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Publié le 18 Septembre 2017

LA CONSTRUCTION DU RÉCIT

 

Il existe plusieurs façons de construire un récit. En voici trois, à expérimenter…

 

  • En suivant un ordre chronologique et les 5 étapes de la nouvelle classique :

 

1) La situation initiale : on plante le décor, on présente les personnages

2) L'élément déclenchant : une action qui perturbe la situation de départ.

3) Conséquences : l'élément déclenchant provoque des péripéties, des réactions des personnages.

 

4) Résolution : quelque chose permet de résoudre le problème, dénouement qui mène à la chute.

 

5) Chute : fin de l'histoire, inattendue. Dans la nouvelle à chute, la chute parfaite, c'est quand le dernier mot donne la clé de l'histoire.

 

Voir lien ci-dessous :

EXEMPLE : Pauvre petit garçon de Dino Buzzati

"Pauvre petit garçon", nouvelle à chute de Dino Buzzati

http://lewebpedagogique.com/asphodele/files/2012/02/PAUVRE-PETIT-GAR%C3%87ON1.pdf

*****

 

  • En commençant le plus près possible de la fin :

 

Au lieu de suivre l’ordre chronologique, le récit commence presque au dénouement. La situation dans laquelle se trouve le personnage est expliquée au moyen d’analepses, entrecoupées de temps actuel de l’action. Ce procédé ajoute du suspense à l’histoire.

 

Voir lien ci-dessous :

EXEMPLE : La fenêtre de Gérald Iotti

*****

 

  • En écrivant à la façon d’un journal intime, livre de bord ou roman épistolaire :

Le texte, rédigé de façon régulière ou intermittente, raconte un histoire, les réflexions ou les sentiments du personnage ou de l’auteur. Ses entrées sont habituellement datées.

 

Voir lien ci-dessous :

EXEMPLE : Extraits de Le journal d’Anne Frank et des Liaisons dangereuses de Choderlos de laclos

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Publié le 11 Septembre 2017

L'île au trésor - MAGRITTE - 1942

L'île au trésor - MAGRITTE - 1942

Pour chercher des idées, il existe un mode de réflexion bien utile : les associations d’idées.

 

Un mot nous en suggère un autre, puis un autre, selon le sens, les sonorités, le souvenir personnel...

A partir du mot de départ naît tout un vocabulaire pouvant appartenir à divers thèmes sémantiques. De cette "collection" pourra s’effectuer le choix qui mène à la création.

 

« L’art commence au choix »

Soulages

 

Et si choisir, c’est éliminer, alors, plus on dispose de matériaux, c’est-à-dire de mots en ce qui concerne l’écriture, plus on donne du sens au choix.

 

 

Pour débuter notre atelier sur le thème « MUSIQUE ET DANSE », nous ferons des associations d’idées avec les mots : musique et danse.

 

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Publié le 6 Septembre 2017

HUMOUR

Si l’humour arrive facilement dans la conversation, il est parfois moins spontané dans l’écriture. Voici quelques astuces trouvées sur le net :

 

 

  • LES CATÉGORIES

 

L’humour : Forme d'esprit qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité ; marque de cet esprit dans un discours, un texte, un dessin, etc. : Raconter ses propres mésaventures avec humour. (Larousse)

L’humour exprime moins qu’il ne veut dire. Sa figure de prédilection est la litote, le raccourci.

Ex de litote :  le "C'est pas faux" dans Kaamelott , d'Alexandre Astier :

"Quand vous comprenez pas, vous dites « C'est pas faux ». Comme ça, vous passez pas pour un glandu." -Karadoc

« L’humoriste dit parfois les choses les plus terribles sans avoir l’air d’y toucher.
Ex. : Dis, Chaton, comment s’est passée cette première journée d’école ? As-tu été sage, Chaton ? As-tu bien mangé ton goûter ? Et tu n’as pas fait pipi dans ta culotte, Chaton ? Et dis à Maman, Chaton, qu’est-ce que tu as appris à l’école aujourd’hui ?
— J’ai appris que je m’appelle Joseph. (d’après Lionel Rocheman) »

http://www.sculfort.fr/articles/ecrire/ironiehumour.html

L’ironie : Manière de railler, de se moquer en ne donnant pas aux mots leur valeur réelle ou complète, ou en faisant entendre le contraire de ce que l'on dit : Savoir manier l'ironie. (Larousse)

L’ironie est moqueuse, agressive, elle utilise plutôt l’antiphrase en signifiant le contraire de son propos.

Ex : - N’écoutant que son courage qui ne lui demandait rien, il se garda d’intervenir.

(pour Son manque de courage l’a empêché d’agir)                                                   Jules Renard

 

 

L’autodérision : Fait de se prendre soi-même en dérision. (Larousse)

C’est de l’ironie contre soi-même. On dit de l’autodérision qu’elle est « la politesse du désespoir ».

Ex : Pierre Cami, à 74 ans, venait d’être amputé d’une jambe :
« Tout va bien, j’ai déjà un pied dans la tombe. Et comme je deviens sourd, je n’entendrai pas ma dernière heure sonner. »

http://www.sculfort.fr/articles/ecrire/ironiehumour.html

  • LES MOYENS

 

Les figures de style :

 

- La litote :

Figure de rhétorique consistant à affaiblir l'expression de la pensée pour laisser entendre plus qu'on ne dit. (Par exemple le « Va, je ne te hais point » de Chimène à Rodrigue, dans le Cid de Corneille.) (Larousse)

 

- L’antiphrase :

Manière de s'exprimer consistant à faire usage, par ironie ou euphémisme, d'un mot ou d'un groupe de mots signifiant le contraire de ce que l'on pense. (Larousse)

« C'est malin ! », pour signifier au contraire que c'est complètement idiot.

 

- Les clichés détournés :

Utiliser les clichés et métaphores les plus connus en les détournant, un peu à la manière de Raymond Devos : « La mer est démontée. Vous la remontez quand ? »

Ex : « … les permanentées, les emperlousées, précieuses et ridicules. » Hervé Farcy – Fait divers à l’opéra.

 

 

Les jeux de mots :

 

- La boutade :

Saillie vive, imprévue, originale, qui touche au paradoxe : Répondre à une attaque par une boutade. (Larousse)

« Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions. » Guy Bedos

 

- Le mot-valise :

Le mot formé par la fusion d'au moins deux mots existant dans la langue de telle sorte qu'un de ces mots au moins y apparaisse tronqué, voire méconnaissable.

Il permet d'enrichir la langue en « luttant contre les dictationnaires » (Bruno San Marco)

Ex : « … les permanentées, les emperlousées, précieuses et ridicules. » Hervé Farcy – Fait divers à l’opéra.

 

- Le calembour :

C’est un jeu de mots basé sur l’homophonie (mots qui se prononcent de la même façon) ou la polysémie (mot ayant plusieurs sens).

« Demandez nos exquis mots ! »

 

 

Les sonorités :

Les sons ke – gue – ou semblent avoir un effet plus comiques que les autres, surtout si ils sont répétés au mayen d’assonances et d’allitérations.

 

 

Le rythme ternaire :

Cela consiste à énoncer deux idées cohérentes sur un sujet et terminer par une troisième idée sur le même thème mais décalée, insolite.

Ex : « je lui souhaitais la syncope, la mort, ou même la rupture simultanée de ses quatre jarretelles. »

Colette – La dame qui chante

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

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Publié le 12 Août 2017

Quelques codes et autres règles et techniques pour améliorer son écriture...

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Publié le 12 Août 2017

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Publié le 12 Août 2017

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Publié le 11 Août 2017

Des glaneuses - J.F. Millet

Des glaneuses - J.F. Millet

DÉFINITION :

Passage d'une œuvre où l'auteur décrit la réalité concrète, les personnages ou le contexte dans lequel se situe l'action.

Larousse

***

La description peut se placer au début ou à l’intérieur d’un récit. Elle permet de situer l’action dans un contexte, un paysage, une atmosphère, de marquer une pause dans le texte ou de présenter un personnage. Elle fige un moment les événements, ralentit la progression du récit. il faut donc éviter de la prolonger trop longtemps.

La difficulté consiste à décrire progressivement un paysage, un objet, que le regard embrasse dans son ensemble :

Prenons pour exemple la fameuse description du gâteau de mariage d'Emma dans "Madame Bovary":

"À la base, d'abord c'était un carré de carton bleu figurant un temple avec des portiques, colonnades et statuettes de stuc, tout autour, dans des niches constellées d'étoiles en papier doré; puis, se tenait au second étage un donjon en gâteau de Savoie, entouré de menues fortifications en angélique, amandes, raisins secs, quartiers d'orange; et enfin, sur la plate-forme supérieure qui était une prairie verte où il y avait des rochers avec des lacs de confitures et des bateaux en écales de noisettes, on voyait un petit Amour, se balançant à une escarpolette de chocolat, dont les deux poteaux étaient terminés par des boutons de rose naturelle, en guise de boules, au sommet."

http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/description/deintegr.html

Comment organiser une description ?
Le gâteau de Madame Bovary est décrit en partant du bas vers le haut, peut-être en suivant la fabrication du gâteau, ou bien en suivant le regard, la description étant achevée lorsqu’on arrive au sommet.
Dans la description classique, on part généralement du plan le plus proche vers le plus lointain, mais cette organisation spatiale peut être modifiée comme dans ce passage tiré du roman de J.K. Huysmans, À rebours, où, dans le paysage nocturne où les plans se brouillent, les couleurs priment sur la perspective et la description s’achève sur un détail :

Par sa fenêtre, une nuit, il avait contemplé le silencieux paysage qui se développe en descendant, jusqu'au pied d'un coteau sur le sommet duquel se dressent les batteries du bois de Verrières.
Dans l'obscurité, à gauche, à droite, des masses confuses s'étageaient, dominées, au loin, par d'autres batteries et d'autres forts dont les hauts talus semblaient, au clair de la lune, gouachés avec de l'argent, sur un ciel sombre.
Rétrécie par l'ombre tombée des collines, la plaine paraissait, à son milieu, poudrée de farine d'amidon et ensuite de blanc de col-cream; dans l'air tiède, éventant les herbes décolorées et distillant de bas parfums d'épices, les arbres frottés de craie par la lune, ébouriffaient de pâles feuillages et dédoublaient leurs troncs dont les arbres barraient de raies noires le sol en plâtre sur lequel des caillasses scintillaient ainsi que des éclats d'assiettes.

http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/description/deintegr.html

La description peut aussi entrer en résonance avec les sentiments du personnage et devenir une métaphore de ce qu’il vit ou ressent. Dans le passage ci-dessous, tiré des Rêveries du promeneur solitaire de Rousseau, chaque élément descriptif devient métaphore d’un état d’âme :

Depuis quelques jours on avait achevé la vendange; les promeneurs de la ville s'étaient déjà retirés; les paysans quittaient les champs jusqu'aux travaux d'hiver. La campagne encore verte et riante, mais défeuillée en partie et déjà presque déserte, offrait partout l'image de la solitude et des approches de l'hiver. Il résultait de son aspect un mélange d'impression douce et triste trop analogue à mon âge et à mon sort pour que je n'en fisse pas l'application. Je me voyais en déclin d'une vie innocente et infortunée, l'âme encore pleine de sentiments vivaces et l'esprit encore orné de quelques fleurs, mais déjà flétries par la tristesse et desséchées par les ennuis. Seul et délaissé, je sentais venir le froid des premières glaces…

http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/description/deintegr.html

SOURCES :

LECTURE :

Incipit de Au Bonheur des Dames d’Émile Zola

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Publié le 11 Août 2017

Le Chat - Phiippe Geluck

Le Chat - Phiippe Geluck

  • La comparaison rapproche deux éléments au moyen d'un mot comparatif.

La mer

est

comme

un miroir.

comparé

 

mot
comparatif

comparant

   
    

Le mot comparatif peut être :

 une conjonction : comme, ainsi que…

 un adjectif : pareil à, semblable à…

 un verbe : ressembler, avoir l'air…

 

  • La métaphore est une comparaison implicite, sans mot comparatif.

La mer

est 

un miroir.

comparé

 

comparant

 

Dans cet exemple, le rapprochement entre le comparé et le comparant est opéré à l'aide d'un verbe attributif (est).
À l'intérieur d'un GN, ce rapprochement peut aussi être opéré à l'aide…

- d'une apposition: exemple : la lune, galet du ciel (M. TOURNIER)

- d'un complément du nom : exemple : le trou noir de mon chagrin (L. ARAGON)

Il arrive parfois que le comparé ne soit pas exprimé dans une métaphore.
Le dernier voyage que Micromégas fit sur notre petite fourmilière (= la Terre). (VOLTAIRE)

 

Pour faire une métaphore, on peut :

- prêter des qualités animales à un être humain (vipère de voisine)

- attribuer des qualités inanimées à un être animé (attitude de glace)

- emprunter des qualités des éléments naturels (rire liquide)

- créer des associations d'idées entre les mots (se cramponner à ses rêves)

 

Il faut cependant éviter les formules courantes et les clichés usés.

 

 

On parle de métaphore filée lorsque plusieurs comparants appartenant à un même champ lexical se succèdent.  (Champ lexical : c'est l'ensemble de mots qui se rapportent à un même thème.)

Ex : briller, éclairer, lampe, scintillant, soleil font partie du champ lexical de la lumière.

 

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux                           L'empereur était là, debout, qui regardait.
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,              Il était comme un arbre en proie à la cognée.
Jette fidèlement son cri religieux                                      Sur ce géant, grandeur jusqu'alors épargnée,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente.                  Le malheur, bûcheron sinistre, était monté;
(BAUDELAIRE)                                                                   Et lui, chêne vivant, par la hache insulté,
Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches

Il regardait tomber autour de lui ses branches.
(VICTOR HUGO)

 

  • La personnification est un cas particulier de la comparaison ou de la métaphore : une chose ou un animal est comparé à un être humain (voir l'exemple précédent où la cloche est personnifiée).

 

    Parce qu'elles suggèrent des images, comparaisons et métaphores sont très nombreuses dans les textes descriptifs.

     

     

    •  L'allégorie est une figure qui utilise fréquemment la personnification. Elle décrit une idée abstraite en employant une image concrète et des procédés narratifs et descriptifs, c'est-à-dire en utilisant une histoire pour exprimer cette idée.

     

    Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
    Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,
    Noir squelette laissant passer le crépuscule.
    Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule,
    L'homme suivait des yeux les lueurs de la faux.

    (VICTOR HUGO)

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      Publié le 11 Août 2017

      White on White (Malevich, 1918)

      White on White (Malevich, 1918)

      • L’ALLITÉRATION

       

      L’allitération est une figure de style qui consiste en la répétition d'une ou plusieurs consonnes dans un vers ou une même phrase.

      Elle permet un effet rythmique et renforce, sur le plan phonique, le sens de la phrase par sa fonction d’harmonie imitative comme ce vers de Racine dont le redoublement des consonnes sifflantes s imitent le bruit du serpent :

      « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? »

      Andromaque de RACINE (acte V, scène 5)
       

      De même, en musique, sur les paroles de Serge Gainsbourg, dans lequel la répétition de « t » et « c » suggère efficacement le bruit d'une arme automatique :

      « Dans les 3 jours, voilà le tac-tac-tac
      Des mitraillettes qui reviennent à l'attaque »
      Bonnie and Clyde – SERGE GAINSBOURG

       

      Ou les allitérations dentales pour suggérer le bruit des gouttes :

      "Tandis que les gouttes de Fowler tombent dans l'eau"

      Thérèse Desqueyroux – FRANÇOIS MAURIAC

       

      • L’ASSONANCE

       

      L’assonance est la répétition d’une même voyelle dans une phrase ou dans un vers. L'effet recherché est, comme dans le cas de l'allitération, la répétition expressive ou harmonique.

      « Sous le pont Mirabeau coule la Seine
      Et nos am
      ours
      Faut-il qu'il m'en s
      ouvienne
      La joie venait t
      oujours après la peine  »

      Alcools - Guillaume APOLLINAIRE


      Dans ce vers, l'assonance en [u] accompagne l'idée de fuite du temps et de nostalgie des amours perdues.

      Voir aussi la rubrique "Prosodie" page 23 sur le lien ci-dessous :

      https://www.etudes-litteraires.com/_img/contributions/versification-prosodie.pdf

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      Publié le 10 Août 2017

      René Magritte : « Le retour », 1940. Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, inv. 6667 — © Charly Herscovici, avec son aimable autorisation c/o SABAM, Belgium. MRBAB, photo : J. Geleyns / Ro scan

      René Magritte : « Le retour », 1940. Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, inv. 6667 — © Charly Herscovici, avec son aimable autorisation c/o SABAM, Belgium. MRBAB, photo : J. Geleyns / Ro scan

      La poésie est un art du langage qui s'apparente à la musique par le rythme des vers, la sonorité des rimes et à la peinture par les images qu'elle fait surgir. Le poème forme un tout clos sur lui-même et nous donne à voir le regard que le poète pose sur le monde.

       

      • Les différentes formes

      - Soit en vers plus ou moins longs : alexandrins, décasyllabes, 5 syllabes pour les chansons, 6 syllabes pur le rap ou le blues.

      Victor Hugo s'est essayé à toutes les longueurs avec « Les Djinns », Verlaine conseille les syllabes impaires « Art poétique ».

      - L'agencement des vers détermine le genre du poème : alexandrins pour un sonnet par ex. ou vers libres si ils sont de différentes longueurs. Plusieurs vers forment une strophe.

      - Les longueurs des poèmes varient : des courts haïkus, proverbes, maximes, épitaphes aux moyens et longs sonnets, triolets, pantoums, fables, énumération…

       

      • Les rimes

      Elles sont dites féminines si elles se terminent par « e » muet et masculines pour toutes les autres. Il convient d'alterner rimes féminines et rimes masculines.

      - rimes plates : AABB

      - rimes croisées : ABAB

      - rimes redoublées : AAAB

      - rimes embrassées : ABBA

       

      Il existe des rimes :

      - pauvres : 1 voyelle

      - suffisantes : 1 voyelle + 1 consonne

      - riches : 3 phonèmes.

       

      • Césure, élision, hiatus

      La césure est le lieu d'articulation d'un vers, la coupe qui doit se faire à intervalles égaux, par ex. 6 syllabes dans un alexandrin qui divisent le vers en 2 hémistiches.

       

      L'élision est le « e » muet qui peut s'élider (Suppression de l'élément vocalique final d'un mot devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet.)

       

      Le hiatus est la succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes à l'intérieur du mot (ÉOlienne, rÉUssir), ou à la frontière de deux mots (il A Oublié).

       

       

      • Règles de poésie classique : voir liens ci-dessous 

       

      Autres liens :

      A consulter pour plus d'infos : "Notions de versification française"
      ... sur le lien ci-dessous :

      https://www.etudes-litteraires.com/_img/contributions/versification-prosodie.pdf

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