ecologie et environnement

Publié le 30 Septembre 2018

Je viens de naître, des curieux m’entourent.

L'air est frais, le soleil pointe son nez ou plutôt ses rayons. Ça grouille autour de moi.

Tout à coup, une, deux, trois, mes frères et sœurs s'échappent par dizaines, sortent du puits que notre génitrice avait creusé. On court, vers quoi, je ne sais pas, je suis, j'étais la première mais j'ai attendu les autres.

Des petits doigts m'attrapent, on me regarde sous toutes les coutures, puis on me repose sur le sable, ouf !!!

Personne ! Je n'aperçois plus ma famille, où est-elle ?

Oh ! c'est une drôle de sensation, l'eau, c'est mouillé ; je flotte, nage en retrouvant ma tribu, décimée, car sur le chemin beaucoup d'entre nous ont été dévorés par des mouettes à l'affût.

 

Puis, j'ai grandi, voyagé, eu des enfants.

Puis un jour, en nageant à l'aveuglette entouré de boîtes, de choses bizarres – tiens, il est déguisé le "mérou" hou, hou, non je le vois à travers un 'truc' transparent. Le requin aussi, me dira-t-on le jour où, pensant manger mes algues préférées, j'ai avalé, à moitié heureusement, un sac en plastique.

 

Mon copain Willy – jamais loin le dauphin – a donné l'alerte ; un plongeur est venu, m'a enlevée à cette horreur et transportée gentiment dans cet immense établissement où des animaux de toutes sortes se faisaient "sauver". Là, j'ai vu des abeilles – si, si dans une "boîte" – dirent que les fleurs étaient empoisonnées avec des "pesticides", leur miel devenait mauvais ; des petits singes brûlés, car leur habitat, les arbres, était saccagé par des incendies – c'est quoi ça, incendie ? Ah, ça ne concerne pas les tortues de mer.

 

Le mépris des personnes pour la nature, l'inconscience, "dévaste la vie". La naissance de chacun est un petit miracle quand on est un animal qui nage, vole ou marche. Et on souffre sur des sols détériorés ou limités à cause de l'augmentation du genre humain, des maisons qui émergent des terres comme des champignons.

 

ET POURTANT ON AIME TOUS LA NATURE !!!!!

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 30 Septembre 2018

La pluie n'a pas chu où on l'attendait,

La terre se recroqueville.

Elle est tombée sur des sols saturés,

Inondant encore d'autres villes.

Est-ce le changement climatique

Dû aux gaz à effet de serre

Ainsi que les particules fines

Qui sont à l'origine d'angines,

Qui rendent les gens asthmatiques ?

Et fondent, fondent les icebergs.

Le niveau des océans s'élève

Repoussant plus loin les berges.

Les pays bétonnent les rivages,

Partout les travaux s'accélèrent,

Pour un temps freiner les dommages.

Mais l'heure n'est plus à tergiverser,

Ce ne sont pas ces petits raccommodages

Qui empêcheront la mer de monter.

Il advient un changement d'ère

Qui va causer de gros ravages,

Et pour freiner cet engrenage

Nous n'avons que des lance-pierres.

Ceux d'en haut accusent les voitures,

S'en prennent aux motos et aux autos

Mais les gros navires et les cargos

Ne craignent pas cette censure.

Les chemins de fer et l'aviation

Sont parmi les plus gros pollueurs.

Pourquoi pour eux tant de faveurs ?

Les plus faibles et les retraités

Sont plus faciles à racketter.

Nous retournons au Moyen Âge,

En haut le seigneur, en bas, les serfs.

Citoyens, ayons le courage

De nous défaire de nos fers.

 

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Rédigé par Louis

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Publié le 30 Septembre 2018

Début du printemps, pluie, vent, froidure. Oh, ce n'est pas la première fois que le temps dérive, mais avec tous ces chamboulements climatiques cela donne à réfléchir.

Vous rappelez-vous dans les années d'après guerre, à cette époque, ce je ne sais quoi dans l'air, ses petits matins encore frais, mais prometteurs d'une douce température, ces odeurs et ces humeurs nouvelles, ce baume au cœur, ce frémissement joyeux dans tout le corps qui nous faisait sentir être.

Heureux, le printemps nous rendait heureux. L'ambiance générale était euphorique. La circulation des voitures dans les rues ne gênait en rien la déambulation tranquille des piétons. Les trottoirs, pas toujours très propres, n'était pas encore jonchés de poubelles calcinées. Pâques faisait éclore des fleurs odorantes, les tenues des filles et leurs démarches devenaient plus légères. Pas besoin de calendrier ni de bulletin météorologique, la nature évoluait dans un ordre bien établi. Bien sûr, le rhume des foins faisait quelques malheureux mais ne sévissait pas comme aujourd'hui. Le travail des paysans et cultivateurs était fort pénible, ils prenaient le temps d'une sieste, la France mangeait sain et eux n'étaient pas intoxiqués par des pesticides et autres polluants, les ruches proliféraient, le miel était abordable et si quelques personnes étaient piquées par des guêpes cela n'avait que très rarement des conséquences dramatiques.

Et maintenant : Je ne sais quand !!!!!!!!

Je ne sais quand ces progrès visibles, amenant plus de confort, facilitant utopiquement la vie des populations, vont devenir plus raisonnables, sans laisser derrière cette vitrine des sites dévastés, des maladies incurables, des génocides programmés, sans parler de petites bêtises comme l'asthme, toutes sortes d'allergies dues à la prolifération de particules jadis inconnues.

Je ne sais plus, je ne sais quoi, le pourquoi je me pose ces questions !

Je ne sais plus, j'avance à reculons.

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Rédigé par Louis

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Publié le 30 Septembre 2018

Le jour ou la pluie viendra,

 

En unisson on chantera :

 

Il pleut, il pleut bergère,

Sort vite tes moutons,

L'herbe est à nouveau verte,

Ils s'en repaîtront

La pluie ! Qu'elle tombe fine et drue,

Ou en orage funèbre,

Sans pour autant nous être due,

Nous est vie et bien-être.

Ou torrent rugissant

En coulée meurtrière,

Emportant en peu de temps

Le labeur d'années entières.

La pluie peut être douce et bénéfique,

Faisant chanter les ruisseaux,

Emplissant les nappes phréatiques

Lorsqu'elle tombe à seaux.

Traversant les sous bois,

Dépoussiérant les roseaux

De ses larmes harmonieuses

Chanteuse et berceuse

Telle est l'eau que l'on boit.

La pluie ! Aussi douce soit elle,

Sous l'effet de certains vents,

Se transforme rebelle

En ouragan.

Et puis, comme le déluge, comme la mousson,

Elle emporte des gîtes, des maisons,

Cette pluie, devons le reconnaître

Submerge des moissons.

Fermons portes et fenêtres,

C'est sous abri qu'on la regarde,

Car ses flèches de hallebardes

Déchiquettent feuilles et fruits.

Nous crierons à la bergère :

Il pleut à emporter la terre,

Rentre vite tes brebis.

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Rédigé par Louis

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Publié le 30 Septembre 2018

A quoi pensait-il cet animal, tapi derrière cet arbre, marri, frustré de ce qu'il voyait autour de lui. Cet ourson, le visage glabre, la peau du ventre pendante, déconfit de ne trouver aucune abeille et pas de miel comestible dans ces ruches.

 

Ah, l'homme, l'homme, se dit-il, un vrai parasite. Il a changé de tactique pour nous exterminer. Ce furent d'abord les arcs, les flèches, les fusils, maintenant les pesticides. Il n'y a pas si longtemps, quand les abeilles allaient butiner, qu'elles revenaient déposer leur butin, le miel proliférait en abondance. Moi, pour me nourrir,

j'en prélevais une partie, juste ce qu'il me fallait. Le cycle de la vie, la mort, se perpétuaient dans une lutte continuelle, mais non sournoise.

 

Il a raison cet ourson, maintenant pour avoir plus tout de suite, nous courrons plus vite à notre perte. Plus d'abeille et le processus de la survie est rompu. La bête n'est pas si bête, elle n'insiste pas, elle va voir plus loin. Je crois l'entendre, elle s'encourage, s'invective, se déplace difficilement, raisonne même : Que vois-je plus loin, mes yeux se troublent, mes forces m'abandonnent. Une marmotte ! Un champignon. Vais-je m'abaisser à manger un champignon ! Allez, ne fais pas le difficile, mange déjà ça, tu verras après. Le champignon étant vénéneux, l'ourson ne vit plus rien. Puis les hyènes s'offrirent un festin. Les corbeaux, les charognards s'attaquèrent à elles. Est-il encore temps d'interrompre ce processus ?

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Rédigé par Louis

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Publié le 28 Septembre 2018

Dring dring le réveil sonne et les premiers signes de vie surgissent dans l’obscurité. Une porte qui grince, des pas se font entendre et la maîtresse de maison vient m’ouvrir la porte, enfin ! Je fais un petit tour et rentre vite. Et ma récompense alors ?

Petit à petit les membres de la famille se réveillent, me caressent, chouette, puis se préparent pour aller travailler – oh non !

L’eau coule dans la salle de bain, le bip du micro-ondes résonne, j’entends les paroles des chroniqueurs à la télé, les cris de la maman car les enfants sont en retard, les portes qui claquent.

Après ça, le silence et je me rendors. Puis le bruit des clés dans la serrure, les câlins de ma maîtresse – j’adore – qui m’emmène faire un tour dans la rue. C’est déjà fini ? La maîtresse de maison est pressée, elle doit retourner travailler et je reste seul, quelle tristesse !

16h30 : de nouveau de l’agitation avec l’arrivée de la famille. Les enfants goûtent et font leurs devoirs et je suis assis sur le canapé, encore et encore...

20 heures, l’heure du repas, je mange ma gamelle de croquettes, dégoûtant et plein de pesticides.

Nouvelle sortie vers 22h : dans toute la journée j’ai dû sortir quoi ? 15minutes ? Qui a dit que j’étais OBÈSE ???.

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Rédigé par Leslie

Publié dans #Écologie et environnement

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Publié le 27 Septembre 2018

L’aube. Le soleil se lève et éclaire les épaves. Les ombres dérivent comme des fantômes sur une mer de rouille.

Les carcasses souillées sont alignées, pantelantes, désossées, dénudées. Des taches sombres de graisse séchée maculent le sol. Des tôles coupantes comme des rasoirs s’échappent de ruines.

Un cimetière de ferraille gît ici. Locomotives tenders, wagons, citernes n’en finissent pas de dépérir. Les rails rouillés ont été arrachés au-delà des roues. Un dernier arrêt pour ces monstres d’acier réduits à l’état de carcasses éventrées en métal boursouflé.

A perte de vue, ce qui devait être un lieu de stockage provisoire est devenu une immense déchetterie. Métal perforé, tôles brûlantes au soleil, squelettes dégoulinants de rouille les jours de pluie, grincements de portillons sur leurs charnières corrodées les jours de vent.

Quelques arbustes bas, une herbe jaunâtre.

 

-Pschitt !

Le lézard craintif tourne la tête vers ce bruit insolite.

Une soupape qui crache son trop plein d’énergie ?

Non ! Juste une boîte de soda que l’on vient d’ouvrir, que l’on avale en vitesse et que l’on jette parmi ces monceaux de ferraille.

Il ne se gêne pas celui-là ! Il aimerait bien l’interpeller cet intrus :

-Hé toi ! Ramasse ta boîte, ce n’est pas une poubelle ici !

L’autre, de toute façon s’en serait moqué. S’empare d’une pièce métallique arrachée à la chaudière d’une loco, tourne le dos et quitte la décharge.

 

Lui, rêve. Cette loco c’est un monstre d’acier dont il n’a plus peur.

Bien campé sur ses essieux, la Pacific 241, une 2/4/1 comme on disait dans le métier, en faisant référence à ses essieux, des roues de 2 mètres de diamètre, une longueur de 20 mètres, une puissance inégalée, il la connaît bien.

Maintenant il n’en a plus peur. Il peut grimper jusqu’à son sifflet, visiter ses moindres recoins, dormir avec elle. Ça n’a pas toujours été le cas.

Elle, le regarde de ses yeux bigleux, un phare cassé, l’autre incliné sur un côté.

 

Je me souviens de notre première rencontre, il y a si longtemps.

Toujours en chasse, à renifler le long des voies. Assoupi sur le rail torride, entouré par le silence. Seules les cigales …

Et puis, une petite vibration. Le rail tremblait de plus en plus fort. Mais toujours le silence et rien en vue. Ensuite tout est allé très vite.

J’ai soulevé la tête et j’ai aperçu la locomotive au loin.

De face, elle n’avait pas l’air d’avancer mais la terre tremblait fort.

J’ai sauté en bas du ballast.

Le temps de quelques secondes, le bruit, la fumée, la fureur, la chaleur, la tempête et la masse énorme de la Pacific 241 est passée à 120 Km/h.

Quelques secondes puis … A nouveau les cigales … et moi avec mon cœur qui explosait dans ma poitrine.

Quelle trouille !

Et maintenant, ce tas de déchets que personne ne veut plus voir est là, face à moi, silencieux, immobile, inoffensif.

Le lézard remonte le long de la carcasse. Il vient ici tous les jours. C’est son domaine. Les bestioles ne manquent pas. La rouille ne le gêne pas.

 

Le soleil se couche. La montagne au loin flamboie du pied au sommet, comme illuminée de l’intérieur, tandis que la vallée se teinte de violet, puis les couleurs s’effacent. La montagne s’éteint.

Le ciel bleu devient rose. La voûte noire s’impose comme chaque nuit avant que les étoiles ne viennent s’installer et éclairer le cimetière des monstres d’autrefois.

Le lézard ne dort pas… Il guette les araignées.

 

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Rédigé par Gérald

Publié dans #Écologie et environnement

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Publié le 26 Septembre 2018

C’est bien vrai que le monde change. Même si ma colline en friche me réserve toujours des fourrés épais et des litières moelleuses (on peut être sanglier rustique et aimer son confort), la question de la pitance devient cruciale aujourd’hui : la nourriture se fait rare. Pas assez de pluie. Une affaire de climat, disent-ils. J’ai beau fouiller, creuser, déterrer les racines, déplacer les cailloux toute la nuit, quand vient l’aurore, la faim est toujours là. Il me faut donc aller plus loin, encore plus loin.

Mais plus loin, maintenant, c’est bien vite le pays des hommes. Les fourrés s’amenuisent avec leur expansion. A croire qu’ils se reproduisent comme des lapins ! Et ces animaux-là ne se contentent pas d’uriner pour marquer leur territoire, non, ils érigent des clôtures. « Grillage à moutons », qu’ils disent. Tu parles ! Trois coups de croc et le voilà à terre leur grillage. Et en avant. Plus loin, ils croient pouvoir m’arrêter avec une clôture rudimentaire composée de rubans tendus sur de frêles piquets. C’est une blague ? Allez, hop : un coup de croc et… Aïe ! Ça pique méchamment cette cochonnerie ! OK ; je contourne.

Me voilà en terrain découvert maintenant. Plus de fourrés, plus de sentiers, plus de terre, rien que du sol dur comme la pierre. Il fait donc si sec au pays des hommes pour durcir ainsi le sol ? Pas moyen de fourrer ni creuser ici. Et j’ai toujours faim, moi !

Une odeur puissante m’invite à poursuivre mon avancée dans ce milieu hostile. Une odeur ? Un mélange, assurément. Une délicieuse émanation de pourriture végétale mêlée aux effluves d’excréments humains et à d’autres relents non identifiés. J’avance à vue de nez. Les voilà leurs boites à parfums : de grandes caisses brunes montées sur roulettes débordantes de nourriture aux arômes irrésistibles. Je fonce. Un coup de croc, un coup de dos et le voici renversé, le garde-manger.

Mais c’est là qu’ils me guettaient, les fourbes. Avec leurs bâtons de tonnerre. Et maintenant me voilà à terre, la panse pleine mais farci de plomb. J’ai bien mangé. Je perds mon sang. Et la vie avec. Adieu.

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Rédigé par Benoît

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Publié le 26 Septembre 2018

Les jardins fleurissaient, l'herbe était verte et même les coquelicots se taillaient la part belle au milieu des champs de blé. Dans le ciel sans nuage, le soleil étirait ses rayons, un air frais parcourait la campagne emportant dans son déplacement, les odeurs, les parfums, les senteurs de dame nature qui s'éveillait au printemps. C'est dans ce monde merveilleux que je me promenais, je butinais de fleurs en fleurs à la recherche du pollen, cette poussière que je transforme en miel.

 

Mais qu'est-ce qu'il m'arrive !

 

Le ciel s'est obscurci, un nuage couleur jaunâtre vient d'envahir mon environnement.

 

J'ai les yeux qui piquent.

 

Je ne retrouve pas le chemin de ma ruche, des tourbillons de poussière mêlés d'humidité me plaquent sur le sol. Je ne peux plus voler, un voile noir tombe sur mes yeux, je perds connaissance.

 

Qu'elle heure est-il ?

 

Un grand silence inhabituel s'est installé sur mon monde, plus de vrombissements, les criquets ne chantent plus la chanson de l'été. Doucement je reprends mes esprits, mes ailes me portent à nouveau, je n'ai qu'une idée rentrer. C'est dans cette lumière blafarde du matin que je découvre l'horreur. Au pied de ma Ruche, mes sœurs par centaine jonchent le sol, faisant un tapis de deuil sur des larmes de rosée.

 

Que vais-je devenir ?

 

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Rédigé par Bernard

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Publié le 25 Septembre 2018

Je plonge, glisse, bascule sur le dos, me frotte aux laminaires, l’œil toujours aux aguets. Rien, toujours rien ! A part cette soupe qui flotte entre deux eaux.

Je remonte sur mon îlot, écarte d’un coup de nageoire deux bouteilles en plastique et m’installe au soleil pour bronzer.

 

L’îlot aux Monachus c’est mon domaine depuis toujours. C’est là que je suis né.

Mes parents aussi étaient là. Maintenant il n’y a plus grand monde.

Pourquoi est-ce qu’ils nous envoient toute cette soupe ?

Je ne suis pas méchant, bien sûr que je ne suis pas méchant, quelle idée ! Alors pourquoi ?

J’aurais préféré continuer ma vie à me chauffer au soleil sur mon îlot. Croquer de temps en temps une morue, des poulpes, des seiches ou un paquet de sardines, mais non ! Il n’y a plus tout ça ici !

Tiens, regarde ce qui flotte là : cannettes, emballages, bouchons, tout ce plastique envoyé en cadeau. Un cloaque dont je me serais bien passé.

Je vais être obligé de le quitter cet îlot.

 

Je glisse la tête sous l’eau : ils sont toujours là, ballottés par les vagues, en surface, entre deux eaux, plus profond.

Je plonge et je descends encore plus profond.

Ah ! Une seiche qui m’a repéré et qui s’éloigne à grand coup de queue. Son nuage d’encre fait illusion.

J’ai trop faim, elle ne m’échappera pas. Mon repas de la journée. Un peu maigre mais voilà deux jours que plus rien ne passe ici.

Je la rattrape. Je la croque. Pouah ! Du plastique s’échappe du poisson blessé.

Une vie à repousser ces déchets qu’on nous expédie. Ça ne peut pas continuer comme ça.

Je m’éloigne, caresse le sable en profondeur. Je réfléchis.

 

Il y a ceux qui l’ont fabriqué … pour durer.

Il y a ceux qui me l’ont envoyé … et ça dure.

Ah ! Ils ne sont pas méchants eux non plus, non bien sûr. Alors quoi ?

Par négligence ?

Et moi à cause de cette soupe je dois quitter mon îlot !

Je sais ce que je vais faire.

Je vais aller me bronzer sur LEURS plages, chasser mes langoustes dans LEURS casiers, bien à l’abri de tout ce plastique et puis au moins … les casiers, ils sont toujours en osier. Je les connais et je sais bien les démonter…

 

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Rédigé par Gérald

Publié dans #Écologie et environnement

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