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Publié le 10 Janvier 2021

 

Chantier ouvert.. sans projet.

Alix veut élaguer.

Limer les Us de son individu.

Et la biotech banalisée.

Dure U-topie que d'user les coutumes, cibler la moelle de vie.

Saper le superflu

Et joindre solitude éclairée.

Un surHomme sans projet pour l'éternité.

Un régime singulier, ratatouille de vœu pieux..

Aspirer spiruline (sans souffler)

Brouter tofu sans gluten..

Couper les choux en deux

Décoction de figues et jujube

Effleurer Huîtres chaudes

Frôler saumon à la source

Gruger Yaourt brassé..

 

Cibler la moelle de vie

Et briser les bonnes mœurs

Puis fournir l'enveloppe assidue

D'une culture insensée.

Couper pour mieux coller.

Homo Numericus, liberté surveillée.

Illusion du passé

Cicatrice à venir..

L'éloge de la force,

Un chemin sans fin,

Eternel retour.

Zulma s'habite enfin..

 

 

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Rédigé par Nadine

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Publié le 7 Janvier 2021

Il avait été un « bébé gros », non pas un nourrisson joufflu, mais très enveloppé, le pédiatre pensait que sa mère le nourrissait trop, elle  niait.

Autant qu’il s’en souvienne, à l’école des moqueries de tous genre, patapouf, etc…

Son apparence d’adolescent n’attirait que des filles, elles-mêmes en surpoids, ou moches !!

Après son Bac, il s’était inscrit aux Beaux-Arts, toujours cette envie de peindre ou de sculpter.

Son inspirateur : Fernando BOTTERO, colombien, son problème est de « créer la sensualité par les formes ».

Dans un domaine de fragilité physique, Frida KHALO, mexicaine, excellente artiste ayant subi de terribles épreuves de santé, qui n’ont en rien altéré ses œuvres. 

Puis, un jour de tristesse infinie, MADO son amie d’enfance lui montra un article sur un sculpteur mexicain Victor Hugo YANEZ PINA.

Le déclic se fit avec la lenteur de la corpulence.

Le dépassement de soi, ce sculpteur lui-même qui doit perdre encore 25 kg !!

Une remise en question radicale, impliquant double souffrance, de l’être et du bien être.

 

                                              A son dernier vernissage, il se dit : 

 

                                                      Elle m’est apparue

                                                      La beauté faite femme

                                                      Soudain, j’eus honte.

 

                                                      Plaire, de l’orgueil !!

                                                      Ou un sentiment humain

                                                      Maigrir ou vivre !

 

                                                      La sentence est tombée

                                                      Trop tard, elle m’a vu..

 

                                                      Je peins des minces

                                                      Sculpte la Renaissance !

                                                      J’imagine le beau

                                                      Gros ne l’est pas !

 

                                                      Souffrir, pour être beauté !

                                                      Un peu, beaucoup, passionnément

                                                      Du rêve à la réalité

                                                      Des outils me sont donnés

 

                                                      L  T M S  E N M   A I .

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 6 Janvier 2021

Il adore les tartines, celles de Julie sa grand-mère,

combinées aux bons soins de l'ivoire d'un lait de chèvre.

Comme c'est un artiste, pour les couleurs,

Il aime jouer à cacher le contraste du beurre frais sur le pain noir

avec de la confiture de mûres.

Mais, ce matin, à court de mamie et au pain sec,

il se voit obligé pour son avenir.

 

Alors il dessine une biscotte.

Il la trace comme un gant pour son bol.

La croustille ne doit avoir d'égal que l'éclaté du pop corn.

Pour le goût chocolat,

il se réserve une fève pur Nicaragua entre les dents.

 

Il n'apprécie pas du tout le lait de poule

mais ajuste le sucre de canne

ainsi que sa serviette en coton,

au tout venant.

 

A l'aube de ce jour ailleurs

Entre d impossibles réalités,

il trempe ses ultimes certitudes avec appétit.

Il en sort bien grandi.

Du suffisant pour que l'utopie s'efface

quand de sa paille des champs

il déguste une dernière fois sa création.

Aujourd'hui oui, demain peut être,

après, plus rien du tout.

 

Il est 6 heures, dans le tôt ordinaire.

je vois qu'on apporte, sur un plateau

des croissants au beurre et du thé fumant.

 

On a trouvé une serviette rouge dénuée de tout fondement.

Elle traînait, dépliée dans un coin de la table.

 

Dany-L

 

 

sujet : se rendre autonome

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 6 Janvier 2021

 

De la Divine comédie s'échappe l'enfer.

 

Dans ce monde dessiné à la craie,

les Êtres s'écartèlent.

 

Ils se cognent à l'alter-égo,

ça fait mal.

 

La planète s'incline.
Les Hommes et même les Bêtes

s'obligent à serrer les lèvres.

 

La carcasse des vivants devra se vider

de ses libertés

et ostensiblement laisser la place

à l'immensité,

de l'écho de la Chose.

 

La Chose,

elle se dit, elle parle fort,

 elle porte.

Il n'est pas trop tard,

si on entend ses messages,

dernière résonance de la trace de nos pas

dans cette drôle de vie.

 

                                                                                              Dany-L

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 6 Janvier 2021

 

On ne peut pas être et avoir été, le passé s’efface au fur et à mesure que le présent s’impose à notre vie. Hier encore, j’aurais pu mais déjà, aujourd’hui me prépare à demain. J’étais ! Pourtant, je le suis toujours dans ma tête. Enfin, tant que le reflet de la glace ne me renvoie pas l’image de ce que je suis devenu. Un homme aux cheveux argentés, au visage sculpté par le temps, lui qui laisse la trace de son burin comme signature. Je ne suis plus et pourtant, je m’accepte comme je suis. Pas besoin d’artifice, ni de chirurgie esthétique, la vie ne nous donne pas à tous la chance de vieillir alors acceptons notre transformation, tout en faisant attention.

 

 

Lipogramme en U imaginé en regardant l’image.

 

Non je n’ai pas grossi

 

Mon corps demande des caresses

Regarde arrête cesse

De me donner envie

De manger cette friandise

La tentation me grise

De laper cette crème

Dessert je t’aime

Je me laisse aller

Pardonne-moi

Cet écart ce n’est pas moi

Je n’ai pas de volonté

Promis demain je me transforme

Je reprends ma forme

A peine enveloppé

Non vraiment je n’ai pas grossi

Mon corps demande d’avantage de caresses

De tes mains de diablesse

Les soirs de sabbat

 

Non je n’ai pas grossi

 

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 6 Janvier 2021

 
-Fernando, mon petit as-tu mangé ?

-Oui madame je n’ai pas faim !

-Viens Fernando, les cacahuètes c’est plein de vitamines.

Il en aura mangé des cacahuètes le petit Fernando. Par poignées, crues, grillées, écrasées sur un bout de pain (un luxe) qu’il en gardera cette addiction toute sa vie.

Madame Hernandez, toute en rondeur, s’épongeant constamment le front avec un mouchoir inséparable du personnage, était la voisine de sa maison.

Sa maman l’élevait avec ses deux frères. Medellin dans les années quarante, pour un gamin sans père, ce n’était pas l’eldorado.

Mais Fernando ne pensait pas à la faim. Il aimait visiter les vestiges de son pays. Pierres sculptées enlacées d’énormes racines. Il aimait l’argile et la poterie.

Il s’était bricolé un tour de potier avec une vieille roue de charrette. Sous l’énergie de ses coups de pieds équilibrés, la terre se métamorphosait en des formes qu’il associait inconsciemment à l’art précolombien.

Les formes évoluaient, s’imposaient, attiraient l’œil.

Madame Hernandez devait se rendre à l’évidence.

-Tu es doué petit, mais tu devrais penser à autre chose, un métier par exemple. Qu’aimerais-tu faire plus tard ?

-Moi ? Exposer au Musée National de Colombie !

Lorsque sa bienfaitrice s’absentait pour aller au marché, il pénétrait dans le petit appartement et c’est là qu’il découvrit ce livre « L’art de sculpter », lu et relu des centaines de fois. Un cadeau d’un ancien amoureux de madame Hernandez qui s’était évaporé depuis bien longtemps.

Fernando était fasciné par les photos de sculptures d’artistes qu’il découvrait.

Ce « David » quelle perfection et dans du marbre en plus !

Un jour il dessina un cheval et lorsqu’il esquissa la tête, il la dessina très petite. Soudain l’animal prit des proportions énormes. Son style était né.

Rentré chez lui, il entreprit de modifier une œuvre déjà bien entamée.

Par le plus grand des hasards cette œuvre fut acquise par mon grand-père et trône aujourd’hui dans son atelier.

 

Mon chien que j’avais baptisé « Titien » parce qu’il s’arrêtait toujours face aux toiles du maître et secouait la tête comme un convaincu.

-Regarde-le celui là, avait dit ma fille, on a l’impression qu’il apprécie !

Mon chien donc, regarde cette nouvelle sculpture pour lui. Il tourne la tête à droite et à gauche comme pour interroger des visiteurs invisibles, puis la secoue et sort de l’atelier tête basse, déçu, me semble-t-il ?

Je n’aurais pas dû l’appeler « Titien ».

De Botero à Michel-Ange m’interpelle toujours…

Gérald IOTTI

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Rédigé par Gérald

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Publié le 5 Janvier 2021

 

Il était cette fois                                                                        

Dans l’atelier de l’artiste,

L’homme emprisonné.

Le mal de ce siècle,

L’Obésité

L’avait rattrapé.

 

Mais l’homme intelligent

Décide de s’évader.

Patiemment, se réaliser.

Objectif atteignable,

Chemin vers l’Idéal.

 

Avec force, détermination,

Il se donne les moyens de

Tendre vers la Perfection.

Comme le Pinocchio enchanté de l’enfance

La Magie de l’artiste éveille sa conscience.

 

Il se prend en mains.

Débarrassé, libéré

De ce poids morbide,

De son gros bide,

Il est vivant

Et sa Victoire éclate.

 

Belle leçon.

 

Après les chocolats de Noël

Enrobant ventres et hanches,

Faire comme l’homme de l’artiste ?

Ah ! Si c’était si simple…

 

Le régime n’est pas poésie,

La galette des Rois, si !

Mon choix et ma faiblesse,

Tant pis les grosses fesses,

Je préfère partager la brioche dorée

Avec mes amis imparfaits.

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 1 Mai 2019

Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 30 Avril 2019

PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4

Atelier :

Narrateur et point de vue

 

Écriture :

Personnage de bois ou de chair ? Immobile ou animé ? Commencez son histoire et passez la feuille à votre voisin pour qu'il poursuive...  en respectant bien le narrateur et point de vue choisis précédemment !

***

 

Le texte d'un seul auteur fait à la maison :

Quelques  textes faits en atelier :

PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4
PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4
PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4
PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4
PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4
PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4
PHOTO ET ECRITURE : atelier n°4
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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 30 Avril 2019

PERSONNAGE DE BOIS OU DE CHAIR

Je marchais depuis si longtemps sur le môle, plongé dans mes pensées, lorsqu’au détour de la digue je l’ai vu, immobile, de dos, face à l’océan qui se retirait.

Je savais qu’il vivait là depuis le jour où, lors d’une ballade en canoë, on l’avait repéré. Mais vu par la mer avec ce visage inexpressif ce n’étais pas la même chose.

On l’appelait l’ermite de la plage. Moi qui l’avais si souvent observé, il m’intriguait. A tel point que j’avais décidé que nous serions amis !

C’est absurde, m’avait-on dit, comment peux-tu être ami avec une statue de bronze ?

Les gens viennent de loin prendre une photo avec lui. Elle n’est pas aussi célèbre que la silhouette sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, mais tout de même !

Moi je trouve que quelqu’un qui collectionne les coquilles de bulots apportées à ses pieds par la marée est quelqu’un de sympathique. Des maisons parfaites ces bulots. Quelqu’un qui aime tant les maisons c’est peut être qu’il n’en a pas eu une dans sa jeunesse non ?

Aah ! Avec toi, on peut tout imaginer ! Et pourquoi pas des voiles de bateaux avec cette écharpe qui flotte au vent ?

Je sais que toutes ces nuances sont fragiles et que je ne pourrais pas me défendre si je devais argumenter pour les préciser, alors j’abandonne ?

Je veux bien que tu lui trouve une âme à cette statue. Cette écharpe on peut y voir un appel aux autres pour rompre sa solitude, du style :

Coucou, je suis là, vous me voyez ? Parce que moi qui suis immobile je vous aperçois très bien vous amuser, veinards va !

Ah, tu vois, toi aussi tu te fais prendre…

Le temps change brusquement. Les nuages cachent le soleil. Je la regarde et je ne suis plus sûr de rien. L’ombre s’est évaporée.

Le soleil revient brutalement. L’espace d’un instant je revoie ma vieille tante courbée, appuyée sur sa canne, regardant l’horizon qui s’enfuit comme sa propre vie…

Le vent fraîchit. Le sable de la plage se soulève en petits tourbillons. Plus loin la mer mousse, on entend son grondement. La marée remonte.

Un coin de ciel bleu apparaît soudain comme un havre de paix. Le personnage semble pivoter comme s’il percevait mes pas qui s’approchent…

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Rédigé par Gérald

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