Publié le 1 Octobre 2019

Elle est belle, sensuelle, rousse aux yeux verts.

C'est elle, la grande révélation du cinéma américain des années 40, Rita HAYWORTH, qui doit faire le show sous le nom de "Gilda".

Je la vois dans les salons d'essayages, très zen et pourtant son cœur bat la chamade, son partenaire, un vieux de la vieille, oscarisé, dom juan à ses heures, mais sur le plateau, très impressionnant de professionnalisme.

Bref, Gilda est grande, de longues jambes, une allure de déesse, le rythme dans la peau.

Les vêtements sont à sa disposition sur les portants.

Le thème, une danse sexy, provocatrice, mais pas vulgaire, sur un rythme jazzy, mambo très à la mode à l'époque.

La voilà qui arrive dans l'atelier d'essayage, en petite tenue, avant d'enfiler cette fameuse robe longue en satin noire, bustier, laissant découvrir ses larges épaules, fendue jusqu'à mi cuisse, et qui, d'un coup de rein, laisse apparaître sa longue jambe.

Et puis MOI, j'arrive (en fait nous sommes deux), mais mon opposé n'aura pas droit à la féerie du spectacle.

Un premier temps, l'enfilage des gants – les gants c'est nous ! -, exercice compliqué car nous ne sommes pas de vulgaires gants de mode, mais un véritable vêtement. Nous sommes très longs, très difficiles à enfiler.

D'abord  le gauche, qui arrive à mis bras, ses doigts remuent pour trouver la bonne position, c'est bon !!

A Moi, le droit, même exercice, mais grande différence. Une fois adapté à son anatomie, elle m'enlève délicatement puis me remet, ça y est, la blagueuse m'enfile à nouveau.

Nous sommes prêt pour le grand jeu de séduction.

Quelques pas de danse, les spectateurs commencent à suivre la musique en bougeant les pieds et tapant des mains. Puis viennent les déhanchements, la musique se fait plus rapide, puis plus lente et comme dans la chanson de Juliette GRECO ‘‘Déshabillez-moi’’. Gilda commence à retirer le pouce, puis l'index, le majeur suit la cadence, l'annulaire a du mal à sortir, je fais ce que je peux, mais je suis très serré, ouf, reste le petit auriculaire qui s'amuse comme un petit fou à surexciter le public... sortira... sortira pas... puis d'un geste rapide coupant le souffle à l'assistance, il apparaît laissant voir une nudité fragile et attendrie.

Certains se sont mis à danser autour d'ELLE.

Ça y est, cette bombe de charme me tient aux bout de ses doigts et me fait virevolter comme si cet effort était l'aboutissement d'une féminité désirable et aboutie.

Mais qu'est-ce qui lui prend ? Elle me lance dans la foule excitée.. au secours ! Heureusement un complice me rattrape à temps !!!

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Rédigé par Dominique

Publié dans #Cinéma

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Publié le 1 Octobre 2019

Elle est belle, sensuelle, rousse aux yeux verts.

C'est elle, la grande révélation du cinéma américain des années 40, Rita HAYWORTH, qui doit faire le show sous le nom de "Gilda".

Je la vois dans les salons d'essayages, très zen et pourtant son cœur bat la chamade, son partenaire, un vieux de la vieille, oscarisé, dom juan à ses heures, mais sur le plateau, très impressionnant de professionnalisme.

Bref, Gilda est grande, de longues jambes, une allure de déesse, le rythme dans la peau.

Les vêtements sont à sa disposition sur les portants.

Le thème, une danse sexy, provocatrice, mais pas vulgaire, sur un rythme jazzy, mambo très à la mode à l'époque.

La voilà qui arrive dans l'atelier d'essayage, en petite tenue, avant d'enfiler cette fameuse robe longue en satin noire, bustier, laissant découvrir ses larges épaules, fendue jusqu'à mi cuisse, et qui, d'un coup de rein, laisse apparaître sa longue jambe.

Et puis MOI, j'arrive (en fait nous sommes deux), mais mon opposé n'aura pas droit à la féerie du spectacle.

Un premier temps, l'enfilage des gants – les gants c'est nous ! -, exercice compliqué car nous ne sommes pas de vulgaires gants de mode, mais un véritable vêtement. Nous sommes très longs, très difficiles à enfiler.

D'abord  le gauche, qui arrive à mis bras, ses doigts remuent pour trouver la bonne position, c'est bon !!

A Moi, le droit, même exercice, mais grande différence. Une fois adapté à son anatomie, elle m'enlève délicatement puis me remet, ça y est, la blagueuse m'enfile à nouveau.

Nous sommes prêt pour le grand jeu de séduction.

Quelques pas de danse, les spectateurs commencent à suivre la musique en bougeant les pieds et tapant des mains. Puis viennent les déhanchements, la musique se fait plus rapide, puis plus lente et comme dans la chanson de Juliette GRECO ‘‘Déshabillez-moi’’. Gilda commence à retirer le pouce, puis l'index, le majeur suit la cadence, l'annulaire a du mal à sortir, je fais ce que je peux, mais je suis très serré, ouf, reste le petit auriculaire qui s'amuse comme un petit fou à surexciter le public... sortira... sortira pas... puis d'un geste rapide coupant le souffle à l'assistance, il apparaît laissant voir une nudité fragile et attendrie.

Certains se sont mis à danser autour d'ELLE.

Ça y est, cette bombe de charme me tient aux bout de ses doigts et me fait virevolter comme si cet effort était l'aboutissement d'une féminité désirable et aboutie.

Mais qu'est-ce qui lui prend ? Elle me lance dans la foule excitée.. au secours ! Heureusement un complice me rattrape à temps !!!

***

Et puis… Les Eclairs…

 

Une nuit d'orage, des éclairs, un temps sec. J'ouvre la fenêtre, intriguée, la pluie n'est peut-être pas loin.

Mon chien aboie – tiens, 'SNOOPY' n'est pas rentré, c'est vrai qu'en ce moment il est amoureux de la caniche des voisins !

J'ouvre la porte d'entrée, il rentre en vitesse, en gémissant .

Je m'installe sur mon canapé devant la télé, commençant à déguster des pop-corn.

 

Soudain, le téléviseur s'éteint et des éclairs en forme de flèche le traversent, m'hypnotisant, puis je me retrouve sur le plateau du film 'GILDA' avec Rita Hayworth. C'est moi qui attire les regards, je suis ELLE au moment où cette dernière commence à retirer son gant.

 

Je me souviens n'avoir pensé à rien, avoir subi toute l'action, comme une automate.

Pss.. pas mal la doublure!!

J'entends aussi :

La pauvre trop de surmenage, elle doit se reposer, heureusement que DOMINIC était prête au cas où ! Elle lui ressemble beaucoup, même allure, des cheveux de lionne, un corps de danseuse.

 

Ce gant est terriblement difficile à enlever, je tire maladroitement, une petite voix me dit : doucement... langoureusement...

Je me reprends, m'efforçant à suivre le rythme de la musique, un mambo super excitant, c'est parti !!!

Je me souviens de mon gant tourbillonnant au-dessus de ma tête, puis s'envolant dans les airs, au ravissement du public excité.

 

L'instant d'après, je me suis retrouvée sur mon canapé, les pop-corn à la main et SNOOPY à mon côté. Le téléviseur fonctionnait à nouveau, un message disait : "veuillez nous excuser de ce désagrément, les programmes vont reprendre".

Le film 'GILDA' apparaît sur une chaîne que je n'avais pas programmée, Rita me faisant un clin d'œil, s'amusait à émoustiller, son gant ayant été rattrapé par un admirateur.. hum !! beau comme Antony PERKINS ou Gary GRANT.

 

Quelle histoire, je la raconterais, personne ne me croirait et pourtant, il faut se méfier de l'orage et de ses éclairs !!!

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Rédigé par Dominique

Publié dans #Cinéma

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