reves

Publié le 25 Décembre 2020

 

Mon « Musée du Rêve », comme un journal intime que je suis la seule à pouvoir lire.

Un calendrier de l’Avent avec ses vingt-cinq surprises, de petits rêves pour les enfants.

Je l’ai mon musée onirique, plusieurs nuits de suite (c’est un signe), comme une évidence.. « La Maison des Lumières » de Didier van CAUWELAERT (dernière lecture).

Ce soir, je suis pressée de tomber dans les bras de MORPHEE, ce dernier m’aidera avec l’effleurement d’une feuille de pavot (c’est son truc !!).

Je vais ‘entrer’ dans le livre !!!  Un bruit d’eau, un croassement, un coucou, paradoxalement, il fait jour et le ciel est parsemé de gros moutons/cumulus.

 

Devant la bâtisse, un lampadaire éclaire faiblement, on peut voir au premier que deux pièces sont allumées.

Je frappe, pas de réponse. En poussant la lourde porte grinçante, je me trouve dans le hall qui est sombre, j’appelle, rien !! Soudain une musique, des violons s’emballent, une voix venant d’un fauteuil retourné :

- C’est « Le Songe d’une Nuit d’Eté », Mendelssohn, vous connaissez ?

 

A cet instant, une situation atypique se crée, des hologrammes apparaissent devant moi, un ballet suit cette fameuse musique (crée en 1876 à Saint Pétersbourg)…

J’approche, il n’y a personne !! C’est une utopie, je gravis les marches qui mènent à l’étage, me dirige vers la première porte éclairée (de l’extérieur).

Première chambre, il fait noir ! Je tapote le mur, mes doigts se heurtent à un interrupteur et voilà..

Oh ! Surprise, la chambre est une galerie de tableaux, se dévoilent des surréalistes :

DALI : ‘ Les Girafes en Flammes’, PICASO : ‘La Corrida’,  MAGRITTE : ‘L’Empire des Lumières’, etc...

 

J’ose pousser la deuxième porte je suis encore dans le noir !!

Ma vie rêvée ! La pièce est une énorme bibliothèque éclectique, de vieux bouquins anciens de valeur, un clin d’œil à la Belgique avec TINTIN (pour MAGRITTE et D. van CAUWELAERT ).

Une’ pièce de théâtre de William SHAKESPEARE, vous avez deviner.. ? « Le Songe d’une Nuit d’été »…..

Beaucoup d’ouvrages étrangers : Roald DAHL, Oscar WILDE, TOUTGUENIEV, Toni MORRISSON etc…

Dans cette atmosphère, se balance un rocking-chair, une console ronde sur laquelle se consume une pipe posée sur un mot « Ceci n’est pas une Pipe » !!! 

 

Ai-je rêvé en pénétrant dans ce livre comme on se glisse dans une peinture !

Je pense que mes rêves les plus fous se sont concrétisés.

Au réveil, les souvenirs sont encore très présents !!!

La rêverie sera le mot d’ordre de ma journée !!!!!

Dominique Amério

 

 

Rêverie vers d’autres œuvres

 

du Musée des Mots, Merveilles...

 

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 19 Décembre 2020

 

Enveloppée dans la brume du matin, une maison qui semble abandonnée, se cache du monde et de sa réalité. Je m’approche sans faire de bruit. Sur le mur de sa façade, une question posée aux éventuels visiteurs :

« Et si le rêveur disparaît, que deviennent les rêves ?... »

 

Un léger courant d’air entrouvre la porte. Le grincement de ses gongs émet une musique, quelques notes, invitation à pénétrer dans ce monde chargé de mystère. Hésitant, je franchis le pas, poussé par je ne sais quelle curiosité. Je pénétre doucement. La pièce est silencieuse, abandonnée. Un manteau de poussière recouvre le mobilier d'un léger voile. Une lumière diffusée par un vasistas cassé donne vie aux objets inanimés. Sur le mur décrépi est écrit en lettres majuscules « Musée du rêve »

Ici, pas de caisse ni file d’attente, je l’ai enfin trouvé. Mon Graal de poète existe vraiment. Tous mes rêves éphémères qui s’envolent le matin très tôt pour mourir sur le rivage de ma réalité sont là, rangés sur une immense bibliothèque, classés à la lettre Cœur sur l’étagère du bonheur. Sur le sol, sur les dalles, comme un message, les pétales d'un bouquet de marguerites effeuillées, indique que le temps conjugue le verbe aimer.

Je continue la découverte de ce musée dont je suis l’unique visiteur privilégié. Dans les pièces qui disparaissent au fur et à mesure de mes pas, des expositions, fruit de mon imaginaire, s’offrent à mes yeux. Au débouché d’un couloir, je me retrouve dans un jardin extraordinaire, un petit coin de verdure, pas très grand, je vous rassure. En ce lieu poussent des fleurs dont je me grise de la senteur.

Je laisse là ce petit coin de paradis, et je pénètre dans une salle obscure où, dans un coffre, sont enfermés mes cauchemars. Mon regard s’affaire à la recherche de quelques restes de clarté qui me permettraient de me diriger sur le chemin de l’aurore, ce moment magique, pâle aquarelle où la lueur gagne sur la nuit. Le jour se pointe, il est temps de retourner vers la sortie, le musée va fermer.

Je me retourne, je regarde encore une fois le jardin où je viens déposer les couleurs de ma vie. Le monde se réveille. Dans la rosée du matin, je mélange le jaune, le bleu, le vert, les couleurs de l’espérance qui font fuir au loin les cauchemars de mes nuits.

Mes paupières doucement s’entrouvrent sur un monde inondé de lumière, car dans mon cœur aujourd’hui, je sais où vont mes rêves et je sais aussi que ce musée continuera de vivre, tant qu’il y aura des hommes qui, le soir venu, iront par les chemins enveloppés de brume à la recherche de leur maison où sur l’étagère du cœur, ils retrouveront leurs rêves.

Le rêveur, comme l’amour, ne peuvent disparaître, ils doivent être.

 

Bernard

 

Visite de l'étagère cœur...

... et du coffre à cauchemar..

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 18 Décembre 2020

 

Ce 13 Décembre, à Courchevel,

la teuf a fait du bruit chez les voisins.

 

Je me suis couchée tard dans le tôt

où je n'ai pas voulu, comme j’ai pu, avec qui j'ai cru.

 

Au droit d'un sommeil agité,

un cauchemar prit toute la surface.

Des femmes en blanc dans le noir d'un soleil rouge

m'envoyaient en l 'air

brusquement et vraiment seule

dans une fusée à capsules aluminium

avec pour mission de poser la première semelle sur la lune.

 

Dans ces bottes lourdes de conséquences

et cette combinaison de plomb rivée au corps

l'alunissage commença.

 

Chaque fois que je tentais d'ouvrir la tubulure de l'engin,

des effluves de brassées fermentées envahissaient l'habitacle.

 

Quand je pus enfin passer au travers,

la lune n'était plus qu'un croissant.
Mon pied téméraire insista

 mais il glissa sur l'huile de palme du pâton.

 

Je tombais alors des nues en même temps que du lit,

en nage dans ma combinaison de ski, mon bonnet,

mes gants et mes boots.

 

Le café matin de manie sentait encore le chaud.

 

                                                                 Dany-L

 

fin de soirée bien arrosée

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 17 Décembre 2020

 

Entre le premier avril et le premier avril se tiendra

une exposition exceptionnelle et éphémère

au Grand Bain du Trou du Diable.

Gratuite.

Un équipement adapté, à enfiler par le bas,

sera cependant exigé et fourni.

Payant.

 

A l'entrée, chacun devra s'incliner pour la fouille.

Ne seront acceptées ni les mains moites,

ni les bouches sèches, ni les boules au ventre.

 

Nous attirons tout particulièrement votre attention

sur cette magnifique présentation, unique cette année.

 

Accrochés là dans les allées du détail au fond de la piscine,

vous flotterez dans l'onirisme et nagerez dans l'utopie,

le courant emportera vos cauchemars,

et vous reviendrez à la surface pour respirer d'une vie rêvée.

 

N'hésitez pas à plonger dans ce cabinet de curiosité,

Un bain ultime dans les écrits chafoins de l'autrice,

des songes sous tous leurs aspects

pour lesquels il est prévu un éclairage ambitieux

afin de guider vos pensées à différentes profondeurs,

du transparent à l'abyssal.

 

Il est fortement déconseillé de toucher aux œuvres noyées

de peur qu'elles ne disparaissent dans votre inconscient

et que vous soyez submergés par le mauvais œil

 

A la sortie, la boutique restent à votre disposition,

des sirènes à cornes en pvc

et en carton pâte plein les rayons.

Payantes.

 

 

Dany-L

 

Un aperçu des œuvres :

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 17 Décembre 2020

Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 17 Décembre 2020

 
Sept de trèfle suivi du dix de pique, nuages, doutes et interrogations…

La pluie ruisselle sur les vitres. Les effluves de café frais moulu remplissent la pièce d’arômes brésiliens. Pourtant c’est la baie des Anges, en bas, qui se prépare pour la nuit ce n’est pas la baie de Rio.

Le soleil avait illuminé plus tôt ces quelques kilomètres depuis le refuge de pêcheurs de Carras, les colonnes du palais de la Méditerranée, magnifique salle de spectacle transformé en hôtel de luxe avec ses statues « Botero » qui interpellent le promeneur, jusqu’à la tour Bellanda, fière, vigie indestructible en surplomb de l’ancien port sur la plage de galets.

 

Les cartes sont étalées

Inventant au fur et à mesure

Une destinée…

 

Le regard vide s’envole, survole la corniche, rase les énormes bouées de la baie de Villefranche, s’apaise sur les tuiles vernissées de la villa de David Niven promenade Rouvier à Saint-Jean. La splendeur passée est toujours là. Par les baies à petits carreaux le piano à queue diffuse en silence les harmonies de fêtes disparues. Le petit port est vide de tout voilier et les rouleaux d’une mer en colère lèchent les quais, les jarres de fleurs sont à terre.

 

Le soleil glisse sous les nuages

Mon regard rêveur

Accroche un visage connu

 

Roi de cœur suivi du valet de carreau, plutôt bonnes nouvelles…

Sa moustache blanche, son dos voûté, son éternel chapeau de paille, Alexis Mossa en a peint avec amour des coins de nos chères vallées, comme autant de souvenirs de Falicon à la Tinée et de Villeneuve à Contes. Lui qui avait su capter la luminosité si intense de nos paysages et qui nous manque aujourd’hui.

Un mot bien courant me vient aux lèvres : merci…

Son visage s’estompe. Un brusque vent de Ligurie a brouillé les repères.

 

J’aperçois une forme floue

Comment saurais-je ?

Demandons-le aux cartes !

 

Un coup de tonnerre retentit, la machine à café siffle. C’est ainsi que l’orage a éclaté. Dehors à travers la vitre, je regarde, j’écoute. J’écoute tomber la nuit. Je cligne des yeux sans vraiment réfléchir. A quoi bon…

 

Gérald

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Rédigé par Gérald

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Publié le 15 Décembre 2020

La clef des songes, Huile sur toile, 1930. René MAGRITTE

La clef des songes, Huile sur toile, 1930. René MAGRITTE

 

Ce dernier atelier consiste à rassembler tous nos textes sur le rêve dans un musée imaginaire.

 

  • Votre mission est de construire votre musée du Rêve sans oublier :

 

            - de lui donner un nom, qui sera également le titre du texte

            - la description de quelques éléments d’architecture de ce musée

            - éventuellement, l’invention d’un mode de déplacement à l’intérieur du musée

           - la visite guidée des œuvres que renferme ce musée

 

  • Les œuvres, ce sont vos ‘‘rêves’’, c’est-à-dire tous les textes que vous avez écrits sur ce thème lors des ateliers précédents.

Pour rappel : onirisme, utopie, cauchemar, vie rêvée et rêverie, dans l'ordre qu'il vous plaira.

 

  • Vous pouvez aussi y inclure d’autres textes de votre composition, rédigés hors ateliers mais en relation avec le thème du rêve, bien sûr, ainsi que quelques-uns de vos vrais rêves si vous le souhaitez.

Dans ce cas, vous pouvez vous inspirer de « La Boutique obscure » de Georges Perec, dont voici le lien :

https://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.ssl.cf1.rackcdn.com/attachments/original/8/0/3/002618803.pdf

 

Organisez votre musée du rêve comme vous voulez et faites-nous visiter.


 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 15 Décembre 2020

Entrez, entrez dans le musée des CHIMÈRES APPRIVOISÉES !

Vous avez trouvé facilement ? Je l’ai construit ici, entre ma cervelle d’oiseau vulgaris et la plume d’oiseau enchanté au bout de mes doigts. Il m’a semblé que c’était le meilleur emplacement possible…

Son architecture brumeuse sert d’écrin à quelques rêves encore plus nébuleux. Vous y trouverez tout un bric-à-brac de textes oniriques, utopiques, cauchemardesques, rêveurs et rêvant à une vie de rêve, textes piégés par l’attrape-rêves de l’oiseau enchanté sus-nommé…

Le musée s’ouvre sur un envol, un délire halluciné, échappé au rêve de ma chienne…

Et moi, je vous entraîne vers le Temps du Rêve aborigène, sur la route rayée parmi les cercles hypnotiques du tableau ''Rêve des femmes’’, de Kirstine Nangala Brown, pour découvrir mes chemins du rêve.

 

 

Ici, les rêves, inspirés par ce tableau, se déclinent de deux façons : en modestes poésies composées chacune d’un quatrain et avec un texte en prose :

Les voies du rêve sont impénétrables. Certains questionnent, qui se promènent de Nice à Rome… et en couleurs...

La vérité est-elle dans les rêves ? Peut-être… peut-être pas… mais la magie...

Voyez, là ! Suspendu à un arc-en-ciel, le rêve en couleurs qui vous appelle…

Le rêve en couleurs vire à l’utopie. Laissez-vous guider par quelques chimères échevelées

Et voici, accroché à l’impossible, un rêve en partance pour des terres utopiques...

Mais les jolies chimères deviennent menaçantes, les cauchemars sournois s’immiscent, les nuées sombres oppressent le visiteur… Traversez-les vite et plongez dans le fantastique abîme…

Ici, épinglé sur un chêne au bois mort, le cauchemar d’un saxophoniste…

Un jour sans fin pour ce pauvre saxophoniste ! Faites attention de ne pas y tomber vous aussi. Le passage entre réalité et fiction est si ténu..

Voyez plutôt ici, piégé dans le filet de l’attrape-rêve, le cauchemar de Lucie… or not Lucie ?

Extirpez-vous de ce cauchemar au cahier maléfique ! Embarquez sur l’aile d’un rêve, envolez-vous vers la vie idéale, celle à laquelle on aspire…

Là, une vie espère sous le vernis..

Rêver sa vie et devenir soi-même pour que le rêve se réalise.. C’est le travail le plus difficile… Alors, on se réfugie dans la rêverie qui se balance sur les chemins de belle errance… Et la pensée vagabonde se perd pour mieux se retrouver.

Et puis, quand la nuit vient…

La Lune est tombée derrière l’horizon. La nuit engloutit les ombres, les songes rôdent au creux des oreillers, tout gonflés de poésie, magie, beauté, joie, peur, amour... tout pétris de vie, quoi ! Allez vite les rejoindre.

Ici se termine la visite. Merci de l’avoir suivie..

Le Musée des CHIMÈRES APPRIVOISÉES et moi-même vous souhaitons les plus beaux rêves du monde !

 

 

Madeleine Cafedjian

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Rédigé par Mado

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Publié le 8 Décembre 2020

 

Le soleil s'éloigne,

La vue s’obscurcit,

Et dans la campagne

Plus de bruit, plus de vie.

Crépusculaire

Ce moment de transition

Vague à l’âme

 

Orage,

Ô réservoir de pluie,

S'il fuit,

Il anéantit le repos de la nuit,

Et le quidam est déconfit.

Vents d'est humides

Se profilent à l'horizon

Vague à l’âme

 

      Je me couche dans mon lit, me love dans des sables émouvants. Le présent se raccourcit, je fonce en avant. Des chants de sirènes m'appellent, je reste conscient du danger, et à grands coups de pelles je creuse un couloir pour me dégager. Je survole des montagnes, j'atterris à Roncevaux, j'ai le mal de cocagne, Durandal est là, trépassée, comme dans un tableau, coincée dans son rocher. En me voyant elle me dit : « Enfin, du temps vous avez mis ». Je lui réponds : « Quelques siècles, le temps d'un battement de cil ». Je laisse là l'épée, Roncevaux aura son frontalier. Je finis ma nuit dans une armure qui m'a protégé des sangliers. Ce sont les murmures des oiseaux qui m'ont réveillé en m'amenant ma béquée. Ma rêverie m'emporte au large, vers une barge d'immigrés, fixée a une bitte d'amarrage, dans le port de Tanger. Dring, dring, dring, je décroche mon portable, une voie m'indique que mon rêve est terminé, qu'il faut que je m'habille, il est temps d'aller bosser. Je refuse d'obtempérer car la Méditerranée perçoit ma colère d'avoir été réveillée. Le vent d'est se met de la partie et les rouleaux s'intensifient.

Lames et vagues

 

      Je rêvais dans un TGV, pas le temps de me poser. Le plaisir de longer la côte est effacé par la rapidité du trajet. Alors je me cale dans mon fauteuil, le temps de fermer un œil, je m'évade de ce train. D'un pas incertain je me déplace sur les galets. Nu comme un ver, galant ou pas, je prends le temps de prendre un bain. Un tuba me tend la main, un masque me rejoint, je visite les fonds marins. Un barracuda me veut pour proie, mais moi, ma foi, je me transforme en anchois et finirai dans un pan bagnat. Je rejoins mon wagon, aisément car le train est à l'arrêt. Un cochon a traversé la voie sans regarder. Seul dans mon compartiment je rêvasse en attendant. Le plafond se dérobe à mes yeux, je m'enfuis dans le ciel bleu. Je contourne la coupole de l'Observatoire, au passage je salue Auguste, fais un point fixe sur la Principauté. Au dessus de Monaco, le rocher, en forme de tête de chien, de ses yeux caverneux, me regarde comme s'il avait faim. Je file vers l'Italie mais à cause de la covid le passage est interdit. Dans les rêves tout est permis, je me propulse vers Turin sans reprendre mon train. Bien m'en a pris. Le pont n'était plus mais le train est resté suspendu jusqu'au km d'après ou il s'est reposé sur la voie ferrée.

Larmes et rames miraculées.

LOUIS

 

 

 

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Rédigé par Louis

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Publié le 6 Décembre 2020

 

Je suis là au lit

Sous ma couverture bleue

Je rêve éveillé

 

Le monde s’endort sous la brume chargée de senteurs de thym et de lavande et le ciel bleu s’estompe et fait place à la nuit où toutes les choses prennent la couleur de l’ennui.

 

Mes yeux grands ouverts

Essayent de déchirer

Ce voile noirci

 

Cette couleur grise que l’on obtient en mélangeant sans aucune douceur le rire et les pleurs sur la palette de l’horreur. Mon regard s’affaire à la recherche de quelques restes de clarté qui me permettraient de me diriger sur le chemin de l’aurore. Ce moment magique, pâle aquarelle où la lueur gagne sur la nuit.

 

Le jour se pointe

Il est temps de se lever

Laisse tes rêves

 

Je me roule dans mes draps comme sur une toile blanche où je viens déposer les couleurs de ma vie. Le monde se réveille, dans la rosée du matin je mélange le jaune, le bleu, le vert les couleurs de l’espérance, faisant fuir au loin les cauchemars de mes nuits.

 

Sur ma palette

Je mélange mon bonheur

Mon rêve est vrai

 

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Rédigé par Bernard

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