SANS BAGAGES

Publié le 7 Février 2022

L’HÔTEL

 

Avec un extrait de Dany-L en italique

 

Ils n'ont pas de bagage ces deux là. Elle a les cheveux déplacés et lui la cravate de travers. Ils ont fait vite pour quitter l'hôtel.

L’hôtel dont ils étaient gérant a périclité au court des dernières années car le quartier chic ou il était implanté a été appauvri. Cela à cause de dealers de plus en plus présents qui ont marginalisés l'endroit, au détriment de tous les habitants. Les efforts de la police n'ont jamais eu de résultats, et les clients de l’hôtel ont désertés. Débordés par les impayés, avec leurs dernières ressources ils ont pris deux billets d'avion pour une destination.......inconnue.

NOUS ETIONS DEUX

 

Avec un extrait de Bernard en italique

 

Nous étions tous les deux. Elle, elle chantait et moi, je riais. La vie nous appartenait. Nous roulions le long d’un grand champ de blé quand soudain tout s’est arrêté.

Quand, soudain, le ciel s'est obscurci. Au loin, d'abord, un épais nuage arrive dans notre direction en prenant de plus en plus d'ampleur. L'endroit où nous étions était une oasis de verdure, mais tous les palmiers disparaissent à l'approche de ce phénomène. Ne reste que le sable soulevé en tourbillons par la première poussée du vent avant le gros de l'ouragan. Nous nous retrouvons seuls, sans abris pour affronter cette tempête de sable. Nous nous allongeons sur le sol, nous nous protégeons la bouche et les yeux avec nos foulards. L'obscurité est trouée en intervalles irréguliers par des éclairs accompagnés de roulements de tonnerres effrayants. Nous creusons une tanière pour nous terrer l'un contre l'autre. La dernière chose que nous voyons et entendons avant d'être ensevelis, c'est un troupeau de buffles fuyant au galop devant ce danger. Dominic et moi nous nous rapprochons pour ne pas être séparés. Nous avons dû nous évanouir car en nous réveillant au pied d'un palmier, enlacés comme deux amants, l'oasis est réapparue. Dominic s'étant réveillée avant moi m'appelle en disant tendrement mon nom : Dominique, Dominique. J'ouvre un œil, Que je referme aussitôt ébloui par un premier rayon de soleil déjà chaud. Nous croyons avoir rêvé ces derniers événements, mais le fait de nous retrouver dans ce trou, prouve que non.... L'étrange de cette histoire n'est pas la tempête de sable précédée de la horde de buffles, non. Ce serait presque une anecdote au vu de la situation.... C'est que Dominic est lesbienne et moi homosexuel, et que, apparemment, dans l'affolement de cette nuit nous avons copulé. Comme le dit si bien la chanson : Dominique nique nique !

CAUCHEMAR

 

Avec un extrait de Dany en italique

 

Et alors Dominic et moi n'osons plus nous regarder. L'inceste, nous avons commis l'inceste, comment avons pu aller à l'encontre de tout ce que nous exécrons. Pour l'instant nous continuons notre enquête  et ne manquerons pas de vous tenir informer d'un quelconque ronronnement dans notre secteur! Avons-nous vraiment vécu ces péripéties? Nous faisons l’effort de nous regarder et d'en parler, il nous faut clarifier la situation. Nous nous regardons en chiens de faïence.... puis de porcelaine, puis du bord de l’œil, et un petit sourire germe aux coins de nos lèvres. Timidement nous nous remémorons le déroulement de cette nuit. Nous avons du mal à nous l'avouer, mais nous avons pris du plaisir. Pourquoi pas, les extrêmes se rencontrent parfois. Rassérénés, nous reprenons la visite de l'oasis. Sur le coup de midi nous débouchons sur un petit hameau au milieu des palmiers. Une gargote propose des poissons grillés au barbecue nous révélant une petite faim. L’excès de piment nous pousse à boire plus que de raison un mascara rouge qui se révèle euphorique. Au dessert quelques dattes cueillies sur les palmiers à proximité et pour finir un café maure servi dans des petits verres. Tout en devisant nous repartons joyeux à la découverte d'autres sites particuliers. Nous apprenons à nous connaître d'avantage, Nous avons grandi dans le même quartier de la même ville. Intéressés et étonnés par ces similitudes nous débouchons en haut d'une falaise, où, dans le fond, coule un Rio tumultueux. Des rafales de vent soufflent sans que nous leur prêtions attention car nous découvrons que nous sommes nés dans la même rue à deux ans d'écart et que nous sommes frère et sœur. Effrayés, abasourdis, décontenancés, nous restons paralysés lorsque une bourrasque de vent d'une colère intempestive plus violente que les autres nous précipite dans le vide.....… Je me réveille hagard, en sueur dans mon lit.

 

 

Louis

 

Rédigé par Louis

Publié dans #Divers

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article