voyage

Publié le 31 Mars 2018

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles”

( Oscar Wilde)

 

Crête floue en nuage

Cavalier prêt à rugir

là-haut.. le Fuji !

 

Masaji ne dort plus. Il sait qu'il va partir. Laisser loin de lui le kimono du banquier confortable face aux subordonnés. Une vie de papier, une échoppe de bois et de paille, des cloisons tamisées, tatami pas feutrés... un îlot compressé.

Paupières closes, il se revoit enfant, gamin malicieux et solaire, fasciné par les grues et grenouilles, recadré pour ses sautes d'humeur..

 

Bâton dans le riz,

Courir nu sur tatami

Lotus.. malpoli !

 

En butte aux coutumes. Un costume élimé, kimono étriqué. Lui vise la lune.. une lunette géante, la voix de l'Occident. Un monde échevelé pour idée débridée. Il voit Paris.

 

Eiffel au pied d’Or

Notre Dame en l'isle Cité

Paris l'étourdi

 

Bateau-mouche comme pousse-pousse, un jean autour des reins.

Il veut gravir Montmartre et met sandales au pied … orteil désaxé.

 

Adieu soupe miso

Au loin les cerisiers roses

Hanami.. McDo !

Les cerisiers pleurs..

Masaji rêve aux nuits blanches,

le cœur obscurci .

 

Une étape obstinée, encore et toujours, Orient et Occident, oxymore bienveillant.

Le rêve de son enfance.. échapper au commun, flâner le long des quais, une quête de reliques..

Bégayer le français.. une estampe de bonsaï... pour samouraï de pacotille.

 

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Rédigé par Nadine

Publié dans #Voyage

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Publié le 30 Mars 2018

Voyage artificiel

 

Allongé la sur le sofa

je voyage mais je ne pars pas

seule la fumée m'emporte

mon esprit claque la porte

derrière ma réalité

a chaque bouffée

mon regard se trouble

les images se dédoublent

la lumière du sodium

déchire les volutes de l'opium

je deviens Rimbaud, Baudelaire

dans la chambre par terre

j'écris des poèmes sur le paradis

si proche et si loin d'ici

tout n'est qu'illusion

mes mots mes phrases

ne sont que confusions

dans ce monde où mon esprit s'embrase

je me promène en solitaire

je choisis seul mon itinéraire

ma raison suit les ronds de fumée

qui obstruent mon ciel étoilé

pas de photos souvenirs

ce n'est juste qu'un aller retour

artificiel et sans avenir

allongé la juste pour un tour

je voyage mais je ne pars pas

***

Mes mots me transportent, m’entraînent le long des lignes de mon cahier, s'arrêtant ça et là, juste le temps d'une hésitation, d'une virgule ou d'un point. A la recherche d'un itinéraire, dans l'agenda de mon imaginaire, ils se laissent emporter au gré d'une conjugaison, présent futur et presque-parfait. Au singulier, il voyage en solitaire. Il ne va pas très loin à peine au delà de la marge, même avec quelques adjectifs, on arrive vite à notre objectif.

Mais lorsqu'ils se regroupent et forment des phrases, remplissent des pages, l'aventure est là pour demain. Poésie, le monde s'ouvre au voyage même pour une simple nouvelle. Laissez-vous sur le roman fleuve vous laisser emporter sur la barque qui doucement dérive entre les rives écrites à l'encre bleue.

Le virtuel devient réel, et tous nos sens sont en éveil, l'odorat sensible au parfum du papier qui se distille au gré du léger courant d'air des feuilles que l'on tourne en humectant notre doigt. Les yeux fermés, le livre devient agence de voyage et sur chaque page, les mots écrits par d'autres se transforment en images qui se projettent sur l'écran blanc de notre imagination. La musique des mots retentit à nos oreilles transformant notre salon en auditorium ou les violons rivalisent avec les cuivres selon la conjugaison des verbes.

Le voyage est éphémère le temps d'une lecture mais il reste gravé au fond de notre être et le soir venu dans l'ombre de la nuit au plus profond de nos rêves nous feuilletons l'album de nos souvenirs.

Qui le matin venu s'estompe dans la clarté du jour. Alors nous reprenons le chemin de notre livre pour ramasser tout du long les ingrédients qui font de notre imaginaire un catalogue de nos expéditions nocturnes.

Ces voyages irréels tout au fond de notre lit, un soir nous partons en croisière toutes voiles dehors,. Les mots s’amoncellent sur une lettre se transforment, se métamorphosent et nous entraînent dans un périple qui va au delà de la nuit. Je me laisse porter par mes poèmes comme Rimbaud sur son bateau ivre je fais face à la tempête de mes pensées qui se refusent de quitter le quai pour une simple randonnée. Laissez moi finir mon livre de ces conjugaisons je veux, je m'enivre ma tête tourne les mots :

 

Ils se bousculent dans la tête

Préparent questions et requêtes

Ils sont forts et éloquents

Discours pour convaincre les gens

 

Ils sont timides et réservés

Fleur bleue pour le bien aimé

Ils sont hésitants, peu sur de soi

Pour l'éternel maladroit

 

Ils sont rustres avec accent

Pour le monde paysan

Ils sont pointus et raffinés

Pour le snob un peu pincé

 

Ils sont compliqués à souhait

Pour le docteur et son caducée

Ils sont souvent estropiés

Pour les gens toujours pressés

 

Ils perdent leur patriotisme

Au profit de l'anglicisme

Ils sont souvent inventés

Par les auteurs de publicité

 

Ils sont tout de suite appropriés

Lorsqu'ils font de l'effet

Ils ont beaucoup d'esprit

Dans les histoires les récits

 

On leur donne toujours raison

Quelque soit la façon

Il suffit de le crier très haut

Et d'avoir le dernier MOT

 

Billet qui nous emmène juste un instant faire un tour pour oublier que le temps tourne, tourne sur la route du cadran.

***

Les mots m’entraînent et je me pose mille questions.

 

A quoi sert de voyager solitaire

emportant au fond de ses poches ses soucis

Laisse sur la table ton bréviaire

là, ici

 

change les affres de ton âme

embarque pour partir prends les rames

sur le fleuve jaune qui t'emporte

ferme la porte

 

Sort doucement de ta solitude

oubli d'un coup toutes tes habitudes

Emmène que le meilleur de ton toi

tu seras roi

 

A quoi sert de partir en voyage

si l'on emporte qu'un simple bagage

celui de notre moi pas très sage

qui nous fait souffrir

 

Abandonne sur le bord de la route

tes préoccupations tes ennuis tes doutes

ouvre grand tes yeux vers un nouveau monde

La terre est ronde

 

Emporte juste pour passer le temps, ton cahier d'écolier. Tu écriras à l'encre bleue tes histoires de voyage qui un jour feront rêver celui qui te lira.

 

***

Il faut viser la lune, car même en cas d'échec on atterrit dans les étoiles. Les mots, porte ouverte aux rêves dans la nuit s'écrivent sur les rayons de lune qui filtrent à travers mes volets.

Un hibou hulule

une chanson qui effraie

mon moi intérieur

 

Tout au fond de mon lit sous la couette je me sécurise. Je pense au monde extérieur qui s'assombrit éclairé par quelques étoiles. Ponctuation du ciel aux couleurs sombres mes phrases s'intercalent sur cette page éphémère. Derrière mes paupières, le livre de ma nuit s'ouvre doucement.

 

La tête lourde

Sur l'oreiller de plume

part en voyage

 

Les volets claquent au dehors, la pluie joue du balafon sur les tuiles, le vent l'accompagne par un sifflement strident. Je me laisse aller, je m'enfonce dans ce monde irréel. Je sombre dans un inconscient avec comme tout bagage, les vers du poème de Rimbaud.

 

Le silence dort

La parole s'en est allée

le rêve m’entraîne

 

J'emprunte les chemins qui me font découvrir des paysages merveilleux. Films qui se projettent sur l'écran blanc de mes nuits. Ma respiration donne le rythme à mes images, je suis bien, je ne veux pas me réveiller.

 

Le jour se lève

Le soleil joue avec moi

je dois m'arrêter

 

***

Le jour se lève

Le soleil joue avec moi

je dois m'arrêter

 

De rêver, de me laisser porter par les mots qui se bousculent dans ma tête. Le mieux c'est de me perdre, entre le jour et la nuit ou les rêves font place aux surprises de se retrouver là. Pourtant, c'est alors que le voyage commence, mon regard retrouve le livre qui, dans son écrin de cuir, m'ouvre les portes vers le voyage interrompu par le rayon de lumière qui est venu éblouir l'écran blanc de ma nuit.

 

Voyage en solitaire

sur la musique des vers

Sur le chemin au hasard

je me laisse aller je m'égare

bercé par les mots de Baudelaire

de Rimbaud deux contestataires

je me perds au détour d'une page

emporté par une rage

de lire sans m'arrêter

les mots que j'ai peur d'oublier

qu'il est doux de partir

juste dans la tête quelques sourires

les yeux grands ouverts

je lis à haute voix leurs vers

qui m’entraînent dans un tourbillon

vol nuptial d'un papillon

qui vient un instant éphémère

mourir à la lumière

le jour emporte mes rêves

juste le temps d'une trêve

je prends doucement rendez-vous

ce soir mes mots je suis à vous

***

je prends doucement rendez-vous

ce soir mes mots je suis à vous

 

 

Comme un voyageur, je vois je cherche je me refuse d'être un simple touriste à qui on fait voir le monde à travers une loupe qui grossit et estompe la beauté.

 

Je préfère laisser les mots s'envoler

et le vent emporter mes phrases

je regarde le soleil se coucher

je conserve en moi ce moment d'extase

 

Je m'endors emporté par le bruit des vagues. Ma lecture m'accompagne au delà du soir, je suis un voyageur je vois les doux paysages de mon imaginaire.

 

Demain je serais peut être loin

de ce livre j'en aurais écrit le point

emporté par son parfum en devenir ivre

je refuse que quelqu'un puisse me suivre.

 

Au-delà du temps demain sera un autre jour pour de nouvelles aventures dans ce monde de la littérature, pourtant.

 

Ce matin je me suis réveillé

Pas très bien un peu angoissé

Je n’avais plus de mots ni de phrases

Mon cerveau était vide table rase

 

Un vent de panique en moi s’est levé

Pas possible je suis en train de rêver

Cette nuit quelqu’un est venu me voler

Voyelles consonnes et verbes conjugués

 

A qui j’allais pouvoir porter plainte

Pourra-t-on les retrouver

Les mots n’ont pas d’empreinte

Ils sont parfois si légers

 

Il fallait que je me débrouille

Je mis au point un plan d’attaque

Surtout il ne fallait pas que je craque

Dans les moindres recoins je farfouille

 

Devant moi le vide le néant

Je commençais à perdre courage

J’aurais pu trouver une image

Qui m’aurait dit prends le temps

 

Quand sur une étagère

Tout au fond de mon cerveau

Quelques lettres sous un peu de poussière

J’ai essayé de faire un mot

 

Quatre voyelles trois consonnes

Rien mon esprit se chiffonne

De colère je les ai jetés

Et devant mes yeux émerveillés

 

Elles s’étaient dans l’ordre rangé

Je pouvais lire sans problème

J E T’A I M E

Mes lettres je vous avais retrouvées

Ce soir je vais à nouveau voyager

_____________________________________________________________________________________

 

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Rédigé par Bernard

Publié dans #Voyage

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Publié le 27 Mars 2018

Il faut viser la lune, car même en cas d'échec on atterrit dans les étoiles. Les mots, porte ouverte aux rêves dans la nuit s'écrivent sur les rayons de lune qui filtrent à travers mes volets.

Un hibou hulule

une chanson qui effraie

mon moi intérieur

 

Tout au fond de mon lit sous la couette je me sécurise. Je pense au monde extérieur qui s'assombrit éclairé par quelques étoiles. Ponctuation du ciel aux couleurs sombres mes phrases s'intercalent sur cette page éphémère. Derrière mes paupières, le livre de ma nuit s'ouvre doucement.

 

La tête lourde

Sur l'oreiller de plume

part en voyage

 

Les volets claquent au dehors, la pluie joue du balafon sur les tuiles, le vent l'accompagne par un sifflement strident. Je me laisse aller, je m'enfonce dans ce monde irréel. Je sombre dans un inconscient avec comme tout bagage, les vers du poème de Rimbaud.

 

Le silence dort

La parole s'en est allée

le rêve m’entraîne

 

J'emprunte les chemins qui me font découvrir des paysages merveilleux. Films qui se projettent sur l'écran blanc de mes nuits. Ma respiration donne le rythme à mes images, je suis bien, je ne veux pas me réveiller.

 

Le jour se lève

Le soleil joue avec moi

je dois m'arrêter

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Rédigé par Bernard

Publié dans #Voyage

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Publié le 27 Mars 2018

                                                       A mon étoile

                                                       La nuit est si brillante

                                                       Un regard suffit

 

                            Si tu t'emmènes avec toi, me dit mon amie,

                            Fais moi confiance, c'est la pleine lune, elle est toute à nous

                            Partons à l'aventure, enfin presque !!

                            Nous les grandes voyageuses, point de lunette

                            Un regard intérieur nous entraîne loin d'ici. 

 

                                                       Des étourneaux peinent

                                                       Le paysage nous ravit

                                                       Le soleil chauffe

 

                            La route semble courte, Pinocchio nous amuse

                            L'Italie et ses peintures nous font rêver

                            Une halte, cette église est ancienne

                            Respectons les anciens et poursuivons le chemin

                            Oublions la ferme son cheval blanc et son chien bienveillant.

 

                                                        Le lac nous attire

                                                        Et le soleil s'y renvoie

                                                        Odeur, couleur soient

 

                             Que l'atmosphère est calme, c'est dépaysant

                             Des vaches, du lait, du fromage, Gruyère nous attend

                             Charlot s'impatiente, alors cette photo!

                             La hauteur attire mon amie à 2000 mètre, le MOLESON

                             La chambre se nomme " Bonheur "!

                             Et Turin nous enchante avec les statues des 4 saisons.

 

                                                         Festival de jazz

                                                         Le château est une époque

                                                         Les étoiles sont là.

 

***

La Traversée de KEUKENHOF   ( Parc Floral à Amsterdam )

 

                                                          En route, si on s'emmène toutes les deux

                                                          Pourquoi ne pas se perdre dans ses idées

                                                          Le chemin est tracé, la carte reste le mieux

                                                          Chemin faisant, les surprises sortent par ci par là.  

                                                          

                                                          Le camping pour se poser et se demander

                                                          Oh un chevreuil bondissant !

                                                          En nous coupant la route, nous regarde surpris

                                                          Un petit, puis un deuxième se dandinant

                                                          Que la forêt est belle, le soleil couchant

                                                          Nous dit au revoir et rit.

 

                                                          La route sera longue demain

                                                          Et si l'on se perd, l'astre du jour

                                                          Nous montrera le chemin

                                                          Bonne nuit mon amie l'éphémère nous dit bonjour !

 

                                                          Mon Dieu as tu vu où nous sommes !

                                                          On s'est réellement égarée dans le jardin du bonheur

                                                          Des tulipes à perte de vue, des cloches sonnent

                                                          Des chouettes perchées dans les hauteurs

                                                          Des vélos immobiles chargés de fleurs

                                                          Le monde du matin s'éveille

                                                          L'humidité nous enveloppe et pleur.

 

                                                          Les premiers visiteurs arrivent, la poésie du petit matin

                                                          Fait place à des éclats de voix surgissant

                                                          Les animaux et les fleurs sont plus malins

                                                          Partons vite, les moulins sont en mouvement.

 

                                                          Le voyage continue, sortons incognito

                                                          Les oiseaux s'envolent nous traçant le chemin

                                                          Ramassons les vélos et les sacs à dos

                                                          Un petit creux se fait sentir et nous tient.

 

                                                          Des allées cheminent le long d'un cours d'eau

                                                          Maman canne sort de son lit

                                                          Mon amie dit " bonjour les oiseaux" !

                                                          Au bout de la route la ville apparait

                                                          Ouf, je pensais que nous n'arriverions jamais.

 

                                                          L'ambiance est festive, la ville accueillante

                                                          La lune dit au revoir au soleil, riante

                                                          Et la vie des humains reste bienveillante.

 

                                                          Amsterdam nous a réjouit

                                                          Les moulins, les canaux, les tulipes

                                                          Les nuits rouges nous éblouissent

                                                          Merci pour ce voyage, mais pas de cannabis. 

 

 ***

Le voyageur voit ce qu'il voit, le touriste voit ce qu'il est venu voir

 

                                          Les voyageuses que nous sommes ont hésité

                                          Les Beaux de Provence ou une escapade à Paris

                                          Je sais rien à voir, mais c'est parti !

                                          Nous ferons les deux promis.

 

                                          Paris, je revendique, c'est unique même sous la pluie

                                          Des souvenirs remontent à la surface

                                          Une, non deux larmes coulent sur mes joues

                                          Trois jours c'est court, photos floues

                                          Tu marches trop vite, je te suis

                                          Déjà le départ, il faut faire face.

 

                                          Le touriste voit cette ville splendide, ses monuments

                                          Le voyageur s'implique à s'immerger

                                          Dans l'atmosphère d'un recoin, prudent

                                          Mais curieux et passe des moments

                                          Aux souvenirs impérissables, démasqué.

 

                                          J'ai réservé dans un petit village à MAUBEC

                                          La vue, la vie c'est la campagne, c'est perdu!

                                          Mais  non, regarde, sens, respire, qu'en dis-tu ?

                                          Le chat ronronne mais reste prudent

                                          Les tortues hibernent ce matin il fait un peu froid

                                          Demain nous visiterons les BORIES, je crois.

 

                                          A première vue c'est une grande roue à eau

                                          Oui mais en regardant de plus près

                                          Les voyageuses que nous sommes, nous faufilons

                                          Dans les antres de la galerie et voyons

                                          L'histoire millénaire de cette invention, c'est beau

                                          "Le Papier" immerge victorieux. 

                     ***     

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Rédigé par Dominique

Publié dans #Voyage

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Publié le 26 Mars 2018

Rédigé par Gérald

Publié dans #Voyage

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Publié le 26 Mars 2018

Nous quittons a Arezzo, l’autoroute Firenze / Roma. Une route secondaire nous accueille et doit nous conduire chez l’habitant, près du village de Montalcino en Toscane où notre gîte est retenu.

 

Nous traversons une série de collines en pente douce recouvertes de vignobles qui s’étendent à perte de vue.

Nous arrivons à un carrefour sans aucune indication. Quelle route choisir ?

A gauche ? A droite ? J’arrête la voiture et décide de consulter la carte routière.

Il fait chaud, les vitres sont ouvertes et un air de musique classique arrive jusqu’à nous.

Je pense :

Aah enfin ! Voilà une maison et quelqu’un qui pourra nous renseigner.

Je tourne la tête dans tous les sens, de face, de dos, sur les côtés : rien ! Aucune habitation.

A perte de vue, collines avec des alignements de vigne bien alignés. Le fameux « Brunello di Montalcino ».

Mais quel est ce mystère ? D’où vient cette musique ?

Allons ! Il faut choisir. D’après ma carte, je prendrais la route de droite.

Bon choix. Passé la deuxième colline nous apercevons le village et rejoignons facilement notre gîte.

 

Accueil chaleureux de notre hôte qui nous aide à décharger nos affaires.

Cela me met en confiance et je l’interroge sur le mystère de cette musique en plein champs.

Aah, oui ! me répond-il avec un sourire, c’est la musique pour le Brunello notre vin !

Les vignerons d’ici installent des haut-parleurs qui diffusent de la musique classique pour bercer les vignes !

 

Face à mon air surpris, il continue :

Vous savez, c’est indéniable que le vin apprécie ! Si, Si ne riez pas, c’est scientifiquement prouvé !

Mais attention il y a une méthode à respecter !

Au début, quand les grappes naissent, c’est de la musique douce qu’il leur faut.

Durant la croissance, de la musique classique, con tenerezza (tendresse), con allegrezzo (allégresse).

Puis à la maturation, les grandes œuvres appoggiato (appuyé), accentuato (accentué). Vous comprenez ?

Il poursuit :

Ici c’est une terre d’émotion, mais le travail dur nous connaissons aussi !

Vous savez, je vais vous dire :

Si une année, le vigneron juge indigne une récolte, et bien, malgré tous les efforts fournis, cette vendange ne sortira pas de la cave.

Chaque fois on recommence tout à zéro et toujours ce doute « espérons que ça prendra ». Et quand ça prend, nous vivons des moments de grande joie.

Notre hôte termine par :

La musique adoucit les mœurs, alors pourquoi pas la qualité du raisin ?

 

Que penser de ces artisans de l’innovation ?

Une référence ? Un mirage ? Une béquille originale ? Une attention particulière de ces vignerons auprès de cette vigne si vieille ?

Pour nous, un rêve, une surprise ...

 

Le lendemain nous quittons notre logeur et nous empruntons une autre route de Toscane.

Les cyprès majestueux organisent le paysage. Au détour d’un virage, les oliviers s’étalent, pliant sous le poids de leurs fruits.

Ici, sous un ciel d’azur, traversé par un galop de nuages d’altitude, le calme règne.

Nous arrivons à Castiglione d’Orcia. Le regard porte jusqu’à la place centrale. Nous nous arrêtons. Au centre, la statue en bronze du Condottiere à cheval avec son épée orientée semble ouvrir une brèche dans la barrique de la cave située en face.

Nous sommes assis sur un petit mur de pierre hors d’âge. Notre esprit se laisse transporter, comme ces nuages, par un souffle de bien-être vers cette harmonie.

 

Ici nous sommes au pays du Chianti « Gallo Nero » et nous avons laissé derrière nous le « Brunello de Montalcino »

 

Me reviennent en mémoire des vers de l’infini de Leopardi, je ne suis pas sûr de leur traduction exacte :

« J’ai toujours aimé cette colline

Et de tous côtés ces haies dociles

Habillant l’espace d’une profonde paix

Qu’on vient admirer »

 

Que dis-tu ?

Rien, je rêve à voix haute !

 

Il est temps de rejoindre l’autoroute vers Rome.

 

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Rédigé par Gérald

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Publié le 26 Mars 2018

 PROJET VOYAGE - Atelier n°3
  • CITATION

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles.
Oscar Wilde

  • LECTURE :   HAÏBUN "RANDONNÉE PARESSEUSE" de Nicolas LEMARIN

RANDONNÉE PARESSEUSE

 

 

À fleur de paupières

un soleil trop blanc, buvard

de l'étendue bleue .

 

Face à la lumière je ne marche plus la tête haute. Je vais bifurquer pour rejoindre la forêt. Je me retrouve dans l'ombre d'un sous-bois.

Quelques pinceaux de soleil argentent le tronc des pins et empoussièrent le vert des chênes.

Un peu plus loin, à claire voie, je croise de grands arbres morts couchés, aux branches de craie. Je continue à découvert sur un large chemin blanc de pierres concassées.

Le métronome de mes pas, ponctué de chants d'oiseaux, orchestre mon plaisir d'avancer.

La douceur de l'air, comme la lumière, participe à mon souffle qui reçoit ce qui l'entoure sans autre attente que son rythme.

 

Un Coucou dresse

des barreaux de silence

jusqu'à ma hauteur

 

La densité du petit bonheur qui m'envahit me laisse imaginer, qu'après tout, seule compte l'avancée et que le paysage importe peu. Je cherche simplement à cautionner d'une pause contemplative cette heure calme, interminable entre les pins, sans horizon, ni perspective.

 

J'arrive au flanc d'un à pic dégagé.

Je m'assoie sur le talus pour mieux ressentir la vue qui incite à une jouissance pure.

Sous l'unité moussue de la forêt des palettes d'arborescences dansent autour de la géométrie des vergers.

Plus bas les aplats mauves et dorés de quelques champs jouent à saute mouton entre les sillons du soleil et les vagues d'ombres tombées du ciel.

En face, sur l'arête d'une montagne la silhouette d'un arbre se balance comme projetée sur un drap bleu.

 

Le ciel parle à l'âme avec son alphabet de nuages pommelés.

 

Oreiller d'herbes

mes cils dans les nuages

sieste heureuse

 

Un vol de corneilles froisse ma méditation de ses croassements aigus.

Le soleil penche à l'ouest, je dois prendre le chemin du retour.

Je commence à ressentir un léger effort. Quelques papillons existentiels commencent à butiner mon plaisir.

Je sifflote pour les disperser.

La lenteur de mon avancée m'aide à écraser l'urgence d'être et je ne sais plus si le bruit de mes pas me précède ou me suit.

 

Je me sens si bien que la paresse de mes ressentiments me fait sourire au chasseur que je croise.

 

Presque de l'empathie

pour ce chasseur qui n'a pris

qu'un bouquet de thym

***

  • ÉCRITURE :

En poème ou en prose, écrire une nouvelle étape de votre voyage en tenant compte du propos de la citation.

Proposition d’écriture :  Le haïbun... ou une ébauche de haïbun à glisser dans la narration.

"Le haïbun est une composition littéraire dans laquelle prose et haïku se mêlent en une brève narration poétique d’une expérience réelle ou imaginaire.
Le haïbun peut prendre souvent, mais pas exclusivement, la forme d’un récit de voyage..."

 

Plus d’explications ci-dessous :

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Voyage

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Publié le 24 Mars 2018

Je devais partir en voyage avec « l'homme de ma vie » ! De vie j'en ai encore une mais d'homme plus. Un soir de pleine lune il m'avait dit qu'il partait pour une destination inconnue, même de lui.

Avant il aimait me répéter « les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues… (Je savais que ces lignes étaient de Joseph Kessel mais je faisais comme si)....

Et puis : je nous voyais déjà « connaître la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l'étourdissement des paysages et des ruines, l'amertume des sympathies interrompes. Mais contrairement au héros de Flaubert (l'Education sentimentale) nous ne revînmes pas puisque nous ne partîmes pas.

Où aller pour mes vacances ?... je n'avais qu'un petit pécule, pas de voiture.
Allongée seule sur mon lit, j'entendais la pluie frapper fort sur les carreaux de la fenêtre, ma valise était ouverte sur le sol ; la remplir mais avec quels vêtements ? Froids pour les neiges du Kilimandjaro, chauds pour le Taj Mahal.… ajouter une boussole pour me diriger dans le désert de Gobi ?

Fatiguée je m'endormis.

La sonnerie de mon réveil me ramena à la banale réalité.
Au boulot, je vécus un réel cauchemar : tous les clients du magasin avaient le teint hâlé. A les entendre ils avaient tous eu un temps merveilleux. Il étaient allés aux quatre coins du monde...

Il faut que je me décide. Il ne faut pas que je fasse l'affront à Leon Blum de ne pas prendre mes congés payés...


Rentrée chez moi je mis l'index sur la mappemonde posée sur ma commode : le hasard avait l'air de me suggérer d'aller à Leningrad. Demain j'irai donc dans une agence « Nouvelles Frontières » retenir mes billets d'avion et l'hôtel.
Rassérénée et après un petit clin d’œil à mes petites poupées russes posées sur ma table de chevet et qui m'accompagnent chaque nuit dans mon sommeil depuis mon enfance je m'endormis.
Le lendemain Nouvelles Frontières étaient fermées. J'y retournerai demain, me dis-je.

Le soir suivant, en attendant de trouver le sommeil, je me plongeai dans le livre d'E. Schmitt « La Nuit de feu ». A la page 41, je lus « à quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi, c'est d'âme qu'il faut changer non de climat (Sénèque) ». Le livre me tomba des mains.

Lors de mes voyages précédents, je m'étais toujours emmenée avec moi. Alors, comment entreprendre un voyage sans moi ? J'étais tellement perturbée - car comment partir sans moi – que je décidai de ne pas partir. Je ne voulais pas me séparer de moi, j'étais une entité. A l'extrême je voulais bien changer de « gueule » avec l'aide d'un lifting mais me séparer de moi il n'en était pas question.
Quelques jours plus tard, lors d'une rencontre inopinée, mes amis qui me croyaient tous partie, me demandèrent ce qui m'arrivait .
J'essayai de leur expliquer que je n'avais pas voulu me séparer de moi mais mes amis qui ,d'évidence n'avaient pas lu le livre d'E. Schmitt, me regardèrent avec un air interrogatif. C'est difficile à expliquer ajoutai-je mais ce soir je vous enverrai par mail la page 41 du livre « la nuit de feu ».
Néanmoins ils insistèrent pour que je parte avec eux au pont de la Pentecôte : « tu pourras t'emmener avec toi », ajoutèrent-ils malicieusement.
Quelques jours plus tard je fis ma valise pour les rejoindre mais je laissai le livre d'E.Schmitt sur la table de nuit.

En rentrant je le donnerai à la bibliothèque Nucera.

 

Un ovni vint me rendre visite une nuit

Effarouché je refusai de le suivre

J'ai fui l'aventure

 

***

 

 Un soir de cafard, je suis allée me perdre dans une boîte de nuit. J'y ai rencontré un garçon prénommé Achille . Peu de temps après je l'ai suivie en Grèce par bateau.

 

Ligne d’horizon

tracée avec un crayon blanc

feuille sans marge


Il m'a emmenée au cimetière des éléphants de l'île où nous nous trouvions pour m'avouer qu'il me trompait. Que pouvais-je faire ?

Matelas d'idées
tête dans le vaste cosmos
rêves meurtrier
s

 

Lui entailler son talon d'Achille ? Le plonger dans le Styx ? Je déraisonnais. J'allais partir et le laisserais sans papier, sans argent. Il deviendrait un va nu-pieds !

En fin d'après-midi je rentrai à la chambre. Il était parti sans tambour ni trompette, avec ma valise, mon sac à main où j'avais rangé papiers, argent, carte bancaire... Comme dit le proverbe « est pris qui voulait prendre ».

Je ne savais pas nager, je ne savais pas voler. J'allais apprendre.

 

***

Bien sûr je suis revenue raisonnablement par bateau..

Les mois ont passé et un soir que je feuilletais un cahier sur lequel j'avais retranscrit proverbes et citations ; deux ont retenu mon attention :

 

  • Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle ! » (Paulo Coehlo)

  • en route, le mieux c'est de se perdre. Lorsqu'on s'égare, les projets font place aux surprises et c'est alors, mais alors seulement, que le voyage commence (Nicolas Bouvier).

 

Sans hésitation, sans réflexion, sans destination précise, je suis partie et je me suis perdue si vite que le voyage n'a pas commencé. Heureusement, si je puis dire, personne ne m'attendait contrairement à Ulysse pour qui Penelope tricotait.

 

Je me suis retrouvée dans le fossé

au fond duquel il y avait un vélo
me prenant pour Jeannie Longo

je l'ai enfourché

au même moment j'ai vu

des cyclistes, qui participaient sans doute au tour de France,

passer à toute allure

j'ai voulu en être et ce jusqu'à Paris

avec passion j'ai suivi le peloton

mais celui-ci m'a vite semée

découragée je me suis allongée

dans un champ de coquelicots

personne n'est venu en cueillir

alors je me suis endormie

au petit matin le beuglement des vaches m'a réveillée

j'en ai trait une pour boire son lait

le fermier a porté plainte pour abus de biens sociaux

je fus jugée en comparution immédiate

l'avocat commis d'office fut brillant

et le tribunal m'acquitta

c'était l'été, les vacances

mon avocat et moi sommes partis à l'aventure

sa voiture est tombée en panne sur un chemin vicinal

nous continuâmes à pied
et c'est ainsi que notre voyage a vraiment commencé.

 

***

Le voyageur voit ce qu'il voit, le touriste voit ce qu'il est venu voir

Gilbert Keith Chesterton

 


Qu'étions-nous au juste ? voyageur ou touriste ? Nous aurions été bien ennuyés si Gilbert Keith Chersterton nous avait posé la question. Plutôt le premier car il est dit que « le bon voyageur n'a pas d'itinéraire et n'a pas l'intention d'arriver » ! pas de fanfaronnade tout de même.…

Il commençait à faire sombre dans ce chemin vicinal bordé d'arbres plantés là comme des sentinelles au garde-à-vous m'imaginais-je. Mon avocat, appelons-le Paul, faisait grise mine, il devait avoir comme moi l'estomac dans les talons.


La nuit et une forte averse se mirent à tomber, nous mîmes nos K-way mais ne tardâmes pas à être trempés comme des soupes. Paul avait un visage long comme un jour sans pain.
Nous n'eûmes d'autre solution que de nous allonger dans le fossé, serrés l'un contre l'autre et nous dormîmes du sommeil du juste. Nous en fûmes les premiers surpris.


Soudain au petit matin nous vîmes les phares d'une voiture. Le conducteur nous prit en stop, Paul sur le siège arrière, moi sur le siège avant. Il lui proposa de le déposer devant un garage pour qu'on puisse réparer sa voiture et à moi de me faire visiter Rouen, la ville aux cent clochers située à une vingtaine de km. Il lui donna son n° de téléphone pour qu'il puisse nous rejoindre sa voiture réparée et nous nous séparâmes donc. Coquine, je ne lui dis pas que j'y avais passé mes jeunes années.


Entièrement rénovée Rouen est une ville magnifique. Nous admirâmes en particulier l'abbatiale Saint-Ouen, la prestigieuse cathédrale bien sûr, le gros horloge, la place historique du Vieux-Marché où, comme chacun sait, Jeanne-d'Arc fut brûlée par ces barbares d'Anglais.

 

Nous terminâmes par le musée des Beaux-Arts dont la collection, l'une des plus prestigieuses de France, rassemble peintures, sculptures, dessins et objets d'art de la fin du Moyen-âge à nos jours. Les plus grands maîtres composent un parcours exceptionnel : Véronèse, Caravage, Rubens, Vélasquez, Poussin, Fragonard, Ingres, Géricault à qui une salle galerie entière est consacrée, Delacroix, Modigliani, les frères Duchamp… Rouen possède d'ailleurs la plus grande collection de tableaux impressionnistes hors de Paris, avec nombre d’œuvres très célèbres de Monet et Sisley.

Martin, mon nouvel ami, avec mon accord, téléphona à Paul pour lui dire que nous passerions la soirée ensemble et qu'il me raccompagnerait chez moi. Je n'étais pas très fière mais il faut bien que jeunesse se passe.


Nous roulions vers la Bouille quand nous fûmes arrêtés par les gendarmes pour contrôle de papiers. Martin était au volant d'une voiture volée. Il fut arrêté et dans un panier à salade nous rejoignîmes le commissariat le plus proche. Je fus placée en garde-à-vue. J'appelai Paul au secours qui sans rancune vint me faire libérer.


Nous prîmes le chemin de retour dans sa voiture réparée et depuis nous ne nous sommes plus quittés.

 

F I N

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Rédigé par Françoise

Publié dans #Voyage

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Publié le 21 Mars 2018

Rédigé par Nadine

Publié dans #Voyage

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Publié le 21 Mars 2018

Les mots m’entraînent et je me pose mille questions.

 

A quoi sert de voyager solitaire

emportant au fond de ses poches ses soucis

Laisse sur la table ton bréviaire

là, ici

 

change les affres de ton âme

embarque pour partir prends les rames

sur le fleuve jaune qui t'emporte

ferme la porte

 

Sort doucement de ta solitude

oubli d'un coup toutes tes habitudes

Emmène que le meilleur de ton toi

tu seras roi

 

A quoi sert de partir en voyage

si l'on emporte qu'un simple bagage

celui de notre moi pas très sage

qui nous fait souffrir

 

Abandonne sur le bord de la route

tes préoccupations tes ennuis tes doutes

ouvre grand tes yeux vers un nouveau monde

La terre est ronde

 

Emporte juste pour passer le temps, ton cahier d'écolier. Tu écriras à l'encre bleue tes histoires de voyage qui un jour feront rêver celui qui te lira.

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Rédigé par Bernard

Publié dans #Voyage

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