LOUIS

Publié le 23 Mai 2017

Descendu très tôt de mon hameau perdu dans les ruines d'un très ancien village prospère au Moyen Âge, je m'impatiente, le facteur étant encore en retard. Ah ! Ces jeunes, plus aucun respect pour les anciens. Bon sang, pour ne pas dire autre chose, j'ai promis au maire de servir de guide à quelques randonneurs. Déjà une demi-heure qu'ils sont partis. Je leur ai bien donné quelques consignes élémentaires : suivre les chemins balisés, rester groupés. En cas de doute sur le chemin à emprunter, s'en référer à l'âne, le suivre sans le perdre de vue, car c'est lui qui transporte les provisions…

 

Cette lettre que je n'aurai encore pas aujourd'hui ! Je ne peux plus attendre. Il faut que je rejoigne au plus vite le groupe, surtout qu'il y a un torrent à traverser. Les derniers orages en haute montagne ont du grossir le débit d'eau, et il peut y avoir danger. Je pars donc d'un bon pas et que vois-je arriver dans ma direction ? Le facteur ! Non, mon âne tranquille broutant quelques chardons. Aucun signe des randonneurs. Fixée à la selle, une feuille de papier sur laquelle est écrit: votre âne est une mule, il ne veut plus avancer, nous allons traverser à guet.

 

Ils sont fadas, il n'ont même pas vu la passerelle. J'attrape mon âne par la bride et tiens, je me roulerai bien une cigarette. Pas facile avec le vent, le tabac s'envole avant d'avoir pu coller le papier. Une petite demi-heure après, je peux enfin l'allumer. J'ai presque envie de redescendre au village, le facteur sera peut être passé. J'ai hâte de savoir si je suis toujours militaire ou civil. Toutes ces dernières années je n'ai plus reçu ma solde, mes parents adoptifs plus un gorgeon à s'envoyer derrière la cravate, les pauvres.

 

Mais aujourd'hui, ces touristes sont peut être mon jour de chance, si je les retrouve ! Ils sont dix, il faut que j'en ramène au moins neuf. Dans l'armée nous avons droit à dix pour cent de perte. Je marche, je marche, et je ne les vois pas... Mais ou est donc passé mon âne ? Quel con je fais, je l'ai oublié attaché à l'arbre. Que dois je faire ? Parer au plus pressé : récupérer les randonneurs ou retrouver mon âne ?  Cruel dilemme… Une petite cigarette m'aidera à prendre la bonne décision.

 

...

 

Je décide de retrouver mon âne, les touristes étant supposés être moins bêtes que lui. Quoique ! Le plus important pour l'instant est de retourner au village avant la fermeture de la permanence postale qui se tient dans un recoin du bistrot. Encore que, si j'arrive après 17h, la préposée sera tellement imbibée qu'elle ne me sera d'aucune utilité.

 

Je retrouve facilement Cadichon, ce nom lui va comme un bonnet, il l'a de suite adopté. Bien évidemment, j'arrive après la fermeture, je vois Zézette partir en zézayant des jambes. Le troquet est encore en pleine effervescence, je bois un verre ou deux… trois ? Oui, possible ! Je rentre chez moi en mettant mes pas dans les traces de ceux de Zézette. Le lendemain matin, je me pointe dès huit heures pour être le premier client. Zézette ne me dit même pas bonjour. Seulement : toujours pas de lettre pour toi. Je ne râle pas, je m'y attendais.

 

Cette nuit j'ai pris une décision, je vais aller à Paris, au ministère des Armées, pour m'adresser de vive voix au responsable. Je me suis souvenu d'avoir connu au village Saint Circ Lapopie un personnage qui pourrait m'aider dans mes recherches, un certain Rémy Taillade ! C'était à l'occasion de la Semaine des Villages fleuris du département du Lot. Une personnalité, un chercheur au CN..quelque chose. Il m'avait pris à la bonne parce que, comme lui, j'ai la passion des fleurs, des roses surtout. Mon accent et mon parler rustique l'ont de suite amusé, lui, un parisien. En sirotant un apéritif, je lui avait parlé de mon problème de carte de démobilisation. Il m'avait proposé de m'envoyer une lettre d'introduction auprès d'un de ses amis ayant une fonction importante dans ce ministère.

Aussi sec, bien qu'une averse bienvenue venait de s'abattre sur la campagne asséchée et que les vapeurs de chaleur s'élevaient au ras du sol, je pris la direction du bistrot cantine pour rédiger ma lettre.

Lettre adressée à Mr Rémy Taillade- Saint-Cirq-Lapopie- Lot

 

Monsieur

D'abord bonjour. Lors d'une conversation que nous avons partagée, ainsi qu'un très bon saucisson servi en même temps que l'apéro, je vous avais parlé de mes démêlés avec le ministère des Armées. Vous m'aviez proposé votre aide en cas de besoin, c'est le pourquoi de cette lettre .

Vous pouvez me l’adresser à Mr Fadoli Louis Valdaqu 06250

 

Ps : Votre ami le ministre est il toujours en fonction ?

___________________________________

 

Réponse quelques jours après.

 

cher Monsieur Fadoli

 

J'écris directement à mon ami Harry Caut, l'assistant du ministre en lui expliquant vos démêlés. Prenez rendez-vous avant d'aller le voir au : 16 avenue Bellevue Paris 75. Il pourra sûrement arranger votre affaire.

Recevez mon amical souvenir.

R Taillade

...

 

Voulant battre l'affaire tant qu'elle est chaude, je téléphone immédiatement à Mr Harry Caut. Son secrétaire Mr Jean Bonneau me répond que ma demande ne peut pas être satisfaite, car Mr Harry Caut est en ce moment en visite au Soudan pour une affaire de la plus haute importance. Par contre, si un rendez-vous dans deux semaines vous convient, vous pourrez vous entretenir avec son chargé d'affaires Mr René Gath qui a tous pouvoirs pour vous donner satisfaction.

J'accepte aussitôt et annonce la nouvelle à tout le village ou presque, la cabine téléphonique se trouvant dans un recoin de l'emplacement réservé au point poste. Les jours suivants se traînent lamentablement. Je n'ai pas la tête à mon travail, mes employeurs éventuels m'invitent avec : certains bonhomie, d'autres moins indulgents, et parfois grossièreté à plus de constance dans ma tâche. D'autres m'aident énormément à préparer mon voyage. Ce n'est pas rien, tout seul dans Paris.

Un certain Frère Martin Duguar, féru d'internet, m'a dégoté une place en auto partage. Le jour de mon départ, il se propose de m'emmener à Nice, au point de rendez vous. La personne qui va me conduire est une femme charmante d'environ soixante ans que je complimente en lui disant qu'elle ne fait pas son âge. Elle me regarde pendant quelques secondes d'un drôle d'air, puis éclate de rire me disant :

Heureusement que je suis adepte d'humour, sinon j'aurai pu me fâcher.

Je n'ajoute rien, ne voulant pas aggraver mon cas. La glace étant rompue, normal pour un mois de juillet, le trajet se présente sous les meilleurs hospices, sans mauvais jeux de maux. Après un en cas rapide et un bon café, elle voulut aller faire du lèche-vitrines dans les boutiques à proximité du resto.

Je vous demande une demie heure, me dit elle.

Prenez votre temps, lui répondis-je, je vais faire une petite sieste à l'ombre de ces grands arbres. Surtout ne m'oubliez pas en partant !

L'après midi se déroula sans encombre en papotant comme de vieux amis. Elle me déposa devant mon hôtel. Au cours du déjeuner, elle m'avait donné son numéro de portable, et me répéta qu'elle retournait vers Nice le surlendemain, que si ça me convenait, elle serait heureuse de refaire un trajet avec moi. Je lui promis de l'appeler le lendemain en fin d'après midi.

Une dernière question, me demanda-t-elle. Au sujet de mon âge, vous me donniez vraiment soixante ans ?

Devant mon mutisme, tout en riant, elle me dit :

C'est que c'est mon âge ; vous êtes un drôle de bonhomme .

Je lui répondis :

Pas toujours drôle, mais je confirme : vous faites bien plus jeune que votre âge...

 

Le lendemain, comme convenu, je me présentais à dix heures au ministère. A l'accueil, le préposé m'indiqua ou se trouvait le bureau de Mr René Gath. Le planton me fit entrer de suite dans une grande pièce luxueusement décorée. Mr René Gath vint au devant de moi , me tendant la main,l'air réjoui de me rencontrer. Cet homme, jovial, entra aussitôt dans le vif du sujet.

Mr Fadoli me dit-il, votre affaire est très complexe, et vous n'êtes pas le seul dans cette situation. Cependant étant très pugnace, et être recommandé par Mr Rémy Taillade, j'ai réfléchi longtemps et je pense avoir trouvé une solution qui nous conviendra à tous les deux. J'avoue que ma proposition est un rien illégale, mais nous possédons des réserves d'argent prévues justement pour résoudre des cas comme le vôtre. Qu'en pensez-vous ?

Moi, tout ce que je demande, c'est un papier officiel prouvant que je suis démobilisé ou pas !

Je m'explique, je pense que pour vous, vous avez intérêt à être démobilisé. Je peux vous fournir une attestation sur papier officiel avec en tête du ministère vous stipulant que vous êtes à nouveau civil depuis le début de cette année, bien sûr, vous repartirez avec un petit pécule.

Ce pécule se monterait à combien ? Il y a des années que je n'ai rien reçu.

Est-ce qu'une somme de cinq mille euros en espèces vous paraît suffisante ?

J'ai beaucoup de crédits à rembourser, je m'attendais à un peu plus.

Je peux ajouter deux mille de plus si vous pouvez me rendre un petit service. J'ai un colis urgent à remettre à une personne habitant à Sclos-de-Conte. Par manque de chance les postiers sont en grève. Je crois savoir que ce village n'est pas loin du vôtre, si vous pouvez vous charger de cette commission, je vous en serai éternellement reconnaissant.

Mais, bien sûr, ce sera avec plaisir, je suis tellement heureux d'arriver à la fin de mes tracas !

Patientez un moment, je fais rédiger le papier officiel et je reviens avec les fonds et le colis. Il est adressé à Mme Sandra chez Mr Eric … avocat dans un cabinet à Sclos-de-Conte. Vous trouverez facilement, c'est le seul avocat du village. Voilà, vérifiez la validité de ce document officiel, la totalité de la somme convenue, et je vous confie le colis en question certain qu'il arrivera à sa destinataire.

 

L'entrevue ayant été assez brève, je vais déposer mon colis à l'hôtel avant d'aller déjeuner.

Sans attendre le soir je téléphone à Mme... Je ne sais même pas, son nom. Heureusement j'ai son numéro de portable. Je l'appelle en vain, toujours la messagerie. Je déjeune frugalement , me dirige vers une entrée de métro pour aller passer quelques heures à Pigalle. Je suis pressé et curieux de visiter ce lieu, tellement j'en ai entendu parler. Je me retrouve au bas d'une flopée de marches d'escaliers, avec tout en haut une grande église donnant l'impression de s'écrouler. Je crois en entendre le bruit, mais ce n'est que le passage d'une cabine du funiculaire. Combien cette église pourrait contenir de chapelles de mon villages ? La réponse reste en suspens. Devant cette église, c'est comme une ruche. Plus loin, un havre de paix. Une jolie place cernée par des bistrots, des brasseries. Entre les platanes des caricaturistes, des jongleurs amusent les promeneurs curieux, flânant. Le temps passe vite, il me faut retrouver l'hôtel. Je consulte mon téléphone dont le clignotant me prévient d'un message. C'est Marine qui attend mon appel. J'arrive à la joindre, l'invite, si elle est libre bien sur à dîner avec moi. Elle accepte sans minauderie aucune pour nous retrouver à dix neuf heures trente à mon hôtel. Nous passons une soirée très agréable, je lui raconte mon après-midi, elle, reste assez vague sur ses occupations, nous parlons de choses et d'autres comme de vieux camarades, sauf que nous ne savons rien l'un de l'autre. Nous rejoignons nos hôtels respectifs en nous donnant rendez-vous le lendemain à sept heures.

Pile poil à l'heure ! Je lui propose un café qu'elle décline, je prends mes affaires posées près de moi, elle tique en voyant mon colis.

Je vous expliquerai en cours de route, lui dis-je, avant qu'elle me pose la question.

Dès le départ elle m'interroge :

Alors ?

Je trouve sa question un peu sèche, mais bon, mon colis doit l'intriguer. Je lui explique le pourquoi du comment de mon entretien avec mon interlocuteur. Sa bonne humeur lui est revenue, pourtant elle me questionne sur des points de détails.

Mine de rien, je rentre dans son jeu, puis je lui demande si moyennant une participation plus importante elle voudrait bien m'amener à Sclos-de-Conte pour déposer le colis à son destinataire.

Elle me répond un trop rapidement : mais oui, avec plaisir. Je suis de plus en plus intrigué par son comportement. Aussi, à la première halte, je lui pose la question sans détour :

Marine vous êtes qui ?

Et vous, êtes-vous le simplet du village ? Je ne crois pas, il se peut que nous suivons la même piste et nos parcours différents font que nous nous rejoignons près du but.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, expliquez-vous, vous en avez trop dit ou pas assez. Vous enquêtez sur cette affaire de détournement de fonds ?

Trafic de cocaïne, escroqueries, blanchiment d'argent, un point d'ancrage de la mafia.

Vous êtes sûre ? Je ne pensais pas avoir mis mes sabots dans une affaire aussi importante. Je me doutais bien d'un coup fourré. J'en ai pris conscience à la vue de ce Mr René Gath qui en plus de son nom prédestiné m'a semblé trop empressé à l'égard de ma petite personne. Qu'allons nous faire ?

Nous allons porter ce colis à sa destinataire et nous aviserons.

En attendant je vais téléphoner à mon amie Marinette pour avoir des nouvelles de Cadichon ; mon âne déprime lorsqu'il ne me voit pas.

Allô Marinette, tu vas bien ? Oui, et Cadichon ? Il déprime ! Bon, passe-le moi, je vais lui parler... allons mon petit Cadichon, il ne faut pas être triste, je vais bientôt rentrer, fais un sourire – (à Marine : il retrousse ses babines) – C'est bien, je t'ai acheté des carottes, des nantaises, et je te passerai la brosse à reluire. Repasse-moi Nennette maintenant. Ne t'inquiète pas, je t'expliquerai, je vis en ce moment une expérience incroyable.

Nous arrivons dans la soirée à Sclos de Contes. Trouver les bureaux de Mr Eric ne fut pas chose facile. Après plusieurs tentatives une brave dame accostée dans la rue nous renseigna, toute heureuse que nous ne lui ayons pas demandé son argent et ses bijoux.

Le numéro et la rue se trouvent dans une impasse, nous dit-elle.

Bizarre, normalement les bureaux d'avocats et de notaires se situent dans des rues passantes avec plaques de cuivre bien astiquées. La porte d'entrée s'étant ouverte après notre premier appel à l'interphone, nous nous trouvâmes dans une cage d'escaliers plus que vétuste. Le bureau de Mr Eric se situant au troisième étage, nous empruntâmes l'escalier prenant bien soin de ne toucher ni la rampe ni le mur. Le dernier palier est encore plus mal entretenu que les autres, faiblement éclairé par une lampe poussiéreuse, pleine de chiures de mouches. A l'origine ce couloir devait abriter des chambres de bonnes. Sur l'une des moins décaties, une carte de visite punaisée à même le panneau de bois. Au dessous, écrit à la main sur une feuille de cahier d'écolier, la mention : pour tous colis ou courriers, s'adresser chez Mme Jane au village proche de St Benoist. Cette histoire se complique encore. Croyant la démarche aussi aisée que de mettre une lettre à la poste, et maîtriser la situation, qui nous échappe, je propose à Marine d'aller jusqu'à St Benoist, le village étant tout près d’ici et lui offrir le gîte et le couvert pour la nuit, mon amie tenant des chambres d'hôtes. Elle fera ainsi la connaissance de Cadichon et de Marinette.

 

Nous arrivons à la nuit tombée chez Jane, elle répond au premier coup de sonnette et nous ouvre sans être étonnée d'avoir devant elle deux inconnus. Elle nous fait entrer en nous demandant :

Vous m'amenez le colis ?

Comment savez vous que nous vous amenons un colis ?

Depuis quelques temps, plusieurs fois par mois, des inconnus, jamais les mêmes, m'amènent des paquets que d'autres viennent récupérer. Je ne connais ni les premiers ni les seconds, mais chaque fois, ils me donnent une petite somme d'argent qui m'aide à subvenir à mes besoins. Alors !

Quel laps de temps s'écoule-t- il en général entre le moment du dépôt et le retrait ?

Toujours quarante huit heures, et le soir vers vingt heures.

Pour nous, mission accomplie, nous vous souhaitons une très bonne nuit.

 

Nous primes la route pour rejoindre Valdaqui, Marine me laissant le volant, ayant plusieurs coups de fils à donner afin d'organiser une filature pour connaître le dernier destinataire. Nous arrivèrent au gîte tard, le dîner venant de se terminer. Je fis les présentations, le courant passa immédiatement entre Marine et Marinette, elle allèrent ensemble à la cuisine pour nous préparer un en-cas. Victor, devant l'écran de la télé, occupé à descendre en flammes des hommes bleus, des hommes rouges, des dragons, et toutes autres bestioles apparaissant sur l'écran, ne nous avait pas entendu rentrer. Je m'approchai par derrière en lui mettant les mains sur les yeux et lui demandant :

Qui c'est ? en déguisant ma voix.

Il se dégagea rapidement, contourna le canapé, se jeta dans mes bras en me disant :

Pépé, pépé !

Moi qui n'ai pas d'enfant et, évidemment pas de petits enfants, quel bonheur de sentir ce petit bonhomme se blottir dans mes bras. Les gens simples s'émeuvent facilement, j'en eu la larme à l’œil. La nuit était bien avancée, je pris une torche électrique d'une main, Victor de l'autre, et je l'amenai voir Cadichon. Lequel ne dormait pas, il m'avait senti arriver et il sautait de joie. Lorsque je lui donnais la carotte, et reconnut au goût que c'était bien une nantaise, il devint fou de joie et réveilla toute l'écurie.

 

Tout ce petit monde se leva tard le lendemain, la nuit ayant été courte. Victor, les yeux encore "poutineux" de sommeil, avala rapidement son chocolat, deux tartines de pain beurrées, puis vint me parler de son projet : il aimerait aller rendre visite à son père à dos d'âne.

Victor, moi je veux bien, le village ou vit ton père est assez éloigné d'ici, même en partant tôt le matin, tu n'auras pas beaucoup de temps à passer avec lui. Ta mère va venir te chercher cet après midi, nous en parlerons avec elle, et nous trouverons une solution. D'autant que ce voyage à Paris m'a fatigué et que je ne vais pas reprendre de suite mes sorties avec les touristes.

 

L'escapade avec Victor se résuma finalement à un tour du village à dos d’âne.

Lle gang de malfaiteurs fut anéanti et les journées passèrent paisibles… jusqu’ à l'arrivée de cette nouvelle lettre… du ministère des Armées.

Monsieur Fadoli, ayant participé efficacement au démantèlement de ce réseau de trafiquants,

le ministère des armées vous remettra une médaille du mérite lors d'une réception en votre village.

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Rédigé par Louis

Publié dans #Ecriture collective

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