Publié le 28 Janvier 2020

ÇA COGNE DUR..

Ça cogne dur aujourd'hui ! Malgré le parasol, le soleil brûle. Charly, en bras de chemise, n'a rien trouvé de mieux que le chapeau haut-de-forme chipé à l'accessoiriste.

Heureusement, j'ai pu protéger la caméra. Enfin, c'est le midi..

C'est même midi et demi, quand va-t-on manger ? Il serait temps car les trois hommes en bas sont avachis sur leurs sièges.

Chaque fois pareil ! Quand on tourne une pub pour Mac Do, personne n'a d'appétit.

Oh, mais, ça va leur revenir quand ils verront le buffet qu'on a préparé ! Ça n'est pas du Mac Do. Si on veut qu'ils tiennent le coup, faut bien s’occuper d'eux et c'est pas avec du Mac Do qu'ils vont reprendre du poil de la bête, il y a qu'à voir leurs tronches entre deux prises.

Sur les traits des acteurs, on devine la fatigue, l'énervement. On a beau promettre monts et merveilles, rien n'y fait, le moral n'y est pas.

 - Allez tout le monde, un peu d'effort, c'est un sujet intéressant, il faut vous mettre impérativement dans la peau du personnage. Les répétitions étaient parfaites. Trente minutes de repos. allez manger un bout et boire, car c'est vrai, il fait chaud.

 - Une équipe de bras cassés, quoi ! Dis Charly, t'as pas un peu de déo ?

Alors là, c'est Charly à la chocolaterie qui trimballe une équipe des Bronzés à la plage. Le moteur tourne, ou plutôt la caméra. Sauf qu'ils ont oublié d'ôter le cache, scotché par la chaleur. Charly, c'est le patron, tour le monde en a peur. Surtout Julie qui a déjà reçu des avances..

Charly hurle "coupez, coupez", il s'adresse au caméraman.. "t'as oublié le cache, non mais j'y crois pas, déjà que les acteurs sont ringards, si la technique s'y met aussi, moi, je démissionne.

En fait, c'est une "caméra cachée" ... pour le Grand Bêtisier de Noël 2020 que l'on prépare.

 Et Mac Do ?

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 28 Janvier 2020

EN VISIONNANT L'IMAGE...

En visionnant l'image, je vois un porte-voix tenu à pleines mains par le metteur en scène, un personnage à côté, dans l'ombre, en dessous, trois hommes avachis sur leurs chaises.

Mais où sont les femmes ? Je scrute à l'endroit, à l'envers, côté gauche, côté droit. Là ! Non vu couffin. Quatre hommes et un couffin, voilà le tournage.

Et voilà que le bébé se met à pleurer. IL manquait plus que ça, qu'est-ce qu'on va faire ? Quelqu'un a idée où on a mis le biberon ?

Panique à bord. On n'avait pas prévu tous ces aléas." Si j'avais su, se dit Laurent le metteur en scène, je n'aurais pas accepté ce tournage. Avec la chaleur, on va devant de gros problèmes "

Déjà le son, trop fort ou pas assez, régler le porte-voix. Bon, c'est vrai que Julie n'a pas pu faire autrement que d'emmener son bébé avec elle. En principe, elle est sage Sophie avec ses douze mois. Elle a peut-être soif, il fait très chaud... Après tout, c'est une bonne idée ; Julie jouera une Cosette maman, c'est bien attachant.

Un peu gênant ce bébé, elle est où la sucette ?

Alors, je vais tenter de récapituler : Laurent, c'est le meneur de jeu, Julie, c'est la blonde qui est venue avec son gnome à sucette, une certaine Sophie, qui va jouer l'enfant battu... mais où est le père ? Aux abonnés absents ? L'acteur fantôme ?

Le père, c'est celui avec le canotier à l'abri sous le parasol, il n'a pas la tête de l"emploi, c'est un bellâtre, trop fils à papa, pas du tout assorti avec Julie très "fille du peuple".

C'est un secret de polichinelle mais oui, c'est bien lui le père du petit braillard et surtout, le julot à Julie... D'ailleurs, c'est le seul qui semble s'intéresser à la scène.

Bon, ok, la famille est au complet. mais le film, qu'est-ce qu'il devient dans tout ça ? Faudrait peut-être envisage... OOOOUUUIIIINNNNN !!! Ah, non ! Faites-là taire cette gosse !

Je me retiens d'aller la mettre dans le caténaire et fermer la porte. Je veux finir ce film.

Non, au contraire, il faut modifier le scénario pour faire jouer le bébé dans le film. Ça met du suspens. Aujourd'hui, c'est Julie l'enfant battu, demain, ça va être le bébé.

Ah, non, on va pas recommencer. Il se fait tard, avec toutes vos embrouilles, vous allez me faire rater mon bus.

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 28 Janvier 2020

MUNICIPALES NICE PREMIÈRE !

 - Municipales Nice première ! Clap.

 - Moteur !

Un clip de plus, encore une élection et toujours les mêmes promesses. Parole, parole..

Bon, mais de toute façon, il faut bien faire bouillir la marmite, alors, un clip de campagne, pourquoi pas. C'est loin d'être mes idées, mais je ne vais pas cracher dans la soupe !

Quand même, se disait Laurent, le metteur en scène, que ne faut-il faire aujourd'hui pour gagner sa vie. Où est passé le temps des comédies endiablées ?

C'est un film sur la condition humaine, pas vraiment comédie musicale, mais plutôt cinéma de réflexion, des rôles psychologiques, dira-t-on..

disait-il à la dame aux cheveux bleus envoyée par son parti, Les Verts.

Mais qui cause à qui ? se creuse Laurent en se grattant la tête.. Qui m'a choisi une équipe pareille ? Des intellos, ou pseudos, qui ne savent même pas ce qu'est une narration... alors, la focale, je n'en parle même pas..

La dame aux cheveux bleus se racle la gorge, devient toute rouge, on voyait bien que c'était la première fois  qu'elle était filmée : "Notre belle ville, bleue de mer, jaune de soleil, a besoin d'une conscience verte...

Encore des postulants qui n'en sont pas. Nice fait rêver, mais qui tient la route ?

Coupez ! Faut la refaire. L'éclairage a fait les cheveux bleus couleur jaune paille ! Je veux du bleu, franc, vif, couleur Méditerranéenne au soleil.

Mettez de l'acrylique dans vos yeux. N'oubliez pas que nous sommes au pays de Klein !

Non, pas toujours les mêmes promesses. c'est la première fois qu'on nous promet de raser le théâtre.

La journée se fait longue. je ne sais pas si vous avez bien tourné, mais je crois que vous vous êtes bien amusés. Les prises seront réussies ? Nous le saurons demain.. peut-être..

Dans son coin, l'électricien ronchonne.. Élection, piège à cons, augmentez nos rémunérations !

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 27 Janvier 2020

CHAPEAU HAUT PARLEUR

"Chapeau (Haut) Parleur" fustige les acteurs tandis que "Casquette nonchalante" traîne les pieds.. Je fais le script du script, ou presque..

"Canotier indécis" repasse son texte, "Pantalon d'équitation" est dubitatif, on va recommencer encore ???..

La chaleur est accablante et semble plonger tout ce beau monde dans la torpeur. Seul, "Chapeau Haut Parleur" semble actif.

En tout cas, il donne de la voix, encourage les nonchalants. Faudra bien le terminer ce film !

Peut-être demain, il n'y a pas le feu au lac, syndicalement parlant, c'est l'heure de la pause, alors, t'as beau aboyer dans ton cornet, l'heure c'est l'heure.

Non, c'est l'inspiration qui donne le rythme et le Chapeau Haut Parleur en a juste maintenant.

Je redonne un coup d'œil à l'image et je m'aperçois que personne n'a remarqué l’échelle ! Ce n'est pas n’importe quelle échelle, c'est une échelle de peintre,large en bas mais très étroite en haut. Quand tu peins un mur de trois mètres de haut, tu as intérêt à bien t'accrocher au pinceau si tu ne veux pas te casser la gueule.

Donc l'accessoiriste doit savoir que le pinceau est plus important que l'échelle. Pour moi, seules les petites starlettes même peinturlurées me font grimper à l'échelle, j'ai confiance dans le pinceau.

Bon, trêve de plaisanterie, Chapeau Haut Parleur reprend les choses en main ; ''je sais, on a bien chaud, on en a marre mais plus vite vous vous bougez, plus vite on aura terminé, alors les gars, on  y va !''

Désespérant de bosser avec vous, crie le metteur en scène. C'est moi qui baisse les bras. Voilà, bonsoir, vous êtes libres.

A ce moment débarque une équipe de cirque.

- Psss, t'as vu la fille, dit Julien..

- Où ? Sur le cheval noir comme ses cheveux... et le nain sur le poney... étrange..

- On se la fair?

- ?

- Ben, la scène ?

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 25 Janvier 2020

Depuis son naufrage, il y avait déjà quatre ans de cela, ses cheveux n’avaient plus rencontré un peigne. Il faut dire que sur son île il n’y aurait eu qu’une arête de poisson qui puisse faire l’affaire.

Aussi, il était hésitant devant ce salon de coiffure mixte. Son retour à la civilisation s’annonçait difficile.

 

Il finit par rentrer. La clochette d’entrée tinta gaiement. A ce moment, il se trouva projeté dans un monde qui lui sembla merveilleux. Il se félicita de ne voir aucun autre client. Toutefois, il s’étonna que personne ne l’accueille. Il patienta quelques minutes puis retourna ouvrir la porte pour faire tinter à nouveau le gai carillon. C’est alors qu’un ange lui apparut. « Oh, oh, je rêve ? Est-ce bien là un être de cette planète ? Quelle beauté ! Est-ce là la nouvelle race des coiffeurs ? »

 

  • Monsieur, soyez le bienvenu, que puis-je faire pour vous être agréable ?

  • Bien, je ne vous cacherai rien en vous disant que je viens pour des soins capillaires.

  • En effet, ma question est superflue, mais dites-moi, cette toison n’a pas vu un peigne depuis combien de temps ?

« Oh, oh, je n’aime pas ce ton. Pour qui se prend-elle ? »

 

  • Je suppose qu’on les coupe ? L’hiver est fini, vous n’avez plus besoin de cette parure… encombrante… si j’en juge les difficultés que vous avez à rassembler cette crinière.

 

« Calme-toi, elle te taquine, il faut dire que tu fais un peu peur à voir, non ? »

 

  • Bon, il faut que je vous dise. J’arrive d’une île du bout du monde sur laquelle j’ai échoué voilà quatre ans. Effectivement, durant ce temps la nature a fait son œuvre et me voilà un peu dans le rôle de la bête.

 

« Bien, bien, si elle voulait prendre le rôle de la bête, je ne dirais pas non ! »

 

  • Bon, allez-vous asseoir au lave-tête. Je pense que je peux transformer cette tignasse et vous rendre l’allure d’un homme de notre temps.

 

« D’un autre temps… d’un autre temps… elle veut me faire croire que je lui rappelle un homme préhistorique ? Bon, installe-toi et attends avant de t’énerver. »

 

Il s’installa alors avec des gestes gauches, l’habitude perdue. Elle commença alors le shampoing assez vigoureusement.

 

« Oh là ! je la pensais plus douce ! »

 

Puis au bout de trois rinçages, elle lui appliqua un démêlant expliquant que c’était pour faciliter la coupe. Enfin, elle se saisit de la serviette et lui frictionna son énorme chevelure avec douceur.

Elle le fit changer de place et l’amena sur un siège où il se vit dans le miroir, ainsi que cette femme qui lui était apparue comme un ange.

Il la détailla alors.

Elle se pencha et lui demanda à l’oreille :

  • On coupe court ou on fait ça en plusieurs étapes.

Il avait senti son haleine mentholée et cela l’affolait.

 

« Bien, je lui réponds quoi ? Si je dis court, je ne la revois pas avant longtemps. Non, elle me plaît trop. Je vais choisir l’autre option. Mais ne t’emballe pas mon vieux ».

 

Elle sentit son hésitation et commença à couper quelques centimètres. Il fermait les yeux de bonheur. Il sentait les mains de son ange comme deux papillons virevoltant au-dessus de sa tête. Et peu lui importait maintenant qu’elle coupe deux ou dix centimètres.

A la question : «je suppose qu’on fait la barbe aussi ? » il ne put s’empêcher de répondre avec enthousiasme tant il se trouvait bien entre ses mains.

 

« Je sens que je deviens un nouvel homme, arrête le temps, jolie coiffeuse et fais de moi ce que tu veux. J’ai trouvé la bonne adresse. Je donne ma tête à couper que cela était écrit. Une sorte de toison d’or. »

 

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Rédigé par Renée

Publié dans #Cinéma

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Publié le 25 Janvier 2020

Le 7ème art qui vous ouvre la possibilité de réaliser un vieux rêve ? Qui n’a rêvé de revivre un évènement ou une période heureuse de sa vie ?

Bedos nous en offre l’idée dans son film La Belle époque. Ce film léger nous emporte en l’année 1974. Daniel Auteuil, personnage principal, prête son talent pour restituer les émotions qui ne manquent pas de l’envahir en se retrouvant dans un décor bien précis reconstitué pour l’occasion. Une Fanny Ardant toujours aussi belle et attachante y joue pourtant un rôle de femme aigrie. C’est cette femme, jeune, que Daniel Auteuil veut retrouver dans un temps reculé de 40 ans.

Les aléas de la vie les ont éloignés et pourtant après quelques mésaventures ce couple se retrouvera ou pas, selon l’interprétation que l’on peut faire d’un détail qui peut passer inaperçu. Je ne vous en dis pas plus. A vous d’en juger en allant voir ce film qui n’est pas un chef d’œuvre, certes, mais permet de passer un bon moment.

Et, croyez-moi, il vous incitera certainement à vous demander : « Et moi, à quelle époque voudrais-je revenir ? ».

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Rédigé par Renée

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Publié le 25 Janvier 2020

Non Pierre, je n’ai pas froid, garde ton pull.

Je croyais que tu voulais au cinéma alors pourquoi me proposes-tu maintenant quelque chose qui me ferait plaisir à moi ?

Bien, nous voici donc au restaurant. Tu m’as suivie pour un couscous alors que tu préférais l’Italien. Mais non, je te répète, je n’ai pas froid, garde ton pull. Non Pierre, je ne te comprends pas. Tu fais de moi une gamine capricieuse.

Pourquoi te plier sans arrêt en quatre pour me faire plaisir ?

Tu sais, « y parait que celui qui a inventé la bombe atomique, il aimait vachement les gens ! Alors arrête de me rendre service, tu veux ! » (Viens chez moi, j’habite chez une copine)

Voilà, enfin tu as compris. Nous devions partir en voyage en amoureux mais quelle destination ? Nous en avons parcouru des kilomètres penchés sur mon vieil Atlas. Nous avions des goûts opposés et là, je me suis aperçue que tu avais bien retenu la leçon. Tu n’étais pas prêt à céder. Je rêvais de soleil, toi de neiges éternelles, et surtout j’avais une exigence : éviter l’avion.

Alors d’un commun accord, nous avons décidé d’écrire chacun une courte nouvelle pour essayer de faire venir l’autre sur la destination convoitée. Et c’est là que Pierre m’a déclaré : « l’important ce n’est pas la chute mais l’atterrissage ». (La Haine)

Je restais médusée. Parlait-il de la nouvelle ou du voyage en avion que je craignais tant ?

 

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Rédigé par Renée

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Publié le 25 Janvier 2020

Mon premier contact avec le cinéma fut un choc : j’avais cinq ans et je découvrais « Blanche Neige et les 7 nains ». Un délice jusqu’au moment où la sorcière offre cette pomme si appétissante à Blanche-Neige. Je fondais en larmes. Confortablement juchée sur un fauteuil rouge qui semblait m’avaler, j’ai été touchée par le virus et je demandais sans cesse à ma mère d’y retourner.

J’habitais dans un quartier populaire de Paris qui comptait quatre cinémas. Mais longtemps, c’est le REX COLONIE, où j’avais fait mes premiers pas de cinéphile en herbe, qui fut mon préféré.

J’y avais pris mes marques souhaitant m’installer au 4ème rang, 7ème fauteuil. Allez savoir pourquoi ! Il me semblait que ce fauteuil était un peu le mien.

Je m’imaginais bien plus tard un bavardage à bâtons rompus avec lui : il me parlait de Sylvana Mangano dans Riz amer, de Gérard Philippe dans Fanfan la Tulipe, des nombreux films de Laurel et Hardy que je ne manquais sous aucun prétexte, et surtout, il n’oubliait pas de me taquiner pour les 7 fois où j’étais venue voir Luis Mariano dans Violettes Impériales. Moi, je lui disais la tendresse que j’avais pour son velours que je comparais au pelage d’un animal de compagnie, ses accoudoirs usés laissant apparaître le bois comme de petites blessures. Il me semblait que j’avais grandi avec lui. Mais lui me racontait ses misères : des esquimaux qui fondaient trop vite et souillaient son velours, des brûlures de cigarettes (oui, cela semble insensé de nos jours), des pieds boueux qui se reposaient sur lui. La liste était longue et cela finissait toujours quand-même par la phrase « c’était le bon temps ».

J’ai quitté ce quartier pour faire ma vie comme on dit, et un jour je suis passée devant le REX COLONIE mais à la place il y avait un Franprix. Ainsi mon fauteuil avait dû finir sa vie dans une benne avant de se retrouver dans une décharge ! Quelle triste fin pour mon ami.

 

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Rédigé par Renée

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Publié le 22 Janvier 2020

ON RACONTE...

SCÈNE DE RUE

 

La scène se déroule dans la rue, devant des immeubles aux fenêtres fermées. On aperçoit sur la gauche un charreton, avec un tonneau entre ses ridelles, devant une blanchisserie. Sur la droite, un homme, veste ouverte sur un col roulé sombre, semble s’être arrêté pour regarder quelque chose hors cadre. Au centre de l’image, deux policiers en képis et moustaches entourent et soulèvent un homme au manteau élimé. Ce dernier a le bouche entrouverte et les mains à hauteur de poitrine, doigts écartés.

 

 

LE VOLEUR…

 

On raconte que ce vagabond vient d’être arrêté par les deux policiers. Ils le soulèvent manu militari, moustaches vindicatives, képis agressifs.

L’homme au manteau élimé a été surpris entrain de fureter autour du charreton garé devant la blanchisserie. Le tonneau de vin rouge l’a sûrement attiré… Il essayait de trouver le moyen de boire un coup à l’œil mais le passant à la veste ouverte sur un col roulé sombre l’a surpris, a prévenu la maréchaussée et maintenant, ce dernier observe l’arrivée du panier à salade dont on n’entend pour l’instant que la sirène. Pendant ce temps, le vagabond, solidement maintenu, tente de s’expliquer, bredouille, insiste avec ses mains, doigts bien ouverts pour convaincre de son innocence, ce qui provoque chez l’un des policiers une moue dubitative.

 

 

OU LE HÉROS..

 

On raconte aussi que ce vagabond est un héros. Il est porté en triomphe par les deux policiers car il a réussi tout seul, au péril de sa vie, à arrêter le charreton dont les freins avaient lâchés. Alourdi par son tonneau de vin rouge, celui-ci prenait de la vitesse et fonçait tout droit dans le vitrine de la blanchisserie. Le passant à la veste ouverte sur un col roulé sombre a tout vu. Il observe à présent les gens qui acclament le vagabond au manteau élimé et la blanchisseuse qui accourt pour le remercier. Ce dernier, heureux d’être un héros, chante, ponctue ses paroles de ses mains, en se disant que la moindre des choses serait que la blanchisseuse nettoie son vieux manteau et que le tonneau lui offre un petit coup à boire !

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Rédigé par Mado

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Publié le 21 Janvier 2020

SUBJECTIF-OBJECTIF

 

 

Subjectif :

Faire en sorte d’influencer. Faire dire à quelque chose ce que l’on croit vrai ou ce qui nous intéresse et occulter une partie de la réalité. Prendre parti, laisser les sentiments influencer l’analyse.

 

Objectif :

Le fait sans interprétation, sans prendre parti, même si c’est à l’encontre de nos convictions. Laisser les sentiments en dehors de l’affaire, prendre de la distance.

 

 

 

Écriture :

 

  • Choisir l’une des deux photos.

 

 

  • Raconter la photo en prenant le point de vue le plus objectif possible, le plus neutre.

  • Raconter la photo en prenant un point de vue subjectif mais négatif, pessimiste.

  • Raconter la photo en prenant un point de vue subjectif mais positif, optimiste.

  • Donner un titre pour chaque texte

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Cinéma

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