reves

Publié le 3 Décembre 2020

 

« La Rêverie du Promeneur Solitaire » de Jean-Jacques, «  Les Feuilles Mortes » de PREVERT tombant doucement sur l’eau de la fontaine du jardin du Luxembourg, m’entraînent dans une sorte de rêve éveillé, une apesanteur.

                                                    Rêverie un mal

                                                    Petite lumière s’en va

                                                    Plume légère revient.


 

« La rêverie est le clair de lune de la pensée », disait Jules RENARD.

Je voudrais être un oiseau, découvrir des pays lointains, me dis-je, regardant ce groupe d’étourneaux formant de superbes dessins, denses et drôles.

                                                    Sarabande de BACH

                                                    Moineaux s’envolent, flocons volent

                                                    Voyages majestueux.


 

La rêverie peut être une malédiction, quand l’activité mentale de l’individu est chancelante, un avenir sombre, le Covid en est un élément déclencheur.

                                                    Légendes et contes

                                                    Échappatoire du réel

                                                    Yeux clos, page blanche.


 

Ô temps suspends ton vol et vous heures propices, suspendez votre cours… écrivait LAMARTINE. Je vole au-dessus de ma campagne où de simples souvenirs imprègnent à jamais ma mémoire.

Aujourd’hui les corneilles s’en sont accaparées.

Je prends mes pinceaux et un arc en ciel en surgit…    

                                                    Mon enfant danse

                                                    La rêverie de SCHUMANN

                                                    A tout jamais, LUI.


 

La rêverie, l’imagination, un souhait « avant de mourir », j’aimerais, pas une promesse mais une idée furtive…

                                                    Rêverie, richesse

                                                    La misère, son seul luxe

                                                    L’âme du pauvre, empathie.

 

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 3 Décembre 2020

 

Sur sa table de nuit,

le Ré veille,

on dirait une nounou,

sur le dormir de la demoiselle,

Le tic tac d'une note parmi tant d'autres.

 

Des volets ouverts sur l'aujourd'hui,

la belle regarde naître le jour

de son lit, toujours allongée.

 

Une alarme qui s'y colle

c'est un matin qui caracole

 

Au sortir de la sonnerie,

ses lève tôt se jouent dans les bleues

pendant que le soleil naît dans les rouges.

 

Complice, il lui dessine un V

comme Voyage.

 

Quand une utopie prend l'ascenseur,

la grille plisse en chimères.

 

Le sien est immobile.

Tout le monde le sait,

c'est certain, elle ne marche plus

et l'oubli fait désormais mémoire,

tout le monde le dit.

 

Pendant que

Le temps dépasse

le temps qui passe

la petite jouit de son rêve éveillé.

 

Elle est ailleurs

à l'heure où toutes les aurores se lèvent,

des matines naïves et rieuses plein les yeux.

 

Dany-L

 

Certains osent un légume, plusieurs se versent à boire, quelques uns s'agenouillent,

restent les Autres qui avancent.

 

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 3 Décembre 2020

 

Aurore, oh ma belle Aurore,

que ne vois-je

sur cette table de chevet

autre chose qu'un truc qui sonne.

Ecrase-le et lève-toi.

Il est l'heure.

 

Elle se lèvera aussi pour Dannnette.

 

 

Dany-L

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 1 Décembre 2020

RÊVERIES..

Rêverie : Activité mentale dirigée vers des pensées vagues, sans but précis (Larousse)

La solitude et le silence favorisent les plaintives rêveries. Le souffle du Zéphyr est tout ce qu'on entend sous ces ombrages silencieux. Si les rochers solitaires sont des confidents discrets, il m'est enfin permis d'exhaler le secret de mes peines.

Citation de Properce ; Livre I, élégie 18 (vers 25 av. J.-C.)

Haïbun : Forme littéraire d’origine japonaise, le haïbun combine prose brève et poésie brève.

 

Paréidolie : Une paréidolie est un phénomène psychologique, impliquant un stimulus (visuel ou auditif) vague et indéterminé, plus ou moins perçu comme reconnaissable.

 

 

LECTURE :

Randonnée paresseuse de Nicolas Lemarin

 

 

ATELIER :

Racontez, par un haïbun, une rêverie en y incluant une paréidolie.

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 1 Décembre 2020

 

 

Crépuscule rouge,

Tes ombres sombres s'allongent,

Et le bruit s'éteint.

 

Assise sur le vieux banc, je goûte la nuit qui monte. Dans le soir qui s’épaissit, une lueur se lève. Sa clarté nacrée irise le jardin, grimpe le long des arbres. Par-dessus la colline la lumière se rassemble en un grand disque clair.

 

Vol d'un ballon blanc

Sur le velours de la nuit

- La Lune sur le toit

 

La Lune gravit le ciel et dansent les ombres… Un arbre frissonne, moi aussi… quand, au vent léger, une souris brune s’envole sur un bruissement. Illusion ! Elle vrille sur elle-même, redevient une feuille morte à la longue tige-queue… Maintenant, tout se tait. Dans le silence immense des étoiles immobiles, c’est moi qui vagabonde sur un tapis de temps..

 

Minutes éternelles

Sur le temps qui m'échappe

- La Lune s’en va

 

Je la suis du regard. Elle croise peut-être quelques planètes cachées aux yeux des Hommes. Ne sommes-nous plus seuls ? Je rêve déjà de voisins bienveillants, d’échanges magnifiques entre toutes les Terres. Mon utopie divague… Que fais-tu de nos guerres, nos haines, nos murs, nos barrières ?

 

Sur terres et mers

l’humanité perdue se heurte

aux frontières de peur

 

Il me plaît d'effleurer des mondes empathiques peuplés d’êtres mystérieux, inimaginables. Ni faune, ni flore. Autres… Ils doivent ressentir des sentiments inconnus de nos cœurs… Comment concevoir ce dont nous n’avons aucune expérience ? Saurions-nous les comprendre ? Et eux, comment nous verraient-ils, ces ET de mon âme ?

 

Planètes lointaines

abritez-vous la vie des rêves ?

Question sans réponse

 

Sans réponse dans l’immensité. L’abîme devant ma solitude… et la célèbre phrase de Blaise Pascal tel un mantra : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie ».

Le bruit de ma voix brouille la nuit. Le ciel ruisselle doucement, comme un murmure rauque. Au loin, des animaux s’éveillent.

 

L'obscurité humide

Noie le jardin de rosée

- Le crapaud coasse.

 

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 1 Décembre 2020

Rêver

C’est oublier

La réalité

En se donnant un moment

De Liberté *

 

La liberté d’imaginer

De faire le monde à ma manière

D’organiser ma vie rêvée

La projeter dans la lumière

 

Toutes entraves pulvérisées

C’est un envol de l’espérance

Vers l’utopie de grands projets

Sur des chemins de belle errance

 

C’est voyager sur la mémoire

Sur les désirs, sur les secrets

Ouvrir les pages de mes grimoires

Et m’en nourrir pour exister

 

Et exulter de tout mon être

Sur ses ailes de liberté

Alors qu’assise à ma fenêtre

Je me promène sur mes pensées.

 

 

* Vers de Nadjet Taibouni

 

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Rédigé par Mado

Publié dans #Rêves

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Publié le 27 Novembre 2020

Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 27 Novembre 2020

Jean Viable est née dans une famille pauvre. Dans un quartier pauvre qui ne s'appelait pas encore cité. Il avait une sœur de cinq ans de plus que lui. Les parents étaient aux petits soins pour eux. Ils étaient heureux. Il avait des amis et grandit en bonne intelligence. Ils allaient au cinéma une fois par quinzaine alors que la plupart des autre familles c'était plus souvent. Plus grand il s'en aperçut et se confia à sa sœur. Elle lui expliqua que les revenus de la famille ne leur permettaient pas cette dépense supplémentaire. Il prit conscience de la valeur de l'argent et en aima davantage ses parents. Dès le cours préparatoire il s’intéressa à toutes les matières avec une préférence pour le dessin. Son instituteur l'encouragea à persévérer argumentant : 

«  Tu as un bon coup de crayon ».

En grandissant il s’intéressa aux voitures, à la mécanique, aux trains. Sa sœur avait fait des études de comptabilité, elle travaillait depuis six mois dans un bureau. Elle participait à son niveau aux dépenses de la maisonnée et le bonheur perdurait. Après son certificat d'étude Jean entra à la S N C F comme apprenti. Par son sérieux et sa facilité d’adaptation aux travaux de réparations sur les locomotives et wagons, il put rapidement évoluer, son salaire de même. Il assista à l'avènement du T G V. En plus de son travail, il continuait à dessiner et fit une maquette de l'aménagement d'un wagon de T G V. Il le montra à ses collègues de travail. Son contremaître vint se mêler au groupe, fut très intéressé par cette étude et demanda à Jean de la lui confier deux jours. Sans hésiter Jean accepta. Une semaine après il fut convoqué par un chef de projets dont le but était d'aménager aux mieux l'intérieur des wagons pour un meilleur confort des passagers. Il fut séduit par son croquis à part deux détails qu'ils réviseraient ensemble. Il l'entretint aussi d'un autre projet qu'il envisageait de soumettre à la direction : mettre en service un T G V de luxe avec couchettes, salle de restauration dans une décoration d'avant garde . 

«  Pouvez-vous me faire une première ébauche en gardant le secret avant de savoir si une suite sera donnée ? »

Jean possédait une bonne étoile qui continua à briller. Dans sa vie privée tout allait bien aussi. Il avait rencontré le grand amour, le mariage avait suivi, une petite fille était née deux ans après. Ils aménagèrent pas loin de ses parents, son épouse s'entendait très bien avec eux. Le monde de la décoration s'intéressa à ses travaux, Plusieurs commandes suivirent, il ouvrit un cabinet d'architecture, il décrocha la construction d'un immeuble à proximité de son ancien quartier, il réserva un appartement pour ses parents qui furent séduits car ils restaient en lisière de l'endroit ou ils avaient toujours vécu. C'était le bonheur parfait. Ses affaires prospéraient, il avait plusieurs dessinateurs sous sa coupe et de plus en plus de rendez-vous qui lui occupaient pas mal de soirées. Son épouse lui fit gentiment remarquer qu'ils ne se voyaient plus beaucoup, il lui promit d'y remédier. En fait, il était embarqué dans un tourbillon et était absent certains week-ends pour superviser des chantiers dans des capitales européennes. Sa femme devint de plus en plus pressante, et comme il ne réagissait pas, elle demanda le divorce. Il avait trop tiré sur la ficelle et même la chance s'était fatiguée. En plein désarroi, il prit la mauvaise décision, il s’abrutit dans le travail, devint taciturne, ses partenaires ne le reconnaissaient plus, il perdit des contrats, certains employés le quittèrent. En peu de temps tout l'échafaudage qu'il avait mis plusieurs années à construire s'écroula. En rentrant un soir après avoir beaucoup bu, il s'écroula sur le trottoir devant chez lui. Des passants alertèrent les pompiers qui le transportèrent d'urgence à l’hôpital où les médecins diagnostiquèrent un A V C. Plusieurs jours en clinique, des mois de convalescence et de rééducation car il lui restait des séquelles. Des difficultés pour se déplacer, sa jambe gauche étant déficiente. Le moral au plus bas, il prenait conscience que son ambition l'avait anesthésié. Les médicaments le tenaient dans une semi somnolence qui l’empêchait de réagir. Ses parents vieillissant lui rendaient visite souvent, quelques fois avec sa fille qu'il n'avait pas vu grandir. A leur dernière visite, il amena sa fille devant la grande baie vitrée et lui dit : 

«  Tu vois ce banc en bas à la lisière du parc, tu diras à ta maman que demain à quinze heures je l'attendrai là ».

Le lendemain, il y était bien avant l'heure dite. La pluie se mit à tomber sans qu'il réagisse, quinze heures quinze, quinze heures trente, toujours sur son banc, stoïque, trempé jusqu'aux os. Il regarda sa montre, encore cinq minutes ! Découragé, il avait mis tous ses espoirs sur ce rendez-vous, il se leva pour partir.

Une jolie brune arriva en courant, le prit par le bras, s'excusa en lui disant : j'ai été retardée par un embouteillage.

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Rédigé par Louis

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Publié le 25 Novembre 2020

 

*Moi je préfère prendre un bain, avec beaucoup de mousse s’il vous plaît, une mousseline légère pour rejoindre mon amoureux qui m’attend au salon et après je préparerais le repas !

 

-Mais enfin professeur qu’y trouvez-vous de particulier ?

-Vous ne voyez pas ce volume de la boite crânienne, ce front haut qui dénote une intelligence peu courante. Et ces chevilles, articulées pour une marche debout, pas pour grimper aux arbres !

 

*Oui, pour ce qui est de marcher, j’en ferais des voyages, de beaux hôtels, un passeport constellé de destinations prestigieuses, un permis de conduire international, une décapotable, les cheveux au vent, c’est comment le champagne déjà ? Bon on peut rêver non ?

 

-Ces squelettes à côté, des primates à n’en pas douter non, professeur ?

-Vous pensez ? Regardez ces osselets percés : des bijoux mon vieux ! Un collier, un bracelet peut être ? Il y a de la réflexion dans tout cela.

 

*Du travail d’amateur, cette équipe ne sait rien reconnaître. Ils n’ont rien compris. Mais c’est ma vie rêvée que je vous livre, hors de ce soleil implacable, hors de cette recherche incessante d’eau, hors de cette crainte permanente…

La belle vie, le calme, la douceur, les émotions ; Ah, oui, j’oubliais les bijoux :

J’aimerais bien un collier de perles, de belles bagues bien façonnées…

Hum ! Une à chaque doigt, ça ferait désordre, n’exagérons pas.

 

-Bon, on va rentrer professeur, on a assez travaillé aujourd’hui.

 

*Vous savez quoi monsieur le professeur ? Pour moi vous êtes un héros d’avoir imaginé tout cela, mais de nos jours vous êtes un héros dépassé, ceux qu’on n’écoute plus, pourtant…

 

Le soleil s’est couché dans un magnifique dégradé de couleurs. L’équipe se retrouve sous la tente-abri-bar au bord de la rivière Awash en Éthiopie orientale.

-C’est qui cette jeune femme élégante au bar ?

-Lucie, Mr Coppens !

-Lucie ? Une lointaine descendance alors.

- Oui, très lointaine !

 

 

 

 

Gérald IOTTI

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Rédigé par Gérald

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Publié le 22 Novembre 2020

 

Comme un peintre avec son carnet de croquis, installé dans un jardin, regardant les silhouettes défiler devant lui.

Un jour assis sur un banc face au kiosque à musique à Valence, (classé depuis monument historique), il imagine un petit violoniste aux cheveux longs jouant tout seul, il laisse échapper quelques notes légères, des fleurs, des oiseaux et puis plein de cœurs, une admiratrice l’écoute…

Quelques années plus tard le violoniste a laissé sa place au poète et l’admiratrice est devenue sa compagne Denise DAMOUR .

 « Nous Etions Nés », jeune rêveur au chapeau rond multipliant les audaces pour nous prouver son amour à son éternelle et coquette fiancée.

Raymond est heureux à 18 ans sortant de l’école supérieure des Arts Appliqués à Paris, l’avenir est à lui..

Rapidement illustrateur pour la presse, dessinateur dans une agence de pubs, des parfums « MOLINAR », décorateur de théâtre ……

A 22 ans, il se marie avec son amour d’enfance.

Tout cela est bien beau, nous avons inspiré des chansons, BRASSENS : « Les Amoureux Des Bancs publics », et d’autres !!, deux musées au Japon et un à Antibes.

Le tour du monde était pour notre image révélateur de l’Amour de la Saint Valentin..

Mais Papa avait oublié qu’une famille doit avoir un enfant .. cela nous manquait beaucoup, pourtant notre père a eu une fille, mais la paternité ne l’a pas inspiré.

A notre mariage deux bambins tenaient la traîne de ma femme, ils n’étaient pas les nôtres.

La vie n’enfante pas toujours, même les couples heureux.. Ce fut une vie agréable, papa éternel satisfait, pas nous, il planera à jamais un rêve  d’enfant non assouvit.

Les anges ne sont pas des enfants, mais juste une idée du bonheur.

RAYMOND a su nous dessiner en « Vieux Couple », cheveux blancs et longue barbe comme il se doit.

Vous avez deviné, nous sommes le « AMOUREUX de PEYNET » !!!!!!!

 

 

 

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Rédigé par Dominique

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