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Publié le 7 Avril 2019

1ER AVRIL

Atelier :

Humour et Comique

 

Lecture :

Extraits de Exercices de style de Raymond Queneau

 

Ecriture : 

Choisissez une photo (cliquez sur l'image pour l'agrandir) et inventez une histoire drôle ou un canular, imaginez quel poisson d’avril se prépare. A moins qu'il n'ait déjà eu lieu… ?

Vous pouvez aussi raconter la même anecdote drôle de plusieurs manières différentes, comme Raymond Queneau dans Exercices de style.

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Pour tout savoir sur le 1er avril, voici un article bien documenté, agrémenté de délicates images :

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LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Ecrire sur des photos

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Publié le 7 Avril 2019

1er AVRIL

Premier texte

Quelle drôle d’idée, ils ont emmené une deux chevaux au pays des chameaux.

  • Non elle ne va pas rouler ! cria celui qui, les bras ballants, regardait le derrière de la belle enlisée.

  • Ah ! Si tu étais une femme, se dit-il, je te ferais ronronner sur cette plage immense loin de la Seine où tu es née.

  • Arrête de rêver, bouge-toi ; au vu de la quantité de sable à remuer, on est pas prêts de partir et d’aller déposer cet objet que l’on nous a confié.

     

Deuxième texte

-Putain tu as vu la plage, on ne voit pas la mer.

- En parlant de ta mère on est dans la purée...

- Tu as l’air con avec ta pelle !

- En lui roulant une pelle elle va démarrer

- La prochaine fois choisis une touareg elle sera plus adaptée.

-Tu es fou tu as vu le prix des Porsches

- Qui te parle d’entrée...

- C’est sûr qu’avec une Citron enne on n’est pas pressé.

-Tu me vois téléphoner à SOS dromadaire et leur dire on est quelque part dans le désert, ensablés.

- Pas de panique, j’ai lu le livre !

- De quel livre tu parles ?

- Le petit Prince, il suffit de lui dessiner un mouton et il trouve la solution.

- Enfin de compte je crois que j’ai raison, tu es con !

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Rédigé par Bernard

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Publié le 6 Avril 2019

CONCOURS LEPINE

On était parti au petit jour. La deuche ronflait et frisait les 70 kilomètres/heure.

Puis il y a eu la piste. Puis plus de piste, le sable, encore du sable et maintenant on n’avance plus. Enfoncé jusqu’a mi-roue. Pelles en mains, on commence à transpirer.

-Bon sang, je n’aurais jamais du t’écouter ! Je ne la sentais pas ta piste !

-Mais de quoi tu parles ? Creuse, creuse, on y est presque…

-Tu en as de bonnes toi ! Moi j’ai mis au point un engin exceptionnel, la logistique c’est toi ! En une heure on y sera à ta piste d’envol, je connais un endroit à l’abri des regards. C’est bien toi qui nous l’a dit non ?

- En plus on n’a pas de chapeau. Ah vraiment…

-Ecoute, ton système de propulsion hors normes on va le tester plus vite que prévu, voilà tout ! Tu vas le gagner ton concours Lépine. On va allumer le réacteur sur le toit et ta Deuche va pulvériser les records d’Ariane 5 !

-C’est pas ce qui était prévu. Et puis en face il y a la mer, je n’ai pas envie de demander l’assistance de la marine nationale pour récupérer ma voiture. On ne la retrouvera plus. Elle rame mais elle ne flotte pas !

-T’inquiètes, avec Laurent qui dort sur la banquette, il va tellement gueuler qu’on le repérera ton prototype !

-Tu dis ça, tu dis ça… Bon on y va ? Et Laurent ! On est planté, on allume le réacteur de toit, accroche toi ça va secouer !

-Non je ne dors pas, j’en ai marre d’écouter vos salades. Et le frein à main ? Vous y avez pensé au frein à main ? Sinon elle va partir en tonneaux ta deuche !

-Tonneaux, tonneaux, il a raison bon sang, si au moins on en avait un de tonneau ! Mais non, on n’a pas d’eau non plus !

-C’est bien ce que je disais : creuse, creuse…

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Rédigé par Gérald

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Publié le 1 Avril 2019

 

 

 

 

 

 

Récit

En ce 1er avril malicieux, deux jeunes garçons décident de faire une farce à leur mère. Pendant que le plus grand détourne son attention en simulant quelques douleurs, le plus jeune, petit rouquin effronté en pull rouge, dévalise le réfrigérateur, embarquant pommes de terre et œufs durs en attente de salade.
A leur place, il laisse un petit billet sur lequel est écrit : ‘‘ Y’en a plus !’’ , au-dessous d’un poisson d’Avril joliment coloré.
Un peu plus tard, les deux galopins posent fièrement dans la rue, leur larcin sous le bras du rouquin.


Sonnet

En ce 1er avril, malicieux, débonnaire,
Deux jeunes garçons futés, préparent leur forfait
Imaginant des plans pour pouvoir dérober
Quelques patates et œufs rangés au frigidaire.

L’aîné, ce comédien, gémit près de sa mère
Se plaignant de douleur, de bobos inventés ;
Maman, compatissante, s’en va le consoler
Abandonnant frigo aux mains du petit frère.~

Mignon rouquin malin s’empare du magot,
A la place, il laisse un charmant petit mot
Racontant : ‘‘Y’en a plus’’ sous un poisson d’Avril.

Plus tard, les deux compères posent et font les beaux ;
Dans la rue, ils exhibent, les petits rigolos
Les patates et les œufs. Ils ont rempli leur deal !

 

Tanka

Deux jeunes garçons 
pillent le réfrigérateur
Oh ! Poisson d’Avril !
Petit billet : ‘‘Y’en a plus !’’
Patates et œufs en fuite...

 


 

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Rédigé par Mado

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Publié le 30 Mars 2019

PHOTO ET ECRITURE : atelier n°2

On devrait écrire comme on respire. Un souffle harmonieux, avec ses lenteurs et ses rythmes précipités, toujours naturel, voilà le symbole du beau style.

Jules Renard dans JOURNAL

« La petite phrase nette a le ton impérieux ou sautillant […] la longue phrase périodique a le souffle oratoire et l’emphase majestueuse [...] »

Hippolyte Taine dans PHILOSOPHIE DE L’ART

Atelier :

Le mot juste

 

Lecture :

Un extrait de Enfance de Nathalie Sarraute

Ecriture :

Que vous raconte cette image ? Rédigez son histoire dans un style d’écriture adapté à la situation. Choisissez le mot juste.

 

***

 

LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 30 Mars 2019

 
Où court-il ?
vers son passé ?
vers son avenir ?
le sait-il  ?
 
pourquoi court- il ?
pour fuir quelqu’un ?
pour rejoindre quelqu’un ?
 
J’aimerais le savoir !
mais comment faire ?
ce n’est qu’une photo !
 
Laure entre dans la pièce
me prend la photo des mains 
mais c’est Ulysse dit-elle 
 
va-t-il rejoindre Penelope ?
dis-je en plaisantant !
 
c’est le fils de Pierre et Marie
courir était sa passion
un matin ensoleillé il est parti faire un footing 
ils ne l’ont jamais revu
C’était il y a quinze ans
 
Je frissonne 
je viens de reconnaître ce garçon
pourquoi a-t-il choisi l’anonymat ?
 
Après bien des réflexions
des hésitations
je décidai de respecter son silence 
 

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Rédigé par Françoise

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Publié le 26 Mars 2019

Il court.

Les yeux fixes, sourcils froncés, buste frêle, ses bras battent l'air comme pour contrer le temps.

Sa chemise se froisse et se colle à sa peau inquiète, la sueur ourle son torse, accompagne la course du sang, les pulsions du cœur.

Il court et s'insurge. Il est jeune. Trop jeune. Ses cheveux flottent, dérivent, se délivrent du catogan comme de chaînes superflues. Ses mains fendent l'air en cadence, la silhouette semble se fondre sur le bitume.

Il court, respire.

S'échapper du flot quotidien. Relever la tête, encore un peu. Sourire peut-être.

Afficher la sérénité de celui qui sait.

Men sana in corpore sano. Oublier la trépidation, courser le temps. Et s'arrêter au bout du rouleau, les mains sur les genoux, suer, les tempes au bord de l'explosion. Masser les rotules avec la pulpe des doigts, secouer la tête, laisser la tignasse trempée goutter sur ses yeux clos. Exhaler, exulter, frémir. Vider les larmes du corps, les tensions accrues. Souffler, sentir les ondes terrestres traverser ses orteils.

Le regard s'allume. L'horizon se rétrécit. Quelques jours plus tôt.

Il est au stade, le gravier grésille sous ses sneakers. Il sourit.

L'arrêt brusque au milieu de la course, le cœur en alerte. Un battement saccadé puis.. la vue qui se trouble. La tête incrédule devant le corps soudain faible. Tant d'efforts.. la défaillance, le vertige. Les muscles saillants malgré tout..

Il lève la tête, lance un juron. L'injustice. Ne pas lâcher prise.

Le marathon en tête. S'il le faut, faire un bout en métro. Y croire. Y croire..

Elle arrive à sa hauteur, lui sourit doucement. Et pousse vers lui le fauteuil.

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Rédigé par Nadine

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Publié le 26 Mars 2019

Que se passe-t-il ?

Une photo posée sur la table, elle représente un homme.

Le paysage donne l’impression de vitesse.

Il court peut-être à la recherche du bonheur, celui-là même qu’il a laissé un soir au bord du pré.

Il court ou il fuit devant un danger que l’on ne peut qu’imaginer.

Il court ou tout simplement il marche et le photographe a fait le reste.

Une simple photo découpée, dans un journal de télé et voilà que mon imaginaire est en ébullition.

Je m’invente, je raconte son histoire à qui veut bien l’entendre. C’est comme cela que les médias manipulent les informations. Ils peuvent les rendre heureuses ou malheureuses suivant le moment.

Il court…….

Non j’arrête là mes divagations, je m’empresse de connaître la source de l’information, je lis le Télérama qui lui sait où il court et où il va.

La connaissance ne s’arrête pas à une seule image.

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Rédigé par Bernard

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Publié le 25 Mars 2019

       Je cours, mon cœur, la lumière de ma vie

       Mon cœur s'emballe stupidement

       Mais l'amour est une violence, quand on le reconnaît

       Une flèche, un angelot rapidement

       Ont su trouver l'endroit si secrètement banni.

 

                                                                    Cupidon fait la guerre à ma méfiance

                                                                    Tu le sait ma chérie, les fleurs ont une odeur

                                                                    Une connaissance tragique de résilience

                                                                    Au bord du précipice, le combat se fait en moi

                                                                    Tu apparais beauté, simplicité, grandeur.

 

          Je cours, je vole comme un oiseau tombé du nid

          À la recherche d'une protection maternelle

          Je cours, je transpire le bonheur n'est éternel

          Que si l'on sait apprivoiser nos sentiments insoumis

          J'espère que tu m'attends, j'arrive dans tes bras.

 

                                                                    Je tombe, je me relève, je vacille

                                                                    C'est une ombre qui fuit

                                                                    Attends, je suis là, ne pars pas, dis

                                                                    J'ai si souvent rêvé de toi, ton allure facile

                                                                    Un fantôme oublié, ressurgit de nul part.

 

             Elle, belle, celle que l'on révèle

             Par des rêves insensés, à troubler les neurones

              J'ai couru, je croyais, c'est une tourterelle

             Qui s'envole, une plume s'échappe

              Dans les cieux amoureusement cruelle.

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Rédigé par Dominique

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Publié le 25 Mars 2019

Fuir… Les sirènes hurlent dans la ville… Le casse a mal tourné. Le bijoutier était armé. Coup de feu… Joe à terre, les yeux révulsés, la bouche ouverte, l’air stupéfait… mort avant d’avoir compris… Lui, tétanisé… Le flingue du bijoutier face à lui… regards croisés… la peur des deux côtés…

Le bijoutier a baissé son arme.

Alarme stridente qui l’a sorti de sa stupeur. Fuir… Vite…

Abandonner Joe… son sang qui se fige… qui colle aux semelles… Courir.

 

La ville file, floue, autour de lui. Garder le cap, rejoindre la planque pour se poser, réfléchir… Courir… Battements du cœur jusque dans la gorge, nausée… Joe là-bas… Ne pas penser à lui maintenant. Là, tourne à droite…

Les sirènes se rapprochent… Terreur de l’animal traqué… je ne serai jamais chasseur…

L’image d’un cerf bondissant dans la forêt le traverse. Un documentaire vu à la télé, c’est bien le moment d’y penser ! Cours !

Merde ! La bagnole ! Restée devant la bijouterie. Les flics doivent déjà savoir d’où elle vient.

 

Sirènes dans la rue à gauche… bifurque ! … La planque… ne pas mener les fics à la planque… j’y suis presque…

Le marronnier au coin de la rue… la cour… La cave… Sauvé !

 

Jambes tremblantes, respiration sifflante, cœur au bord de l’explosion, l’homme tombe sur le canapé, laisse enfin couler ses larmes… Joe...

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Rédigé par Mado

Publié dans #Ecrire sur des photos

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