LA CHUTE, LA FIN DE L'HISTOIRE

Publié le 8 Juin 2017

La Chute d'Icare - Saraceni Carlo

La Chute d'Icare - Saraceni Carlo

La chute d’une nouvelle ou d’un roman histoire doit être vécue par le lecteur comme la fin de l’histoire. Rien de plus frustrant qu’une chute qui tombe à plat. Une histoire qui ne se termine pas vraiment gâche tout le texte, le lecteur se demande s'il a bien tout compris, s’il ne manque pas une page.

Certains vous diront qu'il s'agit de fin ouverte, mais il faut distinguer la fin ouverte de l’absence de fin.

 

Il y a deux manières de terminer un texte, la fin ouverte ou la fin fermée.

 

  • La fin ouverte :

Si la fin est « ouverte », le protagoniste atteint ou pas son objectif, mais ce qui est important, c’est que la quête de son objectif lui a ouvert de nouvelles perspectives. La fin des histoires d’amour est souvent ouverte : Ils ont compris qu’ils s’aimaient, ont décidé de construire quelque chose ensemble, et maintenant, on les laisse faire leur vie.
Ce qui différencie une fin ouverte d’une non-fin, c’est le franchissement d’une étape. Le personnage termine un cycle de sa vie et s’en va vers le commencement d’un autre. 

http://www.lanthologiste.fr/fin-conclusions/

 

  • La fin fermée :

Lorsque l’on parle de fin « fermée », Le héros entreprend une ultime action pour atteindre son objectif. Une fois cette action effectuée, il ne peut plus rien faire en rapport avec cet objectif. La fin la plus fermée : le héros meurt. La plupart des histoires policières se terminent par une fin fermée : Le flic arrête le meurtrier.

http://www.lanthologiste.fr/fin-conclusions/

 

Comment écrire une bonne fin ? Voici cinq techniques proposées par le site : « L’anthologiste »

  • La découverte :

Lors d’une découverte, le héros résout un mystère, il découvre une vérité concernant un autre personnage, un évènement du passé ou une situation. Dans les polars, il s’agit de l’identité de l’assassin ou de la preuve qui le fera tomber. Cette découverte permet au personnage d’entreprendre l’ultime action qui lui permettra d’atteindre son objectif.

http://www.lanthologiste.fr/fin-decouverte/

  • La révélation :

La révélation est une prise de conscience. Lors d’une révélation, le héros découvre un nouveau sens à sa vie, un moyen de mieux vivre, sa capacité à agir d’une façon qu’il n’aurait pas soupçonnée ou une vérité profonde relative à la façon de mieux se comporter avec les autres. Il s’agit d’une fin introspective et morale.

http://www.lanthologiste.fr/fin-revelation/

  • Le dévoilement :

 Lors d’un dévoilement, l’auteur révèle une vérité essentielle sur le rôle, l’objectif ou le plan du personnage principal, après l’avoir volontairement cachée pendant tout le récit. Cela change radicalement le sens de l’histoire.  Parfois, mais c’est rare, le héros prend conscience de cette vérité en même temps que le public. Le dévoilement repose sur la création d’une illusion. Le lecteur est confronté à une vision incomplète de la réalité et se forge des convictions qui finiront par s’effondrer.

http://www.lanthologiste.fr/fin-devoilement/

  • Le rebondissement moral :

Lors d’un rebondissement moral, le protagoniste découvre le moyen de renverser une situation injuste (et de préférence désespérée) : Il s’agit donc d’un climax spécifique, qui ne fonctionne qu’avec les histoires ayant pour thème la justice.

http://www.lanthologiste.fr/fin-rebondissement-moral/

  • La surprise extérieure :

Ce rebondissement repose sur la découverte d’une composante de l’environnement du personnage ou sur un effet de narration. Cet élément volontairement caché, souvent au prix d’une écriture à double sens, change la situation du héros.

http://www.lanthologiste.fr/fin-surprise-exterieure/

Et surtout, éviter le deus ex machina dont voici la définition selon Larousse :

Personnage ou événement inattendu venant opportunément dénouer une situation dramatique.

En littérature, le deus ex machina désigne un miracle invraisemblable, mal intégré au récit, un événement ou un personnage dont l’intervention improbable et inattendue apporte un dénouement inespéré à une situation sans issue. Placé à la fin de l’intrigue, il est utilisé par paresse scénaristique pour provoquer opportunément une « happy end » sans aucune cohérence avec le récit.

SUJET D'ÉCRITURE :

Terminer votre récit en tenant compte des épisodes précédents :

ceux que vous avez vous-même écrit

ceux dont vous n’êtes pas l’auteur et dans lequel votre personnage intervient.

Vous pouvez éventuellement passer à la première personne et rédiger de façon plus intime, comme si le personnage se confiait à son journal intime par exemple, ou bien utiliser le monologue intérieur. Veillez cependant à une transition cohérente si vous passez de la focalisation externe à la focalisation interne.

 

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SOURCES :

Publié dans #Les ateliers

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