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Publié le 6 Mars 2021

 

Personnages :   Ho, Hé, les filles, ‘Cacarde’ Juliette la chef des oies, on doit mettre au point une stratégie.

La situation ne peut pas durer !

Le ‘Cancane’ d’Alain, le canard arrive en courant, ouf,ouf, qu’est ce qui se passe !    

On est une sorte de ‘SAAE’ (Société Anonyme d’Atelier d’Ecriture).

C’est bientôt l’anniversaire de deux amies, il faut leur écrire un poème !!!!!

 

Animaux :  Coucou, je suis là, oui ‘grâce’ au Covis !! je suis tranquille, je peux sortir de l’étang, sans me cacher des prédateurs.

Je ne mue pas, mes magnifiques couleurs ne me rendent pas invisibles.   

Et plouf, et plouf, moi la Rainette mexicaine, aux yeux rouges, il fait beau, et plouf !!!!!!

 

Intérieur :  Il me manque ce petit café théâtre, ‘Le Bouff’scène.

Très intimiste, les acteur et actrices, au plus près de nous, presque à les toucher,

pour leur montrer notre amitié.                                           

Surtout à Bernadette, notre amie, épisodiquement avec nous à l’atelier d’écriture.

 

Extérieur :  Il est là tout jaune, nous narguant de sa beauté dorée, parfois difficile d’accès, attrape-moi si tu peux !!

Une belle journée de fin d’hiver, ‘sans masque’, à la campagne, au soleil,

Des ruches avec ‘attention aux abeilles’, au détour d’un chemin, de grosses racines d’arbres, servant de « banc’,

pour manger un petit bout, et des photos évidemment.    

C’est le ‘MIMOSA’ au Tanneron !!!   

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 5 Mars 2021

 

Une fois par mois, je l’accompagne !

Fidèle, elle lui rend visite tous les jours, dans son cœur aimant brille encore une lueur d’espoir.

Mon émotion est papable devant ce tableau déchirant. Elle s’approche de lui, le regarde, l’embrasse du bout des lèvres et lui parle :

- Je suis là près de toi mais tu ne me reconnais pas !

 

Patiemment elle l’aide à manger, un geste simple qu’il a du mal à contrôler… parfois il lui sourit, tendrement elle lui caresse sa main.

- Comment peux-tu passer dans l’oubli celle qui a partagé ta vie ! Je me sens seule et perdue de ne plus faire partie de ton histoire.

 

La dernière bouchée avalée, elle ôte son bavoir et l’entraîne doucement sur son fauteuil. Elle rapproche une chaise, s’assoit tout près de lui. Elle attire son attention en ouvrant devant lui un album de photos. Elle guette la moindre de ses réactions. Son visage semble s’illuminer, il pointe maladroitement son index sur le chien.

- Tu le reconnais! C’est Chamane ton fidèle compagnon… lui aussi est triste, il se couche devant la porte de

ton bureau, il t’attend.

La réaction est de courte durée, ses yeux se figent, retour dans le lointain.

Elle tourne les pages, l’observe, il n’est plus présent.

 

 

Soudain, il se met à trembler, des larmes roulent sur ses joues, s’écrasent sur la photo.

 

- Le théâtre ! Ton théâtre celui où tu étais adulé par tant de spectateurs qui venaient t’applaudir. A la fin de la représentation tu me prenais dans tes bras, heureux.

Les larmes ont séché, le flash de cette image n’aura duré que quelques instants.

 

L’album s’est refermé, mais elle sort une photo grand format du lieu de leur rencontre. Une sortie en montagne, dans un cadre enchanteur entre lacs et montagnes aux pics enneigés. Il ne réagit pas, elle ferme les yeux. 

Elle m’a si souvent raconté, je sais qu’elle se revoit enlacée dans ses bras pour un premier baiser. Un coup de foudre, un Amour qui devait durer pour l’éternité mais l’intruse l’a entraîné dans le silence et l’obscurité.

Accablée de douleur, elle se jette dans mes bras, fidèle amie d’enfance, et d’une voix saccadée me murmure une fois de plus :

- Cette maladie lui a volé nos merveilleux souvenirs et a pris notre vie pour la mettre en cage.

 

JM

 

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Rédigé par Josiane

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Publié le 5 Mars 2021

 

-Il y avait quatre filles dans la voiture. Elles avaient bu, un peu trop certainement, en tous cas ce qui est certain c’est que celle qui conduisait ne regardait pas la route.

- Comment en êtes-vous sûr inspecteur ?

-Vous voyez bien sur les photos de la scientifique il n’y a pas de traces de freinage.

-Mais enfin l’accrochage, elles l’ont bien entendu non ?

-Oh ! Vous savez avec la radio à fond et le chahut des quatre fêtardes à bord…

-Bon admettons ! Mais alors elle est où cette voiture ? Une Chevrolet rouge ce n’est pas courant !

Un clochard qui somnolait à proximité avait donné cette indication : une radio qui gueulait à tue tête et quatre filles à bord.

-Oui, je sais inspecteur. J’ai contacté tous les garagistes. Aucun n’a été sollicité pour une réparation et encore moins pour une Chevrolet rouge.

-Bon ! Et la boîte de nuit pas loin, vous avez interrogé les patrons ?

-Les patrons n’ont pas fait de différence entre ces clientes et les autres. Il y avait beaucoup de monde ce soir là. Par contre le videur de l’entrée a remarqué quelque-chose. La Chevrolet s’est garée près de la sortie de secours qu’il surveillait et une des quatre filles tardait à descendre malgré l’insistance des trois autres…

-Hum…oui ! La belle affaire…

-Attendez… Il a entendu celle encore à l’intérieur leur dire « allez-y je vous rejoindrai plus tard. Je termine le chapitre de mon roman, je tiens une idée et je ne veux pas la perdre ». Elle les aurait rejoint un quart d’heure plus tard.

-Une écrivaine ? Elle va peut-être publier son roman ? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

 

La grenouille se prélassait au bord de la flaque. Elle avait beau gazouiller, pas de mâle attentif pour lui répondre. Elle passait son temps à nettoyer ses yeux rouges avec ses drôles de pattes rouges.

« Est-ce que j’y vois bien moi, avec ces lampadaires trop espacés ? »

Ils auraient pu en mettre un au dessus de cette flaque ou déplacer cette flaque sous le lampadaire…enfin…Ils font ce qu’ils veulent ici.

Soudain un croassement bien reconnaissable.

« Ah ! En voilà un qui m’appelle, ne bouge pas mon mignon j’arrive »

Le bruit mat elle ne l’avait pas entendu. Mais le choc et la masse qui s’est aplatie dans la flaque, elle l’a bien vue comme cette voiture rouge qui a ralenti et s’est arrêtée. Vu aussi ces quatre filles qui se sont penchées, elle les reconnaîtrait sans faute, mais une grenouille ça ne parle pas, tout le monde le sait.

Après, elle a préféré, d’un bond, se planquer. D’autant plus que la grosse voiture redémarrait en trombe.

 

L’inspecteur avait interrogé tous les éditeurs du coin qui, eux même, avaient répercuté l’info auprès des éditeurs nationaux. Tout nouveau roman devait être signalé à la police.

Maintenant il visitait toutes les librairies avec une préférence pour les dernières parutions, les nouveaux auteurs, les premiers romans, enfin quelque chose qui puisse le guider vers un nom.

Il déambulait dans cette immense librairie parmi les rayonnages sans fin, courbes, à angles droits, superposés, dos à dos, la tête lui tournait. C’était la première fois qu’il comprenait si bien cette histoire de fil et d’Ariane…

Rien… toujours rien.

Les années passèrent. Le dossier fut classé parmi les affaires non résolues.

En bordure d’un champ où les tiges de blé oscillent sous la brise et attendent d’être moissonnées, une vieille Chevrolet rouge, sans plaques minéralogiques disparaît sous la poussière et la rouille. Elle s’ennuie et souffre de cet abandon non justifié.

Un oiseau se pose sur la calandre cabossée, s’y reprend à plusieurs fois pour y voir plus clair.

-ça t’intéresse cette balafre ?

L’oiseau interpellé, incline la tête « Ais-je bien entendu ou est-ce la chaleur de ce mois de juin ? »

-Et bien je vais te dire. Elles m’ont jeté là depuis cette nuit tragique. Personne n’a eu l’idée de venir me déloger. Et moi j’attends, j’attends. Mais il y a mieux, tu ne connais pas la meilleure ? »

L’oiseau s’était déjà envolé. Les nuages blancs continueront de passer et repasser, la vieille voiture conservera encore longtemps son lourd secret.

 

L’inspecteur récemment à la retraite est stoppé à un feu rouge. L’endroit lui rappelle l’enquête la plus bizarre de sa vie. Cette pression du maire sur son patron pour ce chien écrasé : LE chien du maire, quelle affaire !

- Détrompez-vous lui avait dit son patron, un chauffard c’est un chauffard. La prochaine fois ça sera un homme !

Le feu passe au vert. Il démarre en vitesse. Il ne doit pas être en retard. Aujourd’hui il garde son petit fils alors… la partie de cartes c’est sacré.

A l’angle des deux rues, en vitrine de la « Librairie Insolite », un nouveau roman d’une auteure inconnue aurait dû attirer son attention. Le titre apparaît comme un phare pour accrocher le chaland : Le Choc…

 

Gérald IOTTI

 

Photo 1 : 4 jeunes filles dans la voiture.

 

 

 

Photo 2 : La grenouille.

 

 

 

 

Photo 3 : La Bibliothèque.

 

 

 

 

 

Photo 4 : Vieille voiture dans les champs.

 

 

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Rédigé par Gérald

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Publié le 3 Mars 2021

 

-C’est où ? Bon sang !

-Mais c’est là tu ne reconnais plus ?

Je reconnais brusquement la clôture, le portail grand ouvert, le petit ruisseau.

La piste tourne. Un coup de volant, les roues de la voiture asticotent les graviers qui fouettent la carrosserie. On est arrivés. D’autres voitures sont garées. Il y a du monde.

 

Passés la porte d’entrée nous entendons distinctement le clic…clic…clic-clic de la machine à coudre. Ma cousine Chloé nous retient dans le vaste hall.

-Vous êtes les derniers, on vous attendait pour lui faire la surprise.

Tante Charlotte, quatre-vingt ans aujourd’hui, est la vieille fille de la famille.

Dieu sait si elle nous avait chouchoutés, nous ses neveux, traités comme les enfants qu’elle n’avait pas eu.

Nous étions invités dans cette maison de famille, mi ferme, mi mas en cette terre de Camargue qu’elle aimait tant, si bien qu’au décès de son père elle s’y était installée.

Chloé ouvre la porte du salon :

-Ils sont tous venus tatie !

Ma vieille tante se retourne, une main sur la machine à coudre et l’autre sur la poitrine,

-Quelle bonne surprise, entrez, entrez !

Chloé a tout prévu, petits fours sucrés, salés, macarons selon la recette de tante Charlotte, champagne…

Le brouhaha des réunions de famille s’installe.

Sur le buffet un petit cadre avec une photo. Je reconnais Charlotte jeune avec ma mère et deux autres jeunes femmes, installées sur les banquettes de la Chevrolet de grand-père, toutes apparemment en pleine forme.

C’était quoi cette photo tatie ?

Une lumière s’installe dans ses yeux. Une fraction de seconde je pense que ce sont des larmes, mais elle tend le bras pour saisir la photo.

Regarde ! Ta mère et moi, on était belles non ?

Je dois reconnaître que les quatre filles sont plutôt attirantes.

-Ton grand-père m’avait permis d’emprunter sa voiture pour enterrer la vie de jeune fille de ta mère. Alors on en avait profité avec nos amies de l’époque…

Elle n’en dira pas plus, mais je savais par ma mère qu’un amour de jeunesse avait traversé la vie de Charlotte, puis après ?

Sujet tabou dans la famille. Je ne lui pose plus de questions. Mes cousins prennent le relais avec tous ces souvenirs qu’elle a du mal à rassembler.

 

Je m’éloigne sur la terrasse, mon verre à la main et je surprends un vol de flamands roses qui surplombe le terrain. Ces grands voyageurs ne se laissent pas approcher. Malgré leur bonhomie et leur facilité à se construire un abri, on ne les sent pas apprivoisés. Ils veillent jalousement sur leur liberté. Sauf peut-être sur ces champs de l’Algarve où après un vol de plusieurs heures depuis la lointaine Afrique, fatigue aidant, ils se posent et se laissent approcher par ces paysannes qui leur apportent eau et nourriture.

Ici fiers et hautains, ils ne fréquentent que les étendues d’eau en bords de mer et les champs déserts.

A proximité du Mas, un petit enclos cultivé avec quelques poules. Voilà qu’elles sentent se réveiller en elles, je ne sais quel appel sauvage.

Elles, préoccupées habituellement par la capture d’un ver, dont l’assaut le plus vertigineux est la bordure de jardin ou le nichoir du poulailler, les voilà qui lèvent la tête vers ces seigneurs des airs et se mettent à battre des ailes, à rêver d’horizons inconnus.

La proximité de ces confrères si agiles leur fait chavirer la raison.

Les flamands ont d’autres préoccupation qui font rêver.

Eux qui connaissent les courants ascendants, les vents d’altitude qui portent sans forcer, eux qui ont la mémoire des territoires traversés, des mares où il faut descendre pour boire et se reposer, ne jettent pas un regard vers ces volatiles nourris au pied d’une cabane de jardin.

Un jour dans le silence de l’automne finissant, ils s’élèveront à l’heure qu’ils auront choisie, comme un voilier prend le large avec la marée descendante.

Ils formeront en altitude ces équipes en triangles si reconnaissables et leur géographie mémorisée les guidera vers les côtes d’Afrique pour passer l’hiver. La poule soulèvera le bec, attirée par ce froissement d’ailes, inclinera la tête sur un côté pour essayer de comprendre ce qui se passe là-haut, puis, dépassée par l’évènement, plongera sur ce grain de maïs et oubliera ses ailes inutiles.

J’aime les flamands et leur liberté.

 

La parole a été donnée à Charlotte et je l’entends raconter sa vie de couturière-ensemblière au théâtre. Elle en a créée et assemblée des robes de princesse et des tenues de Prince. Vécue toute ces années avec des designers, donné vie à des costumes dessinés ou ébauchés d’après des photos d’époque. Combien d’artistes célèbres ont fait vivre les tenues qu’elle a façonnées ?

Je l’ai toujours vue glisser avec tendresse des tissus sous l’aiguille diabolique de cette machine à coudre.

Cette machine, pour moi, c’était un mystère à l’état pur. Je voyais la bobine de fils se mettre en place par magie et se dérouler. L’aiguille mordait et fonçait à grande vitesse. Le tissu, lui, défilait et ressortait cousu, pointé ou surfilé selon la volonté de tante Charlotte. C’est la « canette » me disait-elle. Cette canette que l’on ne voyait pas et qui décidait de tout.

Dans le fond de l’atelier près des loges d’artistes, derrière les piles de lin, velours et cretonne le mannequin avec son inévitable veste en surpiqué blanc me regardait d’un sourire narquois.

L’atelier de tante Marie c’était l’atelier du mystère. J’y pénétrais toujours avec appréhension…

Pour meubler les longs après-midi des jeudis, elle me permettait de flâner sur la scène, hors répétitions. Impressionné par ce théâtre vide, peuplé de tant de fantômes. Seul face à ces fauteuils rouges, cette lumière tamisée, ces machinistes qui s’entraînaient à diverses manipulations, je ne pouvais m’empêcher de penser que tous ces applaudissements futurs étaient destinés, aussi à tante Charlotte pour ses créations…

 

Je vous avais préparé à tous un tee-shirt, au cas où… Tenez, tenez !

La réunion tire à sa fin, on s’embrasse, on lui promet de revenir la voir en dehors des anniversaires.

-Venez quand vous voulez, lance Charlotte, vous savez que vous êtes tous mes enfants !

Nous quittons la propriété. Les pneus crissent sur le gravier. Ma femme cheveux au vent s’imprègne du paysage.

-Regarde ce que je vois là !

Mon pied caresse la pédale de frein, je ralentis.

La vieille Chevrolet apparaît au bout du champ parmi les herbes folles, témoin d’une époque disparue.

Je m’arrête, descend, m’approche. Dans ma tête le ronronnement rassurant du six cylindres en ligne. Les portes de la guimbarde grincent. Une poule s’en échappe en manifestant bruyamment sa désapprobation.

Dire que c’était une si belle voiture…

Une semaine plus tard, j’apprendrais que Charlotte a eu une crise cardiaque.

A ma cousine qui s’inquiétait pour sa santé, dans sa chambre d’hôpital, elle lui aurait dit :

-Ne t’inquiète pas ! Ma vie a été belle non ?

 

Gérald IOTTI

 

Photo 1 : 4 jeunes filles dans la voiture.

 

 

 

Photo 2 : Le flamand rose.

 

 

 

Photo 3 : La salle de théâtre.

 

 

 

Photo 4 : Vieille voiture dans les champs.

 

 

 

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Rédigé par Gérald

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Publié le 2 Mars 2021

C'était dimanche – et Dieu sait si je hais les dimanches - comme tous ceux qui travaillent - mais moi ce qui est extravagant c'est que je suis chômeuse et en fin de droit.

 

Enfin j'étais assise sur un banc attendant je ne sais quoi mais j'étais confiante. Personne ne serait assez dégueulasse pour permettre que je passe ici la journée et peut-être même la nuit !
Enfin je commençai à m’inquiéter car de nombreuses voitures passaient sans s'arrêter. J'aurais dû mettre une tenue plus sexy.

Soudain une grosse voiture rouge décapotable passa et... s'arrêta ; elle avait l'air d'avoir des kms au compteur, mais bon je n'avais pas les moyens d'être difficile.
Il me demanda où j'allais.

Je lui répondis :

– où tu veux.

– Ça te dit d'aller à la piscine ?
(Le matin j'avais eu la bonne idée de mettre un maillot)
– OK, lui dis-je
Il fonça à toute berzingue.
J'étais morte de trouille.

Je n'avais pas envie que cette voiture me serve de cercueil.
Soudain il en perdit le contrôle et nous nous retrouvâmes dans un champ.
Nous n'étions pas blessés, mais moi j'étais furieuse.
Je descendis de voiture en claquant la porte et rejoignis la nationale pour faire du stop.
Pas très sympa mais qui est-ce qui était sympa avec moi ?
Un papy s'arrêta ! Pas terrible mais bon, avais-je les moyens d'être difficile ?
Nous allâmes donc à la piscine, nous nous baignâmes, nous prîmes un bain de soleil.


En moi-même je me dis que les vieux faisaient les mêmes choses que nous.

 

 

 

 

Une grenouille avait eu la même idée que nous ; apparemment c'était une bonne nageuse et elle avait de beaux yeux rouges.


Au bout de plusieurs heures (ouf) il me proposa d'aller dîner au Negreso.
Ce n'était pas Alain Delon mais bon..
Nous fîmes un excellent dîner.
J'essayai de faire bonne figure même même si j'eus un peu de mal à me retrouver avec les nombreux couverts.

Après le dîner avec beaucoup de délicatesse, il me proposa de l'accompagner dans sa chambre.
Il fallait que je tente ma chance, peut-être que demain il m'aiderait à trouver un petit boulot et puis j'allais pouvoir prendre un bain voluptueux.
J'allais passer une bonne nuit avec mon Delon à moi !
Comme tout est relatif et il faut tout relativiser.......


 

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Rédigé par Françoise M.

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Publié le 2 Mars 2021

 

 

 

Dans le silence de ce cloître où j’ai trouvé refuge fuyant le monde et sa société, assis sur un banc je me penche sur mes souvenirs.

 

Aujourd’hui, je suis seul et mon âme est tourmentée. J’écris, j’aligne des mots sur les pages blanches de mon carnet pour faire fuir mon sentiment de culpabilité. Suis-je coupable d’avoir par insouciance, oublié que la vie est fragile comme une coccinelle sous les bourrasques du vent.

 

 

 

Je me souviens de quelques images puis un brouillard a envahi ma tête. Que s’est il passé?

Nous étions tous les deux. Elle, elle chantait et moi, je riais. La vie nous appartenait. Nous roulions le long d’un grand champ de blé quand soudain tout s’est arrêté. Le monde pour moi a pris la couleur du deuil. Elle était partie et moi, j’étais là à me dire «c’est à cause de toi». Pourtant, j’aurais du freiner quand il est arrivé, zigzagant sur la route mais elle, elle chantait et moi je riais !

 

Dans le silence de ce cloître je cherche ma vérité.

 

Elle, j’ai laissé dans cette voiture sur le bord de ce champ, comme une stèle, un mausolée et où le temps se refuse de déposer son manteau de rouille comme pour me dire et me faire comprendre de ne pas l’oublier. Elle qui chantait et moi qui ne ris plus.

 

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 1 Mars 2021

 

 

 

 

 

 

– Justine, viens voir !

Anna a étalé toutes les planches-contacts sur le bureau, les examine l’air interloqué.

Que se passe-t-il, demande Justine.

Justement, il ne se passe rien ! Regarde, toutes les photos sont strictement identiques, comme si j’avais photographié en rafales ! Et tu sais quoi ? Il n’y a que cette fichue coccinelle sur toute la planche !

Quoi ! La gardienne du Livre sacré ? Mais tu dois avoir le Livre, obligatoirement, vu que cette bête à bon Dieu faisait les cent pas devant.

Ben non ! Regarde !

Justine s’approche. Effectivement, sur toutes les photos on ne voit que la coccinelle accrochée à un brin d’herbe. A l’arrière-plan, pas de Livre sacré à la couverture dorée, juste du vert, comme une prairie un peu floue.

Ça alors ! Le vieil ermite ne délirait pas…

 

Silence perplexe.. les jeunes filles se regardent…

Relisons les notes de notre carnet de voyage, propose Anna, on trouvera, j’espère, une explication rationnelle.

 

Les deux amies s’installent sur le canapé avec le carnet.

Saute les premières pages, cherche à partir de notre arrivée au lac. C’était un mardi, je crois…

 

Mardi 20 juillet

L’ascension a été pénible, mais nous sommes récompensées. Devant nous, un lac de montagne d’un bleu plus bleu que bleu, entouré de pelouse vert tendre, le tout cerné de cimes encore enneigées. L’air est vif, le silence majestueux.

Vite, une photo pour orner notre carnet de voyage !

Un banc domine le site. Sans nous concerter, nous nous y précipitons.

L’endroit parfait pour reprendre des forces. A nos pieds, dans l’herbe tendre, une jolie coccinelle se promène. Elle va nous porter chance, c’est sûr !

Nous sortons de nos sacs quelques fruits secs, de l’eau, et laissons nos regards partir à la dérive dans ce paysage grandiose.. regards bientôt accrochés par une bâtisse à peine perceptible sur l’autre rive. Nous décidons d’aller voir ça de plus près.

Une bonne heure de marche plus tard, nous voici devant un monastère qui semble abandonné. Un vieux portail rouillé, des herbes folles, le cloître..

Le vent soupire doucement entre les colonnes.

Atmosphère irréelle, présence, absence, on ne sait pas trop.. quelque chose de mystérieux, mystique sans doute, plane… il y a-t-il quelque chose là où il n’y a rien ?

Nous poursuivons notre exploration, découvrons des cellules merveilleusement monacales qui n’attendent que nous. Ce soir, pas de bivouac, on dort ici.

 

Bon, pour l’instant, rien de particulier dans nos notes, dit Anna. Tu veux du thé ?

Volontiers !

Quelques instants plus tard, Anna revient avec un plateau chargé de tasses fumantes et de gâteaux secs. Les deux jeunes filles reprennent leur lecture :

 

Mercredi 21 juillet

Nous avons bien dormi malgré le silence impressionnant. C’est en nous réveillant qu’on a eu peur ! Devant nous se tenait un moine tout encapuchonné de noir. Il était là, debout, les bras croisés dans ses grandes manches, immobile et muet. La trouille de notre vie !

Quand il a vu nos mines épouvantées, il a souri, ça nous a un peu rassurées. Il a demandé ce qu’on faisait là, on lui a expliqué. Il a eu l’air d’accepter notre réponse et nous a invitées à partager son petit déjeuner. Nous l’avons suivi jusqu’à une grande salle qu’il appelle le réfectoire, avec des tables alignées en U, des dizaines de chaises, mais il était le seul occupant avec nous.

Il nous a raconté que le monastère n’était pas abandonné, contrairement à ce que l’on croyait. Lui y vivait en compagnie des âmes de ses frères qui venaient souvent le visiter. Il s’occupait du potager caché derrière la chapelle, priait beaucoup, consultait souvent le Livre sacré.

Voulez-vous le voir ? nous demanda-t-il.

Avec plaisir, avons-nous répondu.

Il nous guida dans un dédale de couloirs et d’escaliers, un vrai labyrinthe ! Au détour d’un passage étroit, une alcôve éclairée par un cierge. Sur un lutrin, un livre doré… et une coccinelle qui semblait faire les cent pas devant lui.

Voici le Livre sacré, nous dit-il, il est très ancien, fragile et précieux. La Bête à bon Dieu en a la garde. Cette coccinelle est en réalité la réincarnation du scribe qui a écrit le livre. Elle veille sur lui depuis des siècles, le protège de tous les malheurs et évite que son existence ne soit ébruitée. N’attirons pas les malveillants… Tout cela doit rester secret.

Mais pourquoi nous le montrez-vous s’il faut qu’il reste secret ?

Parce que vous êtes venues jusqu’à lui. Vous avez vu l’invisible. Le monastère n’existe sur aucune carte, aucune photo. Vous verrez quand vous regarderez celles que vous avez prises. Il y aura un cloître, mais pas celui-ci. Un cloître inconnu, choisi au hasard par l’âme d’un frère. De ce monastère, vous n’aurez aucune trace, de même qu’il n’y aura aucune trace de ce livre sur les photos que vous êtes en train de faire. Peut-être aurez-vous une coccinelle, mais ce ne sera pas celle-ci, ce sera une coccinelle lambda.

Puis, le moine nous raccompagna jusqu’au portail rouillé et nous souhaita : « Bon voyage sur vos chemins de vie. La route sera belle pour qui sait voir l’invisible... »

 

Dire qu’on croyait qu’il était fêlé ! s’écrie Justine. C’est fou cette histoire ! Il a raison, la photo du cloître ne ressemble pas à celui du monastère. Et la coccinelle, je ne sais pas, elles se ressemblent toutes ! Si on n’avait pas relaté tout ceci dans le carnet de voyage, je croirais avoir rêvé.

Oui, et je m’inquiète car il me semble que l’encre s’efface non ?

Oh ! Ferme vite le carnet avant que tout disparaisse. Heureusement, il y a les photos. Elles sont toujours là ?

Oui, elles restent toujours, elles, tu le sais.. Demain, on saura… on verra l’Invisible...

Tu as déjà dit ça hier...

Les deux amies se taisent, pensives. Une cloche retentit.

C’est l’heure des médicaments, il faut rentrer, dit Anna.

 

Justine et Anna quittent le banc de bois pour se diriger vers le cloître. Derrière elles, le soleil plonge par-dessus les cimes enneigées, le lac plus bleu que bleu vire au vert sombre, la coccinelle s’est envolée et le portail rouillé se referme sur un vieux monastère transformé en asile psychiatrique.

 

🐞 

 

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Rédigé par Mado

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Publié le 1 Mars 2021

 

 

Chaque jour de sa vie,

Eloi dessine deux hypoténuses

dans le rectangle de son pythagore.

 

Ici, dans cette abbaye, il nourrira détours et des tours

de ses certitudes ou de ses doutes

parmi ces cinq colonnes à la une

puis d'autres cinq colonnes, toujours à la une,

un théorème pour ne pas réveiller le tourner en rond

et sa valse malsaine des chemins de l 'enfer.

 

Quand l 'esprit s'essouffle, il remplace le courant d'air,

le tour de manège fatigue le conscient

et les pas se faufilent pour marcher, sournois,

dans de coupables déplacements.

 

A cet instant, Eloi traverse le pont pour l 'autre aile.
C'est comme l'oiseau rose, l'autre aile,

celle qui permet d'échapper à la couvée du couvent.

 

IL s'était offert le luxe d'un bouquet de secondes.

pour passer chez Courir

s'acheter un jean troué et une paire de baskets.

Sur le trottoir, posé là de sa volonté,

ils sont morts inutiles comme des lambeaux d'illusions.

 

Il revient.

Il rapporte juste dans son sac à dos

des bribes d'un autre livre, pour changer.


Eloi rentre au bercail rejoindre ses âmes frères.

Déjà un ailleurs en tête, il enfile sa robe de bure,

les mains sur le reposoir des fentes de son aube.

 

Demain, il priera son Supérieur

de bien vouloir remplacer la seule dalle fendue

au pied de la quatrième colonne.

 

Eloi veut vivre au creux de sa méditation,

généreuse et pleine,

le toujours pareil, aucune aspérité,

pour ne jamais trébucher,

chaque jour de sa vie.

 

 D' après photo : couvent, flamant rose, quelqu un en jean et bouquin,

le pont, l'intérieur de soi

 

Dany-L


 

 

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Rédigé par Dany-L

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Publié le 13 Janvier 2021

 

Voici l'année nouvelle - que l'on n'ose plus se souhaiter "bonne" par les virus qui courent -, la période où les excès des fêtes pèsent sur l'organisme -pas autant que sur le personnage ci-dessous j'espère ! -, le mois des bonnes résolutions - le personnage en question s'y attelle avec détermination - et un nouveau sujet d'écriture à traiter, si vous le voulez... 😊

Hombre autoconstructo de Victor Hugo Yanez Pina

Hombre autoconstructo de Victor Hugo Yanez Pina

Racontez ce que vous inspire cette image. Vous pouvez inventer une histoire, traiter le sujet à la sauce philosophique, artistique, comme vous voulez.

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LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Ecrire sur des photos

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Publié le 13 Janvier 2021

 

L'homme se sculpte peut être lui même, mais ne se suffit pas à lui même. C'est pour cela que Dieu lui a adjoint une compagne : Eve. Et depuis les femmes ont pris le pouvoir ! Eve a croqué la pomme, et depuis elle nous reste en travers de la gorge. Pourtant nous l'appelons la pomme d'Adam ! Ha, L'homme, cet être puissant, ce dominateur qui a essayé de tous temps à asseoir sa supériorité. Qui a a son actif des guerres, des génocides, des millions de morts, ils ne sont pas responsables car ils ont toujours agis sous l’influence des femmes. Eve fut la première, puis se sont succédé les légitimes, les concubines, les maîtresses, les égéries, les espionnes, les manipulatrices. Et les hommes conscients ou pas plastronnent : dictateurs, présidents, p d g, sénateurs, jusqu'au petit chef de rien dans un bureau poussiéreux. Notre sujet du jour laissant apparaître sa virilité jusqu'à la taille ne s'est pas loupé. Beau, viril, musclé, athlétique, et gaucher de surcroît. Le reste du corps sera t-il en harmonie ? Les fesses nous ne les verrons pas, mais ses parties intimes, oui, atrophiées par pudeur ou orgueilleuses ? je m'imagine un sexe tendu pour servir de perchoir à oiseaux avec deux belles bourses comme réserves de grains.

     LOUIS

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Rédigé par Louis

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