reves

Publié le 13 Octobre 2020

 

Toujours rêver pour s’échapper d’un monde réel qui ne nous convient pas.

De la méchanceté envahissant les cerveaux détraqués, l’utopie serait le juste retour des choses, comme le renne, que ce chasseur pensait avoir tué, mais seulement blessé, qui se retourna contre son agresseur et l’empala de ses bois.

On ne fait pas justice soi-même, mais la nature peut, elle, sournoisement se révéler, non pas méchante, agressive, mais juste, après un mal, un mal créé par l’homme.

Une aventure chimérique, complètement irréalisable, mais pourtant tenaillant l’esprit, les tripes, un monde heureux…

Cela n’existera jamais, Dieu a créé le bien, mais le Diable veillait en partant de la pomme, ce fruit défendu se retrouvant dans Blanche Neige et la sorcière. Dans Guillaume Tell, risquant quand-même la vie de son fils avec son arbalète… et d’autres.

Il y a des choses, des mots, des paroles réconfortantes, prononcés dans l’espérance d’un réconfort moral, c’est une utopie à moins d’être psy, un mal de soi restera ….

Les rayons du soleil levant transformant les gouttes de rosée en pierres Précieuses sont une utopie, non c’est de la poésie.

                                                           Oh toi poétesse

                                                           Capable de transformer

                                                           La vieille chimère.

                                                           Pour nous écrivains

                                                           Nous seuls voyons l’irréel

                                                           Ou l’imaginer…

                                                           Triste celui qui manque d’imagination

                                                           Peindre, écrire, chanter ou voyager en rêve.

                                                           Voir la nature s’éveiller, révélation

                                                           La vie ne s’Imagine pas, elle est réelle brève.

 

On ne peut pas se mettre à la place de quelqu’un sans ambition, il ne rêve pas, ne s’imagine pas ailleurs, pourquoi le ferait-il !

Parfois, une citation, un regard, un geste intentionnel ou non peut nous faire partir dans un autre monde irréel, l’espace d’un moment qui s’avérera exceptionnellement beau excitant, une utopie, une chimère mais qui fait du bien et oublier ses peines, lesquelles sont souvent des larmes intérieures qui sont pires que les autres, d’ailleurs qui font plus mal.

Le rêve passager d’une mélodie Triste qui fait mal aux oreilles, sans être maso s’enfoncer dans l’irréel d’une forêt, d’un lac, rechercher l’absolu calme, se sentant une autre l’espace d’un moment.

L’évasion est une utopie éphémère…..

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 13 Octobre 2020

 

 

Quel est ce monde idéal

Où le bien a vaincu le mal

Les hommes vivent heureux

Seul ou deux par deux

 

Plus de haine

Plus de peine

Le rire des enfants

Se conjugue au présent

 

Sur la palette les fleurs

Ont pris un ton bonheur

L’amour et l’amitié

Sont partout exigés

 

Plus d’argent et de richesse

L’or est devenu caresse

Tout nous appartient

Aujourd’hui et demain

 

Je marchais dans mon rêve

Le monde m’a accordé une trêve

Il a un instant stoppé sa ronde

Plus de guerre, plus d’orage qui gronde

 

Je marchais dans ma nuit

J’écoutais les battements de ma vie

Je ne suis qu’un grand utopique

A croire à ce monde magique.

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 13 Octobre 2020

Au fond du salon équilatéral du château,

ses paluches fangeuses couraient

sur le clavier du piano à queue.

 

Le La se cassa la voix.

 

L'ongle de son majeur droit s'enfonça

du côté du noir mal nettoyé de la lunule

pour écraser le ton et bloquer le son.

 

L'artiste resta comme ça, là, le temps d'une demi pause.

 

Puis après, fatigué du bruit électrique,

de sa main, l'autre, de toutes ses forces,

il souleva le poids mort du doigt

pour le poser sur sa bouche.

 

Le La botta en touche.

D'exemple, il s'en lava définitivement les mains.

 

Pour montrer son désaccord,

Il continuera à faire des crasses

aux pognes sales du pianiste

qui courent encore sur la clavier

au fond du salon équilatéral du château.

 

Dany-L


Une histoire graveleuse mais chacun contraste comme il veut et où il souhaite.

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 13 Octobre 2020

Hier je suis allée chez mon psy pour la première fois

avec une question précise dans la poche droite de mon cerveau,

pour ne pas l'oublier.


Souvent, dans celle de gauche

je mets cinq raisins secs de Corinthe

pour mon goûter de quatre heures.

 

j'aime bien ces poches.

 

Elles ferment comme des boîtes à gants.

Elles sont étanches à la pluie

malgré les idées humides qui peuvent remonter du fond des yeux.

Elles isolent chacun des bruits qui rabattent les oreilles

sauf ceux qui tombent dans les pavillons des sourds.

 

ça sonne.

Quatre acouphènes.

Excusez moi.

 

Un scanner du psy directement de la poche pochette

de son cerveau, arrive dans mon hypothalamus.

Quelle élégance cet homme sur cette photo.

Je sens des vibrations interstellaires.

 

ça sonne encore.

 

Mais là, je rêve...

Serait-ce mon phone oublié dans la poche gauche de mon manteau ?

A moins que ce ne soit la droite ?
Je ne sais plus.

 

 

Dany-L

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 12 Octobre 2020

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Utopie

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Utopie

Je voudrais que pendant des millénaires
Toutes les frontières soient pacifiées.
Les mûriers étaleraient partout leur ombre,
Les blés s'étendraient à l'infini
Et l'on aurait plus jamais besoin de murailles.

Jie Qisi (XIIIe siècle)

Le mot utopie provient du latin moderne utopia, mot construit avec les mots grecs ou et topos, « en aucun lieu, lieu qui n’existe nulle part » ou avec les mots eu et topos, « lieu heureux ». D’abord titre de l’œuvre (Utopia) de l’écrivain anglais Thomas More, l’utopie est devenue un genre littéraire qui consiste à imaginer une société idéale, indépendamment de toutes les contraintes de la réalité.

LECTURES

Thomas More (1478-1535)

- Utopia (1516), un extrait

 

Jean-louis Aubert

- Un autre monde  (chanson)

 

Sei Shônagon

- Notes de chevet, extrait

 

 

ATELIER

Trois sujets au choix :

1) « U-topie » : en aucun lieu, mais avec matière à réfléchir, rêver, inventer, partager, scénariser, poétiser !

Racontez votre monde utopique. Créez ses langues imaginaires, ses essentiels nécessaires, ses règles choisies ou imposées

 

2) Racontez un projet utopique, une aventure chimérique, un rêve irréalisable. Vous pouvez aussi faire une liste de "Choses utopiques" à la manière de Sei Shônagon.

 

3) Écrivez quelques couplets d’une chanson où, vous aussi, vous rêvez d’un autre monde..

 

~~~

 

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 6 Octobre 2020

  • Il faut que je te raconte, j’ai fait un rêve.

  • Toi aussi ? Moi aussi, je vais te le raconter, tu me diras...

  • Triviale vicissitude ordinaire ! Je te dis, j’ai fait un rêve, tu m’interromps : moi plus, moi plus. Mais c’est moi qui ai rêvé le premier donc toi qui doit m’écouter. C’est ça l’amitié.

  • L’ami écoute son ami et toi tu ne veux pas m’écouter donc tu n’es pas mon ami, donc je ne suis pas ton ami.

  • Pas un ami ? Alors quoi ?

  • Un quidam !

  • Moi un quidam ? Moi qui ai la gentillesse de me promener avec toi, tous les jours que le bon Dieu crée. Tu es un drôle de coco !

  • Toi l’homme qui marche à mes côtés un curieux pèlerin.

  • Olibrius.

  • Bougre.

  • Bon, raconte plutôt que de brailler, tu fais peur aux moineaux.

  • Eh bien figure toi que je m’endors…

  • Plus pratique…

  • Plus pratique ?

  • Pour rêver ! Plus commode de s’endormir d’abord.

  • A peine les yeux fermés, je rêve que je rêve…

  • Deux en un, comme les lessives !

  • Un rêve, un mauvais rêve, des nuages noirs qui présagent… ils sont très bas, le présent est déjà le passé du futur, le futur, la mort…

  • Pas bête, mort, pas de réveil, pas de réveil pas de cauchemar.

  • Mais si je meurs comment me souvenir ? Sans souvenirs comment savoir que je suis mort.

  • Ballot, tu seras le seul qui ne le saura jamais !

  • L’idée me hante.

  • A quoi bon ! Si ta hantise te conduit à la mort change de hantise

  • Pas faux, illico j’arrête de rêver.

  • Et tu te réveilles en sueur.

  • Bien sûr que non, j’arrête juste de rêver que je rêve mais je continue à rêver que je suis éveillé. Tu comprends ?

  • Pas vraiment, pas tout, j’ai dû sauter une page, je crois rêver !

  • Justement tiens, faisons un rêve…

  • Pop, pop, non, sans moi. En fait quand tu soutiens m’accompagner en promenade tu te balades sur la route de l’onirisme.

  • Onirique onanisme des méninges !


 

  • Bou Diou, Lucien, réveille-toi, il est presque quatre heures, tu as fait de beaux rêves au moinsss.

(…)


 


 


 

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Rédigé par Hervé

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Publié le 5 Octobre 2020

 

 

  Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

 

Un magnifique sentier se présenta à moi, comme tracé au râteau dans un jardin japonais…

Des bandes de petits cailloux noirs et ivoire serpentaient dans un ordre tellement parfait qu’il m’interpella : quel jardinier, quel humain, avait pu réaliser un graphisme aussi idéal ? Comment céder à l’invite sans risquer de bousculer cette harmonie ?

 

Je décidai de me lancer.

A peine avais-je emprunté le chemin que j’eus l’impression de me déplacer au-dessus du sol : aucune trace de mes pas. 

D’abord étrange, puis jouissif.

Très vite, après la première courbe, la possibilité de bifurquer vers la droite : allons voir ?

Un massif de fleurs multicolores plantées en cercles concentriques se mit à tourner devant mes yeux. C’était séduisant… Mais, au bout d’un moment, ce spectacle me sembla monotone ; et surtout, il m’empêchait d’aller plus loin.

Ouf, il était possible de revenir sur le chemin principal dont je retrouvai avec soulagement le tracé serpentin.

 

Je pouvais de nouveau choisir, d’un côté ou de l’autre, une variante… Mais chaque fois que j’en essayais une, l’expérience tournait court, stoppée par ces massifs étranges, manèges perpétuels aux fleurs parfois éclatantes et joyeuses, parfois sombres et menaçantes.

 

Je décidai de continuer ma promenade sans plus quitter le tracé principal… De ce fait, la traversée du jardin s’acheva rapidement et je me trouvai devant une sorte de guichet .

A un personnage sans âge, tout de blanc vêtu, je demandai : « la visite s’achève-t’elle ici ? 

N’y a-t’il pas moyen de continuer ce chemin ? »

 

- « C’était votre choix, Madame. Pour qu’elle dure davantage, il fallait aller au-delà des apparences, accepter de vivre les expériences proposées, bonnes ou mauvaises. Là où vous êtes parvenue, on ne fait pas marche arrière. » 

 

J’étais abasourdie.

 

… « Plus de 10 000 nouveaux cas testés positifs ces dernières vingt quatre heures. On attend ce soir l’intervention du Ministre de la Santé. » Comme chaque matin, France Inter me réveilla !

Mon chemin de vie pouvait se poursuivre.

 

 

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Rédigé par Brigitte M.

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Publié le 5 Octobre 2020

 

 

 

   Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

Ah, ces cercles, ces ronds,

Pourraient-ils se convertir en escarcelles, en pognon ?

Cette ligne sinueuse, rieuse

Avec impasse, rien ne va plus,

Aux virages larges ou aigus,

Ces ronds de plus en plus s' entremêlent,

Se mêlent, se croisent, pêle-mêle.

D'un jaune canari à des mauves aigris,

Aux nombreux stops, prudence, ralentis !

Cette route : autoroute ou nationale,

Emprunte-la, vaille que vaille,

Va au bout de ton destin,

Nouveau départ ou est-ce la fin ?

 

Que t'inspire d'autre cette image ?

Des cours d'eaux, des rivages.

Vues du ciel, des huttes d'indiens,

De couleurs ou de tons vénitiens,

D'énormes tournesols,

Ou, tous identiques, des grands bols.

Et si de plus ton rêve,

En ces heures de trêve,

T'emmène te promener dans les cieux

Auprès de ces oiseaux au plumage chaleureux.

Prends garde, ô être orgueilleux,

De te retrouver au sol, dégringolé de ton pieu.

 

 

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Rédigé par Louis

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Publié le 2 Octobre 2020

 

 

 

  Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

 

Bulle de savon. Un ver, intrus.

À force d'avaler du raisin, une larve s'est installée au creux de mon colon.

Le parasite divague au gré de mes bifurcations. Un ver ambigu aux cils vibratiles, comme une petite échelle où s'enroule un code mystérieux.

Un gène qui fait des ronds dans l'eau, des bulles à foison... Il faut crever la bulle.

Ma semelle s'incruste dans le sol, creuse un sillon dans le sable humide. Des sphères lumineuses jalonnent l'horizon.

J'ouvre les yeux. Lové dans chaque sphère, un binôme côte à côte, Adam ou Eve, qui se répète à l'envi.

Le binôme peut devenir quartet ou plus..

Au loin le ciel vide, les arbres efflanqués, ginkgo biloba, aloe vera, baobab nu.

L'empreinte du pas s'alourdit, on distingue la cheville entièrement tatouée, une symétrie qui honore l'atmosphère, embuée.

Des haut-parleurs distillent un leitmotiv ultime, fixant les règles en vigueur..

Rassemblement déconseillé en architecture bétonnée, après phase d'irradiation aux ondes électro tecktonik.

Sus à l'extérieur.

Atmosphère lourde, pesante plutôt.

Regard inquiet, inquisiteur.

Open bar de l'errance. D'aucun se vautrent dans de vieux fauteuils sortis de l'oubli, hôtel, resto, banque...

Des sourire figés.

L'interdiction a touché de plein fouet les familles obligées de se désagréger, oubliant leur code génétique, bafoué par l'amalgame des ondes.

Des robots nouvelle génération rodent dans les rues, satellites désorientés, quelques circuits à nu. Presque risible.

L'intelligence artificielle disait-on.

Après la famille, au tour du travail de disparaître, source d'opprobre et de contamination.

Les ex-collègues se croisent sans se reconnaître.

Un monde nouveau. Des bulles de silence.

La musique évaporée aux abonnés absents. Les comédiens montrés du doigt.

Le ver se faufile, envahit le fruit de mes entrailles.L'alcool sauvera le monde.. on le trouve facilement, qui jaillit de source inconnue.

Manger solide relève du souvenir.

Éternelle perfusion des sens. Une litanie doucereuse qui infiltre l'esprit et s'y loge par mégarde.

La nouvelle religion supplante les vieux dogmes. Les regards frôlent l'abîme.

Deux ombres se frappent, hasard ou nécessité. L'alarme en éveil.

Mon index effleure une bulle protectrice, s'enfonce et la transperce, faisant jaillir des pétales de lumière phosphorescente, lucioles connectées au centre d'hypervision urbain.

Quelque chose cloche... Une voie trop bien tracée.

Casse-tête asiatique. Les plantes se meurent.

J'ai soif.. s'hydrater à tout prix.

Malheur.. perfusion bloquée.

Je régurgite le ver.​ Retour aux sources.

 

 

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Rédigé par Nadine

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Publié le 29 Septembre 2020

 

 

 

  Rêve des femmes de Kirstine Nangala Brown

 

 

 

 

 

Le vieil autobus s’essouffle, son moteur gémit. A travers la vitre le paysage défile.

Le chemin à rayures blanches et bleues serpente au milieu des dunes, des dunes concentriques, colorées, qui s’aplatissent dans un tapis sur lequel un lézard à rayures blanches et bleues, à dix pattes, sans queue ni tête, se tortille. Le tapis s’anime, bouillonne, fait des bulles, je brûle.

Le feu du soleil irradie le lézard pétrifié. Ses pattes s’allongent, ma tête explose.

Une grand-mère attrape le tapis. Dans ses mains, il devient couverture au crochet pendant qu’elle crochète à toute vitesse et crée de nouveaux soleils ; le lézard a un fil à la patte, moi aussi.

Je me débats, je tombe au centre d’un soleil-planète à anneaux. Encerclée, je tourne sur un disque bleu, saute sur un disque rouge, sur un jaune, change de manège. La musique de la fête fait exploser des bulles, libère un arc-en-ciel multicolore.

Un grand personnage tout maigre, à rayures blanches et bleues, m’attrape, me fait danser de ses dix bras. La valse tourbillonne, le lézard fait un clin d’œil. La grand-mère le chasse, elle cherche son crochet. La pelote de laine se dévide, le personnage à rayures blanches et bleues se détricote, je tombe dans une pelote de laine, ressort sur le chemin à rayures blanches et bleues qui serpente au milieu des dunes…

Le vieil autobus tressaille, moi aussi, réveillée en sursaut. A travers la vitre le paysage défile….

 

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Rédigé par Mado

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