Publié le 28 Mars 2026

 
La liberté. Force vive, déployée
 
 
Atelier poésie en trois étapes :
 
1) la liberté
- Écrire, pendant 5 minutes sans s'arrêter, tous les mots (noms, verbes, adjectifs) qui vous viennent à l'esprit quand vous pensez à la liberté.
- Choisir les cinq mots les plus puissants ou inattendus de votre liste.
- Composer un mini-poème de trois lignes, ou un haïku, en utilisant ces cinq mots, ou certains d'entre eux.
 
2) La force vive
- Listez des verbes forts associés au mouvement et à l'action (Ex : S'élancer, Déborder, Franchir, Rugir, S'envoler, Pulser, Révéler, Déchaîner...).
- Écrivez un poème de cinq à dix lignes où chaque ligne doit commencer par un verbe d'action conjugué à l'infinitif.
 
3) Déployée
Cette séquence explore l'idée d'étendue, d'espace, d'ouverture et de concrétisation.
- Imaginez un lieu — réel ou imaginaire — qui représente le summum de la liberté "déployée" (un océan, une chaîne de montagnes, un champ de blé, une galaxie...).
- Faites-en un inventaire poétique en utilisant :
Trois adjectifs de couleur.
Trois adjectifs de son/silence.
Trois adjectifs de texture.
Une comparaison ou une métaphore qui ouvre l'espace.

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 28 Mars 2026

C’est la fin. Ils vont venir me chercher dans quelques instants. Quel dommage. Je n’aurais pas revu ma fille Louise-Jeanne. J’aurais tellement aimé la prendre dans mes bras une dernière fois…

J’ai tellement vécu, j’ai tellement voyagé que mon âme s’est égarée entre les mille bras de mes amants telle une déesse javanaise.

Je pense aussi à mon petit garçon Normand-John qui est parti trop tôt, empoisonné par mes domestiques, que je vais bientôt rejoindre.

J’ai eu des moments de gloire. J’ai dansé pour les plus grands sous le nom de Mata Hari qui signifie soleil en javanais.

Toute ma vie, j’ai rayonné de mille feux et le soleil va s’éteindre aujourd’hui. J’étais une femme libre. J’ai voyagé, eu de nombreux amants de toutes nationalités. Je parle de nombreuses langues et je pourrais encore aider la nation.

On m’accuse de tout, d’être une espionne au service des Allemands ou au service des Français et pourquoi pas des Russes ?

On dit de moi que je suis une courtisane, une aventurière, une prostituée même. Oui, j’ai dansé nue sur scène. Oui, j’ai divorcé. Oui j’ai voyagé. Oui j’ai eu des liaisons avec des hommes sans être mariée. Oui, j’ai aimé l’argent, les fourrures, les mondanités, les hôtels et restaurants de luxe, mais cela ne fait pas de moi une traîtresse. Mon avocat n’a pas pu me défendre et je n’ai pas eu droit à un procès équitable. Une belle femme en 1917 est obligée de se plier à la pensée des hommes.

Ils sont là. Il est tôt. Ils frappent à ma porte « quelle étrange coutume des français que d’exécuter le gens à l’aube »


 

Brigitte

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Rédigé par Brigitte S

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Publié le 28 Mars 2026

Jusqu’à l’âge de vingt ans, il n’y a pas eu de miroirs à la maison. Nous habitions une ferme isolée en montagne et nous ne portions pas grand intérêt à ces choses-là. Mes parents se levaient tôt pour donner à manger aux bêtes, les moutons et deux vaches, puis ils partaient aux champs. Ils labouraient, cultivaient, creusaient, désherbaient, repiquaient. Pendant ce temps, mon frère et moi allions à l’école. Il fallait être propre et nous faisions une petite toilette de chat avant de partir. Le dimanche, c’était le bain dans la cuisine familiale.

Ma mère installait le baquet et le remplissait d’eau fumante. Je me baignais la première, puis mon frère, ma mère et enfin mon père. Mais chacun gardait sa pudeur et le seul miroir était le reflet de nos yeux. Ma mère nous regardait toujours avec admiration et gentillesse. Personne ne faisait de commentaire sur notre physique, notre aspect ou notre allure.

Mes copains, c’était pareil. On jouait voilà tout. Seule, une des mes copines, Corinne, était toujours coquette, bien mise, bien habillée en toutes circonstances.

A dix-huit ans, je suis partie en ville vivre chez ma tante. Chez elle, il y avait de grands miroirs. J’étais fascinée. Je me tournais et retournait ; essayais de voir mon dos, mon profil, examinais mes yeux, mes sourcils, mon nez, mes seins, mais tout me semblait à la fois parfait et à la fois lointain. Je ne me reconnaissais pas dans cette jeune fille. J’avais l’impression d’avoir une sorte de jumelle en face de moi qui avait sa propre vie. Et comme une enfant, j’essayais de la surprendre : qui était-elle dans la réalité : elle ou moi ? Je la trouvais plutôt jolie et gracieuse mais je n’arrivais pas à me défaire de cette idée. Cette personne-là n’était pas moi. Elle me ressemblait certes mais j’étais soupçonneuse…

Ma tante souriait en me regardant faire. Elle me prêtait ses robes, ses chaussures, ses bijoux. Mais non, rien à faire : cela allait bien à mon double mais pas à moi. Je croisais « l’autre » dans la rue, devant une devanture de magasin, dans le métro, au musée. Elle me suivait partout. Je ne pouvais faire un pas sans la rencontrer.

J’en vins à la détester. Je ne voulais plus sortir. J’avais peur d’elle. Je restais des heures et des jours enfermée dans ma chambre. Ma tante s’inquiétait. Elle pensait que je devais aller voir un psy, que j’étais en dépression. Elle me renvoya chez moi.

A peine arrivée, je courus voir mon chien et les moutons. Ah, quelle vie saine ! Je me coupais sans faire exprès à une feuille d’un chêne et rentrais à la maison. Ma mère examina ma plaie et me mis un pansement. Elle m’annonça ensuite que mon père et elle avaient investi dans une salle de bains dans laquelle trônait un grand miroir. Je regardais la jeune fille en face de moi, sa main, son bandage et éclatais de rire. Ah c’était bien moi ! J’étais revenue à la maison !


 

Brigitte

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Rédigé par Brigitte S

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Publié le 27 Mars 2026

 

 

  1. La liberté (haïku)
EPITAPHE
Dans l’immensité
Du ciel ton âme va voler,
Flotter. Pars en paix.

 
  1. La force vive (poème)
RENOUVEAU
Sauter les obstacles à pieds joints,
Gravir de hautes montagnes au loin,
Exploser désormais sans peur,
Révéler au monde ta valeur,
Susciter même de l’envie,
T’envoler vers ta nouvelle vie.
 
  1. Déployée
MONTAGNES ALPINES
Dressées au-dessus du vert doux des prés ou du vert dur des forêts de sapins, gris souris ou gris cendré lorsque l’herbe vient à manquer dans les éboulis de pierres et les rochers, coiffées du capuchon blanc des neiges éternelles…
Assoupies dans le silence troublé parfois par le sifflement des marmottes et le glatissement des aigles et des éperviers…
Si majestueuses au-dessus du monde agité et compliqué de l’Homme…
Telles les Impératrices de la Nature, elles dominent tout, impassibles, éternelles gardiennes de l’Infinité du Ciel …

 
Annie TIBERIO
 

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Rédigé par Annie

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Publié le 26 Mars 2026

Vagabonder le samedi à travers les rayons de livres faussement endormis. La bliothèque est ce pays de rêves où songes et mensonges côtoient, dans le silence et les chuchotements, les peurs paniques de polars effrayants, les dystopies qui foncent sur moi, crevantes d'une réalité que je m'empresse de fuir.
Au-delà du possible, je me réfugie dans le chant de phrases sans ponctuation de « Cent ans de solitude ».
Un nom et un prénom sur une couverture m'appellent et restent à jamais gravés en ma mémoire 
 
« From too much love of living
     From hope and fear set free  »
 
C'est toi, Martin Eden, mon ami de douleurs non partagées.
A la lettre I, un titre qui sent le souffre mais qui n'est que tendresse « L’œuvre de Dieu, la part du Diable ». Que de fois ai-je relu ton « Monde selon Garp », cher John Irving.
 
Mon nomadisme me conduit à la section jeunesse. Une envie de relire « Les malheurs de Sophie ». J'ai peur de mon regard d'adulte qui me ferait perdre la part d'une enfance gourmande de bêtises. Garder le goût du gâteau, des gâteaux tunisiens gorgés de miel de mes origines.
Je retourne en littérature étrangère où m'attendent Nazim Hikm et et ses poèmes d’exil et de prison, Amin Maalouf et ses « Identités meurtrières », Nefgar Djawadi qui, comme moi, se traduit en « Désorientale » et Tobie Nathan qui me parle de « Ce pays qui te ressemble ».

La bibliothèque va fermer. Je pars riche de vies empruntées que, dans le lieu clos de ma chambre, ou assise au soleil d'un café bruyant, je ferai miennes.
Chaque livre est un conte, chaque histoire commence par « Il était une fois » ; une fois que l'on rencontre, une fois qui nous éclaire, nous fait rire ou réfléchir.
Et, quelquefois des Une fois que l'on ne rencontre pas. Allez savoir pourquoi...
 
 
QUAND LIRE EST UN RISQUE
 
Au dix-neuvième siècle, lire pour les femmes était un acte subversif.
Au vingt et unième siècle, la lecture représente encore un acte subversif interdit aux femmes dans certains pays.
Posséder un livre, savoir lire, un acte de bravoure qui peut conduire, comme l'adultère, à une mort certaine.
Un livre, comme un espace de liberté intouchable, infranchissable, malgré les murs étroits d'une prison.
J'ai toujours vécu au milieu de livres empruntés ou d'occasion. De livres qui ont déjà vécu. Comme les tuiles façonnées à la main sur la cuisse des femmes, leur couverture écornée, les pages jaunies, l'odeur, le craquant du papier, me parlent d'héritage.
Tenir un livre entre mes mains, caresser la couverture que d'autres avant moi ont caressé. Trouver au hasard des pages des phrases soulignées, une carte postale, une fleur oubliée ; quelquefois un parfum qui a laissé sa trace, un trait de confiture d'une coquine gourmande, l'empreinte d'une larme au détour d'un passage émouvant.
 
Se sentir dépositaire unique et reliée à ces autres dépositaires uniques qui ont découvert avec bonheur, des histoires, des héroïnes, des contrées lointaines, des idées anciennes et nouvelles, qu'elles co-écrivent avec l'auteur, à travers le prisme de leur vie.
Lire est un acte intime qui peut se vivre en un lieu clos, sur une plage, au sommet d'une montagne.
Il n'y a point d'heure pour les braves. Quelques minutes volées dans une journée chargée ; un rendez-vous nocturne ou dans le silence matinal d'une maison qui sommeille encore.
Mon premier gros livre, c'est Tata Flavie, ma tata parisienne, qui m'a offert son exemplaire pour mes quatorze ans. L'héroïne ne m'a plus jamais quittée. C'est une petite peste capricieuse, sans scrupules, mais courageuse, forte qui ne s'avoue jamais vaincue.
Les jours de petite musique de pluie, je tape du pied comme elle, fait souffler le vent pour chasser les nuages, et je répète à voix haute ce mantra, en faisant rouler les r (intonation de mon invention) :
« Tomorrow will be an another day ».
 
Combien de Scarlett O'Hara m'ont précédé, combien de Scarlett O'Hara se relèvent dans le monde. Combien de femmes répudiées pour cause de ventre stérile. Combien de valeureuses défient un monde qui veut les enfermer. Combien retroussent leurs manches pour réparer les dégâts causés par des hommes avides de guerroyer.
Combien meurent au cri de Femme, Vie, Liberté .

Oui , demain sera un autre jour.
 
 
Odile
 

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Publié le 24 Mars 2026

Crédit photo : M. Cafedjian
 
Le club poésie s’aventure vers le théâtre avec  les Combustibles, d'Amélie NOTHOMB.
 
PROGRAMME
 
 
- Analyse du texte
Noter vos impressions, faites un petit topo sur cette pièce.
 
- Lecture de la pièce et distribution des rôles
Afin que tout le monde lise et puisse changer de personnage, voici le partage des rôles :
     - Premier acte :
Le professeur : Marie-Thérèse
Marina : Mireille
Daniel : Dominique
Didascalie (voix off) : Dona
 
     - Deuxième acte :
Le professeur : Dona
Marina : Bernard
Didascalie (voix off) : Marie-Thérèse
 
     - Troisième acte :
Le professeur : Bernard
Marina : Mado
Daniel : Mireille
Didascalie (voix off) : Dominique
 
- Après la lecture de la pièce
Échanges de nos ressentis, impressions du moment partagé et lecture du petit topo fait à la maison, si on ne l'a pas lu avant... 
 

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 24 Mars 2026

Les combustibles – Amélie NOTHOMB
 
Pièce de théâtre en 3 actes
3 personnages :
  • Le professeur, environ la cinquantaine
  • Daniel, l’assistant du professeur, environ la trentaine
  • Marina, étudiante, environ vingt ans
Le lieu : l’appartement du Professeur. L’histoire se déroule dans une seule pièce dans laquelle il reste quelques chaises en bois, une bibliothèque avec des livres, un poêle en fonte.
Le fil conducteur de la pièce pourrait être à priori la guerre mais c’est le froid qui est au centre de toute l’histoire. Le froid que ressent Marina et qui la fait vivre « en enfer » et le froid de l’ambiance et de l’environnement.
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Amélie Nothomb analyse en 89 pages plusieurs thèmes et les comportements humains qu’ils suscitent :
  • La littérature : son utilité, son impact, ses valeurs : « la littérature est-elle plus importante que le bien-être corporel ? » demande Marina.
 
  • La nature humaine dont les manifestations sont différentes en temps de paix et en temps de guerre :
  • La vision de la vie elle-même : « Comment pourrais-je tenir à la vie, depuis que je connais sa vraie nature ? » dit Marina
  • La vision de l’avenir : « …je ne peux imaginer qu’une femme puisse encore vouloir mettre un enfant au monde. »
  • Les rapports homme/femme, mélange de sentiments, d’intimité, de séduction et homme/homme, rapports de force et de pouvoir.
  • Le clivage pauvreté/ richesse qui catégorise les humains : « Vous réagissez comme les pauvres » dit le Professeur;
 
  • La guerre et les changements de comportements et de valeurs qu’elle entraine. Marina va jusqu’à céder au Professeur pour ne plus avoir froid. La guerre pourrait même être considérée comme « un temps libre obligatoire » (dixit le Professeur) pour ceux qui ne la font pas.
 
  • L’enseignement : est-ce une tromperie ? Le professeur a incité ses élèves à lire des livres qu’il n’apprécie pas en leur faisant croire le contraire. La considération de l’enseignant pour ses élèves et des élèves pour le professeur est-elle toujours ce mépris réciproque évoqué par le Professeur et Daniel ?
 
Mireille
 

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Rédigé par Mireille

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Publié le 24 Mars 2026

Les Combustibles, d'Amélie Nothomb
 
Résumé :
 
L'action se déroule dans une ville assiégée par la guerre. Il fait un froid polaire. Trois personnages sont enfermés dans l'appartement d'un éminent Professeur d'université : lui-même, son assistant Daniel, et l'étudiante de ce dernier, Marina.
Pour ne pas mourir de froid, ils n'ont plus qu'une seule ressource : la gigantesque bibliothèque du Professeur. Ils doivent choisir, livre après livre, lesquels sacrifier au poêle pour gagner quelques minutes de chaleur. L'histoire suit la réduction progressive de la bibliothèque et, parallèlement, l'effritement de la morale des personnages.
 
Analyse :
 
La pièce pose une question fondamentale : La culture nous rend-elle meilleurs ?
Amélie Nothomb suggère que face à la survie, les plus grandes œuvres de l'humanité ne pèsent pas plus lourd qu'une bûche. C'est une critique de l'hypocrisie des intellectuels et une réflexion sur la fragilité de la civilisation.
Les trois personnages :
  • Le Professeur : Cynique et tyrannique. Il méprise Daniel et finit par avouer que ses livres, qu'il prétendait aimer plus que tout, ne sont que du combustible.
  • Daniel : Idéaliste et naïf. Il est horrifié par le "biblioclasme". Il représente la sensibilité qui refuse la réalité brutale.
  • Marina : Froide et lucide. Elle est la seule à regarder la mort en face. Elle pousse les deux hommes dans leurs retranchements et finit par dominer la situation par sa force de caractère.
La fin est cruciale pour comprendre le message d'Amélie Nothomb :
  1. L'échec de la transmission : Le Professeur meurt sans avoir rien transmis d'autre que son amertume. La chaîne du savoir est brisée.
  2. La victoire du froid : Le froid n'est pas seulement climatique, il est moral. La pièce montre que l'on peut mourir de froid "intérieur" bien avant que le corps ne gèle.
  3. L'absurde : Brûler les livres n'a servi qu'à retarder l'échéance de quelques jours. Amélie Nothomb souligne l'absurdité de l'existence : ils ont sacrifié l'éternité (la littérature) pour un sursis dérisoire.
 
Impressions :
 
Désespérance est le premier mot qui me vient à l’esprit. Une désespérance qui mène à la déchéance.
Marina va jusqu’à coucher avec le Professeur pour un peu de chaleur.
D’abord la pièce met mal à l’aise par le dilemme qu’elle propose : quels livres brûler ?
Il y a quelque chose de sacrilège dans cette question. Un rejet viscéral. Les livres c’est notre histoire, notre humanité, inenvisageable cette destruction.
Puis, quand tout bascule, qu’on brûle sans se poser de questions, c’est une chute inexorable, une déchéance inutile car la fin est écrite d’avance, mais l’instinct de survie est le plus fort et c’est ce qui fait de nous des animaux comme les autres, pulvérise notre « supériorité » sur les autres espèces. Nous sommes nus et démunis lorsque disparaissent les artefacts de notre culture.
Cette pièce laisse un goût d’angoisse, de fragilité, d’autant plus prégnant au vu de l’état du monde.
Elle me renvoie aux dangers qui nous menacent : dérèglement climatique, guerres en devenir.
Et m’oblige à me poser cette question : comment, moi, je réagirai ?
Je n’ai pas la réponse. Je pense que je suis un animal comme les autres et je lutterai sans doute pour ma survie…
 
 
Mado 
 
 

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Rédigé par Mado

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Publié le 24 Mars 2026

Mon Compte-rendu de notre échange sur le texte de Amélie Nothomb : Les Combustibles

Situation générale : dehors la guerre, le chaos : bruits, explosions, fuite, destructions etc...

dedans logement d' un professeur d' université, la cinquantaine ; il est assis tout seul et lis un livre; entre son jeune assistant Daniel

Une conversation s' amorce ; que lit le professeur ? Quelles sont ses préoccupations, des questions/ réponses dessous l' urgence de se réchauffer et surtout avec quoi ! de l' importance et de la relativité des besoins et où se place l' objet littéraire ...

Entrée de Marina, jeune étudiante en littérature, amoureuse de Daniel, en conflit avec elle-même face à la situation elle semble en urgence et réagit d' une manière instinctive : elle a terriblement froid et menace en quelque sorte de vouloir brûler les livres pour se réchauffer car ils ne servent plus à rien, n' ont plus d' importance et les valeurs de convenance et d' humanité basculent en devenant obsolètes tant la guerre accapare le corps...dans ce huis-clos Marina victime se transforme en animal agressif et blessée demande la crémation des livres,

Cynique et opportuniste un professeur abonde dans cette vision des choses, devient le prédateur qui va utiliser la situation à son avantage, on brûle les livres qui ne servent à rien car il faut bien qu' ils se rendent utiles, on réchauffe la situation et une demoiselle en urgence, on se gausse de l' assistant assez naïf pour croire son mentor diablement cynique en magnifique imposteur ;

Ainsi toute cette vie d' enseignant devient pour les jeunes gens une vaste fumisterie puisque de toute façon l' urgente réalité leur a ouvert les yeux sur la relativité des besoins et la nécessité de s' adapter aux événements en toute situation car dans l' immédiat de l' instable toute chose peut disparaître avec leurs rêves et projets

Dans ces extrémités, il ressort de ce désastre des éclairs de sauvegarde, d' un désir de beauté comme d' un ultime sentiment d' humanité

Des questions réelles sont jetées sur le tapis : qu' est ce qu' un être humain, qu' est ce qu' un homme, qu' est-ce qu' un animal devant le froid, le feu, le tsunami...

 

Marie-Thérèse

 

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Rédigé par Marie-Thérèse

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Publié le 22 Mars 2026

Cinq mots choisis me faisant penser à la liberté :
  • révolte
  • colombe
  • horizon
  • voyage
  • envoler
Poème :
 
Derrière mes grilles de barbelés ma révolte gronde
De l'horizon embué par la fumée, déjà j'aperçois la blanche colombe.
L'oiseau décharné, déplumé prend son envol, de ce périlleux voyage vers la LIBERTÉ.
 
Arlette
 

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Rédigé par Arlette

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