soirée au mariage. On a dansé sur des valses de Vienne.
Cette anecdote je ne l'ai jamais oubliée.
Trouver quelqu'un soucieux de nous rendre service, sans nous connaître, sans
se parler et affronter cet orage d'une telle ampleur, et de ruiner son costume de
cette manière, je crois que je n'en trouverai plus.
Un regret, la barrière de la langue, l'allemand est très dur à comprendre, de plus
les viennois parlent en mélangeant l'alsacien et l'allemand, pas chose facile.
Nous avons croisé des bonnes personnes avec qui on aurait pu plus partagé
Très bon souvenir que nous relatons souvent en famille, en nous rappelant
les grands fous rires.
 
 
 

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Rédigé par Arlette

Publié dans #Les sujets de l'été

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Publié le 16 Août 2024

 

PARIS EST TOUJOURS UNE PREMIÈRE FOIS …........................ UNE VERSION

 

Paris est et sera toujours la grande ville, promise à mon esprit au statut de muse, elle, tourbillonne de vie, d'envie, de désirs, de besoins sinon d'addictions ; moi-même j' y reviens dès que le doute me ronge sur l'importance des réalités ; Paris évoque tellement de magie que je n'en abuse jamais sinon au compte-goutte suivant mes intérêts vagabonds et un peu débridés si bien que je la transforme cette ville et l'exalte à chaque retrouvaille virtuelle en ouvrant des fenêtres étranges, amusantes, sauvages, agréablement inconnues de tout public, selon l'actualité de mes désirs, demandes, questionnements et sans avoir le besoin de me ressourcer sur place j'y puise sans fin des arguments qui étayent mes convictions, est-ce -que mon Paris existe quelque part ?............................................

 

Il y a bien eu une première fois réelle dans cette affaire de ville mais quand ? Pour l'heure disons que je l'ai goûtée par un soir de printemps tardif où les journées et la clarté se prolongent jusqu'à l'apparition des réverbères qui cartographient de nouvelles perspectives d'un jet de lumière sur fond d'encre ; mais au matin, du zinc des toitures un ciel par-dessus les toits si...bref, un bleu angélique et moutonneux en délimite le gris et, la marée verdoyante mais cependant lumineuse des marronniers gonfle des voiles bourgeonnants en cachant l'avenue qui murmure, s'ébroue ; car je suis sur les toits de Paris hébergée par ma cousine dans un studio ; sous les toits de Paris XXe, rue des Envierges....................................................................................................................................

 

En découvrant ce printemps offert là à mes sens réjouis, se juxtaposent les peintures de Camille Pissaro et conduite par son regard sublimé je vois défiler la Seine, le jardin des tuileries à peine changé aujourd'hui, puis l'avenue de l'Opéra, le boulevard Montmartre, le Louvre au printemps, le Pont Neuf l'après-midi, par temps gris ou soleil et descendant la rue je continue ma promenade en divaguant rue des Envierges je bifurque rue des Pyrénées, rue de Belleville. Là je longe le XIXe arrondissement par le le boulevard de la Villette place du colonel Fabian, boulevard de la Chapelle j'arrive sur le XVIIIe, prends boulevard Barbès, rue Poulet, rue Muller et enfin débouche en bas du Sacré Cœur de Montmartre là je rejoins les rue des Saules, du Mont Cenis puis rue de l'Abreuvoir où se trouve ' La Maison Rose ', cabaret célèbre où je me pose et me désaltère ; en fin de compte j'ai marché marché dans la rue Lepic, la rue Norvins, l'avenue Junot, la place du tertre, marché rue des trois Frères, marché rue des abbesses qui ceinturent le Sacré-Coeur pour aller à la rencontre de Utrillo et de tous ces lieux fréquentés et honorés par les peintres de Montmartre telles l'impasse Cottin, la rue st Rustique, la rue du Chevalier de la barre, la rue Chappe, l'église st Pierre au n°2 de la rue du mont Cenis et au n°97 de cette même rue : notre dame de Clignancourt. L'emplacement de ' la Belle Gabrielle ' au 12 de la rue st Vincent, du cabaret  ' le Lapin Agile ' au 22 rue des Saules ; la maison de ' Mimi Pinson ' égérie de Musset sise 18 rue du mont Cenis, au 12 de la rue Cortot la maison de Suzanne Valadon et de son fils Utrillo ; autant de rues et monuments autant d’œuvres réalisées par Maurice Utrillo que j'aime particulièrement restent des histoires très personnalisées, intimes et familières de ce coin de Paris si agréable.....................................................

…................ Ainsi je rêvasse pendant les quelques jours de transit à la Capitale.......................

Des Rues, du Ciel, des Nuages, des Maisons, Des Avenues, Des Ponts, Des Boulevards, la Seine, Les Berges, les Péniches tellement fréquentés, aimés qu'ils imprègnent visiteurs amoureux tout ça me signifie Paris ; ainsi cette muse ne me quitte jamais même dirais-je, les impacts autant que les études qui m'en reviennent seraient nimbés d'une vie intemporelle où je me sentirais de la famille ;

 

... Un morceau du jardin du Luxembourg est descendu dans mon petit jardin sous la forme d'une orchidée ; c'est une plante originaire du Népal introduite en France il y a cent trente ans et qui s'appelle ' Paphiopédilum ' plus vulgairement Sabot de Vénus ; elle est gentille tous les ans de me faire des jolies fleurs qui tiennent trois mois, aussi je la soigne et la fais prospérer en la dupliquant chaque année pour mes petites filles

 

 

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Rédigé par Marie-Thérèse

Publié dans #Les sujets de l'été

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