Publié le 26 Mars 2018

 PROJET VOYAGE - Atelier n°3
  • CITATION

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles.
Oscar Wilde

  • LECTURE :   HAÏBUN "RANDONNÉE PARESSEUSE" de Nicolas LEMARIN

RANDONNÉE PARESSEUSE

 

 

À fleur de paupières

un soleil trop blanc, buvard

de l'étendue bleue .

 

Face à la lumière je ne marche plus la tête haute. Je vais bifurquer pour rejoindre la forêt. Je me retrouve dans l'ombre d'un sous-bois.

Quelques pinceaux de soleil argentent le tronc des pins et empoussièrent le vert des chênes.

Un peu plus loin, à claire voie, je croise de grands arbres morts couchés, aux branches de craie. Je continue à découvert sur un large chemin blanc de pierres concassées.

Le métronome de mes pas, ponctué de chants d'oiseaux, orchestre mon plaisir d'avancer.

La douceur de l'air, comme la lumière, participe à mon souffle qui reçoit ce qui l'entoure sans autre attente que son rythme.

 

Un Coucou dresse

des barreaux de silence

jusqu'à ma hauteur

 

La densité du petit bonheur qui m'envahit me laisse imaginer, qu'après tout, seule compte l'avancée et que le paysage importe peu. Je cherche simplement à cautionner d'une pause contemplative cette heure calme, interminable entre les pins, sans horizon, ni perspective.

 

J'arrive au flanc d'un à pic dégagé.

Je m'assoie sur le talus pour mieux ressentir la vue qui incite à une jouissance pure.

Sous l'unité moussue de la forêt des palettes d'arborescences dansent autour de la géométrie des vergers.

Plus bas les aplats mauves et dorés de quelques champs jouent à saute mouton entre les sillons du soleil et les vagues d'ombres tombées du ciel.

En face, sur l'arête d'une montagne la silhouette d'un arbre se balance comme projetée sur un drap bleu.

 

Le ciel parle à l'âme avec son alphabet de nuages pommelés.

 

Oreiller d'herbes

mes cils dans les nuages

sieste heureuse

 

Un vol de corneilles froisse ma méditation de ses croassements aigus.

Le soleil penche à l'ouest, je dois prendre le chemin du retour.

Je commence à ressentir un léger effort. Quelques papillons existentiels commencent à butiner mon plaisir.

Je sifflote pour les disperser.

La lenteur de mon avancée m'aide à écraser l'urgence d'être et je ne sais plus si le bruit de mes pas me précède ou me suit.

 

Je me sens si bien que la paresse de mes ressentiments me fait sourire au chasseur que je croise.

 

Presque de l'empathie

pour ce chasseur qui n'a pris

qu'un bouquet de thym

***

  • ÉCRITURE :

En poème ou en prose, écrire une nouvelle étape de votre voyage en tenant compte du propos de la citation.

Proposition d’écriture :  Le haïbun... ou une ébauche de haïbun à glisser dans la narration.

"Le haïbun est une composition littéraire dans laquelle prose et haïku se mêlent en une brève narration poétique d’une expérience réelle ou imaginaire.
Le haïbun peut prendre souvent, mais pas exclusivement, la forme d’un récit de voyage..."

 

Plus d’explications ci-dessous :

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 24 Mars 2018

Je devais partir en voyage avec « l'homme de ma vie » ! De vie j'en ai encore une mais d'homme plus. Un soir de pleine lune il m'avait dit qu'il partait pour une destination inconnue, même de lui.

Avant il aimait me répéter « les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues… (Je savais que ces lignes étaient de Joseph Kessel mais je faisais comme si)....

Et puis : je nous voyais déjà « connaître la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l'étourdissement des paysages et des ruines, l'amertume des sympathies interrompes. Mais contrairement au héros de Flaubert (l'Education sentimentale) nous ne revînmes pas puisque nous ne partîmes pas.

Où aller pour mes vacances ?... je n'avais qu'un petit pécule, pas de voiture.
Allongée seule sur mon lit, j'entendais la pluie frapper fort sur les carreaux de la fenêtre, ma valise était ouverte sur le sol ; la remplir mais avec quels vêtements ? Froids pour les neiges du Kilimandjaro, chauds pour le Taj Mahal.… ajouter une boussole pour me diriger dans le désert de Gobi ?

Fatiguée je m'endormis.

La sonnerie de mon réveil me ramena à la banale réalité.
Au boulot, je vécus un réel cauchemar : tous les clients du magasin avaient le teint hâlé. A les entendre ils avaient tous eu un temps merveilleux. Il étaient allés aux quatre coins du monde...

Il faut que je me décide. Il ne faut pas que je fasse l'affront à Leon Blum de ne pas prendre mes congés payés...


Rentrée chez moi je mis l'index sur la mappemonde posée sur ma commode : le hasard avait l'air de me suggérer d'aller à Leningrad. Demain j'irai donc dans une agence « Nouvelles Frontières » retenir mes billets d'avion et l'hôtel.
Rassérénée et après un petit clin d’œil à mes petites poupées russes posées sur ma table de chevet et qui m'accompagnent chaque nuit dans mon sommeil depuis mon enfance je m'endormis.
Le lendemain Nouvelles Frontières étaient fermées. J'y retournerai demain, me dis-je.

Le soir suivant, en attendant de trouver le sommeil, je me plongeai dans le livre d'E. Schmitt « La Nuit de feu ». A la page 41, je lus « à quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi, c'est d'âme qu'il faut changer non de climat (Sénèque) ». Le livre me tomba des mains.

Lors de mes voyages précédents, je m'étais toujours emmenée avec moi. Alors, comment entreprendre un voyage sans moi ? J'étais tellement perturbée - car comment partir sans moi – que je décidai de ne pas partir. Je ne voulais pas me séparer de moi, j'étais une entité. A l'extrême je voulais bien changer de « gueule » avec l'aide d'un lifting mais me séparer de moi il n'en était pas question.
Quelques jours plus tard, lors d'une rencontre inopinée, mes amis qui me croyaient tous partie, me demandèrent ce qui m'arrivait .
J'essayai de leur expliquer que je n'avais pas voulu me séparer de moi mais mes amis qui ,d'évidence n'avaient pas lu le livre d'E. Schmitt, me regardèrent avec un air interrogatif. C'est difficile à expliquer ajoutai-je mais ce soir je vous enverrai par mail la page 41 du livre « la nuit de feu ».
Néanmoins ils insistèrent pour que je parte avec eux au pont de la Pentecôte : « tu pourras t'emmener avec toi », ajoutèrent-ils malicieusement.
Quelques jours plus tard je fis ma valise pour les rejoindre mais je laissai le livre d'E.Schmitt sur la table de nuit.

En rentrant je le donnerai à la bibliothèque Nucera.

 

Un ovni vint me rendre visite une nuit

Effarouché je refusai de le suivre

J'ai fui l'aventure

 

***

 

 Un soir de cafard, je suis allée me perdre dans une boîte de nuit. J'y ai rencontré un garçon prénommé Achille . Peu de temps après je l'ai suivie en Grèce par bateau.

 

Ligne d’horizon

tracée avec un crayon blanc

feuille sans marge


Il m'a emmenée au cimetière des éléphants de l'île où nous nous trouvions pour m'avouer qu'il me trompait. Que pouvais-je faire ?

Matelas d'idées
tête dans le vaste cosmos
rêves meurtrier
s

 

Lui entailler son talon d'Achille ? Le plonger dans le Styx ? Je déraisonnais. J'allais partir et le laisserais sans papier, sans argent. Il deviendrait un va nu-pieds !

En fin d'après-midi je rentrai à la chambre. Il était parti sans tambour ni trompette, avec ma valise, mon sac à main où j'avais rangé papiers, argent, carte bancaire... Comme dit le proverbe « est pris qui voulait prendre ».

Je ne savais pas nager, je ne savais pas voler. J'allais apprendre.

 

***

Bien sûr je suis revenue raisonnablement par bateau..

Les mois ont passé et un soir que je feuilletais un cahier sur lequel j'avais retranscrit proverbes et citations ; deux ont retenu mon attention :

 

  • Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle ! » (Paulo Coehlo)

  • en route, le mieux c'est de se perdre. Lorsqu'on s'égare, les projets font place aux surprises et c'est alors, mais alors seulement, que le voyage commence (Nicolas Bouvier).

 

Sans hésitation, sans réflexion, sans destination précise, je suis partie et je me suis perdue si vite que le voyage n'a pas commencé. Heureusement, si je puis dire, personne ne m'attendait contrairement à Ulysse pour qui Penelope tricotait.

 

Je me suis retrouvée dans le fossé

au fond duquel il y avait un vélo
me prenant pour Jeannie Longo

je l'ai enfourché

au même moment j'ai vu

des cyclistes, qui participaient sans doute au tour de France,

passer à toute allure

j'ai voulu en être et ce jusqu'à Paris

avec passion j'ai suivi le peloton

mais celui-ci m'a vite semée

découragée je me suis allongée

dans un champ de coquelicots

personne n'est venu en cueillir

alors je me suis endormie

au petit matin le beuglement des vaches m'a réveillée

j'en ai trait une pour boire son lait

le fermier a porté plainte pour abus de biens sociaux

je fus jugée en comparution immédiate

l'avocat commis d'office fut brillant

et le tribunal m'acquitta

c'était l'été, les vacances

mon avocat et moi sommes partis à l'aventure

sa voiture est tombée en panne sur un chemin vicinal

nous continuâmes à pied
et c'est ainsi que notre voyage a vraiment commencé.

 

***

Le voyageur voit ce qu'il voit, le touriste voit ce qu'il est venu voir

Gilbert Keith Chesterton

 


Qu'étions-nous au juste ? voyageur ou touriste ? Nous aurions été bien ennuyés si Gilbert Keith Chersterton nous avait posé la question. Plutôt le premier car il est dit que « le bon voyageur n'a pas d'itinéraire et n'a pas l'intention d'arriver » ! pas de fanfaronnade tout de même.…

Il commençait à faire sombre dans ce chemin vicinal bordé d'arbres plantés là comme des sentinelles au garde-à-vous m'imaginais-je. Mon avocat, appelons-le Paul, faisait grise mine, il devait avoir comme moi l'estomac dans les talons.


La nuit et une forte averse se mirent à tomber, nous mîmes nos K-way mais ne tardâmes pas à être trempés comme des soupes. Paul avait un visage long comme un jour sans pain.
Nous n'eûmes d'autre solution que de nous allonger dans le fossé, serrés l'un contre l'autre et nous dormîmes du sommeil du juste. Nous en fûmes les premiers surpris.


Soudain au petit matin nous vîmes les phares d'une voiture. Le conducteur nous prit en stop, Paul sur le siège arrière, moi sur le siège avant. Il lui proposa de le déposer devant un garage pour qu'on puisse réparer sa voiture et à moi de me faire visiter Rouen, la ville aux cent clochers située à une vingtaine de km. Il lui donna son n° de téléphone pour qu'il puisse nous rejoindre sa voiture réparée et nous nous séparâmes donc. Coquine, je ne lui dis pas que j'y avais passé mes jeunes années.


Entièrement rénovée Rouen est une ville magnifique. Nous admirâmes en particulier l'abbatiale Saint-Ouen, la prestigieuse cathédrale bien sûr, le gros horloge, la place historique du Vieux-Marché où, comme chacun sait, Jeanne-d'Arc fut brûlée par ces barbares d'Anglais.

 

Nous terminâmes par le musée des Beaux-Arts dont la collection, l'une des plus prestigieuses de France, rassemble peintures, sculptures, dessins et objets d'art de la fin du Moyen-âge à nos jours. Les plus grands maîtres composent un parcours exceptionnel : Véronèse, Caravage, Rubens, Vélasquez, Poussin, Fragonard, Ingres, Géricault à qui une salle galerie entière est consacrée, Delacroix, Modigliani, les frères Duchamp… Rouen possède d'ailleurs la plus grande collection de tableaux impressionnistes hors de Paris, avec nombre d’œuvres très célèbres de Monet et Sisley.

Martin, mon nouvel ami, avec mon accord, téléphona à Paul pour lui dire que nous passerions la soirée ensemble et qu'il me raccompagnerait chez moi. Je n'étais pas très fière mais il faut bien que jeunesse se passe.


Nous roulions vers la Bouille quand nous fûmes arrêtés par les gendarmes pour contrôle de papiers. Martin était au volant d'une voiture volée. Il fut arrêté et dans un panier à salade nous rejoignîmes le commissariat le plus proche. Je fus placée en garde-à-vue. J'appelai Paul au secours qui sans rancune vint me faire libérer.


Nous prîmes le chemin de retour dans sa voiture réparée et depuis nous ne nous sommes plus quittés.

 

F I N

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Rédigé par Françoise

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Publié le 21 Mars 2018

Rédigé par Nadine

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Publié le 21 Mars 2018

Les mots m’entraînent et je me pose mille questions.

 

A quoi sert de voyager solitaire

emportant au fond de ses poches ses soucis

Laisse sur la table ton bréviaire

là, ici

 

change les affres de ton âme

embarque pour partir prends les rames

sur le fleuve jaune qui t'emporte

ferme la porte

 

Sort doucement de ta solitude

oubli d'un coup toutes tes habitudes

Emmène que le meilleur de ton toi

tu seras roi

 

A quoi sert de partir en voyage

si l'on emporte qu'un simple bagage

celui de notre moi pas très sage

qui nous fait souffrir

 

Abandonne sur le bord de la route

tes préoccupations tes ennuis tes doutes

ouvre grand tes yeux vers un nouveau monde

La terre est ronde

 

Emporte juste pour passer le temps, ton cahier d'écolier. Tu écriras à l'encre bleue tes histoires de voyage qui un jour feront rêver celui qui te lira.

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Rédigé par Bernard

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Publié le 21 Mars 2018

Une île refuge, où gît le mont Olympe,

Nature apaisante au climat doucereux,

Femmes en liberté, propice à poésie,

Un rêve d'oubli..

 

Le livre glisse à terre. Les yeux clos tu t'enlises.

En vue du port, le soleil te sidère,la solitude t’accable.

La barque tangue encore, les passagères débarquent.

Un monde nouveau.Tu veux y croire.

Elle, se projette déjà..les fouilles sous la chaleur, les sites enfouis, une extension de la mémoire, la dérive du métier.

Toi tu fuis. La route, la famille, la ZAD dévastée.

Un accueil insolite, le tour de l'île en Amazones, comme sur les dépliants jaunis.

Tu as changé. La peau, les vêtements, Ou plutôt l'armure fraîchement tombée. Comme une offrande.

Tu foules d'un pas léger le sable gris, aperçois au loin les carrières de marbre bleu.

Elle, suit à pas feutrés... hésitante, en attente. Toujours ces barreaux insondables devant les yeux. Comment y échapper. Trop de temps enfermée pour une faute inavouée. Et l'absence.

L'île comme une prison dorée. Ou plutôt une autre planète,de sources, de gouffres.. Une terre hors patrie. Une zone blanche, fertile. Tu seras fille d'Éole, libre de mouvement, hors contrôle.

 

Bannir l'habitude, repousser les carcans.

Tu prends dans tes mains une poignée de sable.

Qui glisse et s'infiltre tout au fond de ton cœur.

Les pieds dans la terre.

 

Le souffle se lève. Elle, offre son corps éclatant aux rayons de lumière.Tu la suis comme une ombre éphémère... Nuit de feu.

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Rédigé par Nadine

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Publié le 21 Mars 2018

Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ Même. On Ouvre l’ Atlas, on rêve sur les cartes. On répète des noms magnifiques.

Le mouvement, de l'Intérieur , qui fait vibrer Tout du long.

Avancer, bousculer l'habitude, sans laisser de traces, ou si peu, comme un criminel qui veut déjouer d'éventuels Poursuivants. Espérer le renouveau sans trop s'y attacher ,Poser une empreinte sur la neige fraîche.Dans la brume opaque du matin.Les mains dans le vent.

S'offrir en pâture à l'inconnu.

les yeux vidés de toute image

Les cils qui battent au moindre Zéphyr

S'allonger tendrement tout au creux de tes reins

observer la buée sur le miroir sans tain

déguster l'Eskimo au fond d'une salle obscure

Broyer dans sa paume le rendez-vous manqué

Se lisser les cheveux comme pour la dernière fois

Et guetter l'orage en s’ humectant les lèvres.

Mais tu es homme de science.

Cellule souche qui découvre un corps usé, circulation anesthésiée, carrefour encombré.

Une cellule Innocente et naïve en quête d'étourdissements. Une synapse avant l'autre.

Elle s’immisce et s'incruste, défie le temps, sans arrogance, parcourt le flux, se mêle aux globules, ceux qui portent la vie, le souffle, ceux qui vident les déchets, s'opposent aux intrus.

Les intrus. Tu les observes d'un œil malin .On pourrait les ignorer. Ils ne sont que des clones à peine différents, juste assez pour être uniques.

Sortir du noyau... comment faire, sans dégénérer. Changer juste un bout de l’hélice, et le monde peut s'écrouler ou du moins... Évoluer.

Évoluer, c'est ça. Changer la donne. Ne pas ressasser.

Laisser tourner les aiguilles, ou vouloir Gripper les rouages comme par magie.

Le flux continu. Celui qui irrigue le corps et lui donne vie. Une vie en mouvement.

Inventer les étapes nouvelles, celles que l'histoire a Oubliées, ou posées sur le bord du fossé.

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Rédigé par Nadine

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Publié le 19 Mars 2018

Chamanisme - Bernard Brunstein

Chamanisme - Bernard Brunstein

  • CITATION

A quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat.
Sénèque

  • LECTURE :

Cliquer sur le texte pour l'agrandir.

Extrait de La Nuit de feu -  Eric-Emmanuel Schmitt

Extrait de La Nuit de feu - Eric-Emmanuel Schmitt

***

  • ÉCRITURE :

En poème ou en prose, écrire une nouvelle étape de votre voyage en tenant compte du propos de la citation.

Proposition d'écriture :  la strophe sapphique... à intégrer dans le texte du jour... éventuellement.

La strophe sapphique (ou plus simplement strophe saphique) est une forme de versification dont la création est attribuée à la poétesse grecque Sappho (VIe siècle av. J.-C.).
[...]

Elle se compose de 3 vers hendécasyllabes saphiques (ou grands saphiques) et d'un vers adonique de 5 syllabes.
[...]

Dans la strophe grecque originelle, on considère souvent que le troisième grand saphique et l'adonique ne constituent qu'un seul grand vers de seize syllabes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Strophe_sapphique

Plus d'explications sur le lien ci-dessous :

Exemples de strophe sapphique :

L'homme fortuné qu'enivre ta présence

Me semble l'égal des Dieux, car il entend

Ruisseler ton rire et rêver ton silence,

Et moi, sanglotant,

.

Je frissonne toute, et ma langue est brisée,

Subtile, une flamme a traversé ma chair,

Et ma sueur coule ainsi que la rosée

Âpre de la mer ;

.

Un bourdonnement remplit de bruits d'orage

Mes oreilles, car je sombre sous l'effort,

Plus pâle que l'herbe, et je vois ton visage

à travers la mort

.

(Traduction de "L'égal des Dieux", Renée Vivien, Sapho, Paris, 1903)

Sappho, poètesse de la Grèce antique, née dans l'île de Lesbos.
Œuvres situées entre 630 et 570 av. J.-C
 
***

Ut queant lapsis resonare fimbris

Mira gestorum famuli tuorum,

Solve polluti labii reatum,

Sancte Iohannes

(Guido d'Arezzo,vers 990 – ? après 1033 - Hymne à saint Jean-Baptiste)

***
Comparer l'on peut, ce me semble, à un Dieu,
Un qui peut, assis, se placer davant toi,
Pour, de près, goûter de ta voix la douceur,
L'aise de ton ris.

(Jean-Antoine de Baïf, 1539 – 1589 - Chansonnette II-23, str.)    

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 18 Mars 2018

Enfant, je rêvais souvent de l’Italie.

J’écoutais mes oncles parler entre eux cette langue que je ne comprenais pas.

Leurs discussions se terminaient souvent avec larges sourires et gestes explicatifs.

Le mystère n’en était que plus grand.

 

Nous habitions dans le même petit immeuble dont le toit-terrasse était utilisé pour le séchage des grandes lessives avec draps blancs flottant au vent.

J’écartais ces draps pour me rendre au local attenant la buanderie, une sorte de faux-grenier, pour y lire les journaux qu’ils recevaient d’Italie.

Je découvrais des revues aux noms exotiques « Corriere della sera » ou la « Stampa » et bien que n’y comprenant rien, j’étais subjugué par la musique des mots et par les photos de faits divers ou de bâtiments millénaires (nous n’avions pas ça dans nos journaux).

Le parfum d’aventure a dû naître là et ce pays n’a cessé de m’attirer.

 

Plus tard, lorsque j’appris l’Italien au lycée, je découvris, sans doute à cause de la consonance des mots, un monde parallèle comme un cousin éloigné dont on a oublié l’existence bien qu’il fasse partie de la famille…

 

L’âge de voyager arriva. Le premier voyage de notre jeune couple sera Roma.

On nous recommanda de bonnes lectures sur Firenze, Siena, Cremona, Gubbio, Venezia et… Roma.

Le simple fait de les prononcer nous faisait déjà voyager au-delà du mont Agel que j’apercevais de ma fenêtre !

Évidemment, notre maigre pécule ne me permettra pas de fréquenter les grands hôtels de Stresa, Lugano ou Bellagio. Qu’à cela ne tienne, les trattorie avec leurs nappes à carreaux et le repas pris à la table du patron feront l’affaire.

 

L’Italie toute entière ressemble à un musée à ciel ouvert, c’est bien connu.

Je potassais Rome. La vraie Rome, celle de l’empire, celle de la ville éternelle, celle des ruines, des colonnes tronquées, des arcs de triomphe, des arènes. Des hommes aussi mais figés dans le marbre, prenant des postures autoritaires, comme celle des femmes vêtues de draperies sensuelles pour l’éternité.

Les places de Rome m’interpellaient, meublées de statues, de fontaines où l’on jette une pièce le dos tourné et être convaincu de revenir à Rome pour la retrouver.

Il faudra pour y arriver traverser les collines de Toscane et la campagne romaine. Notre petite voiture tiendra-t-elle le coup ?

Bien sur, les tableaux, les livres, les vestiges, les manuscrits sont à l’abri dans des galeries. Mais les mosaïques, les fresques, les pierres gravées, les campaniles, les dômes, les canaux qui longent les remparts, les jardins débordant de fleurs sont étalés en plein air et s’offrent à ceux qui savent apprécier.

 

Le jour précédant le départ, allongé, je lis un ouvrage sur la Toscane et je m’attarde sur une photo.

Un savant dosage entre espaces dégagés et alignement de cyprès, le calme, un sentiment d’harmonie, voilà ce qu’il s’en détache.

La brise semble perceptible avec cette poussière soulevée à l’arrière d’une charrette tirée par un âne.

Au loin, sur cette photo, une collégiale nichée parmi les longs arbres fins diffuse sur la campagne un parfum de tranquillité.

En prêtant l’oreille, j’entendrais le tintement des cloches de l’angélus.

 

Je m’endors, la tête embrumée de collines, de façades en terre de Sienne, de douceur de vivre…Piazza Navone, villa Médicis… j’y suis déjà !

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Rédigé par Gérald

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Publié le 13 Mars 2018

La carte de Fra Mauro (1459)

La carte de Fra Mauro (1459)

  • CITATION

Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues…       

Joseph Kessel

  • LECTURE :

- Le livre des Merveilles de Marco Polo

Comment Nicolas et Matteo Polo s’en allèrent en Orient.

L’an de Jésus-Christ 1253, sous l’empire du prince Baudoin, empereur de Constantinople, deux gentilshommes de la très illustre famille des Pauls, à Venise, s’embarquèrent sur un vaisseau chargé de plusieurs sortes de marchandises pour le compte des Vénitiens ; et ayant traversé la mer Méditerranée et le détroit du Bosphore par un vent favorable et le secours de Dieu, ils arrivèrent à Constantinople. Ils s’y reposèrent quelques jours ; après quoi ils continuèrent leur chemin par le Pont-Euxin, et arrivèrent au port d’une ville d’Arménie, appelée Soldadie ; là ils mirent en état les bijoux précieux qu’ils avaient, et allèrent à la cour d’un certain grand roi des tartares appelé Barka ; ils lui présentèrent ce qu’ils avaient de meilleur. Ce prince ne méprisa point leurs présents, mais au contraire les reçut de fort bonne grâce et leur en fit d’autres beaucoup plus considérables que ceux qu’il avait reçus. Ils demeurèrent pendant un an à la cour de ce roi, et ensuite ils se disposèrent à retourner à Venise. Pendant ce temps-là il s’éleva un grand différend entre le roi Barka et un certain autre roi tartare nommé Allau, en sorte qu’ils en vinrent aux mains ; la fortune favorisa Allau, et l’armée de Barka fut défaite. Dans ce tumulte nos deux Vénitiens furent fort embarrassés, ne sachant quel parti prendre ni par quel chemin ils pourraient s’en retourner en sûreté dans leur pays ; ils prirent enfin la résolution de se sauver par plusieurs détours du royaume de Barka ; ils arrivèrent d’abord à une certaine ville nommée Guthacam, et un peu au delà ils traversèrent le grand fleuve ; après quoi ils entrèrent dans un grand désert, où ils ne trouvèrent ni hommes ni villages, et arrivèrent enfin à Bochara, ville considérable de Perse. Le roi Barach faisait sa résidence en cette ville ; ils y demeurèrent trois ans.

https://www.larevuedesressources.org/le-livre-des-merveilles-de-marco-polo-livre-premier,1466.html

***

- Journal de bord de Christophe Colomb

Extraits du journal de Christophe Colomb

extrait 1: Le départ de Palos le 3 août 1492 : une mission du roi d'Espagne

«En cette année 1492, après que vos Altesses eurent mis fin à la guerre contre les Maures en la très grande cité de Grenade [...] elles pensèrent, comme ennemis de la secte de Mahomet, m'envoyer aux Indes. Elles m'ordonnèrent d'emprunter la route de l'ouest, [...] m'anoblirent et [...] décidèrent que je serais grand amiral de la flotte océane et vice-roi des terres découvertes et à découvrir. [...] Je quittai le port de Palos. »
 
10 octobre 1492
Toujours rien en vue, les caravelles voguent depuis trente quatre jours ; trente quatre jours pendant lesquels on n’a vu que le ciel et l’eau ! « Où veut nous emmener ce fou de génois ? » Mais il est inutile de se lamenter car il a entrepris le voyage pour atteindre les Indes et est décidé à poursuivre jusqu’à ce qu’il les trouve ;

extrait 2: Dimanche 21 octobre 1492

 « Ensuite, je veux partir pour une autre île, très grande, qui doit être Cipango si j’en crois les indications que me donnent les Indiens que j’emmène avec moi, laquelle ils nomment Cuba et disent qu’on y rencontre beaucoup de gens de mer et de très grandes nefs, et de cette île j’irai à une autre qu’ils appellent Bosio et disent aussi très grande. (…) Mais encore je suis résolu d’aller à la terre ferme et à la cité de Guinsay[1] remettre les lettres de Vos Altesses au Grand Khan, lui demander réponse et revenir avec elle ».

[1] Quinsay, la ville royale chinoise dans Marco Polo. 

http://ccfcaphistoiregeographie.over-blog.com/article-extriats-du-journal-de-bord-de-christophe-colomb-88762870.html

***

  • ÉCRITURE :

Inspirez-vous de la citation, exprimez ce que vous attendez de ce voyage, ce que vous espérez trouver, ce qui vous donne envie de partir, ce qui vous fait un peu peur, etc.

 

Suggestion d'écriture : un inventaire poétique vos attentes ou une énumération, à inclure dans votre narration.

 

Exemple d'inventaire

Choses qui font battre le cœur

Des moineaux qui nourrissent leurs petits.
Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée.
S’apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni.
Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse du fond du cœur.
Une nuit où l’on attend quelqu’un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison.
.................................................................................................
Choses qui remplissent d’angoisse

Regarder les courses de chevaux.
Tordre un cordon de papier, pour attacher ses cheveux.
Avoir des parents ou des amis malades, et les trouver changés. À plus forte raison, quand règne une épidémie, on en a une telle inquiétude qu’on ne pense à rien d’autre.
Ou bien un petit enfant qui ne parle pas encore se met à pleurer, ne boit pas son lait, et crie très longtemps, sans s’arrêter, même quand la nourrice le prend dans ses bras.
Quand une personne que l’on déteste s’approche de vous, on ressent, de même, un trouble indicible.

Notes de chevet Sei Shônagon (XIe siècle)

Exemple d'énumération

Il voyagea.

Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l’étourdissement des paysages et des ruines, l’amertume des sympathies interrompues.

Il revint.

Flaubert - L’Éducation sentimentale

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Voyage

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Publié le 12 Mars 2018

 

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LA PRÉPARATION

 

Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues…        Joseph Kessel

 

La carte du ciel s’étale sur la table. Sur le fond sombre, les constellations s’éparpillent. Elles ressemblent à ces dessins d’enfants où l’on doit relier des points par un trait de crayon afin de faire apparaître une image.

 

Tout un bestiaire fantastique, des dieux païens, de belles histoires inscrites depuis des millénaires sur la nuit. Comme un pont traversant les âges, un sésame vers le passé, vers un voyage merveilleux sur un chemin d’étoiles. Des noms mythologiques, du rêve au firmament pour un périple immobile, pour un paysage changeant au fil des saisons.

 

En ce début de mars...

 

Le Taureau s’enfuit à l’ouest. Brille Aldébaran, son œil rouge, comme un rubis serti dans l’écrin des Hyades

Les Pléiades, filles d’Atlas, le chevauchent dans leur halo bleuté

Orion le magnifique dans ses étoiles mythiques, Betelgeuse, Bellatrix, Rigel, Saïph, les poursuit, indéfiniment.

Son Grand Chien l’accompagne dans la lumière de Sirius, étincelante

Castor et Pollux, inséparables Gémeaux, s’élèvent à mi-chemin

Le Lion émerge à l’est, porté par Régulus, le petit roi

 

Traquer les cotonneuses nébuleuses, les galaxies ténues, les linceuls de soleils morts.

Plonger dans l’oculaire, vertige d’infini…

Dans la solitude nocturne, peut-être un voyage vers soi-même… ?

 

***

UN VOYAGE IMMOBILE

 

A quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat.

Sénèque

 

La nuit pour un voyage immobile. Dérrière les ruines du village médiéval de Châteauneuf-Villevieille, le soleil décroît lentement. Les bruits s’estompent dans la pénombre, ouate sombre qui les étouffe un à un, épargnant parfois les bruissements infimes d’une vie cachée.

 

La nuit, espace étiré vers l’infini

Abolit les choses, leur proximité fuit

Dans les vieilles terreurs, voilées de pénombre

Par son velours noir.

 

Conscience aiguë de l’insignifiance, minuscule présence. Tout est nivelé, enveloppé de néant. ‘’Le silence éternel de ces espaces infinis’’ résonne au fond de l’être. Le vivant n’a pas plus d’importance que l’inerte… Impuissance salutaire. Devant le paysage d’étoiles, en errance sur la Terre ronde, dans le tourbillon des mondes, juste un peu d’éternité... je me sens exister.

 

Dans la profondeur épaisse, chavire l’âme

Sur la joie, la vie précieuse comme un cadeau

Humble, devant l’infini, je remercie

Ma place dans le monde

 

***

SÉLÉNITÉ

 

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles.
 

Oscar Wilde

 

 

   La dernière lumière

   S’enfuit derrière la montagne

   - Crêtes mordorées

 

Je veux la nuit profonde, quand les couleurs se fondent, aiguisent le regard. Ultimes lueurs sur le paysage. Les cimes du Mercantour, au loin, découpent le ciel. Au-dessous de moi, le crépuscule argente la mer noire et flotte la vieille chapelle sur le silence. Les vestiges des hommes tremblent sur le temps. A la croisée des paysages, entre montagne et mer, je goûte la beauté.

 

Juste un frémissement -

Une empreinte invisible

Cogne dans mon cœur

 

Sur la crête, les ruines du vieux village, comme des fantômes, chuchotent. Leurs histoires courent sur les vieux murs, sur un souffle de vent, volent jusqu’aux étoiles peut-être...

Sauront-elles me les raconter ?

Constellations magiques sur la tête des hommes. Là, Aldébaran, l’œil rouge, m’observe… Mystères mystiques, poésie cosmique. J’oublie les cotonneuses nébuleuses, les galaxies ténues, les linceuls de soleils morts. Télescope en berne. Juste mes yeux pour instrument.

Sur l’est, une lueur s'élève. Sa clarté nacrée irise la forêt, grimpe le long des arbres, grimpe le long du ciel. Par-dessus la chapelle, rassemble sa lumière...

 

Vol d'un ballon blanc

Sur la tenture de nuit

- La Lune sur le toit

 

Dans le silence immense elle gravit, céleste, tout le ciel de mon âme, emporte mon amour dans sa beauté si ronde. Et moi je vagabonde au creux de l'Univers, sur un tapis de temps

 

Nuit illuminée -

Sur un instant de grâce

La Lune m’emmène

 

Je visais les étoiles, j’ai atterri sur la Lune !

 

 

***

 

VAGABONDAGES

 

En route, le mieux c'est de se perdre. Lorsqu'on s'égare, les projets font place aux surprises et c'est alors, mais alors seulement, que le voyage commence.

Nicolas Bouvier

 

Là, je me suis perdue. La Lune ronde brouille mes pistes ; le chemin d’étoiles s’éteint. Lune, dunes blanches, si proche et si lointaine. Là-haut, dans un cratère, des vestiges figés traversent les siècles. Une trace de pas dans la poussière claire, des miroirs orientés qui renvoient la lumière, les hommes sont passés, la Lune s’en souvient.

 

Hommes aventureux, hommes explorateurs, en voyage toujours depuis l’aube des mondes… Tu marches. Dans les forêts, les déserts, les montagnes, tu marches. Et tu laisses ton empreinte dans les sols argileux et les grottes profondes où la mémoire s’est perdue.

Homme désespéré, le voyage est l’exil loin des cités guerrières, loin des terres arides de la faim, de la soif. L’exil pour la vie, l’espoir d’un soleil doux et d’une source fraîche, la Lune pour sémaphore dans l’opacité de ta nuit.

 

Homme debout, tu traverses les mers, tu traverses les ciels, remontes aux origines, en quête d’un Graal fou, du sens de toute chose, le mouvement inscrit au fond de l’ADN. Et moi, toujours perdue, je voyage avec toi sous la Lune millénaire.

 

***

 

PLANÈTE SENSIBLE

 

 

Le voyageur voit ce qu'il voit, le touriste voit ce qu'il est venu voir !

Gilbert Keith Chesterton

 

Le catalogue Messier m’indique tout ce qu’il convient de rechercher dans le ciel de Mars. Banale touriste en astronomie, je voulais pointer les astres accessibles, bien répertoriés, dûment recommandés, les astres à voir absolument !

 

Juste un tour de ciel

pour capturer les étoiles

dans mon télescope

 

Je voulais admirer Orion, les Pléiades, les nébuleuses cotonneuses, les galaxies ténues, les linceuls des soleils morts… et j'ai regardé les ruines du vieux village s’estomper dans le crépuscule, écouté les bruissements dans l’ombre, frémi au souffle du vent ; j’ai contemplé la Lune, suivi les empreintes des hommes dans mon imaginaire, bu la saveur de la vie...

 

Dans la nuit sereine

rêves et éveil emmêlés –

Voyage immobile

 

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Rédigé par Mado

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