HUMOUR

Publié le 6 Septembre 2017

HUMOUR

Si l’humour arrive facilement dans la conversation, il est parfois moins spontané dans l’écriture. Voici quelques astuces trouvées sur le net :

 

 

  • LES CATÉGORIES :

 

L’humour : Forme d'esprit qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité ; marque de cet esprit dans un discours, un texte, un dessin, etc. : Raconter ses propres mésaventures avec humour. (Larousse)

L’humour exprime moins qu’il ne veut dire. Sa figure de prédilection est la litote, le raccourci.

Ex de litote :  le "C'est pas faux" dans Kaamelott , d'Alexandre Astier :

"Quand vous comprenez pas, vous dites « C'est pas faux ». Comme ça, vous passez pas pour un glandu." -Karadoc

« L’humoriste dit parfois les choses les plus terribles sans avoir l’air d’y toucher.
Ex. : Dis, Chaton, comment s’est passée cette première journée d’école ? As-tu été sage, Chaton ? As-tu bien mangé ton goûter ? Et tu n’as pas fait pipi dans ta culotte, Chaton ? Et dis à Maman, Chaton, qu’est-ce que tu as appris à l’école aujourd’hui ?
— J’ai appris que je m’appelle Joseph. (d’après Lionel Rocheman) »

http://www.sculfort.fr/articles/ecrire/ironiehumour.html

L’ironie : Manière de railler, de se moquer en ne donnant pas aux mots leur valeur réelle ou complète, ou en faisant entendre le contraire de ce que l'on dit : Savoir manier l'ironie. (Larousse)

L’ironie est moqueuse, agressive, elle utilise plutôt l’antiphrase en signifiant le contraire de son propos.

Ex : - N’écoutant que son courage qui ne lui demandait rien, il se garda d’intervenir.

(pour Son manque de courage l’a empêché d’agir)                                                   Jules Renard

 

 

L’autodérision : Fait de se prendre soi-même en dérision. (Larousse)

C’est de l’ironie contre soi-même. On dit de l’autodérision qu’elle est « la politesse du désespoir ».

Ex : Pierre Cami, à 74 ans, venait d’être amputé d’une jambe :
« Tout va bien, j’ai déjà un pied dans la tombe. Et comme je deviens sourd, je n’entendrai pas ma dernière heure sonner. »

http://www.sculfort.fr/articles/ecrire/ironiehumour.html

  • LES MOYENS :

 

Les figures de style :

 

- La litote :

Figure de rhétorique consistant à affaiblir l'expression de la pensée pour laisser entendre plus qu'on ne dit. (Par exemple le « Va, je ne te hais point » de Chimène à Rodrigue, dans le Cid de Corneille.) (Larousse)

 

-L'ellipse :

Consiste à omettre un ou plusieurs éléments en principe nécessaires à la compréhension du texte, pour produire un effet de raccourci.

« Je n'avance guère. Le temps beaucoup » Eugène Delacroix

 

- L’antiphrase :

Manière de s'exprimer consistant à faire usage, par ironie ou euphémisme, d'un mot ou d'un groupe de mots signifiant le contraire de ce que l'on pense. (Larousse)

« C'est malin ! », pour signifier au contraire que c'est complètement idiot.

 

- Les clichés détournés :

Utiliser les clichés et métaphores les plus connus en les détournant, un peu à la manière de Raymond Devos : « La mer est démontée. Vous la remontez quand ? »

 

 

Les jeux de mots :

 

- La boutade :

Saillie vive, imprévue, originale, qui touche au paradoxe : Répondre à une attaque par une boutade. (Larousse)

« Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions. » Guy Bedos

 

- Le mot-valise :

Le mot formé par la fusion d'au moins deux mots existant dans la langue de telle sorte qu'un de ces mots au moins y apparaisse tronqué, voire méconnaissable.

Il permet d'enrichir la langue en « luttant contre les dictationnaires » (Bruno San Marco)

Ex : « … les permanentées, les emperlousées, précieuses et ridicules. » Hervé Farcy – Fait divers à l’opéra.

 

- Le calembour :

C’est un jeu de mots basé sur l’homophonie (mots qui se prononcent de la même façon) ou la polysémie (mot ayant plusieurs sens).

« Demandez nos exquis mots ! »

 

 

Les sonorités :

Les sons ke – gue – ou semblent avoir un effet plus comiques que les autres, surtout si ils sont répétés au mayen d’assonances et d’allitérations.

 

 

Le rythme ternaire :

Cela consiste à énoncer deux idées cohérentes sur un sujet et terminer par une troisième idée sur le même thème mais décalée, insolite.

Ex : « je lui souhaitais la syncope, la mort, ou même la rupture simultanée de ses quatre jarretelles. »

Colette – La dame qui chante

 

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Rédigé par Atelier Ecriture

Publié dans #Les ateliers

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