Publié le 22 Avril 2025

Restés seuls, le chat et le chien regardent par la fenêtre partir leur maîtresse.
- Dis Hugo tu ne trouves pas que notre maman est très triste depuis que notre papa a quitté la maison ?
- Tu as raison Mitsou, elle ne joue même plus avec moi pendant nos balades...
- Il lui faudrait de la compagnie...
- Et nous on est quoi ?
- Je ne te parle pas d'animaux, je veux dire un amoureux !
- Tu as raison, on a beau dormir dans son lit, elle a sûrement besoin d'un copain comme dans "Les feux de l'Amour".
- Suis-moi, j'ai une idée pour lui faire plaisir !
- Oh là là, je m'attends à tout avec ce chat...
Mitsu grimpe sur l'ordinateur.
- Mais ne touche pas à ça, malheureux !
- T'inquiète, je me suis assez pavané sur son clavier d'ordi pour comprendre comment ça fonctionne. Pousse-toi et appuie sur le gros bouton rouge dans la prise ; moi je suis un peu trop léger...
- Qu'est-ce que tu insinues ?...Ne balade pas tes pattes sur l'écran ? Tu vas le rayer...
- Bah, comment veux-tu qu'on se déplace sur l'écran sinon ?
- Avec la souris pardi.
Il se redresse d'un coup.
- Quelle souris... y' en a pas ici, je le saurais...
- Là par contre tu es vraiment lourd ! Celle de l'ordi, bougre d'âne.
- Ah ça ! oui bien sûr. Par contre, toi tu la pousses et moi je lui tape sur la tête. Moi, une souris entre les pattes, je la bouffe tu comprends ?
- Ok chef ! Tu aimes bien quand je te caresse dans le sens du poil, hein ...
Mitsou concentré :
- C'est bon, je suis croquetté
- Connecté (on n'est pas rendus). Ce n'est pas un disque dur que tu as dans le crâne c'est une bouche d'aération !
- "Toi et Moi " : ça fait rêver non ?
- Quoi ! Tu me prends pour qui, nom d'un chien ?
- Mais c'est le nom du site de rencontre. C'est ma copine Ophélia qui m'a donné le tuyau quand on flirtait sur la gouttière. Je l'adore cette minette...
Hugo déplace la souris, Mitsou tape dessus.
Au bout d'un moment...
- Ça y est tu as fini ? C'est long...
- Mais c'est compliqué l'intelligence artificielle, il y a plein de cases il faut les remplir, valider...
- La connerie humaine aussi mais c'est plus facile : les cases aussi sont vides mais elles le restent ; c'est d'ailleurs pour ça que nous on est le meilleur ami de l'homme, on compense...
Mitsou relit.
- Voilà ça me semble bien. Écoute  : "Vieille fille, grosses lunettes, rondelette, se gavant de Nutella, cherche âme sœur pour déprimer ensemble (positiviste s'abstenir)"
- Non mais tu crois que quelqu'un va répondre ? C'est un repousse l'amour ton annonce !
- Justement, comme ça elle aura plus de temps à nous consacrer. Je suis fort non ?
- Tu es surtout un ingrat. Où cours-tu comme ça ? Dès que ça voit un truc voler ça tient pas en place... Je vais ajouter ma touche personnelle, un poisson en bas de l'annonce, comme ça, son interlocuteur croira à une farce. Moi je n'ai pas envie de lui faire de la peine à ma maîtresse. Et voilà !
- Mitsou ! j'ai envoyé le message. C'est bien  le truc qui ressemble à une gamelle avec un couvercle c'est ça ? Mitsou ?!...

 

Letizia

 

 

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Rédigé par Letizia

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Publié le 22 Avril 2025

Atelier :
Description sensorielle
 
Sujet :
Par une volonté divine ou par la magie de l'écriture, vous vous réincarnez en animal. Choisissez l'animal que vous voulez et partez à la découverte de votre environnement. Vos sens en alerte captent tout ce qui se passe autour de vous, soyez à leur écoute, racontez vos sensations.
Peut-être certains sens sont plus développés que d'autres selon l'animal que vous êtes. Imaginez, inventez une histoire ou bien racontez juste l'exploration de votre nouveau lieu de vie et votre relation aux choses qui vous entourent.

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 19 Avril 2025

Et en plus il sent mauvais, il a encore dû marcher où il ne fallait pas. Ma mère m’a toujours dit de me méfier de ces grands dadais qui laissent traîner leurs pieds en pensant à autre chose. Il ne manquerait plus qu’il se dirige vers le canapé... Mon canapé !

Il dégage l’odeur de moisissure des gens qui ne savent pas que le savon existe. D’ailleurs, je ne les vois pas souvent dans la salle de bain, ils doivent, certainement, économiser l’eau. Lui pour le pastis et elle pour ses plantes. Quand je pense que je me suis laissé adopter par ces deux marginaux, alors que ma vie de chat de gouttière était un véritable enchantement. Ils m’ont fait le coup de la gamelle et je n’y ai vu que du feu.

Monsieur fait un régime, il en perd ses pantalons. Déjà qu’il n’est pas beau, il ressemble maintenant à une arête de sardine qui a perdu du poids. Elle, à la limite çà irait, mais elle pense que je suis trop gros et s’est mise en tête de m’infliger le même régime que lui. Cette imbécile croit que je me frotte à ses jambes pour un câlin alors que je réclame à bouffer. L’autre crétin veut me prendre sur ses genoux et m’appelle « mon minou » Non mais franchement ! J’ai onze ans et j’ai passé l’âge d’encaisser des familiarités de ce genre.

Tous le deux clament, à qui veut les entendre, qu’ils m’ont sauvé de la rue. En réalité je faisais une sieste réparatrice au milieu d’un champ de coquelicots après une conversation des plus romantiques avec une minette du quartier. J’ai eu droit, pour mon confort, à un couffin en osier qui traînait au milieu des encombrants du quartier. Ce mobilier de luxe sentait tout ce que l’on veut sauf l’osier et la couverture sale qui l’occupait remontait de la cave ou elle croupissait depuis la nuit des temps.

C’est bientôt la pleine lune. Mon sang commence à bouillir dans mes veines et l’appel des sens me turlupine. Toujours pas de copine à l’horizon. Le pire c’est que je n’ai pas l’impression qu’ils aient la moindre idée de mes besoins.

De toute façon, les leurs m’indiffèrent... Il est temps que je me tire...

 

Fernand

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Rédigé par Fernand

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Publié le 18 Avril 2025

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 18 Avril 2025

 
Il a toujours eu des problèmes avec sa sale gueule.
Il est vrai qu’il a passé sa vie à jeter des sorts et qu’il les a reçus en boomerang en pleine figure.
 
Dans le Milieu, il a gagné un paquet de tunes mais fini par une mort lente sans un sou.
Les derniers temps on le voyait traîner avec des soucis partout, déformé par le poids
d’un énorme bracelet de perles à la cheville. Puis il a disparu…
 
De ce conglomérat et par sorcellerie, le voilà qu’il nous revient. Un lilliputien ressuscité au Creux de la Thine. Un dragon à trois tête, tout en animal, avec la lourde tâche de gérer
ses émulsions tout feu tout flamme. Déjà qu’il avait une sale bobine mais trois, le comble.
En désespoir de cause, Il a donc décidé de consulter un chirurgien de la face.
En Lituanie, c’est moins cher.
 
Quand plusieurs facettes s’entrechoquent dans la vie, quand il est impossible de se débarrasser de ce qui assassine son quotidien malgré soi, quand le hasard vise en plein cœur pour
un dessein qui fait mal, on dit que tu as une sale tête ou une tête de cochon.
 
Pourtant il existe des docteurs bienveillants qui ne laissent aucune tête de côté, même pas les têtes de turc, des docteurs des âmes qui font des miracles.
 
Par exemple, ceux qui font revire des charmes angéliques et des regards amoureux, des sourires
plein les mots et des larmes de compassion.
Aussi, certains qui glissent des souvenirs pleins de fleurs des champs dans des étendues sauvages aux senteurs de chèvrefeuilles dorés.
Encore, d’autres greffent l’odeur de la beauté mélangée au goût parfumé d’un bien être doux et plein de gourmandise.
Parfois on voit des solidarités bénévoles glisser sur des pentes bonbon et caresser le beau des sentiments généreux.
 
Quand les lèvres finiront par s’embrasser sans se toucher, juste pour s’aimer, on saura que naît un nouveau visage. Ce sera le plus beau des profils de la face caché du monde.
 
Dany-L
 
 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 18 Avril 2025

 
Juillet 2025
Mes chats, Julot et Ninette, vivent avec moi depuis huit ans. Pris individuellement, ils sont tous deux câlins et adorables, toujours heureux de ronronner en se frottant à moi ; ils sont sans doute reconnaissants que je les aie sauvés autrefois de la rue. Le seul problème, ils n’éprouvent pas une grande sympathie l’un pour l’autre. Ils se tolèrent, c’est tout. Une petite bagarre de temps en temps pour entretenir leur forme et avoir le plaisir de provoquer ma colère, et tout le monde est content.
Julot a été malade au printemps dernier – un week-end, bien sûr – et, suite à cela, il a dû passer plusieurs jours hospitalisé à la clinique vétérinaire d’urgence où je l’avais transporté.
Je l’ai ramené à la maison le 1er avril : il était encore fatigué et affaibli par sa maladie. Le jour de son retour, catastrophe ! Ninette lui a sauté dessus avant que j’aie le temps de réagir, et lui a flanqué une raclée mémorable : miaulements, grognements, cris, feulements, le pauvre Julot n’a pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Il avait une vraie tigresse miniature face à lui. Il semblait complètement paniqué. Des touffes de poils volaient dans tous les sens. Affolée, ne sachant que faire pour séparer les adversaires, j’ai pris un balai pour essayer d’effrayer Ninette. Finalement, ils ont fui chacun de leur côté, ce qui ne fait pas une grande distance dans un appartement de quarante mètres carrés ! Je les ai enfermés chacun dans une pièce, décontenancée que l’agressivité inattendue de Ninette cause un tel stress au pauvre Julot. J’ai appelé aussitôt le vétérinaire : il m’a expliqué que Julot avait dû prendre les odeurs des autres animaux côtoyés lors de son séjour, et Ninette ne le reconnaissait pas ! Il m’a assuré que les odeurs se dissiperaient en quelques jours, et que tout rentrerait dans l’ordre. En attendant, je devais les laisser dans des pièces séparées, avec, bien entendu, leurs gamelles de nourriture et d’eau, et leur « litière » personnelle dans chaque lieu – très agréable, surtout dans ma chambre !
J’ai essayé d’être patiente, organisée, de leur donner des calmants… en me disant que ça ne durerait pas… Malgré ma bonne volonté, j’ai parfois oublié de fermer une porte ou je n’ai pas été assez rapide… Je vous laisse deviner les agréables conséquences de mon étourderie…
Les jours ont défilé, sans changement notable. Mon moral était en berne. Ils sont un peu comme mes enfants, je voudrais tellement les garder tous les deux ! Mais c’est très difficile… Que faire, quelle solution envisager ? En désespoir de cause, j’ai pensé garder Julot, obligé d’être soumis désormais à un régime alimentaire spécial, et de confier Ninette à un jeune homme – envoyé par une association. Celui-ci désirait adopter une chatte d’un âge moyen. J’espérais que tout se passerait bien pour elle : hélas ! Elle n’a pas pu s’adapter à son nouveau maître, il me l’a ramenée au bout de vingt jours ! J’ai alors confié Julot à une amie, pensant que pour lui il n’y aurait pas de problème, il a meilleur caractère… je l’ai repris au bout de vingt-quatre heures, il était devenu presque fou, il m’a griffé et craché dessus lorsque je suis allée le voir. Je l’ai repris aussitôt parce qu’il ne doit pas stresser, c’est très mauvais pour sa santé… Résultat : ils sont rentrés tous les deux « à la maison », ne voulant changer ni de maison ni de maître, pour cela ils étaient d’accord ! Et maintenant, trois mois après, ils sont toujours là. Ce soir, comme tous les soirs, je rentre chez moi, inquiète de ce que je vais trouver à mon retour. Les deux chats en ont assez d’être confinés chacun dans une pièce, et pourtant s’ils sont ensemble tout va mal.
J’ouvre la porte de mon appartement, et j’aperçois aussitôt une feuille de papier scotchée sur le mur de l’entrée. Je m’approche pour lire, incrédule, les paroles tapées à l’imprimante :
POISSON D’AVRIL !
ON T’ATTEND DANS TA CHAMBRE…
Je me précipite, et là, que vois-je ? Blottis dans les coussins sur mon lit, les deux loustics couchés en rond, dans les pattes l’un de l’autre, leurs grands yeux verts pétillants de malice, me regardent approcher… Les moustaches frémissantes, l’air moqueur, ils se lèvent, s’étirent, viennent vers moi en ronronnant et se frottent à mes jambes : ah ! la bonne blague ! je me souviendrai longtemps de ce 1er avril 2025 !
 
Annie
 

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Rédigé par Annie

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Publié le 18 Avril 2025

Dans un joli parc verdoyant, je sautille, j'explore, je flâne à regarder de tous côtés. Le soleil vient à peine de se lever, cela annonce une belle journée.
Je ne me sens pas à l'aise ici. Trop de bruit, trop de mouvements. Je grimpe au sommet d'un énorme feuillu, de là haut j'aperçois, au loin, un immense îlot de verdure.
 
C'est là que je dois me poser pour construire mon nid et accueillir bientôt une tendre demoiselle.
Je flaire l'air du matin encore un peu humide, je fais un brin de toilette et pars à la recherche d'un
endroit paisible.
Dans le monde d'aujourd'hui cela se fait rare.
Je pourrai admirer le ciel bleu, et m'amuser à sauter sur les branches les plus hautes et fines et, surtout, à ronger l'écorce des jeunes chênes. Quel plaisir !!!
 
Je me hâte, je bondis de-ci delà, j'avance après plusieurs cascades, j'ai un petit peu soif. Je transpire, avec mon plumeau je m'évente. Je descends plus bas, de branches en branches, parfois, en faisant de la barre fixe et là, dans le tronc d'un très grand châtaignier, à la jonction de deux bras majeurs, une jolie flaque d'eau claire transparente et délicieuse. Me voilà désaltéré. Soudain une petite faim me tenaille, j'inspecte autour de moi, curieux pour trouver des cônes, des noisettes.
Après inspection très poussée, j'aperçois un chalet entouré d'un grand jardin. Je vérifie avec mes bésicles s'il n'y a pas d'ennemis, chien, chat des gouttières, ceux-là sont très hargneux. Je n'ai nulle envie de piquer un cent mètres de bon matin, je deviens paresseux. Je ne veux pas risquer non plus de perdre ma queue si douce et vaporeuse. Elle me rend service lorsque l'hiver est rude. Je l'enroule autour de mon corps et là c'est la douceur et chaleur qui envahit tout mon être, comme une femelle qui me papouille. Oh! que c'est bon. Cela serait trop bête de me la faire tailler par un vilain matou.
Ce joli plumeau joue un rôle très important aussi pour aborder la jolie demoiselle que j'ai aperçue l'autre jour. Elle m'a fait du charme. J'ai minaudé avec mon cri de crécelle pour lui dire qu'elle ne m'était pas indifférente. Mais hélas, ce n'était pas le bon moment. Je n'avais pas le temps, je devais construire mon nid sur la plus haute branche du chêne royal et remplir mes réserves.
 
De là-haut je vois tout à 300°, je peux la surveiller et lorsque je vois qu'elle est prête, j'apparais en conquérant avec tout mon charme, et un petit cri de bonheur pour l'attirer tout contre moi.
Mon plumeau va et vient, la caresse l'envoûte de mon odeur de mâle et là, je pense que cela sera le temps de s'abandonner, elle et moi, dans les vapeurs de l'amour tant attendu.
 
Arlette
 
 
 

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Rédigé par Arlette

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Publié le 17 Avril 2025

 
La magie de l'écriture !!!! et pourquoi un citoyen lambda se mettrait-il à l'écriture ? Eh ben pour rien je crois, il écrit sur un rien du tout et c' est seulement cocasse ces mots qui lui viennent pendant un moment transcendantal où l' ennui est absent...
 
Ceci dit revenons à notre animalité qui sommeille ; après avoir quelques moustaches à mon chat tailladées par simple curiosité, puis avoir tordu sa queue malencontreusement dans l'entrebâillement de la porte, après avoir dérobé ses croquettes, dégustées sournoisement en apéritif, après l'avoir oublié dans le placard aux cafards, somme toute petites souffrances jouissives, je reçus moi-même quelques retours bien salés dont ce coup de griffes au visage qui aurait pu m'éborgner n eut été le passage d'un ballon providentiel qui déviât la trajectoire de la patte en colère ; je gagnais à ce jour le titre honorifique de Baba par mes potes car on ne naît pas Babou, on le devient ! et depuis ce temps-là, la gente féline en général me respecte et me colle aux basques, reconnaissant dans une certaine allure la démarche sibylline, ondoyante et le parfum acre et prégnant de ma fourrure les confortant dans leur ressenti ; j' entre en zone libre sur le territoire plein de confiance !
 
Me voilà devenu ce compagnon solitaire, un peu fantomatique voyageur du quartier disparaissant là pour réapparaître ici, sale, maigre, feulant, éructant une haleine incertaine, l'œil vitreux agressif et absent, revenu d' un autre monde noir de suif que toiles d' araignées et puces emmêlées pourraient révéler dans une mise en scène glaçante... Le Baba se déplace dans un relent de vieille pisse ou de poubelles éventrées, il aime bien les tapis que la ménagère experte avait brossés au vaporetto de tout acarien ou punaise suspicieuse car le Baba néglige volontairement ce détail hors actualité pour s' y vautrer et se trémousser les pattes en l'air, libérant ainsi les pu-puces en trop et abandonner dans l'urgence de voluptueuses traînées verdâtres qui signifieraient un dérangement organique, puis soulagé ce félin bondit sur le sofa, en cuir de préférence, toutes griffes dehors ; en ronrons concentrés, il patine son couffin et argue, convaincu de la polémique, sur l'impermanence des êtres et des choses et s'installe chez lui, investi d'un pouvoir étrange pour quémander dans l'extase absolue et sans plus de chichi, quémander, au juste il ne sait pas... à manger peut-être ou un câlin ou sa maman ?
 
Avez-vous déjà contemplé la mimique d'un Baba quand il s'oublie à rêver devant la tourterelle qui le nargue ? Eh bien sa gueule de fauve entr' ouverte bave et fredonne en tremblotant deux larmes de musique, quelle humanité non ?
 
Marie-Thérèse
 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 16 Avril 2025

Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Ecrire sur des photos

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Publié le 16 Avril 2025

 
La chaleur de l'été rend la plaine suffocante et c'est dans un milieu humide que je vis le jour, tout d'abord comme une sorte de petit verre gesticulant dans le seau rempli d'eau oublié au fond du jardin.
Enfin me voilà devenu adulte, je découvre le vol grâce à mes minuscules ailes.
Bien sûr au début, je reste là, hésitant à découvrir le monde qui m'entoure.  J’ai oublié de vous dire que je suis une jeune fille et les humains nous appelle moustique.
C’est vers eux que ce jour du mois d'août je me dirige pour assouvir mon appétit ; j'ai beau essayer d'être silencieux, le battement de mes ailes crée un vrombissement qui met en alerte les personnes et c'est alors pour moi le parcours du combattant.
Le moindre courant d'air m'empêche de voler, je dois éviter les endroits qui sentent la citronnelle, ces parfums envoûtants qui, comme les sirènes, nous attirent pour mieux nous détruire.
Les claques qui essayent de nous écraser et qui déplacent des masses d'air qui nous font perdre la tête.
Malgré tout ça, si l'on arrive à éviter toutes ces embûches, alors nous avons la récompense de venir piquer la peau de notre victime pour leur sucer une goutte de sang.
Je dois dire que ma nouvelle vie n'est pas synonyme de paradis, d'autant que “clac clac”, me voilà écrasé sur la peau de cet homme.
Allez savoir pourquoi il n'a pas voulu partager une goutte de son sang alors que lui il en a 5 litres.
Promis, à ma prochaine réincarnation je serai un chat.

Bernard
 
 

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Rédigé par Bernard

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