Publié le 20 Janvier 2022

 

Avec un extrait de Benoît pour incipit

Depuis toujours il marchait. Du moins, c'est ce qui se disait dans ces montagnes. Louis avait-il jamais été bébé rampant à quatre pattes ? Nul ne s'en souvenait. Depuis toujours il marchait. Sans autre but que le bonheur de marcher, de s’enivrer du spectacle des montagnes et du chant des oiseaux.
 

Tout était vraiment beau et rien ne venait le perturber, pourtant un sentiment étranger à toute cette sérénité tentait de s'emparer de son esprit. Que se passait-il ? La nature qui l'escortait jusqu'à présent, riante et flamboyante, devenait triste et larmoyante. Les petits oiseaux qui charmaient ses oreilles de leur ramage s'étaient volatilisés. Ce ciel, immense et d'un bleu éclatant s'était transformé. Il ressemblait à un marécage boueux, tel que nul être vivant ne survivrait à le traverser. Ce doux chemin où ses pieds s'enfonçaient comme dans un tapis persan tissé de la plus belle soie n'était plus. Il marchait, toujours , mais ses pieds nus s'écorchaient désormais sur des pierres coupantes telles les silex les plus tranchants. Il ne comprenait plus ; ses souvenirs, les moins lointains, lui donnaient l'image d'un homme bien habillé. Il avait revêtu son plus bel uniforme de gala. Ses galons, biens astiqués brillaient comme des diamants et toutes ses belles décorations gagnées au combat, pour avoir tué une nuée de combattants adverses, étaient les témoins de sa vaillance et de son courage… Mais voilà !! ce sentiment étrange effaçait tout et s'emparait de son âme.

Louis était maintenant seul. Seul avec lui même. Pieds nus et en guenille. Le froid s'emparait de son corps. Ce même corps qui lui été devenu étranger. Il se traînait , sans force, seule une obligation, venue d'on ne sait où, le poussait à avancer vers un but qui était certainement écrit sur les pages d'un livre qu'il ne lira jamais.

Il marche, encore et encore, ses pieds saignent, sa tête est vide. Vide de toutes idées. Il voudrait des réponses mais il ne sait pas poser les questions, et surtout, il ne sait pas à qui les poser. Au loin, devant lui, un horizon grisâtre semble l'appeler. De lourds nuages noirs, zébrés d'éclairs, s'avancent, le tonnerre gronde, Louis a peur. Tout le menace. Il tremble, sans vraiment savoir pourquoi. Une pensée l’effleure. Ne serait-il pas en train de payer une dette ? Pourtant, tout allait bien avant qu'il ne s'endorme......

 

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Rédigé par Fernand

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Publié le 20 Janvier 2022

 

Avec un extrait de Dany-L pour incipit

Ils n'ont pas de bagage ces deux là. Elle a les cheveux déplacés et lui la cravate de travers. Ils ont fait vite pour quitter l'hôtel.

L’hôtel dont ils étaient gérant a périclité au court des dernières années car le quartier chic ou il était implanté a été appauvri. Cela à cause de dealers de plus en plus présents qui ont marginalisés l'endroit, au détriment de tous les habitants. Les efforts de la police n'ont jamais eu de résultats, et les clients de l’hôtel ont désertés. Débordés par les impayés, avec leurs dernières ressources ils ont pris deux billets d'avion pour une destination....... inconnue.

 

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Rédigé par Louis

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Publié le 19 Janvier 2022

 

Avec un extrait de Françoise M. pour incipit.

Chaque après-midi quand le temps me le permet, je m’assois sur « mon banc », souvent seul, dans un jardin public parisien, mais ce jour là un jeune homme portant un violon s’assied à côté de moi.

En jetant un coup d’œil discret, je m’aperçois qu’il a un tic, les doigts de sa main gauche bougent, je me dis  il s’exerce !!

La tête relevée, les yeux scrutant le ciel ou autres éléments intéressants, il se sent parmi les anges de la félicité.

A ce moment un pigeon amoureux éconduit se laisse aller sur le bout du nez du musicien.

-Quel manque de respect tout de même, dis-je gentiment, contenant mon envie de sourire.

-Je me nomme Albert et n’ai aucune envie de rire, me dit il se tournant vers moi, l’air méchamment ahuri, se passant les doigts dans sa crinière blonde.

-C’est un Stradivarius, lui demandais-je, désignant l’étui posé entre nous..

-Un quoi !

-Votre violon, c’est un Stradivarius ? 

-Pourquoi m’insultez vous, me répondit il avec une expression de pure violence.

Sauvé par le gong, mon portable se met à sonner et comme porté par un désir fou de m’éloigner, je me lève nonchalamment , sans lui porter le moindre regard.

Arrivé à la sortie du parc, je me retourne et vois que l’individu avait disparu, mais son violon se trouve abandonné.

Demain sera un autre jour !!!  

Le lendemain, c’est un mercredi, le jour des enfants accompagnés de leurs parent ou des nourrices

Je repère vite « mon banc », je sais c’est une intention prétentieuse, mais depuis ma retraite et les disparitions de ma femme et de ma fille dans un accident de voiture, je suis vidé de tout autre attrait que de scruter le comportement des humains dans leur quotidien.

Et puis je me fais des ‘amis’, les tourterelles qui me connaissent viennent sans peur picorer dans ma main.

Je cogite beaucoup, hier soir un petit carnet à atterri à mes pieds, lorsque j’ai tenté de prendre un stylo dans mon secrétaire, peut être un signe du destin pour croquer les attitudes, les couleurs de la vie des promeneurs de ce parc magnifique et reprendre la peinture, qui sait….

Albert n’est pas là et son violon non plus !

-Bonjour, entendis-je, comment allez vous cher monsieur !!

Levant la tête, je suis stupéfait de voir Albert, maquillé, portant un costume à larges carreaux, nœud papillon et fume cigare.

-Salut à vous, lui répondis je, où est votre instrument ?

-De quoi parlez vous ?

Je ne sais pas pourquoi, mon regard se posa sur sa main gauche, ses doigts s’animaient toujours frénétiquement !!!!!!!  

 

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Rédigé par Dominique

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Publié le 17 Janvier 2022

 

  • Atelier :

Jeux et lipogramme, personnage littéraire et point de vue.

 

  • Sujet en atelier :

 

1) Histoires croisées, lipogramme et personnage littéraire

Faire la fiche d’un personnage et d’un objet, puis faire histoires croisées : mettre tous les fiches sur la table, en deux tas distincts, piocher au hasard et écrire une histoire avec le personnage et l’objet tirés. Pour corser l’affaire nous allons rajouter une consigne : le lipogramme en « M », soit interdiction d’utiliser le lettre « M »

 

2) Le point de vue :

Décrivez une scène de cette histoire vue par les yeux de trois passants aux mentalités et styles totalement opposés. Si vous préférez changer de scène, visualisez une scène banale, comme une petite mamie qui traverse la route par exemple, et décrivez-la vue par les yeux de trois passants aux mentalités et styles totalement opposés.

 

  • Sujet en virtuel :

Écrire une histoire avec un personnage et un objet. Pour corser l’affaire, rajouter le lipogramme en « M », soit l'interdiction d’utiliser le lettre « M », puis décrivez une scène de cette histoire vue par les yeux de trois passants aux mentalités et styles totalement opposés.

Si vous préférez changer de scène, visualisez une scène banale, comme une petite mamie qui traverse la route par exemple, et décrivez-la vue par les yeux de trois passants aux mentalités et styles totalement opposés.

 

LES TEXTES

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 17 Janvier 2022

Annie TIBERIO

AnimaNice Camille Claudel-Pasteur

Atelier du lundi 10/01/2022


 

  1. Lipogramme en M :

Un personnage et un objet tirés au sort dans la classe pour chaque participant.

Faire un texte en utilisant ces deux mots, sans employer la lettre M.


 

ZAZELINE ET LE BRULE-PARFUM.


 

Zazeline : Femme transgenre d’un âge moyen, Zazeline Dabord. Seins et fesses proéminents, exubérante, démonstrative, théâtrale, animatrice de cabaret chez Michou.

Brûle-parfum : d’époque Ming, valeur sentimentale.


 

Zazeline essuya son front coulant de transpiration. Elle (ou il ?) était fatiguée par l’ascension, et son soutien-gorge la serrait trop. Elle ne le supportait plus, elle aurait voulu l’enlever. Elle n’aurait pas dû le serrer autant… Elle n’avait pas assez de recul : ses nouveaux seins étaient à présent aussi gros que des oranges de taille XXL. Avant, lorsqu’elle était encore Jacques, sa poitrine plate lui déplaisait. Aujourd’hui, elle devrait pourtant être satisfaite. Elle avait atteint son objectif : avoir enfin, aux yeux de tous, sa véritable personnalité, celle qu’elle était, depuis toujours, dans sa tête et dans son cœur.

Zazeline était parvenue au bout de la balade prévue : un petit oratoire avec une Sainte Vierge. Elle observa la statuette en souriant : ses yeux étaient bridés, on aurait dit une Asiatique ! Aux pieds de la Sainte, un brûle-parfum d’aspect chinois contenait un bâtonnet d’encens qui lâchait des jets de vapeur odorante. Zazeline ressentit un choc dans son cœur : aucun doute, son ange gardien l’avait conduite là. Elle avait tant prié pour obtenir la protection de la Vierge, qui l’avait aidée à se trouver enfin après une longue période de doute où elle ne se sentait pas du tout garçon. L’année de ses trente ans, elle avait effectué sa conversion, peu après elle avait pu intégrer la troupe du Directeur de cabaret célèbre pour ses élégants habits bleus, ses lunettes cerclées de bleu, ses danseuses et chanteuses au sexe indéfini, sa gentillesse envers les personnes âgées. Elle pouvait enfin dire qu’elle avait réussi sa vie. Aujourd’hui, elle aurait volontiers rajouté, dans le précieux brûle-parfum, un bâton d’encens en reconnaissance à la Reine des Cieux !


 

Annie TIBERIO


 

  1. Un passage du texte doit être réécrit, vu par trois personnages différents.


 

Personnage n° 1 : un vieil homme asiatique


 

Le vieux Yasushi s’approcha de l’oratoire. Une grande femme bien en chair souriait d’une manière bizarre à la statue de la Sainte Vierge devant laquelle il avait, la veille, déposé le brûle-parfum d’époque Ming hérité de sa mère. Yasushi était certain qu’elle trouvait le précieux brûle-parfum à son goût, et qu’elle avait l’intention de le dérober : il était arrivé à temps pour l’en dissuader !


 

Personnage n°2 : un berger

Ferdinand, le vieux berger, s’approcha de l’oratoire pour déposer, comme tous les dimanches, un petit bouquet de fleurs sauvages à Marie. Il y avait trop de monde, aujourd’hui : un vieux Chinois, une grande femme inconnue. Pudique, il préférait être seul pour faire sa prière dominicale à la Sainte Vierge, protectrice de son troupeau. Il reviendrait demain, il serait plus tranquille !

Personnage n° 3 : un lièvre

Le lièvre fonça sur le sentier vers son terrier creusé derrière l’oratoire. Lorsqu’il flaira des présences humaines, il fit un grand écart et se cacha derrière un rocher. Il attendrait qu’il n’y ait plus personne pour rentrer chez lui. Que venaient donc faire ces humains sur son territoire ?


 

Annie TIBERIO


 

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Rédigé par Annie

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Publié le 17 Janvier 2022

 

Le plongeur s'insinue silencieux dans les eaux fraîches de la baie. Une silhouette svelte et noire qui se faufile et ondule au gré du courant.

Derrière lui une poche fluorescente qui intrigue et fascine. Une ancre insolente ? Une bouée de fortune ? Le bagage de sa vie ?

La nuit s'installe à peine.. les lueurs du jour qui s'éteint, la fatigue des dernières sueurs du soleil.

Au loin un photographe en observation, oiseau nocturne en quête de cliché. Les yeux rivés au rivage, il suit solitaire l'ondulation soudaine, étrange, incongrue.

Sapiens sans papiers ?

Expert scientifique incognito ?

Touriste queer en trop-plein des troupeaux ?

Ou encore.. cyborg hybride aux allures d'agent secret ?

Steve s'interroge, tripote son objectif. Lui, le spécialiste du hasard contrôlé. Échec identitaire. Comment en savoir plus?

Quelques pieds plus bas, un poulpe benthique rase le fond rocheux en quête de crabe, et se propulse au gré d'une pulsion aquatique. Il scrute en contre-plongée cette silhouette en surface, qui l'intrigue...

Prédateur ou concurrent potentiel ? Squale d'un nouveau genre ?

Ses trois petits cœurs accélèrent le drainage de son sang bleu. Craintif de nature, il expulse rageur un jet d'encre noire.

Le plongeur n'en a cure. Il bat des bras en cadence telle une horloge bien réglée. Le but de sa traversée, une balise encore lointaine. Et une étude scientifique tenue secrète. Supporter une pression à croissance fluctuante. À l'abri des regards indiscrets. Une quiétude délicieuse. Un seul souci, la contrainte à respecter, garder les affaires au sec. Un coup d'œil au sac fluo qui le suit tel un petit chien en laisse.

Sa survie, une seconde chance peut-être.

 

 

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Rédigé par Nadine

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Publié le 17 Janvier 2022

 

La tête au carré de la bibliothèque Nucéra disparait dans le soleil couchant. Seul un petit éclairage au dernier étage brille. Un clin d’œil à la ville qui s’assoupit.

Gribouille est une belle chatte Ragdoll au pelage doux, soyeux, fauve, un peu spéciale, pourrait-on dire. Elle se dit écrivaine et entends l’écriture humaine. Enfin … C’est plutôt Sylvie, son éducatrice, qui écrit. Enregistreuse au poste clé des sorties à la grande bibliothèque, elle en voit passer des livres. Des petits, des grands, des épais, des fins tout sauf les siens, aussi elle s’évade en écrivant des histoires pour enfants. Gribouille à droit à toutes les libertés. S’installer sur les feuilles que tape Sylvie, s’étirer, se glisser en boule, attendre les caresses, juste à l’instant où une histoire se rédige. L’écrivaine, la vraie est obligée de soulever la patte de sa chatte préférée pour continuer une phrase. Encore quelques expressions et le point final sera installé.

-Ecoute, tu exagères ! Toujours là à l’instant crucial !

Gribouille ouvre un œil, se soulève, regarde le texte (Sylvie a la sensation qu’elle le lit…) et pose une patte à côté du point final tout en ronronnant. Oui, elle est d’accord, l’histoire doit bien s’achever là !

-Tu penses que c’est bien de cette façon ?

Gribouille s’étire, s’installe sur le dos, précise par son attente de caresses que oui ! Il faut passer à autre chose, l’histoire est à son échéance. Le relief, les corrections, les adaptations c’est le travail de Sylvie. Gribouille le sait. Elle s’est déjà installée sur l’ordinateur, attends que son éducatrice-écrivaine la pousse avec tendresse.

-Je peux travailler, oui ? La chatte ronronne et se blottit sur ces genoux accueillants.

Il se fait tard, on éteint le local et on descend par l’ascenseur…

 

« Les « M » enlevés ci-dessus ont été récupérés ci-dessous »

 

Assis sur un banc, prenant le frais, face à la tête au carré deux personnages d’un temps plutôt éloigné rêvent face à ce monumental « concept d’allitération » cher à Sosno.

-ça fait plusieurs soirs que je viens et cette lumière là haut, comme un clin d’œil, me fait fantasmer,

-Pardon de m’excuser mais moi j’y vois une prison avec toutes ces grilles je pense qu’il faut d’urgence le supprimer, procéder à son démantèlement, quoi !

-Mais ce que vous dites là c’est abracadamantesque. C’est commode de critiquer. Je vais vous dire : à quoi sert la culture sans symbole ? C’est un témoignage !

-Ah ! Je vois, Monsieur est cultivé ! C’est comme la musique mystique, on n’y comprend rien mais on l’écoute…

-Oui, Michel Audiard on connait aussi…

Un certain moment d’accablement s’installe. Dommages et confusion, puis,

-On va se livrer à un examen, après on rédigera un compte-rendu avec un sommaire. Le plus âgé se lance :

-Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a aucune piste à négliger. Entre les artistes, les faux qui font n’importe quoi et les vrais qui nous vendent des atmosphères, il faut s’attendre à tout !

-Oui, c’est un sac d’embrouilles votre atmosphère,

-Moi je pense que vous devriez enlever vos lunettes, un peu comme ces lapins de Madagascar qui n’en portent pas pourtant la nature les a dotés d’oreilles pour !

Un troisième larron s’immisce dans la conversation :

-Je vous écoute depuis quelques instants et si je peux me permettre, les lunettes à un lapin ou le clin d’œil d’un bâtiment carré c’est s’apostropher sans retenue conviviale. D’ailleurs la lumière s’est éteinte depuis un moment

A cet instant précis la porte de la tête au carré s’ouvre et une jeune femme avec un chat dans les bras en sort. Elle traverse la rue face à notre fine équipe…

-On voudrait vous intégrer à notre discussion. On ne sait pas qui de nous a raison, entre condamnation et admiration on souhaiterait obtenir votre avis hein ?

Voyant a qui elle avait affaire Sylvie se dit que pourquoi pas…

Un avis de moi ? Oui mais, comment ? Pourquoi ? Vous pensez que c’est une bonne idée ? Je n’aime pas trop parler de moi, enfin si ça peut aider en quoique ce soit !

 

 

 

 

Gérald IOTTI

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Rédigé par Gérald

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Publié le 13 Janvier 2022

 

La forêt était dans l’obscurité, on entendait déjà les oiseaux de nuit se préparer à chercher leur nourriture.

Croa, Croa faisaient les corbeaux nous rasant la tête.

 Hou, Hou disait la chouette hulotte.

La fée Carabosse nous avait indiquée une route à suivre, des traces blanches sur les arbres !!

Mais voilà que notre direction se trouva détournée, des aiguilles enneigées nous faisaient face.

Carabosse, perfide et diabolique gardait son secret !!!!

Par le plus grand des hasards, une vieille bâtisse nous attira, avec prudence et difficulté, nous poussions la porte, car ce vieux parapluie cassé obstruait l’ouverture.

Nous l’avons trouvé, déchiré, usé, il nous attendait.

De loin, il nous apparu une silhouette s’échappant sur un vieux balai, tout en riant, les corbeaux et les chouettes l’avaient rejointe  dans la nuit.

Nous avons pu prendre du repos d’un œil, car l’endroit ne se prêtait guère au laisser aller.

Nadine et votre servante, en faisons encore des rêves agités.

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Point de vue d’un petit garçon :

Petit Jules aime les histoires qui font peur, alors pour lui, la fée Carabosse, c’était de la rigolade avec son nez crochu (le voisin avait le même…), son balai en quoi, en vieilles branche et ses oiseaux de malheur qui lui tenaient compagnie, ha, ha, qui elle impressionne cette vieille grand-mère !!!! 

 

Point de vue d’une dame âgée :

Madame JOLY, qui n’avait plus que le nom, ne se serait pas aventurée dans une forêt le jour, encore moins la nuit.

Elle qui avait peur d’une araignée !!!

Du haut de ses quatre vingt quinze ans, elle était mince, sportive, karaté pour les séniors, si, si.

Alors rien à voir avec cette Carabosse bossue, seule la méchanceté était un point commun, elle avait été écrivaine, mais de nos jours sa vue lui faisait défaut.

 

Point de vue d’une petite fille :

Amélie, timide et complexée  du haut de ses dix ans, aimait se déguiser en fée clochette, son frère Gaspard la chagrinait en la comparant à la fée Carabosse.

Pourquoi, pour rien, pour rire, car sa sœur était atteinte d’un petit handicap, avec sa légère bosse due à une scoliose.  

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Rédigé par Dominique

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Publié le 13 Janvier 2022

M INTERDIT

 

Un papi en déséquilibre sur ses deux quilles veut prendre un escalator dans une grande surface. Affublé d'une canne qui se coince dans ses pieds, il s'affale de tout son long dans l'escalator qui progresse vers le palier à la vue de curieux indifférents au pauvre vieux qui ne peut se relever. Deux personnes essaient de le soulever , et tous trois arrivent sur le ventre à l'étage.

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Les deux personnes ayant déplacé le vieux monsieur pour dégager l'arrivé au palier, le soulèvent et s'inquiètent des conséquences de sa chute. Le monsieur les rassure et leur offre un verre, le coin brasserie étant à proximité. Il leur avoue qu'il a chuté volontairement pour voir la réaction des personnes présentes. Ils font un bilan ensemble de leur ressenti. Ils sont d'abord surpris puis en rigolent. L'homme et la jeune femme se présentent car ils ne se connaissent pas. Ils surprennent la conversation deux voyous qui commentent l’événement.

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_______Tu as vu cet imbécile avec deux pattes folles qui veut jouer au jeunot. En plus se faire seul un croc en jambes avec sa propre canne. A son âge, il est dans ses soixante dix carats, il devrait être dans une maison pour vieux.

_______En plus qu'est ce qu'il doit coûter à la sécurité sociale !

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Plus loin, une dame seule soliloque, elle plaint ce pauvre monsieur handicapé, pourtant dans la force de l'âge, Elle irait bien l'aborder mais il n'est pas seul, et, oserait-elle ? Plus jeune, c'était son métier, sans bagage, il fallait vivre. Tout en raisonnant ainsi, elle zyeutait ce monsieur qui s'en aperçut et lui sourit. Les deux jeunes gens qui avaient sympathisé partirent ensemble après avoir salué le non handicapé, Lui même se leva, se dirigea vers la dame, s’arrêta a sa hauteur,lui demanda la permission de s’asseoir à sa table, ce qu'elle accepta avec un grand sourire en lui disant : mais vous ne boitez plus ? Le ton était donné.

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moralité : grâce à un simulacre de chute deux couples se formèrent.

 

 

 

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Rédigé par Louis

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Publié le 11 Janvier 2022

 

Exercice 1 Lipogramme sans la lettre M

Personnage :Max Lamenace, homme,58 ans trapu, musclé un peu de ventre autoritaire narcissique, persuadé de tout savoir sur tout.

Objet : Un balai, avec des poils de lama souple, l change de couleur un manche en plastique dur malhabile


 

Le personnage, la soixantaine trapu avec un peu de ventre, travaille dans les bois bûcheron on l’appelle. Habitué à vivre seul, il est autoritaire un peu narcissique persuadé de tout savoir sur tout.

Pourtant un jour, il acheta un balai avec des poils souples. A sa vue, il changea de couleur, l’objet était en plastique de couleur rouge.

Lui qui disait tout savoir ne sut s’en servir.

La peur d’être ridicule, il le rangea dans le fond du placard à l’abri des regards pour éviter les questions des curieux en se disant, je saurai un jour je saurai


 

Exercice 2 Ecrire une vision faites par trois personnages différents.

Le Placard

  1. Le petit Pierre regardait la porte du placard en se disant qui a-t-il derrière ? Son imaginaire y voyait des monstres dont il entendait les soupirs et les grincements. La porte gardait ses secrets car seul le papa de Pierre en avait la clef et il lui en avait interdit l’accès.

         Pierre se jura, je saurai un jour je saurai qui se cache dans le placard

 

  1. Madeleine avait fini de faire la poussière, quand elle voulut prendre le balai rangé au fond du placard. Quand elle ouvrit la porte, tout s’effondra les sceaux, les serpillières, les boites de savon en poudre tout se répandit sur le parquet.

Elle se calma en jurant je saurai un jour je saurai ranger ce placard.


 

  1. Qui a-t-il derrière la porte de ce placard des mots d’amour, des poèmes que seul mon cœur peut comprendre ?

Marie ouvre délicatement la porte le cœur battant, hélas en guise de poésie elle découvrit un lot de vieux papiers jaunis, des journaux rangés là pèle mêle.

Pas de rimes pas de vers que des mots imprimés pas de réponse à ses maux Marie se jura

Je saurais un jour je saurai écrire des poèmes.

 

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Rédigé par Bernard

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