Convalescence

Publié le 20 Février 2024

 
L’anniversaire de Chloé a été une réussite ; la petite a adopté tous ses nounours, ravie. Ils ont trôné sur le lit, sur la chaise, contre le mur de sa chambre, jusqu’à son départ, deux jours plus tard. A cette occasion, Paul a fait la connaissance des parents de Chloé. Ils ont sympathisé et, à la demande de Chloé, Paul a été invité à faire sa convalescence chez eux, dans leur maison normande.
Quelques jours, gares, sandwiches SNCF, tortillard de banlieue plus tard, Paul embarque dans la voiture avec Chloé et son papa, direction la maison.
 
La route serpente mollement entre haies et forêts. Par moment, l’haleine fraîche de la campagne souffle dans l’habitacle sa bucolique odeur d’herbe coupée. Au sommet d’un butte verdoyante, la voiture s’arrête, les passagers descendent admirer le point de vue.
Tu vois, ma maison c’est celle-là, dit Chloé en pointant son doigt vers la vallée.
 
Vue d’en haut, c’est une maison de poupée blanche, au toit pentu d’ardoises grises, propice à un cocooning des plus douillets. Une maison réconfortante qui interdit sa porte aux ennuis, bobos et autres malheurs en tout genre. Elle s’est blottie entre deux bosquets vigoureux, gardiens de sa tranquillité. Devant elle, une prairie, comme une nappe de printemps vert, invite au pique-nique, ou à la course pieds nus dans l’herbe moelleuse, ou à la sieste dans la douceur du temps. De grands arbres déploient leurs feuillages épais pour arrêter le regard sur leurs mystères.
Alors, les yeux se lèvent vers le ciel mauve, ondulé de nuages blancs, roses, étalé jusqu’à l’horizon, sombre ligne rectiligne qui les renvoie se perdre sur le fleuve aux méandres calmes, lisses, mauves comme le ciel, bleus comme la mémoire du ciel.
Un paysage de silence coloré pour une convalescence comme une parenthèse précieuse, lovée dans une amitié qui l’est encore plus.
 
 

Rédigé par Mado

Publié dans #Ecrire sur des photos

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