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Publié le 27 Février 2023

LE VOYAGE DE PIERRE

Modeste copie du tableau de Leonardo Da Vinci qui a fait l'objet de mon écrit à l'atelier d'écriture, ci-dessous...

Bernard BRUNSTEIN

 
La nuit venait de tomber sur la ville, les lampadaires venaient de s’allumer, diffusant leur halo dans la brume bleuâtre du soir.
Pierre après une journée de travail au musée du Louvre, rentrait chez lui un sentiment étrange l’envahissait.
L’ascenseur était en panne, il grimpa par l’escalier en colimaçon les cinq étages.

Arrivé devant la porte de son appartement, à peine l’avait-il ouverte que son ombre s’enfuit à travers le grand miroir de son hall, Pierre courut et le traversa sans sentir de résistance. Étonné, inquiet il se retrouva au milieu d’un nuage bleuté. Un vent léger souffla et dissipa la brume. Pierre contempla le paysage qui s’offrait à lui, des montagnes enneigées se reflétaient dans un lac.

 

Où était-il ?

Où était passée son ombre, elle sans qui il lui était difficile d’exister ?
Sur le rivage une barque semblait l’attendre. Hésitant il grimpa dedans, pas de rames ni de gouvernail, pourtant l’embarcation se mit à naviguer vers une destination inconnue. Pierre n’avait plus la notion du temps, combien d’heures dura son voyage, il ne put le dire mais petit à petit les montagnes disparurent et il accosta sur une plage ; là il retrouva son ombre qui semblait l’attendre. Était-il arrivé ?
Devant lui, un jardin, un silence pesant l’entourait et pourtant l’endroit lui était familier. Il chercha à se repérer quand soudain au loin il entendit des voix de femmes et d’un enfant. Doucement, il se laissa guider par les sons et là derrière un bosquet il les vit.
Non ce n’était pas possible. Pierre se frotta les yeux, c’était bien elles, Anne et Marie qui jouaient avec l’enfant Jésus.

 

Pierre compris qu’il se promenait dans le tableau de Léonard Da Vinci « la Vierge et l’enfant avec sainte Anne »

Alors le monde se mit à valser, son ombre se mit à danser autour de lui la tête de Pierre se mit à tourner un grand flash et voilà assis devant son miroir sans savoir ce qui c’était passé.
 

 
 
 
 
 
 
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Rédigé par Bernard

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Publié le 27 Février 2023

Il y a très longtemps, dans la cité de Lekkoob, vivait un sage. Il habitait une vieille maison qui possédait un escalier magique. Un escalier en colimaçon qui pouvait grimper jusqu’à l’infini. Mais le vieux sage, qui était sage, n’avait jamais tenté le voyage, jugeant l’infini trop loin pour lui.

Il préférait rester assis sous l’escalier, près de la fenêtre, pour profiter de la lumière dorée du soleil et de la magie de l’escalier magique, car en étant assis dessous, il la recevait directement. Sa sagesse venait de là. Grâce à la magie de l’escalier, le sage percevait des choses invisibles, il voyait, il savait.
 
Un jour, son élève, au lieu de s’occuper à raviver le feu, vint s’asseoir près de lui.
– Maître, lui demanda-t-il, qu’il y a-t-il derrière cette petite porte derrière vous ?
– Je ne sais plus, cela fait si longtemps que je ne l’ai ouverte. Va voir et ramène ce qui te semble en valoir la peine.
Le jeune homme ouvrit la porte dans un grincement lugubre, pénétra dans la pièce sombre. Elle était envahie d’un bric-à-brac de l’autre monde, il heurta des vieux meubles, trébucha sur des paniers, tomba sur un coffre.
Le coffre était fermé à clé. Il était lourd, mais le jeune homme réussit à le traîner jusqu’au vieux sage.
– Maître, avez-vous la clé ? demanda-t-il.
Le vieil homme sourit.
– Pose-le sous l’escalier, il s’ouvrira .
Ainsi fut fait et la magie opéra. Le coffre s’ouvrit dévoilant des parchemins, des notes éparses, des livres anciens à l’écriture étrange. Une carte bizarre, avec une succession de lettres colorées et indéchiffrables interpella le jeune homme.

– C’est un code secret, pensa-t-il.

Le vieux sage qui voyait et savait les choses invisibles hocha la tête.
– Pour en connaître la signification, tu dois gravir l’escalier magique. Plus tu monteras, plus tu sauras. Mais attention au point de non retour… Vérifie bien à chaque marche où tu en es du déchiffrage.
 
Le jeune homme, guère rassuré, s’engagea sur la première marche, regarda la carte, rien n’avait bougé. Il continua, grimpa encore, mais la carte restait hermétique. Alors, il monta, monta, dépassa les nuages, croisa la Lune. La carte tressaillit dans sa main. Un début de message remplaçait les premières lettres : Si tu franchis…
Le jeune homme, impatient de connaître la suite, grimpa les marches quatre à quatre. Autour de lui, le ciel immense se nimbait de nuit, des étoiles venaient lui rendre visite, puis repartaient se ranger sagement dans leurs constellations. Le jeune homme, émerveillé, en oublia la carte et son message. Il poursuivait sa route sur l’escalier extraordinaire, parmi les étoiles filantes, les comètes et les planètes rondes.
Il arriva enfin devant une porte d’or. Une porte en plein ciel, au milieu des étoiles.Il frappa trois coups, la porte s’ouvrit. Il entra prudemment.
 
Une grande salle richement décorée l’accueillit. Il avança encore un peu. Un rideau s’ouvrit laissant apparaître un trône rouge sur lequel un magnifique chien blanc… trônait. Un collier de rubis ornait son cou. Il se tenait là, majestueux, une patte posée sur l’accoudoir, souverain. Il toisa le jeune homme et lui dit :
– As-tu décodé le code secret ?
– Heu… non, répondit le jeune homme qui avait complètement oublié sa mission.
– Tu aurais dû être plus vigilant et écouter les conseils du vieux sage, rétorqua le Chien-Roi. Regarde ce qui est écrit à présent sur ta carte.
Le jeune homme lut :
Si tu franchis la porte d’or, tu deviendras l’animal de compagnie du Grand Chien, roi de la constellation du même nom.
 

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Rédigé par Mado

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Publié le 14 Décembre 2022

 

ATELIER :

Le concept subjectif - objectif :

  • Subjectif : Faire en sorte d'influencer la personne, faire dire à quelque chose ce que l'on croit vrai ou ce qui nous intéresse et occulter une partie de la réalité. Prendre parti, laisser les sentiments influencer l'analyse.

  • Objectif : C'est le fait sans interprétation, sans prendre parti, même si c'est à l'encontre de nos convictions. Laisse les sentiments en dehors de l'affaire, prendre de la distance.

 

SUJET :

En quatre étapes :

1- Choisissez l'une des photos, décrivez-la de façon objective. Prendre le point de vue le plus objectif, rester neutre.

2 - Puis, refaites l'exercice de façon subjective. Écrire avec un regard subjectif mais négatif.

3 - Faire un commentaire subjectif positif et optimiste.

4 - Donner un titre à votre image de façon objective.

 

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ATELIER 2 : Objectif, subjectif
ATELIER 2 : Objectif, subjectif

LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 14 Décembre 2022

 

 

 

 

OBJECTIF

Une jeune femme, mains sur les hanches, en jeans violet et tee-shirt jaune regarde au loin face à l'objectif. Derrière elle, légèrement décalé, un jeune homme aux cheveux longs, en tennis, pantalon beige et chemise à rayures est adossé à une décapotable bleue. Bras allongés, poignet gauche tenu par sa main droite, il l'observe en silence.

 

SUBJECTIF NEGATIF

Une jeune femme mal fagotée en jeans violet et tee-shirt jaune, mains sur les hanches toise quelqu'un derrière l'objectif (ses parents, son père?) d'un air buté. Vient-elle de leur (lui) annoncer quelque chose d'important ?

En arrière plan un jeune homme plutôt effacé semble écouter, ou mieux apprécier, cette discussion tranchée. Il n'aura aucun effort à faire pour embarquer sa nouvelle conquête. La voiture de sport bleue décapotable fera toujours le même effet.

Bon ! Semble t-il penser. Tu as voulu parler à tes vieux ! Voilà c'est fait. Je t'avais prévenu il ne fallait rien en attendre. Alors on y va ?

 

SUBJECTIF POSITIF

C'est l'été. En jeans violet et tee-shirt jaune une jeune femme annonce à ses parents qu'elle va vivre sa vie à deux et que rien ne s'y opposera. Sa détermination est assurée. Son visage calme et son regard fixe appuie ce qu'elle vient de leur dire.

Un jeune homme en arrière plan, adossé à un bolide bleu, l'observe avec admiration. Elle a enfin osé annoncer à ses parents ce qu'ils devaient soupçonner. Il est ébloui. Saura t-il la rendre heureuse ? A cet instant précis il se rappelle la phrase de son prof de philo « La vie appartient à ceux qui osent » .

Le bolide va démarrer, cheveux au vent ils avaleront les kilomètres à la recherche du bonheur... L'amour toujours...

 

TITRE

Nous Deux

 

Gérald IOTTI

 

 

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Rédigé par Gérald

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Publié le 14 Décembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monique

 

  1. Description objective

Au premier plan à gauche, une jeune fille debout, les mains posées sur la taille, les coudes ouverts. Elle porte un jean prune avec une ceinture marron et un t-shirt beige clair portant une inscription écrite en petits caractères « You’re going a long way baby ». Ses cheveux bruns raides, séparés par une raie au milieu lui descendent jusqu’aux épaules. Elle penche légèrement la tête vers la gauche.

Au second plan, un jeune homme est appuyé sur une voiture. Il porte des tennis blanc cassé, un pantalon beige, une ceinture marron, une chemisette à manches courtes quadrillées beige et vert. Ses mains sont croisées sur sa taille, la droite agrippant légèrement la gauche. Ses cheveux châtain descendent jusqu’à ses oreilles, avec une raie du côté droit. Son regard est dirigé vers la jeune fille qui se trouve devant elle, à sa droite. Sa bouche sourit très légèrement.

En arrière-plan, une voiture bleu métallisé décapotable, capote noire fermée. On voit des reflets de lumière sur le haut de la carrosserie.

Tout au fond, à travers la vitre d’une portière, apparaît un mur blanc avec des traces noires, ainsi qu’une partie d’une maison beige et de son toit gris clair.

 

  1. Subjectif négatif

Une bagnole de type pété de thunes, ça se voit tout de suite, la décapotable à la peinture rutilante. Faite pour pécho les nanas. Il croit que c’est plié, il a un léger sourire ironique ce petit mec –pas mal d’ailleurs- habillé banal mais sûrement de qualité et de marque, ça doit être le genre. Il est appuyé nonchalamment sur son joli bolide, l’air assuré, comme si le monde lui appartenait. Mais ne te berce pas d’illusions, mec, la meuf elle a pas l’air du genre qu’on chope avec une belle caisse. L’expression de son visage –une belle fille d’ailleurs- ne donne pas l’impression qu’elle est séduite ou prête à craquer, elle a plutôt l’air sceptique, un peu désabusée, genre « Des types comme toi, j’en ai vu des tas, je sais ce que vous valez, la frime et c’est tout. Pas mon truc. Tu crois quoi ? Parce que j’habite une petite banlieue paumée, tu vas m’impressionner ? Dans tes rêves ! ». Et ses mains plantées sur sa taille lui donnent un air bien décidé. Il ne l’aura pas comme ça !

 

  1. Subjectif positif

Ils sont jeunes, ils sont mignons tous les deux. Ils ont la vie devant eux. Bon, il y a eu une petite dispute comme il y en a dans tous les couples. Il est passé la chercher dans son petit pavillon à Vitry, tout content de lui montrer sa nouvelle voiture, un cabriolet bleu métallisé flambant neuf, splendide. Il s’attendait à la voir s’extasier, mais non, elle a plutôt fait la tête et il n’a pas compris. Tout ça, c’est trop pour elle. Elle lui tourne le dos et ne dit mot. Elle se demande pourquoi un garçon de son milieu s’intéresse à une fille de banlieue. Qu’est-ce qu’il lui trouve ? Il peut rencontrer des tas de filles bien plus jolies, plus intéressantes, plus riches et plus cultivées autour de lui, alors est-ce que ça peut durer, tous les deux ? Mais c’est ça, l’amour : dans quelques minutes, elle va se retourner, retrouver son sourire et se jeter dans ses bras. On ne résiste pas à un garçon comme lui.

 

  1. Titre

You’re going a long way baby

 

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 13 Décembre 2022

 

 

 

 

 

 

Objectif :

Par une journée d’été ensoleillée, une jeune femme est assise à la terrasse d’un café. Elle est vêtue d’une robe bleue et porte un chapeau de la même couleur. Elle sourit. Derrière elle se tient un serveur, la serviette sur le bras et un plateau à la main. On distingue au loin la mer et les palmiers de la promenade.

Subjectif négatif

C’est une journée chaude et ensoleillée. Heureusement les parasols de la terrasse sont ouverts et rendent l’atmosphère un peu plus respirable. Une jeune femme est assise, seule à une table. Sa robe bleue et son chapeau assorti me semblent un peu trop chics pour l’endroit. Elle sourit, un peu bêtement, en regardant loin derrière moi. Je me demande à quoi elle pense…

Subjectif positif

Une jolie jeune femme est assise à une table en face de moi. Sa robe bleue et son chapeau assorti font ressortir ses yeux clairs. Quand elle s’aperçoit que je la regarde elle me sourit gentiment. Le serveur arrive à ma hauteur avec le café que j’ai commandé. Je propose à la belle inconnue de lui offrir un verre, ce qu’elle accepte aussitôt. Je suis ravie.

Titre : L’inconnue au chapeau bleu


 


 


 

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Rédigé par Elisabeth

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Publié le 7 Décembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

Objectif neutre

Il fait soleil. La mer est calme. Une jeune femme se déplace sur les rochers. Elle porte une robe à bretelles, rayée rouge et blanc. A ses pieds des ballerines noires. Elle tient dans sa main gauche un trident sur lequel est embrochée une rascasse orange. La jeune femme a les yeux baissés et regarde le rocher sur lequel elle va poser son pied gauche.

 

Subjectif négatif

C’est l’été, il fait soleil, pas de vagues sur la mer. Une jeune femme se déplace de rocher en rocher. Elle est seule. Elle porte une robe d’été à bretelles assez quelconque, rayée rouge et blanc. Ses chaussures, des ballerines noires ne sont pas du tout adaptées à la situation. Des baskets ou au moins des chaussures de plage fermées auraient bien mieux convenu ! Et malgré le soleil, elle n’a même pas pensé à prendre un chapeau. Visiblement elle est partie à la pêche dans cette tenue. En effet elle rapporte au bout d’un trident une grosse rascasse qui semble bien trop lourde pour elle. Ses yeux baissés et toute son attitude laissent penser qu’elle n’est pas du tout à l’aise et qu’elle craint à chaque pas de glisser sur un rocher. C’est à se demander comment elle a bien pu faire pour attraper seule ce poisson !

 

Subjectif positif

C’est un jour d’été au bord de la mer. Quelques rochers affleurent sur l’eau calme et on voit des bois morts déposés sans doute là par la tempête des derniers jours. Aujourd’hui le beau temps est revenu, le soleil brille, c’est un jour à aller à la pêche. Une jeune femme à la silhouette agréable se déplace avec précaution de rocher en rocher. Bien qu’elle porte une jolie petite robe d’été à rayures rouge et blanc et des sandales légères, elle réussit à franchir chaque rocher tout en restant au sec. Tout dans sa posture indique que chacun de ses pas est réfléchi : elle reste droite, pas une goutte d’eau sur sa robe ni sur ses chaussures, elle reste bien coiffée. Et pourtant elle rapporte à bout de bras comme un trophée une énorme rascasse orange embrochée sur un lourd trident ! Qui a bien pu pêcher ce poisson ? Vraisemblablement ce n’est pas elle. Peut-être est-ce son ami, pêcheur sous-marin, qui vient de le lui confier avec fierté ?

 

Titre :

La jeune femme et la rascasse


 

 

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Rédigé par Mireille

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Publié le 7 Décembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

  1. Dans une plaine herbeuse, une femme les mains dans les poches surveille son chien

  2. Dans cette plaine herbeuse ou ne pousse que de la mauvaise herbe, une femme mal fagotée, les mains sûrement sales dans les poches regarde d’un œil mauvais son chien bâtard de couleur jaune paille

  3. Dans cette plaine immense, sous un ciel bleu azur une jeune femme les cheveux au vent léger profite de cet espace infini pour se promener, les mains dans les poches accompagnée par son adorable petit chien. Le monde semble leur appartenir

  4. Instant de solitude

 

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 7 Décembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
elle dort à la belle étoile
les yeux dans les nuages
sur un matelas de fougères
qui feront le bonheur des lapins
—————
elle s'est assoupie
le long du chemin
l’orage gronde au loin
un déluge va tomber sur elle
————————
il faut la réveiller
l’aider à se lever
courir à perdre haleine
vers un abri voisin
 
 

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Rédigé par Françoise M.

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Publié le 6 Décembre 2022

 

 

 

 

 

 

Objectif :

Emanuele avait bien entendu décidé d’accompagner Laura pour les séances de préparation à la naissance de leur premier rejeton.

Aujourd’hui il s’agissait d’apprendre à « manier » le bébé. Le sortir du berceau, le tenir correctement, le langer, lui donner son bain sans qu’il nous échappe des mains…

Il était appliqué et concentré. Il était lui-même confortablement assis et le dos calé sur un gros coussin qui remontait jusqu’à la nuque. Sur ses genoux, un autre coussin-couette. Tout en tenant le petit mannequin, il essayait de reproduire exactement les images de la vidéo de formation qui défilaient sous ses yeux.

 

Subjectif négatif:

Emanuele avait bien entendu décidé d’accompagner Laura pour les séances de préparation à la naissance de leur premier rejeton.

Il s’était emparé du petit mannequin, tout en regardant les images qui défilaient sous ses yeux légèrement affolés. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il avait l’air un peu « empêtré » avec ce bébé en celluloïd. Certes, sa main droite était bien posée à plat sur son dos, cependant sa main gauche gisait inerte sur ses genoux. Le futur papa était bien loin d’avoir compris que ce qui était essentiel c’était de tenir la tête du bébé et de soutenir l’ensemble de son corps et non pas de s’en emparer d’une main, comme suspendu dans l’espace. Une chance que ce poupon soit d’une docilité exemplaire, moi je ne donne que quelques secondes pour que le vrai bébé se dégage de sa position inconfortable…

 

Subjectif positif :

Emanuele avait bien entendu décidé d’accompagner Laura pour les séances de préparation à la naissance de leur premier rejeton.

Impatient d’apprendre tous les gestes nécessaires pour s’occuper lui aussi de son premier né, il avait les yeux rivés sur l’écran qui déployait les images à reproduire. Son regard était fixe, attentif à tous les détails de manipulation de ce petit être. D’abord bien s’installer, dans la mesure du possible, puis être attentif aux postures du bébé. Il avait l’air un peu gauche et dépassé par l’enjeu, mais plein de soif d’apprendre et de responsabilité naissante. Ce premier cours était dense mais Emanuele était encouragé par Laura qui le regardait tendrement.

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Rédigé par Bernadette

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